Les Etalons footballeurs ont été reçus par le Président Michel Kafando au palais présidentiel de Kossyam, ce 2 janvier 2015.

Le ministre en charge des Sports, David Kabré, a indiqué, selon la Direction de la communication de la Présidence du Faso, qu’il était de bon ton que l’équipe nationale passe par le palais avant d’aller, d’abord en Afrique du Sud pour sa préparation, et  ensuite en Guinée Equatoriale pour défendre son  titre de vice-champions à la Coupe d’Afrique des Nations.

Le Président Michel Kafando a attiré l’attention des Etalons sur l’importance de leur prestation dans le contexte particulier du Burkina. Le président a en effet rappelé que le pays veut être désormais un exemple de démocratie en Afrique. « C’est pourquoi vos prestations en Guinée Equatoriale seront suivies avec attention par toute l’Afrique», a-t-il déclaré, selon ses propos rapportés par le service de communication de la Présidence.

Le capitaine des Etalons, Charles Kaboré et leur entraîneur, Paul Put, ont alors fait la promesse, non seulement de mériter leur titre de vice-champions d’Afrique, mais également de revenir de cette CAN, « la tête haute ».

Les Etalons ont enfin remis un maillon au Chef de l’Etat, que le ministre Kabré a remercié pour avoir permis à l’équipe de football de disputer cette compétition dans les conditions requises.

Source: Burkina24

mercredi, 31 décembre 2014 20:33

Message du president Michel Kafando

L’année 2014 égrène ses dernières heures, emportant avec elle les cauchemars qui ont troublé nos nuits et nos rêves.

            2014 s’en va, avec sa cohorte de peines, de douleurs et de deuils. Ne restera d’elle que la prise de conscience d’un peuple révolté qui a décidé d’assumer son destin, en se débarrassant d’un pouvoir en qui il avait placé sa confiance mais qui l’a conduit hélas, au précipice ; la prise de conscience d’une jeunesse désorientée, abandonnée à elle-même et qui cherche toujours ses repères.

            Bonjour donc l’année 2015 dont nous espérons qu’elle sera déterminante pour la mise en place de nouvelles institutions issues d’élections libres, transparentes et crédibles, avec des résultats consensuellement acceptés par l’ensemble des Burkinabè et la communauté internationale.

           

            A ce propos, nos différentes rencontres avec la CENI, ces derniers jours, permettent d’envisager des projections qui rendent possible l’organisation du scrutin dès le début du mois d’octobre 2015. Reste à préciser, lors de nos prochaines rencontres, en janvier, le type de couplage pour les élections et l’épineuse question de la participation des Burkinabè de l’étranger. Et bien entendu toutes les autres questions connexes, en particulier la constitution et le code électoral.

            Tout est fait pour que la réunion du Groupe de contact international, prévu le 13 janvier 2015, puisse constater les éléments visibles de la programmation définitive que nous allons bientôt arrêter pour les divers scrutins.

            Tous les partis politiques et les organisations de la société civile, en un mot les forces vives de la Nation, sont conviés à aider le gouvernement dans son engagement et sa détermination à atteindre cette gageure. C’est le sens du message que je me propose de leur adresser, au cours des entretiens que j’aurai, le 6 janvier prochain, avec leurs différents responsables. Et pour que tout cela se fasse dans l’esprit de la Charte qui prône l’inclusivité, et dans celui de la réconciliation nationale, j’ai décidé, par mesure de clémence, de lever lasuspension à l’encontre des partis politiques frappés par cette décision, décision qui leur sera bientôt notifiée par arrêté ministériel.

            Mais je tiens à les avertir que la Transition n’aura pas d’état d’âme, s’il advenait que ces mêmes formations politiques s’adonnent à un activisme débordant, au point de menacer la sécurité de l’Etat.

            Par ailleurs, dans l’ordre des mesures annoncées, l’Etat a décidé de donner des moyens à la famille du Président Thomas Sankara, pour procéder aux travaux de prospection de sa tombe. Nous n’attendons donc plus que la réaction de la famille du défunt.

