Les militants des organisations de la société civile parmi lesquelles le Balai citoyen, le Collectif anti référendum, le M21, le Front de résistance citoyenne,  etc., ont bravé un soleil ardent pour montrer qu’ils sont déterminés à aller jusqu’au bout dans leur volonté « d’en finir avec le RSP ». « Si nous avons réussi à faire partir le capitaine Compaoré, ce ne sont pas les soldats de rang qui nous résisteront », a laissé entendre un des responsables du Balai citoyen.

« C’est un combat de longue haleine. C’est comme notre combat pour le départ de  Blaise Compaoré. Au moment où nous l’entamions, certains n’y croyaient pas. Mais aujourd’hui, c’est une réalité », a laissé entendre l’artiste musicien Smockey, membre du Balai citoyen.

 

Pour sa part, l’artiste Sam’K le Jah a indiqué qu’il n’a pas peur des éléments du RSP qui sont,  a-t-il souligné, « nos frères ». « Il faut leur expliquer que nous ne sommes pas contre eux », a-t-il conseillé, tout en indiquant qu’il y a des forces cachées qui veulent diviser les Burkinabè. « Ceux qui me font le plus peur, se sont nos politiciens », a-t-il ajouté.

L’universitaire Rassablga Ouédraogo, coordonnateur de l’Institut free Afrik, a pour sa part appelé les uns et les autres à mettre de côté leurs guerres de leadership et à se donner la main afin que ce combat aboutisse. « Si le peuple est déterminé, si le peuple veut réellement le départ du RSP, nous y arriverons », a-t-il expliqué, avant d’inviter le Procureur du Faso à ouvrir un dossier contre Blaise Compaoré.

Quant au Dr Luc Marius Ibriga, il a martelé que ce régiment doit être balayé. Il a laissé entendre que c’est le peuple qui a chassé Blaise Compaoré et non pas le RSP. « Le RSP soutenait Blaise Compaoré. S’il voulait le pouvoir, fallait qu’il fasse un coup d’Etat à Blaise Compaoré. Nous n’allons pas nous laisser voler notre insurrection », a-t-il ajouté

 

Pour lui, il y a des gens qui, visiblement, sont devenus subitement amnésiques. « Ils perdent la mémoire. Ils pensent que tout est fini et qu’ils vont revenir. Ils pensent qu’ils vont faire revenir leur champion. Non. Jamais». Le président de l’Autorité supérieure de contrôle de l’Etat a su fait observer que ce sont les militaires du RSP qui ont versé le sang du peuple et qu’ils ne vont pas accepter qu’ils fassent revenir leur mentor, Blaise Compaoré.

« Considérant la reprise du pouvoir par le peuple, le pouvoir appartient au peuple. Le RSP n’a rien à nous dicter », a-t-il commenté, avant de  conclure que le peuple burkinabè a été trop clément. « Nous allons maintenant appliquer la loi, rien que la loi et toute la loi », a annoncé l’enseignant de droit.

A ce propos, Me Guy Hervé Kam du Balai citoyen a indiqué qu’il faut que les Burkinabè se mobilisent afin que les dossiers Thomas Sankara, Norbert Zongo ainsi que celui des martyrs des 30 et 31 octobre soient ouverts. Restons mobilisés car seule la lutte organisée nous permettra d’y parvenir », a-t-il conclu.

 

