Les équipes du Cameroun et de Côte d’Ivoire s’affrontent pour la troisième fois en moins de six mois. En éliminatoires de la CAN 2015, les Camerounais avaient largement pris le dessus sur les Ivoiriens. Cette fois, Lions et Eléphants s’affrontent dans le groupe D de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations, ce 28 janvier à Malabo. De notre envoyé spécial à Malabo, « Le Cameroun, c’est notre adversaire de tous les jours. On a tellement joué contre le Cameroun et pourtant c’est comme une finale à chaque fois. » L’attaquant Salomon Kalou sourit. Son équipe de Côte d’Ivoire va défier celle du Cameroun pour la troisième fois en moins de six mois. Les deux sélections s’affrontent ce 28 janvier à Malabo au premier tour de la Coupe d’Afrique des nations 2015. En jeu, une place en quarts de finale de la CAN 2015. « Quand on joue contre le Cameroun, c’est toujours un derby (sic) très tendu, surtout celui-là, confirme le défenseur Kolo Touré, en conférence de presse. Là, soit tu gagnes et tu continues le chemin. Soit tu perds et tu rentres à la maison. Il n’y a pas à motiver qui que ce soit. On sera tous prêts. » Hervé Renard, le sélectionneur des Eléphants, rappelle avec malice que les deux équipes peuvent également se qualifier ensemble si elles font match nul sur un score plus élevé que celui d’un nul entre le Mali et la Guinée, les deux autres équipes du groupe D. Mais le Français en est sûr : ses joueurs seront déterminés à gagner ce choc-là. « C’est le genre de match à disputer dans une carrière et dont on raffole tous », lance-t-il. En éliminatoires, les Ivoiriens avaient mordu la poussière 4-1 à Yaoundé, avant d’être tenus en échec 0-0 à Abidjan. « Entre le onze de départ qui était aligné à Yaoundé et celui qui sera aligné demain, il y a une différence énorme, souligne Renard. Il y a eu un travail énorme, la sérénité est revenue. Kolo Touré a effectué son retour. Il stabilise notre défense. » La polémique Clinton Njie Lors des éliminatoires, l’attaquant camerounais Clinton Njie avait brillé. Ses non-titularisations contre le Mali (1-1) puis la Guinée (1-1) ont alimenté les rumeurs sur de supposées tensions avec le capitaine Stéphane Mbia. « J’ai été surpris et Clinton aussi de voir tout ça, a rétorqué calmement le milieu de terrain. On en a rigolé hier, à l’entraînement et à table. Mais il ne faut pas s’éloigner de notre objectif : la qualification. Je suis très content que l’état d’esprit soit là et qu’on se sente tous super bien ensemble ». Volker Finke, le sélectionneur de l’équipe du Cameroun, s’est agacé des polémiques autour de son groupe lors de la conférence de presse de veille de match. « Il ne faut pas rentrer dans des discussions sur le fait de savoir pourquoi on a fait ça avec tel joueur ou tel autre », répond l’Allemand à une presse camerounaise pressante. « Ce sont seulement l’état de forme et les performances des joueurs qui comptent. Aucun autre critère ne peut influencer mes choix. C’est impossible. » Il ajoute : « Il faut parler sur le terrain et pas lors d’interviews. Moi, je parle sur le terrain avec les résultats. » Puis le technicien camerounais recentre le débat : « La Côte d’Ivoire est dans la même situation que nous. On est à égalité dans nos têtes, en termes d’état d’esprit. […] Je pense que c’est l’état d’esprit qui va décider du résultat de ce match. » Stéphane Mbia confirme : « Les deux équipes ont des individualités. Ça se jouera donc au caractère et au mental. » Par David Kalfa Source : RFI.fr

Quand j’ai écouté Abdoulaye MOSSE de la jeunesse du MPP le lundi 26 janvier sur les ondes d’une radio de Ouaga argumentant sur le pourquoi de leur recommandation en ce qui concerne l’exclusion de la course aux élections à venir de ceux qui ont soutenu Blaise COMPAORE et l’article 37 jusqu’aux événement des 30 et 31 octobre 2014 alors je me suis dit ceci : « que celui qui n’a jamais péché jette premièrement la pierre ». Je commence par ce passage biblique pour interpeller la jeunesse du MPP à l’acceptation du pardon et à l’inclusion totale de tous les fils du Burkina dans la construction de notre pays.