            S’agissant de l’affaire Norbert Zongo, comme cela a déjà été dit, nous faisons table rase du passé. Le dossier est réouvert avec de nouveaux hommes, en l’occurrence un nouveau Procureur, nommé seulement hier.

            Sur le plan des poursuites judiciaires et des réparations, les audits ont commencé dans les administrations publiques et parapubliques, et l’action conjuguée du Contrôleur Général d’Etat aidera sûrement à accélérer cette avancée. A terme, il s’agira de blanchir ceux qui, suite à l’examen de leur gestion, n’auront rien à se reprocher, de restituer à l’Etat les biens recelés, de poursuivre les coupables, et tout cela par la procédure judiciaire.

            Nous n’avons pas oublié nos engagements en faveur des jeunes. En plus de l’inscription au budget national d’une ligne de crédit, nous comptons mobiliser des ressources additionnelles pour jeter les bases de notre programme pour l’emploi des jeunes. J’ai bien précisé qu’en raison de la durée de vie de la transition, nous tracerons au moins les sillons, à charge pour ceux qui viendront après nous de les parfaire.

            L’action économique et sociale de la Transition se poursuivra dans d’autres domaines. En 2015, j’instruirai le gouvernement de prendre les dispositions légales et règlementaires appropriées, en concertation avec les administrations et les acteurs concernés, pour :

ü  le recrutement massif, d’agents de santé formés pour renforcer les effectifs et répondre aux besoins des structures sanitaires les plus déficitaires, notamment les accoucheuses auxiliaires, les agents itinérants de santé, les infirmiers d’Etat, les sages-femmes, les infirmiers brevetés, etc… ;

ü  l’érection de l’Hôpital Blaise Compaoré en Centre Hospitalier Universitaire ;

ü  l’encadrement des coûts du loyer social dans nos centres urbains ;

ü  une profonde réforme du système et des procédures judiciaires, à l’issue des Etats généraux de la justice, en vue de leur accélération et de leur allègement ;

ü  l’approfondissement du dialogue social dans tous les secteurs et avec les partenaires sociaux, dans la recherche d’avancées décisives et globales en réponses à vos préoccupations majeures ;

ü  le maintien et la consolidation de l’effort budgétaire sur les secteurs sociaux ; notamment la santé, l’emploi des jeunes et des femmes ; l’éducation de base, les enseignements secondaire et supérieur, etc…

Le Conseil National de Transition (CNT) fonctionne maintenant à plein régime, ce qui lui a permis d’examiner à fond et d’adopter le budget de l’Etat 2015 qui s’élève à 1 515 milliards de francs CFA.

Bientôt, il légifèrera sur les différents textes organiques afférents à l’organisation des élections. Bientôt aussi, la commission de réconciliation nationale sera pleinement fonctionnelle, parachevant ainsi la mise en place définitive des institutions de la Transition.

On le voit donc, n’en déplaise à ceux qui ont la critique facile, à ceux qui pensent que l’on peut déboulonner, en un laps de temps, un régime enraciné depuis 27 ans dans les tréfonds de l’histoire, la Transition poursuit avec détermination la mission que le peuple lui a confiée : une mission de redressement, une mission de reconstruction, une mission de consolidation de la démocratie.

Mais qu’il soit bien entendu et que cela soit bien clair, il n’y aura pas de place pour les contestations injustifiées, parce qu’on se dit que c’est dans l’air du temps ; pour ceux qui s’agitent à tort et à travers, croyant intimider le gouvernement. Nous ne sommes pas dupes de leurs manœuvres et surtout nous savons que les mêmes qui sont prompts à la dénonciation, à la délation, voire au sabotage, sont ceux-là qui mangeaient, il n’y a pas longtemps encore, au râtelier du régime déchu.

Nous avons pris l’engagement de conduire le pays vers une démocratie modèle, et, pour donner l’exemple nous-mêmes, nous évitons les méthodes dures et arbitraires de gouvernement. Mais si ce comportement doit être interprété par certain comme un signe de faiblesse, alors, sans état d’âme, nous prendrons nos responsabilités.