 Avec Fasozine

lundi, 09 février 2015 11:19

Foot Ball: Paul Put quitte les etalons

Le Comité exécutif de la Fédération Burkinabé de Football (FBF), s’est réuni le 6 février 2015 à Bobo Dioulasso aux fins de faire le bilan de la participation des Etalons à la 30e Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Guinée Equatoriale 2015. Après avoir entendu les rapports de l’entraineur national, Paul Put, et celui du Directeur technique national (DTN), Ousmane Savadogo, le Comité exécutif de la FBF et l’entraineur national ont convenu de se séparer à l’amiable
Cette décision a été prise au regard des résultats insuffisants obtenus à la CAN 2015 par les Etalons. Le Comité exécutif a salué par ailleurs le travail et le professionnalisme de l’entraineur national depuis son arrivée à la tête de la sélection nationale ; toute chose qui avait conduit notre onze national à arracher la place de vice-champion lors de la CAN2013 en Afrique du Sud, ainsi que le bon parcours des Etalons aux éliminatoires de la Coupe du monde, Brésil 2014. Tout en souhaitant une bonne suite à Paul Put, la FBF est déjà à pied d’œuvre pour lui trouver un successeur. Le comité exécutif de la FBF remercie l’ensemble du public et de tous les acteurs du football pour leur inlassable soutien au développement du football national et les invite à rester mobilisés pour relever les défis des prochaines échéances qui attendent le Burkina Faso.
Bobo Dioulasso, le 06 FEVRIER 2015.

Le Front Progressiste Sankariste (FPS) a appris avec beaucoup de regret que suite à un mouvement dit d’humeur, le Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) a empêché manu militari la tenue du Conseil hebdomadaire des ministres du 04 Février 2015.

 

Cette irruption qui n’est pas la première vient une fois de plus rappeler la nature de ce régiment dont la seule évocation du nom rappelle les abominables crimes de sang perpétrés dans notre pays sous le régime de Blaise COMPAORE.

 

Le Front Progressiste Sankariste (FPS) estime également que c’est à cause de ce régiment qui est une armée dans l’armée nationale, que Blaise COMPAORE a nargué son peuple pendant longtemps, l’obligeant à l’insurrection populaire les 30 et 31 octobre 2014.

 

Le Front Progressiste Sankariste (FPS), partie prenante et acteur de la transition rappelle que la charte de la transition, fruit du consensus national a légitimé ses organes pour conduire la transition à son terme avec pour objectif des élections générales dont le chronogramme est déjà connu.

 

Le Front Progressiste Sankariste (FPS) rappelle également que c’est dans ce cadre que les autorités de la transition ont pris la décision courageuse de faire ouvrir les dossiers pendants dont ceux de Norbert ZONGO et de Thomas SANKARA.

 

C’est pourquoi, le FPS condamne fermement et avec la dernière énergie, l’attitude putschiste du Régiment de Sécurité Présidentielle et l’atteinte perpétrée par ses responsables contre la démocratie et la sûreté de notre pays.

 

Le FPS exige le respect de la charte de la transition cautionnée par la communauté internationale et demande que les atteintes graves et répétées causées à l’ordre constitutionnel soient sanctionnées conformément à la légalité et les coupables traduits en justice.

 

 

Le FPS dénonce à cet effet, les manœuvres sordides des anciens dignitaires du régime de Blaise COMPAORE et de leurs partis politiques qui, au nom de l’inclusion et de la tolérance, travaillent à remettre en cause les acquis de l’insurrection populaire.

 

Aussi, le FPS salue l’initiative des partis politiques de l’ex CFOP de condamner le comportement crapuleux et antirépublicain de certains militaires du Régiment de Sécurité Présidentielle, mais aussi, soutient l’initiative des organisations de la société civile qui ont décidé d’exiger la dissolution et le démantèlement du Régiment de Sécurité Présidentielle en appelant à manifester le 07 Février 2015. Le FPS est solidaire de cette décision qui est également conforme à la recommandation du Collège de sages du 30 juillet 1999.

 

Le FPS invite en conséquence toutes ses militantes et tous ses militants à sortir massivement le Samedi 07 Février 2015 à 08 heures pour exiger la dissolution et le démantèlement du Régiment de Sécurité Présidentielle. Le FPS appelle le peuple burkinabè à soutenir les organes de la transition dans leurs missions. Enfin le FPS exige des réformes conséquentes et conformes aux attentes de notre peuple comme étant un impératif fondamental et essentiel au succès de la transition.