 

C’est dans cette optique que je leur adresse cet écrit afin d’attirer leur attention sur le danger que pourrait courir notre pays suite à leur volonté d’exclusion des élections à venir de ceux qui ont soutenu le projet de l’article 37 jusqu’à la chute du régime de Blaise COMPAORE.

J’aimerais soutenir encore les propos du président de la transition, son excellence Michel KANFANDO en disant que : « nous ne pouvons pas bâtir le Burkina Faso en laissant d’autres fils derrière ». Et la jeunesse du MPP doit intégrer cette donne dans leur mentalité sinon exclusion pour exclusion chacun aurait quelque chose à dire. Pour mémoire je m’en vais faire quelques rappels de l’histoire politique récente du Burkina Faso.

Avant de commencer j’aimerais paraphraser cette déclaration de l’ex président Blaise COMPAORE et je cite : « le peuple burkinabè n’est amnésique ; donc, faut pas que certains oublient cela ». En rappel, sur le plateau de la télévision BF1 à l’émission "Surface de vérité", l’ex maire de Ouagadougou Simon COMPAORE a dit que le sénat : « c’est eux qui avaient émis l’idée de sa mise en place dans le but de sauter le verrou de l’article 37 car le CDP n’avait pas la majorité requise pour modifier l’article 37 » et en son temps l’ex président de l’assemblée nationale Rock Marc KABORE disait que : « l’article 37 est anti constitutionnel ». Donc le sénat qui existe toujours dans notre constitution est là du fait des « gourous » du MPP.

Aussi, les premières marches de l’opposition contre le sénat se sont déroulées sans les « gourous » du MPP et je me souviens toujours des images des premières contre marches du CDP et de la FEDAP/BC à la TNB, pour soutenir le sénat et pour la première fois ouvertement la modification de l’article 37 fut mentionnée, le camarade Simon COMPAORE, sa majesté le Tigré et bien d’autres de l’actuel MPP ont participé.

Aux temps chauds de l’affaire Norbert ZONGO, nous étudiants à l’époque et les militants du collectif ont été poursuivis dans la ville de Ouagadougou par la milice d’un des vôtre et les camarades Alidou OUEDRAOGO, Tolé SAGNON et autres ont été rasés ici mais nous avons accepté des mea culpa des uns et des autres afin de mener ensemble la lutte contre Blaise.

Pour dire que si nous devions aller de l’exclusion en exclusion qui a fait quoi pour Blaise ou avec Blaise, nous risquons de réveiller certains démons car chaque burkinabè, qui qu’il soit, fut blessé dans son fort intérieur par l’action politique d’un autre.

Avant de conclure je demande à tous les burkinabè, chacun selon son niveau de martyr, d’avoir la force de pardonner ceux qui accepteront reconnaître leur tort dans cette histoire, qu’elle soit récente ou lointaine ; car c’est en cela qu’on reconnait les grands hommes à l’image de Nelson Mandela ou de Gandhi.

Pour que les autres acceptent ton pardon, il faut savoir accepter le pardon des autres et que personne ne soit exclu dans ces élections quitte aux burkinabè d’en décider qui ils veulent.

Que Dieu vous bénisse et que DIEU BENISSE LE BURKINA FASO

ZONGO Pengwendé 
Professeur certifié d’informatique et ingénieur des systèmes informatiques
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 lu sur lefaso.net

Le conseil des ministres a adopté deux rapports  importants. Le premier porte sur la  création, les attributions, la composition et fonctionnement de l’Observatoire national des faits religieux (ONAFAR).

L’Observatoire national des faits religieux a pour missions de surveiller  les contenus médiatiques à caractère religieux, de suivre l’application de la règlementation sur les pratiques culturelles, de promouvoir la tolérance et le dialogue interreligieux, de renforcer les capacités des leaders religieux et des animateurs des médias confessionnels et laïcs.

« L’adoption de ce décret permet de doter notre pays d’un organe opérationnel en matière de gestion et de suivi des faits et messages religieux » precise le compte rendu du conseil.

Le second rapport porte fixation des dates de tenue des élections couplées présidentielle et législatives le 11 octobre 2015 et municipales le 31 janvier 2016.

Le choix de ces dates tient compte du consensus dégagé avec l’ensemble de la classe politique, des exigences légales et de la nécessité d’éviter la superposition des campagnes électorales.