            Et maintenant, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter mes meilleurs vœux, les meilleurs vœux de l’équipe de la Transition.

            Bonne année les femmes du Burkina, vous avez démontré à la face du monde ce dont vous êtes capables, par votre participation très remarquée et décisive à l’insurrection des 30 et 31 octobre. L’histoire le retiendra.

            Bonne année la jeunesse du Burkina, pour votre vaillance et votre patriotisme qui ont su dire non à l’injustice et à l’iniquité, redonnant ainsi à notre pays les valeurs qu’il avait perdues ou plutôt que l’on avait sabordées : l’honneur, la dignité, l’intégrité. L’histoire le retiendra.

            Bonne année aux plus petits, la conscience du Burkina en germination, appelée à être la conscience du Burkina en action.

            Bonne année à tous. Dans l’attente de l’aube nouvelle, j’adresse à chacun d’entre vous, qu’il soit ici au Burkina ou de la diaspora, mes vœux de santé, de paix et de prospérité.

            J’exprime ma solidarité et ma compassion à tous ceux qui sont affligés par la maladie ou les dures épreuves de la vie et forme le vœu que l’année nouvelle leur apporte santé et réconfort.

 

            BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2015, et que la Providence divine continue de nous guider et de nous protéger.

L’année 2014 s’achève, augurant ainsi une nouvelle année pleine d’espoirs mais aussi d’interrogations. En effet, si notre peuple s’est insurgé les 30, 31 Octobre, voire même le 02 novembre 2014, c’est qu’il attend impérativement des réponses claires à ses aspirations légitimes. Pour le FPS, après l’insurrection, ce sera la résurrection du Burkina Faso à partir de 2015 ; année transitoire qui doit ouvrir nécessairement une ère nouvelle de vraie démocratie faite de liberté, de progrès, de justice dans la dignité et l’intégrité. C’est dans cette dynamique que nous avons inscrit notre combat politique et notre rêve a été de toujours relever ce défi qui est de faire le bonheur de notre peuple et de notre patrie, le Burkina Faso que nous aimons tant.

 

C’est pourquoi, le FPS, à l’orée  du nouvel an 2015 a le plaisir, au nom du Bureau Politique National, de formuler tous ses vœux les meilleurs au peuple burkinabé, aux militants, aux amis et sympathisants du FPS. Le Front Progressiste Sankariste (FPS) voudrait particulièrement espérer que 2015 soit une année de renforcement de la cohésion sociale, de la paix et d’une véritable réconciliation du peuple avec lui-même et son histoire.

 

En ayant une pensée pour nos martyrs, les blessés et les malades, je souhaite enfin que les fêtes de fin d’année se déroulent dans la bonne ambiance mais aussi dans la retenue que requiert toute la sérénité et les efforts que les burkinabé doivent de faire pour montrer à la face du monde que le Burkina Faso est plus que jamais débout et ira de l’avant puisque plus rien ne sera comme avant et que nous ferons désormais chaque pas avec le peuple..

 Maître Bénéwendé S. SANKARA

 

                                                                                                           

Une délégation de la section UPC du Kadiogo s’est rendue dans l’après-midi du dimanche 28 Décembre à Koubri, pour la mise en place de la structure locale de l’UPC. L’assemblée générale a désigné 22 militants pour diriger le parti dans cette commune rurale située à 25 kilomètres de Ouagadougou.

La délégation était composée de Son Excellence le POE NAABA, membre du bureau de la section du Kadiogo chargé de la structuration et de l’animation des six communes rurales de la  province; et de Monsieur Christophe KABRE, Secrétaire adjoint à l’organisation et à l’administration de l’UPC/Kadiogo.

L’assemblée générale a débuté par des échanges entre la délégation et les participants, sur le mode de désignation des responsables locaux et d’autres questions telles que les cartes de membres et les fiches d’adhésions.

La mise en place de la sous-section s’est déroulée dans une bonne ambiance. C’est Paulin B. BILGO, gérant d’entreprise de construction, qui a été désigné par consensus pour assumer les charges de Secrétaire Général de l’UPC/Koubri. 21 autres militants composent le bureau qu’il préside.

