jeudi, 06 décembre 2018 00:00

« L’extradition de François Compaoré est une victoire pour le Burkina » (ministre Bagoro)

  Le ministre burkinabè en charge de la Justice, René Bagoro a déclaré, mercredi à Ouagadougou, que l’extradition autorisée par la justice française, de François Compaoré, est une victoire pour le Burkina Faso.

«Aujourd’hui, le Burkina a obtenu gain de cause pour la première étape. François Compaoré se retrouve maintenant dans la situation de celui qui doit se battre et nous sommes  dans la situation de ceux qui doivent se défendre», a déclaré le ministre de la justice René Bagoro.

Pour lui, «avec cette victoire d’étape, les décisions sont toujours l’objet de recours au plan interne. Le parquet a requis favorablement l’extradition et le siège a accédé. Toute chose qui montre qu’il n’y a de voix discordantes sur le bien-fondé du dossier».

Au sujet de la date d’extradition du frère cadet de l’ex-président du Faso Blaise Compaoré, le ministre Bagoro a mentionné que «le gouvernement français prendra un décret pour ordonner son extradition et cela peut aller de six mois à cinq ans en matière de procédure judiciaire».

René Bagoro a assuré que «le Burkina va se préparer pour y faire face et il  appartient à M. Compaoré de développer des arguments qu’il estime nécessaires parce que le  dossier est suffisamment solide».

Le ministre de la justice a expliqué que «le  dossier monté par la justice burkinabè a  été fait avec tout le sérieux nécessaire puisqu’il est conforme aux règles de droit contrairement à tous ceux qui estimaient qu’il était vide et politique».

«Lorsqu’en matière de justice, les réquisitions du Procureur sont conformes à une décision prise, cela veut dire sur  toute la ligne des acteurs que les arguments qui ont été évoqués sont fondés»,  a soutenu René Bagoro.

Il a, par ailleurs, félicité la justice burkinabè pour le travail abattu et s’est réjoui de cette «victoire d’étape pour le Burkina Faso».

C’est en mars 2017, qu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre François Compaoré, mis en cause dans l’enquête relative à l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo, le 13 décembre 1998.

Agence d’information du Burkina