 

« Le Conseil a marqué son accord pour la tenue de ces élections aux dates sus-indiquées en vue de respecter les délais de la Transition » peut on lire dans le compte rendu.

 

 

Les 14 et 16 janviers 2015, la société canadienne d’exploitation aurifère « True Gold Mining », implantée dans la Commune de Namissiguima (Région du Nord), malgré son permis d’exploitation, a vu une grande partie de ses équipements et installations partir en fumée suite à la colère de plusieurs milliers de manifestants. Le gouvernement, évaluant les dégâts à plus de 2 milliards de FCFA, compte toutefois se rapprocher davantage des populations afin de trouver rapidement un terrain d’entente.

 

Il a été accordé à la société de droit burkinabè, « Riverstone Karma SA » de True Gold Mining, un permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or par décret en date du 31 décembre 2013 suite à une demande formulée depuis le 21 février 2012.

L’octroi de ce permis, selon le Secrétaire Général du ministère des Mines et de l’énergie, Emmanuel Nonyarma, ce mardi 20 janvier 2015 lors d’une conférence de presse, a suivi toutes les procédures administratives et légales prescrites par le Code minier et la préservation de l’environnement.

Mais le principal problème ici est relatif à l’impact de cette mine sur le village de Ramatoulaye et surtout la mosquée située non loin de l’exploitation.

Les populations environnantes, se basant sur des informations que le SG du ministère des Mines qualifie d’ailleurs d’infondées, craignent l’existence d’un gisement important sous la mosquée et que la mine en ferait une galerie pour extraire ce dernier.

Cependant, Emmanuel Nonyarma « rassure tous les musulmans et particulièrement ceux de la Tidjania, que rien n’arrivera et ne peut arriver à la mosquée qui est un lieu divin et sacré ».

Poursuivre la communication avec les populations…

Bien avant les manifestations et dès l’apparition du problème, plusieurs cadres de concertation, démarches d’explication et de conciliation des positions entre la mine et les populations ont été initiées, mais sans résultats satisfaisants.

« Malheureusement, la situation a dégénéré avec des dégâts matériels surtout au niveau de la mine et évalués provisoirement entre 2 et 4 milliards de FCFA, des destructions de domiciles et de biens », a déploré M. Nonyarma accompagné du Gouverneur de la Région du Nord, Hassane Sawadogo et du DG des Mines et de la Géologie, Pascal Diendéré.

En effet, des caterpillars, bulldozers, camions, grues, dumpers, groupes électrogènes, des biens publics et plusieurs autres matériels ont été incendiés par les manifestants.

A la faveur des Forces de sécurité déployées sur les lieux, le calme serait revenu à Namissiguima et à Ramatoulaye.

Malgré tout, le gouvernement compte à nouveau poursuivre les échanges en vue de trouver rapidement un terrain d’entente entre la mine, les populations, l’Etat et favorable à tous.

« Pour le moment, nous avons demandé à la mine de suspendre les travaux de construction. Nous allons nous rapprocher de la population et on regardera avec eux, comment on peut trouver une solution », a indiqué le SG du ministère des Mines et de l’énergie, Emmanuel Nonyarma.

 

 

Source : Burkina24.com

La Coalition contre la vie chère avait exigé   une baisse d’au moins 100 F CFA sur le prix du carburant à la pompe.

Le gouvernement réagit et décide d’une baisse de 25 F CFA sur les prix à la pompe de tous les produits blancs, à savoir l’essence super 91, le gasoil, le pétrole, le mélange  et le DDO. Cette décision est effective à partir du 19 janvier 2015.

 

François Xavier Bambarade de la cellule technique du comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures (CIPDH), a expliqué sur la RTB Télé que cette baisse a été décidée pour tenir compte de la baisse du prix du baril du pétrole, mais aussi pour « faire en sorte que les manques à gagner puissent être récupérés avant de répercuter à l’ensemble« , sous réserve que le prix du baril continue à baisser.

La composante syndicale de la coalition contre la vie chère  (CCVC) a animé ce lundi une conférence de presse. Objectif de cette rencontre exiger une baisse sensible du prix des hydrocarbures. Après avoir rencontré le premier ministre sur cette question, que la coalition estime essentielle. Et malgré les explications apportés par le Directeur général de la Société nationale burkinabè des Hydrocarbures ( SONABHY) pour apaisé les esprits.