 

La patrie ou la mort, nous vaincrons

Une vingtaine d’organisations de la société civile burkinabè a annoncé cet après-midi la tenue, samedi 8 février, d’un rassemblement national pour exiger le démantèlement de l’ex-garde présidentielle, au lendemain de leur second mouvement d’humeur contre le Premier ministre de la Transition.

<span "="" new="" times="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit; font-stretch: inherit">
« Nous appelons les partis politiques et toutes les organisations de la société civile pour un meeting à la Place de la Nation (à Ouagadougou) et sur toute l’étendue du territoire national à partir de 8h (heure locale)» pour exiger la dissolution du RSP (Régiment de sécurité présidentielle de Blaise Compaoré), «condition indispensable d’un renouveau démocratique» au Burkina Faso, a déclaré Me Hervé Kam, l’un des porte-voix du regroupement de la vingtaine des associations de la société civile.


<span "="" new="" times="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit; font-stretch: inherit">En effet, le RSP, un corps d’élite de l’ex-président dont est issu l'actuel Premier ministre Yacouba Issac Zida, a entrainé l’annulation du conseil des ministres de mercredi en protestant contre son démantèlement, promis au peuple par Zida.


<span "="" new="" times="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit; font-stretch: inherit">Les militaires ont par la suite demandé la démission du Premier ministre, jadis commandant en second du RSP.


<span "="" new="" times="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit; font-stretch: inherit">Selon la société civile, « ces évènements coïncident curieusement avec un activisme important de l’ancien parti au pouvoir (…) et la publication d’informations, (…) annonçant l’éventualité de la candidature du Général Gilbert Diendiéré », l’ex-chef d’Etat-major particulier du président déchu.


<span "="" new="" times="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit; font-stretch: inherit">Pour les responsables de la société civile, les agitations du RSP sont «intolérables» car elles constituent une entrave à la bonne marche des institutions de la transition.


<span "="" new="" times="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit; font-stretch: inherit">Plus tôt dans la journée de ce jeudi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à la Place de la Nation, épicentre du soulèvement populaire de fin octobre pour demander la dissolution du RSP.


<span "="" new="" times="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit; font-stretch: inherit">Considérée comme la garde prétorienne de l'ancien chef de l'Etat qui a gouverné durant plus de 27 années, le RSP avait été épinglé par le dernier rapport d’Amnesty International qui l’accusait d’avoir tiré sur les manifestants aux moments des journées insurrectionnelles.


<span "="" new="" times="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit; font-stretch: inherit">Le président de la Transition, Michel Kafando, a annoncé mercredi dans la soirée que des rencontres entre les chefs de l’armée auront lieu le plus rapidement possible afin de trouver une solution à la crise.


<span "="" new="" times="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit; font-stretch: inherit">Le secrétaire adjoint de l’Organisation des Nations unies chargé des affaires politiques, Jeffrey Feltman, a déclaré mercredi à Ouagadougou, que la communauté internationale tiendrait pour «responsables» ceux qui "menacent le processus de transition" dont le terme est prévu d’ici la fin de l’année. 

 

 

La société civile burkinabè, moteur de la chute fin octobre de l'ex-président Blaise Compaoré, a qualifié jeudi de "tentative de sabordage" de la transition démocratique la demande de démission du Premier ministre Isaac Zida lancée par la garde présidentielle la veille.


Le lieutenant-colonel Zida, qui fut le numéro 2 du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), a appelé en décembre à la dissolution "pure et simple" de cette unité d'élite, considérée comme la garde prétorienne de l'ancien chef de l'Etat, balayé par la rue après 27 années de règne.

 

Le Premier ministre Zida est avec le président Michel Kafando l'un des deux principaux piliers des institutions de transition, qui ont succédé en novembre au régime de l'ex-président Compaoré.

L'appel à la démission de M. Zida par le RSP constitue "des tentatives de remise en cause du consensus national (...), de sabordage de la transition démocratique, de liquidation des espoirs (...) de la formidable insurrection populaire d'octobre 2014, et de retour à un passé révolu et à une direction militaire, militariste et anti-démocratique du pays", ont écrit une vingtaine d'organisations de la société civile dans une déclaration conjointe reçue jeudi matin par l'AFP.

