vendredi, 14 septembre 2018 00:00

Rentrée des classes 2018/2019: Il n’y aura pas d’affectation pour nécessité de service (ministre)

Le ministre en charge de l’Education nationale le Pr Stanislas Ouaro a déclaré mercredi soir sur la Télévision Nationale, qu’«il n’y aura pas d’affectation pour nécessité de service» au cours de la rentrée des classes 2018/2019.

Le ministre Stanislas Ouaro s’exprimait mercredi soir au cours de l’émission interactive de la Télévision nationale burkinabè appelée Dialogue citoyen qui est présenté par le journaliste Simon Gongo et permet des échanges directs entre les citoyens et le gouvernement.

«La règle nationale est que si vous êtes affecté dans une région donnée, vous devez y passer au moins 6 ans sauf cas de nécessité de service avant d’être candidat à la possibilité de passer à une autre région», a déclaré le ministre Stanislas Ouaro.

Cette décision a été prise selon le ministre Stanislas Ouaro, pas seulement à cause de la situation sécuritaire mais aussi par souci de justice et d’équité.

«Ce que nous avons souhaité c’est d’éviter que parce que vous êtes une connaissance du ministre ou du directeur de cabinet, vous ayez la possibilité d’échapper à ce critère là pour vous faire affecter dans une région donnée», a-t-il affirmé.

«Cette année, on va surseoir aux nécessités de services en attendant que les choses soient suffisamment précises pour y revenir», a-t-il également ajouté.

Cependant, avec les attaques terroristes dans les régions du Sahel, du Nord et de l’Est, «il y a des demandes pressantes d’enseignants et d’encadreurs pédagogiques pour quitter ces zones après seulement une année, deux années ou trois années  d’exercices».

Malgré ces demandes, le Pr Stanislas Ouaro affirme que le critère de 6 ans sera maintenu car de son avis, si le gouvernement décide que dans tel ou tel zone, au lieu de 6 ans, le personnel enseignant peut faire deux ou trois ans, cela signifierait que l’Etat ait décidé que ce sont des zones qu’il ne contrôle pas.

«Il n’y a pas de région au Burkina Faso qui soit le sanctuaire des terroristes. Il y a des actes qui se passent où on traumatise la population  mais nous apportons des réponses», a-t-il affirmé.