« C’est le vrai changement qui est le fondement de notre combat », a déclaré le nouveau Secrétaire Général, avant de demander l’accompagnement et les conseils de tous les militants.

Au nouveau bureau, le POE NAABA a demandé d’être des exemples au quotidien et de cultiver l’humilité et la tolérance. Christophe KABRE a poursuivi dans la même veine, en demandant aux mandatés d’être courtois et respectueux envers tout le monde.

L’écrasante majorité des membres du bureau sont des jeunes de moins de quarante ans.  Des jeunes qui ne comptent pas moins prendre la mairie et contribuer à conduire l’UPC à Kossyam en 2015.

 Le Secrétariat National à l’Information et à la Communication de l’UPC

Le groupe armé nigérian Boko Haram a investi un camp militaire dans la localité d'Achigachia ce dimanche 28 décembre. Les assaillants islamistes ont même hissé un moment leur drapeau dans le village. Des témoins ont fait part d'intenses combats contre l'armée camerounaise. Des milliers de personnes fuient désormais la région.

Le drapeau de Boko Haram a flotté orgueilleusement pendant près de quatre heures à Achigachia. La localité qui abrite un camp militaire camerounais avait été prise d’assaut dès 4h du matin par près d’un millier de combattants de Boko Haram. Cette attaque massive a contraint les militaires camerounais à un repli, laissant le champ libre aux assaillants qui ont aussitôt investi le camp.

Le siège a duré le temps que l’aviation militaire entre en jeu. Une source au ministère camerounais de la Défense a ainsi confirmé à RFI que l’armée a dû recourir aux chasseurs bombardiers pour pilonner ce camp militaire. Les combattants de Boko Haram, avant leur fuite, ont néanmoins eu le temps de se servir en équipement et armement. Aucun bilan humain n’a encore été communiqué, mais selon des sources militaires sur place, il pourrait être très lourd.

C'était la première fois que l'armée camerounaise utilisait l'aviation contre Boko Haram. Un choix justifié par la stratégie de Boko Haram, explique le colonel Badjek, porte-parole de l'armée camerounaise. « Nous avons bien compris [que l'ennemi] voulait nous occuper sur tous les fronts. A partir de là, je pense que l’aviation est extrêmement importante pour nous permettre de gagner non seulement en mobilité, mais également en flexibilité, indique-t-il. On avait quelques appréhensions à utiliser l’arme aérienne à cause des pertes collatérales. Mais à partir du moment où l’ennemi est identifié sur un plan géographique, je pense qu’on va utiliser l’arme aérienne. C’est effectivement une montée en puissance dans nos moyens. C’est la preuve qu’on peut répondre à n’importe quelle gradation du conflit. »

Ces combats sont venus clôturer un week-end qui a vu des incursions se multiplier dans la région à des points différents tout au long de la frontière. La situation a généré le déplacement de milliers de personnes des zones de combats pour des localités situées plus à l’intérieur du pays.

 

 

Source RFI.fr

111 cas d’accident constatés par les services de la police pour les périodes des 24 et 25 décembre dont un décès. C’est une hausse par rapport à l’année dernière à la même période avec ses 88 cas d’accident, mais qui fut plus meurtrière (2 décès).
C’est le constat fait par le commissaire central de police de la ville de Ouagadougou, Wennélebsida Alexandre Darga. Pourtant ce sont 1540 policiers qui ont été mobilisés. Toute la promotion de 2000 élèves policiers de 2e année à l’école nationale de la police a été aussi « réquisitionnée » pour la circonstance. Au total 3540 policiers sont appelés à veiller sur les citoyens Ouagalais pour les fêtes de fin d’année. Ils seront sur le terrain jusqu’au 1er janvier 2015. Missions : prévention de l’insécurité routière (des policier sur les différents axes afin de limiter les accidents), sensibilisation des lieux de culte (veiller à la sécurité des fidèle pendant les célébrations et bien après) et patrouille de sécurisation menée à but dissuasif (éviter que des délinquants ne s’en prennent aux biens des citoyens).

