lundi, 27 février 2017 00:00

La chronique du Lundi: Silence, ça tourne, action !

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C’est donc reparti depuis le 25 février 2017 pour la 25e édition du Fespaco, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou.

A bientôt 50 ans, l’âge de la raison, selon le philosophe, le Fespaco reste toujours cet enfant chéri de la culture africaine et burkinabè. Conçue, portée, enfantée, choyée malgré les difficultés et en dépit des vicissitudes inhérentes à un projet de son envergure, la biennale du cinéma africain a su résister au temps et passer les époques.

L’honneur en revient incontestablement à tous : organisateurs, acteurs, réalisateurs, techniciens, cinéphiles, festivaliers dont le dévouement à la cause cinématographique continentale permet de créer une forme de résistance aussi symbolique soit-elle, face à la mondialisation féroce de l’image et du son.

Ne nous y trompons pas. Au-delà de la compétition pour la conquête de l’Etalon d’or de Yennenga, la plus grande distinction de la manifestation, au-delà de savoir si le Burkina pourra accrocher sa troisième couronne 20 ans après la dernière remportée par Gaston Kaboré, le Fespaco demeure bien plus qu’un simple festival. Et tous ceux qui ne le voyaient qu’ainsi ont bien évidemment tort.

 

C’est bien connu, qui tient l’image tient le monde. Et de ce point de vue le Fespaco doit pouvoir tenir sa place sous le feu continu des projecteurs.

Juvénal Somé

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