« La CCVC tient le Gouvernement pour responsable de toute dégradation du climat social qui découlerait de son refus d’une réduction sensible des prix des hydrocarbures, de la résolution de la question du gaz et d’une manière générale des préoccupations pressantes du peuple », a affirmé   Chrysogone ZOUGMORE, 1er Vice-président de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC).

Cette coalition de syndicats et d’organisations de la société civile rappelle que la SONABHY (Société nationale burkinabè d’hydrocarbures) n’a pas pour mission de réaliser des « bénéfices colossaux » mais de répondre aux besoins du Burkina en hydrocarbures. Elle refuse de « faire payer par les populations les passifs laissés par les dignitaires de la IVème République » et exige un « audit sérieux sur la gestion de la SONABHY ». La CCVC dénonce aussi le traitement salarial « indécent » des responsables de la Transition dans ce contexte post-insurrectionnel et l’absence de mesures urgentes contre la vie chère. 

 La CCVC est convaincu que la SONABHY peut et doit baiser les prix du carburant à la pompe. Cette baisse des prix contraire à ce qu’affirment conjointement le gouvernement et la SONABHY, est possible selon la coalition. Au regard de la baisse du cours du baril depuis quelque mois. Sans oublié qu’en 2013 une ordonnance du gouvernement a permis d’octroyer  à la nationale d’hydrocarbure 75 francs CFA par litre consommé, afin d’équilibrer les comptes de cette dernière.

 

La CCVC doute que la question de la dette de l’état, si dette il y a, vis-à-vis de la SONABHY là aussi n’explique en rien le refus de baisser le prix du carburant. Elle appelle plutôt à un audit de la société, qu’elle accuse de pratiques de fraudes, de surfacturation et de biens d’autres malversations. Une chose est sûre, la coalition espère la satisfaction de leurs revendications dans les meilleurs délais, au quel cas, elle prendra selon elle les dispositions qui s’imposent. 

Les débats ont duré plus de 3 heures ; 107 partis politiques ont participé à ces échanges avec le ministère de l’administration du territoire, de la décentralisation et de la sécurité et le commission électorale nationale indépendante.  Il y a avait trois points à l’ordre du jour : le calendrier électoral, la relecture du code électoral et la révision exceptionnelle du  fichier électoral.

 Neutralité de l’administration

« Il faut qu’ l’administration soit la plus neutre possible » selon le ministre de l’administration du territoire.Il a rassuré les responsables des partis politiques que tout est mis en œuvre pour garantir des élections transparentes. Les différentes nominations intervenues dans son département vont dans le sens de cette volonté du gouvernement de la transition de garantir la transparence du processus. « Nous avons remplacé toutes les personnes susceptibles d’agir sur le processus d’une manière ou d’une autre en faveur d’un parti » a-t-il indiqué. « Il faut ces élections soient les plus crédibles, et transparentes possibles pour éviter les contestations.. » selon le président de la CENI, Barthelemy Kere

 Plusieurs scenarios sur la table.

Au départ huit scenarios étaient sur la table. Mais finalement, il ressort des échanges, le couplage des élections présidentielles et législatives. Cette option est nécessaire au vue des difficultés budgétaires selon le président de la commission électorale.

Concernant le budget électoral, le président de la CENI, maitre Barthelemy Kere affirme qu’il dépendra du type de couplage retenu. « Organiser trois scrutins séparément reviendra plus cher à notre pays » a-t-il souligné.

Au cours des discussions, le consensus se dégage sur deux dates pour la tenue de la présidentielle et des législatives. Le 20 septembre ou le 11 octobre. Le ministère de l’administration territoriale informera les partis politiques sur la date définitive.

Quant aux municipales, elles seront organisées en janvier 2016 par le gouvernement issu de la présidentielle. Afin de permettre la transparence du processus, le décret convoquant le corps électoral sera pris par le gouvernement de transition.

Réouverture du fichier électoral

Pour permettre à tous les burkinabè qui ne sont pas inscrits sur le fichier électoral  de s rattraper, une révision du fichier est prévu des le 27 février 2015.

 

Le président de la CENI a exhorté les responsables de partis à maintenir la pression sur le gouvernement . « Il faut que les partis politiques et la société civile fassent pression sur le gouvernement pour qu’on aie les résultats à J+1. Ne plaisantez pas avec le suivi physique de tout le processus. » a-t-il insisté.

