lundi, 16 janvier 2017 00:00

Culture: Tahirou Barry veut offrir une « âme et une identité nationales » aux bâtiments publics

Le  ministre de la culture Tahirou Barry rassure. La 25ème édition du Festival panafricain du cinéma et la télévision de Ouagadougou (FESPACO) se tiendra dans les meilleures conditions sécuritaires. L’ouverture au stade municipal sera marquée par la prestation de la star ivoirienne Alpha Blondy, « artiste offert » par la Côte d’Ivoire, pays invité d’honneur.

 Les célébrités du cinéma africain seront célébrées au lors du 25ème rendez-vous du FESPACO du 25 février au 4 mars 2017. C’est l’annonce majeure faite par Tahirou Barry, ministre de la culture. « Il faut faire en sorte que nos différents acteurs de cinéma soient célébrés, valorisés. Des dispositions ont été prises pour que le maximum d’acteurs célèbres du cinéma africain soient présents et présentés officiellement au cours d’une nuit », a-t-il déclaré.

En plus, «le FESPACO ne va pas se limiter seulement à son siège ou au niveau de la maison du peuple. Il va s’exporter dans les quartiers. Ce qui va lui conférer un caractère plus populaire », a dit Tahirou Barry.

Les moments marquants de la manifestation, c’est aussi l’ouverture le 25 février et la clôture le 4 mars. Pour ce qui est de la cérémonie de « grande » ouverture au stade municipal, selon les termes du ministre, elle sera marquée par un concert d’Alpha Blondy, « artiste offert par la Côte d’Ivoire ». « Cette fois-ci, ce sera l’apothéose, la fête avec cet artiste qui promet de donner le meilleur de lui-même pour que ce FESPACO (…) soit véritablement une référence historique », promet Tahirou Barry.

Sur la question de la sécurité, le ministre  ne cache pas son optimisme.  « Nous sommes très sereins. Nous tenons à rassurer tous les festivaliers que le gouvernement veille et toutes les dispositions seront prises pour que ce 25ème festival se déroule dans de très bonnes conditions ».

Le ministre est également revenu sur le mécanisme d’acquisition d’arts plastiques produits par les artisans burkinabè pour l’ornement des édifices publics. Cela permettra selon lui de favoriser la promotion et la commercialisation des œuvres d’arts, d’inciter la population à la consommation de ces œuvres d’arts. Et pas seulement.

C’est là une occasion de « donner une âme et une identité nationales aux bâtiments et espaces de l’Etat », d’améliorer la production des œuvres d’arts et surtout de favoriser l’émergence d’une économie de la culture. A cet effet, rappelle le ministre, près de 100 millions de F CFA ont permis au ministère d’acquérir 180 œuvres de 109 tableaux peints, 62 sculptures en bois et sur bronze et 9 articles réalisés par 74 Burkinabè.

La question de la bonne gestion du Fonds de développement culturel et touristique était également au menu des échanges. « La transparence sera de rigueur. Des dispositions ont été prises pour que des personnes d’intégrité et de compétence soient nommées à ce conseil d’administration et le ministère va veiller à ce que le mode opératoire effectivement prescrit dans les textes fondateurs du fonds soient respectés », rassure Tahirou Barry.

Source : Burkina24