Le Congres pour la Démocratie et le Progrès, l’alliance pour la démocratie et la Fédération – Rassemblement Démocratique Africain et la Fédération associative pour la paix avec Blaise Compaoré sont suspendues par trois arrêtés du ministère de l’administration du territoire.

 «  En application de la loi 32-2001 portant Chartre des partis politiques et formations politiques au Burkina Faso, l’Alliance pour la   Démocratie et la Fédération/Rassemblement  Démocratique Africain est suspendue pour activités incompatibles avec la loi sus-visée » peut on lire sur l’arrêté.

Même situation pour l ancien parti au pouvoir

 

« en application de l’article 30 de la loi 032-2001/AN du 29 novembre 2001, portant Chartre des partis politiques et formations politiques, le parti dénommé « Congrès pour la Démocratie et le Progrès » est suspendu, pour activités incompatibles avec la loi portant charte des partis et formations politiques au Burkina Faso ».

 

Et pour la FEDAP/BC, dans l’arrêté signé par le ministre de l’administration du territoire il est ecri ceci : « en application de la loi n° 10-92/ADP du 15 décembre 1992, portant liberté d’association, la Fédération Associative pour la Paix et le Progrès avec Blaise COMPAORE (FEDAP-BC) est suspendue, pour activités incompatibles avec la loi portant liberté d’association au Burkina Faso ».

Des milliers de personnes se sont rassemblées, samedi, à Ouagadougou, au Burkina Faso, pour rendre hommage au journaliste Norbert Zongo. Assassiné il y a 16 ans, il est devenu le symbole des dérives du régime du président déchu Blaise Compaoré.

Une manifestation rassemblant des milliers de personnes a été organisée, samedi 13 décembre à Ouagadougou, en hommage au journaliste burkinabèNorbert Zongo, assassiné il y a 16 ans. Il enquêtait alors sur le meurtre sous la torture de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, frère cadet du président déchu Blaise Compaoré. Les dépouilles de Norbert Zongo et de trois de ses camarades avaient été retrouvées calcinées dans une voiture à Sapouy, à environ 100 km de la capitale.

Un cortège de manifestants vêtus de noir a arpenté les rues de la capitale burkinabè, samedi en fin de matinée. Le Premier ministre intérimaire, le lieutenant-colonel Isaac Zida, ainsi que ses ministres de la Sécurité - équivalent du ministre de l’Intérieur - et de la Justice l’ont rejoint sur les derniers mètres.

 

"Injustice noire et flagrante"

Quelques heures plus tôt, une centaine de personnes, principalement des responsables associatifs et des membres de la famille de Norbert Zongo, s'étaient recueillies sur la tombe du défunt journaliste au cimetière de Goughin, un quartier de Ouagadougou.

Malgré des années de procédures, aucune condamnation n’avait été prononcée dans cette affaire, devenue l'un des symboles des dérives les plus graves du régime du président chassé par la rue le 31 octobre après 27 ans de règne. Un non-lieu avait été rendu en 2006. Le président intérimaire, Michel kafando, avait qualifié jeudi cette décision d’"injustice noire" et "flagrante".

Des dizaines de documents ont été retrouvés il y a un mois lors du pillage de la luxueuse demeure de François Compaoré, dont une partie semblait liée au cas Zongo. "Nous avons analysé et expertisé ces documents", dont certains "constituent des éléments probants" indiquant que le frère de l'ex-président "est impliqué d'une manière ou d'une autre dans les crimes de Sapouy", a déclaré Chrysogome Zougmoré, le président du Collectif contre l'impunité.

 

Source :France24

dimanche, 14 décembre 2014 23:01

La SOCOGIB en voie de nationalisation

La Société de construction et de gestion immobilière, qui appartenait au clan de l'ex-président Blaise Compaoré, sera nationalisée.

L'annonce a été faite samedi par le Premier ministre, Isaac Zida devant des milliers de personnes réunies à Ouagadougou pour commémorer le 16ème anniversaire de l'assassinat du journaliste Norbert Zongo :

"Vous avez demandé la nationalisation de certaines sociétés que nous connaissons tous. Le ministre de l'Habitat a reçu des instructions pour nommer un directeur général de la Socogib, la Société de construction et de gestion immobilière du Burkina, " a déclaré le lieutenant-colonel Zida.

"C'est le patrimoine du peuple et nous allons le retirer pour le peuple", a-t-il ajouté.

Créée dans les années 1980 dans le cadre d'un vaste programme immobilier, la Socogib, qui détenait le monopole de ce secteur très lucratif, a été cédée pour "1 franc symbolique" dans les années 1990 à Alizèta Ouédraogo.

Mme Ouédraogo, la belle-mère de François Compaoré, le frère cadet de l'ex-chef de l'Etat, est passée, sous le règne de Blaise Compaoré, du statut de secrétaire de direction et commerçante à celui de femme la plus riche et la plus puissante du Burkina.