A Niamey, au moins un millier de jeunes s'étaient réunis, ce samedi matin, pour un rassemblement de protestation contre la nouvelle caricature du prophète Mahomet, publiée dans le dernier numéro du journal satiriqueCharlie Hebdo. Un rassemblement interdit par les autorités. Très vite, des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté, obligeant la police à utiliser des gaz lacrymogènes. L'ambassade de France à Niamey appelle ses ressortissants à « éviter toute sortie ».

Les évènements de Niamey ont vite dégénéré. Les manifestants réunis à la grande mosquée de Niamey, ce samedi, ont rapidement engagé un bras de fer avec la police anti-émeute. Aux cris de « Allahou Akhbar » et « A bas Charlie Hebdo », ils ont attaqué un groupe de policiers lourdement armés.

La police ayant eu le dessus dans un premier temps, des jeunes gens des quartiers alentours ont déferlé dans le grand marché de Niamey au centre-ville. Un peu partout, des pneus sont enflammés sur des carrefours.

A la hauteur du rond-point Eglise, toujours dans le centre-ville, se trouve la plus grande église protestante de Niamey. Très vite, l’abri de protection a été arraché et la paroisse mise à sac et brûlée. Au midi, l’église était toujours en feu. Une seconde église, située au rond-point Baré, vers le quartier de la Francophonie, a aussi été incendiée, tout comme le véhicule du pasteur. Au total, trois églises ont été brûlées.

Appel à la prudence

Les violences se sont étendues à plusieurs quartiers de la ville. Des jeunes munis de gourdins, de barres de fer ou de pioches ont défilé à travers la capitale. Une centaine de policiers anti-émeute, munis de casques et de boucliers, ont été déployés autour de la cathédrale de Niamey. Ils ont essuyé plusieurs jets de pierres de la part des manifestants.

L'ambassade de France à Niamey a recommandé à ses ressortissants « d'éviter toute sortie ». Sur son site internet, elle appelle à une « grande prudence ». Par ailleurs, plusieurs agences d'une entreprise française (PMU, Pari mutuel urbain) et des kiosques de l'opérateur français Orange ont été saccagés.

Un peu partout dans le centre-ville et dans la périphérie, ce sont en majorité des jeunes des quartiers qui manifestent. Très peu de marabouts et de fidèles radicaux sont visibles. Certains s’interrogent même : où sont passés ceux qui ont appelé à la manifestation ?

Déjà vendredi, une autre manifestation contre le journal satirique Charlie Hebdo avait dégénéré à Zinder, la deuxième ville du pays. Trois manifestants et un gendarme avaient été tués, et 45 autres personnes blessées. Le Centre culturel français avait également été incendié.

 

 Source: RFI.fr

vendredi, 16 janvier 2015 16:16

CAN 2015 : Calendrier de la Coupe d'Afrique

La 30e Coupe d'Afrique des nations de football se déroule du 17 janvier au 8 février 2015 en Guinée équatoriale. Voici le calendrier de la phase finale de la CAN 2015.

PHASE DE GROUPES

Match

Groupe

Date

Heure*

Ville

1

Guinée équatoriale - Congo

A

17/01

16h

Bata

2

Burkina Faso - Gabon

A

17/01

19h

Bata

3

Zambie - RD Congo

B

18/01

16h

Ebibeyin

4

Tunisie - Cap-Vert

B

18/01

19h

Ebibeyin

5

Ghana - Sénégal

C

19/01

16h

Mongomo

6

Algérie - Afrique du Sud

C

19/01

19h

Mongomo

7

Côte d'Ivoire - Guinée

D

20/01

16h

Malabo

8

Mali - Cameroun

D

20/01

19h

Malabo

9

Guinée équatoriale - Burkina Faso

A

21/01

16h

Bata

10

Gabon - Congo

A

21/01

19h

Bata

11

Zambie - Tunisie

B

22/01

16h

Ebibeyin

12

Cap-Vert - RD Congo

B

22/01

19h

Ebibeyin

13

Ghana - Algérie

C

23/01

16h

Mongomo

14

Afrique du Sud - Sénégal

C

23/01

19h

Mongomo

15

Côte d'Ivoire - Mali

D

24/01

16h

Malabo

16

Cameroun - Guinée

D

24/01

19h

Malabo

17

Gabon - Guinée équatoriale

A

25/01

18h

Bata

18

Congo - Burkina Faso

A

25/01

18h

Ebibeyin

19

Cap-Vert - Zambie

B

26/01

18h

Ebibeyin

20

RD Congo - Tunisie

B

26/01

18h

Bata

21

Afrique du Sud - Ghana

C

27/01

18h

Mongomo

22

Sénégal - Algérie

C

27/01

18h

Malabo

23

Cameroun - Côte d'Ivoire

D

28/01

18h

Malabo

24

Guinée - Mali

D

28/01

18h

Mongomo

 