"Ces évènements coïncident curieusement avec un activisme important de l'ancien parti au pouvoir, qui annonce un agenda politique chargé dans les semaines à venir", observent les signataires, qui dénoncent "des tentatives de prise en otage de la transition de la part des forces du passé".

"Assurément la contre-révolution est en oeuvre", soulignent-ils.

La société civile, qui met "en garde" les "éléments militaires complotistes" et "leurs parrains militaires et civils", réclame "la dissolution du RSP, condition indispensable d'un renouveau démocratique du pays et des sanctions "fermes et exemplaires" contre les auteurs d'actes "attentatoires à la sûreté nationale".

Elle appelle par ailleurs "l'ensemble des forces sociales et politiques", et notamment la jeunesse, "à se mobiliser pour faire barrage au retour au passé dépassé", sans plus de précision, alors que des rumeurs d'une manifestation contre la garde présidentielle bruissaient mercredi soir à Ouagadougou.

Le communiqué a été signé entre autres par le Balai citoyen, le Comité anti-référendum (CAR), le Forum des citoyens pour l'alternance (FOCAL) ou encore le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), des organisations qui furent en pointe dans la lutte contre le régime de Blaise Compaoré.

Des troupes tchadiennes équipées de centaines de véhicules et de chars sont positionnées depuis lundi à la frontière du Niger avec le Nigeria, où elles peuvent désormais entrer sans problème afin de combattre les islamistes de Boko Haram, ont indiqué mardi des témoins.

Un contingent d'environ 400 véhicules et des chars est positionné de Mamori à Bosso, deux bourgades de l'est nigérien, a annoncé la radio privée Anfani basée à Diffa, située à une centaine de kilomètres à vol d'oiseau de Bosso.

Les militaires tchadiens sont arrivés lundi en fin de matinée à bord de chars et de voitures tout terrain. Leur arsenal est très impressionnant, a affirmé à l'AFP un journaliste d'une radio de Bosso, joint par téléphone.

De nombreux habitants de Bosso sont sortis pour applaudir l'arrivée des soldats dans leur ville. Ils sont partout. C'est la fin de Boko Haram!, s'est réjoui l'un d'entre eux, également joint par téléphone par l'AFP
A l'heure actuelle, les soldats tchadiens peuvent entrer sans problème au Nigeria avec leur arsenal, a avancé cette source.

Selon une source administrative, ce contingent est arrivé de N'Guigmi, une ville nigérienne proche du Tchad, où il était déjà stationné depuis quelques temps. Une source humanitaire a confirmé cette information.

Le gouvernorat de la région de Diffa, plus haute autorité locale, n'a pas souhaité faire de commentaire.

Boko Haram a pris le contrôle de vastes territoires du nord-est du Nigeria, dont la ville stratégique de Baga, et multiplie les incursions au Cameroun voisin, où le Tchad a envoyé ses troupes combattre les islamistes nigérians.

Mardi, l'armée tchadienne a déclenché son offensive terrestre au Nigeria contre Boko Haram, pénétrant dans la ville de Gamboru depuis la frontière camerounaise après de violents combats avec les islamistes qui contrôlaient la ville depuis plusieurs mois.

Gamboru se trouve à environ 200 km à vol d'oiseau de Bosso, au sud-ouest du lac Tchad, quand Bosso est au nord-ouest.

 Avec Romandie.com 

Dans une lettre, propose le respect par tous les fonctionnaires la s du service national pour le développement, ou à défaut sa suppression.

L’Etat prendra également ses dispositions pour vider ses dettes qu’il avait envers les particuliers, quitte à ce qu’il exige le paiement effectif des impôts.

 Le porte-parole du gouvernement a aussi indiqué que tous les membres de l’exécutif ont fait la déclaration de leurs biens qui ont été transmis au Conseil constitutionnel devant qui la procédure suit son cours.