Elle a également racheté pour un autre franc symbolique la Société nationale des cuirs et peaux du Burkina, avant de créer une deuxième société immobilière, Azimmo (Alizèta immobilier) puis de se lancer dans les travaux publics et les services, raflant régulièrement des marchés pour ses sociétés.

Alizèta Ouédraogo avait été élue présidente de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso.

Suite à la chute de Blaise Compaoré, elle a quitté le pays pour se réfugier au Bénin puis en France.

Avec cette mesure, les nouvelles autorités burkinabè affichent clairement leur intention de lutter contre l'enrichissement illicite.

Plusieurs directeurs de sociétés ont déjà été démis de leurs fonctions et d’autres ont été incarcérés.

 

 

Source : BBC.co.uk

Dans une lettre lue à la télévision nationale ce midi, le Premier ministre de transition, Yacouba Isaac Zida, menace d’invalider la liste des représentants de la société civile au Conseil national de la transition (CNT), si celle-ci ne prenait pas en compte toutes les composantes.

« Il me revient que le processus de désignation des 25 représentants de la société civile au Conseil national de la transition souffre d’un manque de transparence et de non prise en compte de toutes les composantes de la société civile », commence la lettre du lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida. « Je tiens, par la présente, à attirer l’attention de tous sur les respects des valeurs inscrites dans la charte de la transition et particulièrement la transparence et la crédibilité du processus », poursuit le document, adressé au Pr Luc Marius Ibriga, coordonateur des Organisations de la société civile (OSC).

Dans le message, le chef du gouvernement prévient: « A défaut du respect de ces principes, la liste qui sera arrêtée sera invalide ». Yacouba Isaac Zida demande également aux représentants des OSC qui acheminent leurs listes au Conseil économique et social (CES) de prendre attache avec la coordination des OSC.

Les OSC peinent à s’accorder sur les 25 noms à inscrire sur la liste à proposer pour la composition du CNT. Selon le coordonateur des OSC, deux tentatives pour constituer cette liste ont fait chou blanc.

Le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida, nommé mercredi Premier ministre de la transition par Michel Kafando, a annoncé dans la même soirée que son gouvernement est attendu dans les 72 heures qui suivent.

"Le nouveau gouvernement de la transition est attendu dans les 72 heures qui suivent", a déclaré M. Zida devant des journalistes.

Le lieutenant-colonel Zida avait pris le pouvoir fin octobre après la chute de Blaise Compaoré, consécutif à un soulèvement populaire.

"Ce choix est une marque de confiance à l’endroit des forces de sécurité et de défense (..) en ce moment de notre histoire. Je mesure la charge de cette responsabilité qui m’a été confiée de conduire une équipe gouvernementale dont l’objectif primordiale sera l’organisation d’élections transparentes, libres, justes et équitables, ainsi que des réformes importantes pour l’avenir de notre nation", a expliqué Zida, qui avait été élevé mardi à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre national par le grand chancelier des Ordres du Burkina.

"Nous allons oeuvrer en toute humilité et dans un engagement sacerdotal et patriotique à redonner confiance à notre peuple par notre ardeur au travail", a rassuré le nouveau Premier ministre.

"Le don de soi sans calcul égoïste", a-t-il répété, appelant tous les citoyens au travail et à la réconciliation.

Selon Zida, les 25 futurs membres du nouveau gouvernement auront comme document de base la Constitution de 1991 et la charte de la transition élaborée et adoptée à l’unanimité après le départ forcé de Blaise Compaoré.

Notre pays, le Burkina Faso, vient de connaître un soulèvement populaire, qui a conduit à la démission du Président Blaise Compaoré et à l’ouverture d’une période de transition, au terme de laquelle nous espérons tous voir la Nation burkinabè s’engager dans la voie d’un renouveau démocratique.

A travers la présente déclaration, notre parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), souhaite adresser un message d’apaisement et de réconciliation à l’ensemble du peuple burkinabè, aux forces politiques, quel que soit leur bord et aux diverses composantes de la société civile.

Les vives contestations qui ont traversé la classe politique et la société burkinabè au cours de ces derniers mois, avec leur épilogue violent d’octobre et novembre 2014, ont créé des fractures profondes au sein de notre communauté nationale.

Notre parti, le CDP, veut assumer sa part de responsabilité dans ce drame. Nous reconnaissons, avec lucidité et humilité, avoir commis une erreur d’appréciation en poursuivant la mise en œuvre du projet de révision des règles constitutionnelles limitant le nombre des mandats consécutifs du Président du Faso, sans mesurer l’ampleur de l’hostilité que soulevait cette initiative au sein d’une partie importante de la population.

