vendredi, 14 septembre 2018 00:00

Rentrée scolaire 2018/2019: Aucun établissement non conventionnel ne va recevoir des élèves affectés de l’Etat (ministre)

Le ministre en charge de l’Education nationale, le Pr Stanislas Ouaro a déclaré mercredi soir à la Télévision nationale qu’«aucun établissement non conventionnel ne va recevoir des élèves affectés de l’Etat» pour la rentrée scolaire 2018/2019.

Le ministre Stanislas Ouaro s’exprimait mercredi soir au cours de l’émission interactive de la Télévision nationale du Burkina présenté par le journaliste Simon Gongo et permettant des échanges directs entre les citoyens et le gouvernement.

Cette mesure vise d’une part, selon le Pr Stanislas Ouaro, à «respecter la commission qui délivre les conventions» et d’autre part, parce que «la convention à un rôle fondamental».

«Pour déposer la demande de convention, vous devez remplir un certain nombre de critères notamment celui d’ancienneté et celui d’avoir présenté des élèves au BEPC pendant un certain nombre d’années», a-t-il affirmé.

Le ministère de l’éducation nationale vient de publier il y a quelques jours, la liste de 649 établissements privés qui ne remplissent pas les conditions de création pour certains et les conditions d’ouvertures pour d’autres.

Sur les 649 établissements identifiés,  il y a 423 qui remplissent les conditions en termes de ressources humaines et d’infrastructures.

A ces établissements, le ministre Stanislas Ouaro précise qu’il a été donné 6 mois pour se mettre en règle.

«Si après ces 6 mois, ils n'ont pas les différentes autorisations, on ne va pas fermer parce que (d’une part), ils auront déjà commencé l’année scolaire et (d’autre part), parce que la commission qui doit se réunir pour délivrer les autorisations d’ouvertures doit siéger avant que la mission ne se redéploye sur le terrain l’année prochaine pour identifier des établissements dits pirates», a affirmé le Pr Stanislas Ouaro.

Quant aux 226 établissements restants, ils ne remplissent aucune condition selon le ministre Stanislas Ouaro.

Parmi ces derniers, «il y a des établissements du primaire où des enseignants n’ont que le CEP, au post-primaire et secondaire, il y a des enseignants qui n’ont que le BEPC», a déploré le Pr Stanislas Ouaro.

C’est pourquoi, il a été demandé aux fondateurs de ces établissements, «de ne pas recruter cette année».

Malheureusement, constate le ministre Stanislas Ouaro, il y a l’un de ces établissements, qui « a reçu des élèves affectés par l’Etat » l’année dernière.

Situation que dit assumer le premier responsable du département de l’éducation nationale avec l’engagement ferme que cela ne se répètera plus.

Pour ce cas précis, le ministre Stanislas Ouaro dit avoir demandé au directeur régional de l’éducation de la localité de faire le point des élèves affectés dans ledit établissement avec le fondateur afin que le ministère puisse les redéployer ailleurs.

«C’est une situation que nous contrôlons que nous allons travailler à régulariser» a rassuré le Pr Stanislas Ouaro.

Le Pr Stanislas Ouaro a estimé que dans le cadre du renforcement de la qualité de l’éducation, «il est bon que le gouvernement puisse travailler au contrôle des établissements».

«Nous sommes interpellés sur la nécessité de la qualité de la formation», a-t-il déclaré car de son avis, il serait grave, si l’on a «un chirurgien mal formé qui peut ouvrir mais qui ne peut pas fermer, un pilote mal formé qui peut décoller et qui ne peut pas atterrir ».

Agence d’Information du Burkina