Carburant. Enfin, concernant la grève annoncée par la Coalition contre la vie chère sur le prix des hydrocarbures, le ministre Nikiéma a annoncé qu’une discussion a été entamée entre les syndicats et le gouvernement afin de trouver une issue.

 

 

L’information n’est pas un simple commérage corporatiste mais un réel problème au sein de notre Burkina.

En effet une certaine pratique a consisté par un certain subterfuge à faire échapper la classe magistrale de notre pays (des magistrats de carrière) à l’accomplissement d’un devoir citoyen. Devoir il l’est dès lors qu’il est inscrit parmi les obligations à remplir par les Burkinabè dans les conditions telles que définies par la loi.

Pour faire plus simple nous parlons des magistrats (magistrats de carrière) et du Service Nationale de développement.

La chute du Capitaine Blaise Compaoré est accompagnée par une profonde aspiration de notre peuple au changement et non à la simple alternance. L’un des points clé de ce changement attendu est la justice, et là il s’agit bien de la justice au sens large. Celle-ci implique la justice au sens judiciaire et qui nécessite des décisions de justice rendues conformément à la règle de droit. Elle implique la justice sociale qui est plus large et inclut des aspects tels que la redistribution des revenus mais aussi l’équité.

Au compte de la justice sociale, il y a entre autres la question de l’égalité des citoyens devant les charges de l’Etat et c’est cette question là même qui nous intéresse dans une actualité cachée.

En effet, nous avons appris que des magistrats issus de la dernière promotion sortie de l’ENAM  ont demandé (eux aussi comme leurs devanciers) à se soustraire du service national pour le développement (SND).

En rappel, les promotions successives de magistrats ont toujours su par un subterfuge administratif éviter le SND. Pourtant, la loi N°48-93/ADP du 15 décembre 1993 portant création d’un Service national, laquelle loi a été promulguée par décret 94-26 du 12 janvier 1994 dispose que « le SND est obligatoire pour tous.

Aujourd’hui, comme chaque année, la question est revenue sur la table. Sauf que cette année l’actuel Directeur général ne semble pas favorable à cette situation et cela semble tourner au bras de fer ou tout au moins ‘’au bras de négociation’’. Ainsi, les jeunes magistrats en auraient référé aux plus hautes autorités  de l’Etat burkinabè.

Je suis indigné et à la fois effrayé par cette situation. Indigné parce qu’après le soulèvement populaire derrière lequel se cache une aspiration d’assainissement des affaires au Burkina Faso il est incompréhensible que ceux- là même qui doivent assurer l’application de la loi en disant le Droit soient entrain de se battre pour se soustraire à l’application d’une loi.

Dans ce cas de figure il fragilise les aspirations des autres jeunes Burkinabè. Si besoin est de le rappeler, il faut le dire sans fioriture nul n’est au-dessus de la loi, pas même le magistrat. Si on n’a pas encore résolu la question de leur justiciabilité posée en 2013 à l’issue des scandales de corruption, celle de leur insoumission au SND doit être résolue en attendant !

A cet effet, à l’heure où l’on annonce les états généraux de la justice burkinabè, j’appelle le Président Michel KAFANDO et son gouvernement à la cohérence entre les discours et les actes, en s’assurant que cette injustice n’aura pas droit de cité  cette année et qu’elle ne sera plus à partir de cette année.

Tant que le SND sera en vigueur,  il restera une obligation légale, et au nom de l’égalité  des citoyens, les magistrats doivent être soumis au SND comme tous les autres Burkinabè.

Il appartient aux dirigeants de la transition de donner un signal véritable de leur volonté de poser les fondements d’un Burkina nouveau où les discriminations et  frustrations ne seront pas la source d’inspiration de la gestion de la chose publique.

J’invite les  nouveaux magistrats à faire leur SND comme l’ont fait leurs  camarades et promotionnaires des autres corps de la Fonction publique.

Par contre, je suis prêt à soutenir un mouvement  pour l’abrogation du SND obligatoire au profit d’un renforcement du SND volontaire et du programme national de volontariat.