Par-dessus tout, nous déplorons les violences de toutes sortes qui ont marqué les journées des 30 et 31 octobre 2014 et particulièrement les pertes en vies humaines subies par des familles burkinabè. Aucune divergence politique, si importante soit-elle, ne justifie la perte de la vie de filles et de fils de notre pays. 

Notre parti s’incline respectueusement devant la mémoire de ces compatriotes arrachés trop tôt à l’affection de leurs familles et au service patriotique de la Nation. Nous adressons à leurs familles, ainsi qu’à leurs proches, nos condoléances attristées.

En ce qui nous concerne, lorsque les familles éplorées et la Nation auront fait le deuil de ces disparitions, il sera temps de revenir sur les circonstances dans lesquelles elles sont survenues, pour en tirer les conclusions qui conviennent. Pour l’heure, le temps est au recueillement.

La vie des Nations est parfois jalonnée de conflits ouverts, aux conséquences disproportionnées, qu’il est difficile de surmonter sans un sursaut de tolérance et sans une réelle volonté de réconciliation de la part des protagonistes.

Le CDP en appelle à toutes les parties impliquées dans les récents conflits politiques, pour rechercher ensemble les voies de la tolérance mutuelle, de la cessation des propos de haine et des actes de violence.

Ces comportements n’appartiennent pas à la tradition de notre pays. Ils sont aux antipodes de l’aspiration du peuple burkinabè à retrouver la paix et la tranquillité, dans une démocratie véritable, qui accepte la différence d’opinion et favorise le progrès pour tous.

C’est dans cet esprit que nous réaffirmons notre volonté de contribuer, pour la part qui nous incombera, au retour de notre pays à un régime démocratique et républicain, après une transition que nous souhaitons apaisée et inclusive. 

Nous en appelons à nos militantes et militants, nos sympathisants et à tous les Burkinabè épris de paix, de justice et de progrès à œuvrer au quotidien dans le sens de l’apaisement des cœurs et du climat social.

Dieu bénisse notre Patrie commune, le Burkina Faso, ainsi que toutes ses filles et tous ses fils.


Démocratie - Progrès – Justice


Pour le Secrétariat exécutif national

Kanidoua NABOHO
Premier secrétaire exécutif national adjoint, chargé de l’orientation politique

Après trois semaines d'exil en Côte d'Ivoire, Blaise Compaoré, l'ex président du Burkina Faso, est parti rejoindre le Maroc, d'après la présidence ivoirienne. M. Compaoré, sa femme et des membres de sa famille ont quitté dans l'après-midi Yamoussoukro, où ils se trouvaient depuis sa démission.

Le départ de l'ancien chef de l'Etat burkinabè n'est pas définitif, Blaise Compaoré étant "amené à revenir", a-t-elle toutefois assuré. La famille Compaoré a décollé de la capitale politique ivoirienne dans un avion affrété spécialement, a souligné cette source, sans préciser si l'avion appartenait à la Côte d'Ivoire, au Maroc ou s'il s'agissait d'un jet privé.

Compaoré détesté par les soutiens de Laurent Gbagbo

 

L'ex-président, chassé par la rue après 27 années de règne pour avoir voulu réviser la Constitution afin de se maintenir au pouvoir, avait été exfiltré le jour de sa démission du Burkina Faso vers Yamoussoukro grâce à des moyens militaires français. Il est réputé avoir de bonnes relations avec les autorités marocaines. Sa présence en Côte d'Ivoire avait été considérée par Abidjan comme une "évidence" à son arrivée. Mais elle faisait polémique du fait de son action très controversée durant la décennie de crise politico-militaire ivoirienne (2002-2011).

Les proches de Laurent Gbagbo seront jugés aux assises. Mercredi 10 juillet, le tribunal d’Abidjan-Plateau a confirmé les charges retenues contre les 84 partisans de l’ex-président ivoirien.  Parmi eux, son épouse Simone et son fils Michel, ainsi que Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien.

vendredi, 20 juin 2014 07:05

Burkina: l'église se positionne

Dans leur lettre pastorale, les premiers responsables de l’église catholique du Burkina interpellent l’ensemble des citoyens sur le malaise social perceptible dans l’agitation que suscite la mise en place du sénat. Après avoir établi le diagnostic d’une gouvernance de plus en plus déconnectée de la réalité et de l’éthique sociale et une fracture sociale de plus en plus béante, ils s’interrogent sur la valeur ajoutée réelle que le sénat peut apporter à notre pays et à ses pratiques démocratiques. Ils rappellent enfin que « les institutions ne sont légitimes que si elles sont socialement utiles ».

Le nombre total de réfugiés n’a jamais été aussi haut depuis 1994. Le rapport du Haut Commissariat des Nations unies aux Réfugiés (HCR), relayé par le site de la BBC, à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, commémorée le 20 juin, affirme que l’année 2012 a totalisé 7,6 millions de réfugiés, soit une personne forcée de fuir toutes les 4,1 secondes.

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