QUARTS DE FINALE

25

1er du groupe A - 2e du groupe B

31/01

16h

Bata

26

1er du groupe B - 2e du groupe A

31/01

19h

Ebibeyin

27

1er du groupe C - 2e du groupe D

01/02

16h

Mongomo

28

1er du groupe D - 2e du groupe C

01/02

19h

Malabo

 

DEMI-FINALES

29

vainqueurs matches 25 et 28

04/02

19h

Bata

30

vainqueurs matches 27 et 26

05/02

19h

Malabo

 

MATCH POUR LA 3e PLACE

31

Perdants matches 29 et 30

07/02

16h

Malabo

 

FINALE

32

Vainqueurs matches 29 et 30

08/02

19h

Bata

 

*Les horaires sont en temps universel.

L’équipe du Burkina Faso, vice-championne d’Afrique, est arrivée à Bata, ce 15 janvier, pour y disputer la CAN 2015. Les Burkinabè ont effectué un voyage fatigant depuis l’Afrique du Sud où ils se sont préparés. Mais, ils ne veulent pas se laisser perturber par les problèmes d’organisation en Guinée équatoriale, à deux jours de leur premier match, face au Gabon.

 Le vice-champion d’Afrique est dans la place. L’équipe du Burkina Faso a posé ses bagages à Bata, ce 15 janvier 2015. Là où la sélection burkinabè disputera ses matches du premier tour de la CAN 2015 contre le Gabon (17 janvier), la Guinée équatoriale (21 janvier), avant d’aller défier le Congo à Ebibeyin (25 janvier).

A en croire les finalistes malheureux de la CAN 2013, le voyage depuis Nelspruit en Afrique du Sud – là où ils ont préparé cette Coupe d’Afrique – n’a pas été de tout repos. « On a tout d’abord eu quelques surprises en arrivant à Malabo, assure le milieu de terrain offensif Alain Traoré. Ensuite, il a fallu reprendre un avion pour atterrir à Bata. Là, on est arrivé sans nos bagages. On avait un entrainement de prévu ce matin, mais on n’a pas pu effectuer cette séance. C’est comme ça… On le prend avec beaucoup de philosophie. On essaie de travailler, de faire le vide autour de nous, de nous concentrer sur cette compétition ».

Charles Kaboré, milieu de terrain défensif, confirme : « On est content d’être là, malgré des conditions difficiles de voyage, et une hôtellerie moyenne. Mais on va s’adapter à la situation et faire le plus possible pour aller le plus loin possible durant cette compétition. »

Alain Traoré ajoute : « On est vice-champions d’Afrique. Comme le Nigeria (vainqueur en 2013, Ndlr) ne s’est pas qualifié pour cette CAN, on est considérés comme les champions. Le Burkina Faso est une petite nation. Il faut donc faire en sorte qu’on parle encore de nous. En 2013, on avait bien commencé la compétition. Cette année, on a à cœur de faire pareil. »

« On va faire mieux qu’en 2013 »

Lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations, les Burkinabè avaient entamé leur tournoi par un nul 1-1 contre les Nigérians. Cette fois, ils espèrent mieux face au Gabon, un adversaire qu’ils ont affronté fois six fois depuis cinq ans (une victoire, trois nuls et deux défaits). « Les Gabonais nous connaissent bien, admet Alain Traoré. Nos deux équipes se respectent beaucoup. […] On va essayer de faire un très bon match contre eux pour prendre de l’élan pour la suite de la compétition ».

Charles Kaboré se veut en tout cas confiant en ce qui concerne cette CAN 2015 : « Par rapport à il y a deux ans, on a de l’expérience. Cette expérience, on l’a acquise aussi pendant les éliminatoires de la Coupe du monde. On n’a pas réussi à se qualifier pour le Mondial. Puis, au fur et à mesure, des jeunes se sont ajoutés à ce groupe. Ils ont beaucoup de qualités. Je pense donc qu’on va faire mieux qu’en 2013. »

 

 Source: rfi.fr