En effet, le SND  obligatoire dans sa formule actuelle est en total déphasage avec les aspirations de progrès social du peuple burkinabè et les contingences de la vie chère.

On n’aura pas l’espoir d’une vraie justice   aussi longtemps que les premiers acteurs de notre appareil judiciaire arriveront  à échapper à leur devoir citoyen à l’image des évadés fiscaux sous d’autres cieux. De grâce, qu’il soit mis fin à cette « évasion citoyenne » !

Je suis effrayé par cette attitude au-delà de l’indignation. Quel est l’espoir que le peuple peut mettre en ces jeunes magistrats pour un changement de comportement dans le corps de la magistrature si dès l’entame  ceux-ci veulent se soustraire à la loi dont l’institution qui est la leur est censée garantir l’application effective.

Toutefois, si les nouveaux veulent échapper à leur devoir citoyen, c’est parce de nombreuses promotions de magistrats et quelques fois de greffiers aussi, s’y sont soustraites avant eux.

Par conséquent, il ne serait pas incongru de soumettre l’intégralité des agents publics ainsi concernés à des coupures graduelles et mesurées jusqu’à concurrence du montant dû au Trésor public, ce qui devrait achever de convaincre les futurs locataires du temple de Thémis d’accepter que la règle de Droit « incriminée » s’applique à eux naturellement !

Pendant ce temps, les autorités gouvernementales devront s’activer à opérer la réforme du SND avec deux finalités possibles :

·         soit la suppression pure et simple du SND obligatoire ;

·         soit la « mise à jour » du système, en vue de lui donner un visage humain, ainsi que son application impérative à l’ensemble du public cible, qu’il soit issu du public ou du privé, puisque c’est l’esprit du texte réglementaire.

Il nous faut absolument un tel sursaut d’orgueil et de patriotisme, sinon nous risquons fort de ne pas arriver à trouver solution à l’inquiétant désamour qui a fini par s’installer entre le peuple et sa justice.

 « Nan lara, an sara ! »

 

SANTOUMA Joël 

Chargé des questions juridiques de l’ Agora WEMTENGA

 

 

Le ministre de la communication, Frédéric Nikiéma, pour le deuxième rendez-vous du « face à la presse », a énuméré les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la corruption, réduire le train de vie de l’Etat et réorganiser le secteur économique.

Le gouvernement veut réduire le train de vie de l’Etat, foi de son porte-parole Frédéric Nikiéma, ce 2 février 2015 « face à la presse ».

Train de vie de l’Etat. Des mesures ont été déjà prises. Le ministre a énuméré la suppression des cocktails lors des cérémonies de présentation de vœux dans les ministères, la réduction des missions extérieures, le relogement des ministres en classe prémium, la diminution des cortèges officiels, matérialisée, entre autres, par le covoiturage des ministres, l’arrêt du cortège (dépourvu souvent de motards) du Premier ministre aux feux tricolores. D’autres mesures seront bientôt annoncées par le ministre des finances, a assuré Frédéric Nikiéma.

ASCE sur le terrain. Le gouvernement veut également asseoir une nouvelle gouvernance économique. C’est ainsi que l’Autorité supérieure du contrôle d’Etat (ASCE) a entamé des investigations dans les différents ministères de l’Etat afin de faire la lumière sur les irrégularités commises.

« Il n’est plus question que la politisation de l’administration, du système judiciaire ou le manque de volonté politique empêche la manifestation de la vérité sur d’éventuels cas de fraudes ou de corruption », a martelé Frédéric Nikiéma.

Monopoles, marchés publics. Enfin, l’exécutif de la transition veut insuffler une nouvelle dynamique au secteur économique.

C’est ainsi que le gouvernement, assure le ministre, a pris l’engagement de supprimer les situations de monopoles. « On avait une économie en coupe réglée qui ne profitait qu’aux barons/caciques du régime », a rappelé Frédéric Nikiéma qui a affirmé que le gouvernement a donné des instructions pour renforcer la transparence dans la passation des marchés.

Et là-dessus, le gouvernement semble décidé. Citation : « Aucun opérateur économique, aucun commerçant ne pourra encore bénéficier d’un protectorat quelconque comme cela avait été le cas jusque-là.

Les réseaux de sociabilité informelle, de groupuscules politiques ou d’association qui avaient une main mise sur la gestion des finances publiques ne sont plus opérationnels. Nous allons travailler à ouvrir l’économie de sorte qu’elle ne soit plus entre les mains d’une minorité.

Tout Burkinabè qui a une idée/volonté entrepreneuriale doit être en mesure de se battre à armes égales dans le domaine de la passation des marchés publics ou obtenir des prêts bancaires pour la mise en œuvre de ses projets.

Il ne s’agit plus de « qui on connaît pour réussir, mais de la pertinence de son projet » pour obtenir le soutien de l’Etat ». Fin de citation.

L’Etat prendra également ses dispositions pour vider ses dettes qu’il avait envers les particuliers, quitte à ce qu’il exige le paiement effectif des impôts.

Biens des ministres. Le porte-parole du gouvernement a aussi indiqué que tous les membres de l’exécutif ont fait la déclaration de leurs biens qui ont été transmis au Conseil constitutionnel devant qui la procédure suit son cours.

Carburant. Enfin, concernant la grève annoncée par la Coalition contre la vie chère sur le prix des hydrocarbures, le ministre Nikiéma a annoncé qu’une discussion a été entamée entre les syndicats et le gouvernement afin de trouver une issue.

 

Source :  Burkina24.com

La Coordination de la Coalition des sections des lycées techniques et professionnels de Ouagadougou, regroupant environ huit établissements (LTAC, LTO, LPBB, CTF, etc.) ont manifesté dans la matinée de ce lundi 2 février 2015 devant le ministère de l’enseignement secondaire, supérieur et de la recherche scientifique (MESSRS).

« Trop c’est trop », « Nous voulons des Baccalauréats professionnels Structure Métallique », « Manques de suites des matières… ».

Ce sont entre autres des messages que l’on pouvait lire sur les pancartes et affiches que portait la centaine d’élèves manifestant devant le MESSRS.

Cette Coalition des sections des lycées techniques et professionnels de Ouagadougou dit être « choquée » surtout de l’impossibilité de rencontrer les premières autorités du pays pour prendre en compte leurs préoccupations.

Scandant entre autres la chanson de Sana Bob (Traduction Mooré : « S’il y a du travail, nous travaillerons. Mais dans le cas contraire, nous marcherons »), les élèves ont exigé un « échange direct » avec le ministre de l’enseignement secondaire, supérieur et de la recherche scientifique, Filiga Michel Sawadogo.

« Ce matin nous sommes là, parce que depuis le 19 janvier 2015, nous avons adressé une demande d’audience auprès du ministre de l’enseignement secondaire souhaitant le rencontrer », a indiqué Sankara Dramane, le Coordonnateur de la Coalition des sections des lycées techniques et professionnels de Ouagadougou.

Le ministre, étant indisponible faute à son emploi du temps très chargé, les élèves disent avoir transmis leurs doléances à son Conseiller technique. Ce dernier, aux dires du Coordonnateur, a rassuré de les recontacter en vue d’une discussion franche.

Et que depuis le 23 janvier jusqu’à l’heure, « aucun coup de fil. Ainsi, le vendredi, 30 janvier dernier, nous leur avons envoyé notre préavis de manifestation ».

Les points de revendications… Les manifestants dénoncent un manque et réclament la dotation « immédiate » en matière d’œuvres qui sont indisponibles depuis la rentrée scolaire dans les différents établissements.

Outre, les élèves réclament des suites « favorables » dans les différentes filières techniques. « Imaginez-vous, que dans un lycée technique et professionnel, il y ait des filières qui commencent uniquement en BEP et finissent en BEP », a déploré Sankara Dramane.

L’âge limite ne permettant pas de continuer les études (NDLR : 23 ans) et la non-actualisation des bibliothèques ont également été dénoncés par ces élèves très en colère et sollicitant une rencontre immédiate avec le ministre.

La réponse du ministre…

Compte tenu des tensions de plus en plus pressantes, le ministre de l’enseignement secondaire a fini par rencontrer les manifestants.

« L’essentiel, c’est que le message soit compris. Nous notons ce matin qu’il y a beaucoup de points de revendications qui n’ont pas fait objet d’informations préalables », a révélé Filiga Michel Sawadogo.

Avant d’ajouter que concernant la matière d’œuvres qui le préoccupent depuis longtemps, « ce problème estréglé ».

Le ministre a donc rassuré les manifestants que « dans la journée de ce jour, il doit avoir la matière d’œuvres pour que les activités reprennent ». Les autres points, selon lui, trouveront également des réponses favorables dans les plus brefs délais.

 

Source : Burkina24.com

Les représentants du personnel de la télévision privée Canal 3 ont animé une conférence de presse dans la matinée du 2 février 2015 à Ouagadougou. A l'occasion, ils on annoncé une grève des travailleurs de cette télévision les 4 et 5 février prochains pour exiger de meilleures conditions de vie et de travail.


Après le 22 décembre 2014, les travailleurs de la télévision privée Canal 3 vont débrayer à nouveau. Cette fois, ce sera les 4 et 5 février 2015 pour la satisfaction de leurs revendications qui, elles, restent les mêmes. Il s'agit de l'application de la convention collective adoptée en 2009 pour les travailleurs des médias privés, du reclassement de tous les agents avec paiement des augmentations de salaire décidées par le gouvernement ainsi que l'application des mesures sur la baisse de l'impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS), du relèvement des salaires à un taux de 100% pour les agents qui sont bloqués dans leur situation depuis des années et à un taux de 50% pour les agents selon les catégories. La plateforme revendicative comprend également d'autres points comme le suivi médical pour les agents et la prise en charge de leurs frais d'examen et d'ordonnance à hauteur de 80%, l'arrêt des permutations et affectations arbitraires des agents, l'annulation des contrats caducs de 6 mois pour les agents et la domiciliation bancaire des salaires pour permettre aux agents de contracter des prêts bancaires.
Dans la déclaration liminaire, le représentant des agents, Damine Nikièma par ailleurs directeur des études et des projets de Canal 3, est revenu sur la grève du mois de décembre. Il a fait le point des négociations entreprises depuis lors avec le président du conseil d'administration (PCA) du groupe Fadoul propriétaire de la chaîne, George Fadoul. Lesquelles négociations, entreprises en début d'année, n'ont rien donné jusque-là si ce n'est un renvoi de balle entre le PCA et son fils, administrateur de Canal 3, quant aux mesures à prendre. Et ce, bien que le PCA, selon Damien Nikièma, a reconnu que "le directeur général (NDLR : de Canal 3) a commis des erreurs qui s'expliquent par le fait qu'il ne s'y connaît pas en gestion et en administration des hommes". La grève a donc été reconduite pour les 4 et 5 février après le constat d'échec des négociations et cette fois, prévient Arnaud Idani, délégué syndical de Canal 3, ce sera sans service minimum.
Dans la partie réponse aux questions, les animateurs de la conférence de presse, qui avaient à leurs côtés deux membres du bureau national du Syndicat autonome des travailleurs de l'information et de la culture (Siriki Dramé et Harouna Boena), ont dit ne pas savoir si le directeur général adjoint de Canal 3, Rémi Dandjinou, a effectivement démissionné comme il l'a fait savoir en décembre. Et comme l'exigent aussi les travailleurs ainsi que la démission du directeur général. Damien Nikièma et Arnaud Idani justifient leur réponse par le fait qu'ils n'ont jamais été ampliataire d'un préavis de départ ou d'une lettre de démission de l'intéressé en leur qualité de représentants du personnel.

Séni DABO sur aouaga.com