 

Comme chaque année donc, c’est un dispositif spécifique et opérationnel qui est mis en place. Mais Commissaire central de police de la ville de Ouagadougou appelle à la prudence en cette période où la courbe de l’insécurité routière monte. « Pas d’alcool au volant, si vous vous sentez trempé (…) restez là vous vous êtes ou demandez l’aide de tierce personne pour vous amener à destination sinon une fois que vous vous installez au volant, vous devenez source d’insécurité pour vous-même et pour les autres usagers de la voie publique. Eviter la vitesse excessive », dira-il.
La police est accompagnée dans cette mission par d’autres services. Ce sont notamment la gendarmerie nationale, la police municipale, et les Volontaires adjoints de la sécurité(VADS).

Le ministre des Infrastructures, du Désenclavement et des Transports était face à la presse ce dimanche 28 décembre 2014. Moumouni Dieguimdé, contesté par une partie de ses agents qui réclament son départ, s’est évertué pendant plus deux heures à expliquer aux journalistes qu’il n’a jamais fait la prison, contrairement à ce que certains ont annoncé. « J’ai juste été interpellé ».  

Cette conférence de presse aux allures d’un procès a commencé sur des chapeaux de roues. Première question d’un journaliste.

 Les journalistes se plaignant que le ministre ne répondait pas aux questions tandis que lui demandait de l’écouter, de le croire et surtout d’éviter les aprioris. M. Dieguimdé a d’emblée expliqué aux journalistes qu’il n’est pas un homme propre pur et sain, mais qu’il est un humain qui travaille toujours à être un exemple pour les autres. Il dit n’avoir rien à cacher. Il a souhaité également que les aprioris tombent à partir d’aujourd’hui. A l’en croire, les gens ont tendance à trop tirer sur cette affaire de prison qui, pour lui, peut arriver à n’importe qui.

Qu’en est-il exactement de cette affaire de prison aux USA ? Le ministre a expliqué qu’il a été l’intermédiaire de l’achat d’un avion qui devait, au départ, coûter 17 millions de dollars. Mais grâce à son intervention, il a réussi à faire baisser le coût jusqu’à près de 2,6 millions de dollars, évitant ainsi une surfacturation dans cette affaire. Mais pour lui, aux USA, lorsque vous touchez à des dollars, vous touchez à des inimitiés… Il y a donc eu, d’après lui, des mécontentements dans cette affaire.  Mieux,  dira Moumouni Dieguimdé, quand vous avez le « blacky » en vous et de surcroit africain et que vous vous interjeté dans un appât de gain de cette dimension, ça devient compliqué. C’est donc deux ans après cette affaire que M. Dieguimdé dit avoir été appelé pour gérer une autre affaire de deux hélicos militarisés.

Le ministre dit avoir eu l’intuition qu’il y’avait du faux dans l’affaire et qu’il a persuadé son client de ne pas s’engager dans le dossier. Il dit avoir pour ce fait activé son réseau pour résoudre cette affaire qui a aussi déplu à certains. Un jour donc, on l’a appelé à 4h du matin pour lui dire qu’il fait partie d’un complot visant à exporter des avions hors du territoire américain sans certificat d’exportation. « Cette affaire n’est pas allée en justice. Mais j’avoue que ce fut une humiliation ».

 M. Dieguimdé, dit donc que cette affaire ne l’a pas empêché de vaquer tranquillement à ses occupations pendant encore une dizaine d’années aux USA. Mieux dira-t-il, j’avais en charge de regrouper tous les responsables en charge de l’aviation civile en Afrique  dont des ministres pour prendre part à une formation à Atlanta sur les nouveaux enjeux de la sûreté de l’aviation civile ». C’est la preuve selon le ministre qu’il n’est pas un homme dangereux.  «  L’adversité peut arriver à tout moment dans la vie. La prison aussi peut être sur la voie de tout le monde… », lâche-t-il, avant d’ajouter  que « je n’ai pas honte de ce qui est arrivé ».

En tous les cas, dira M. Dieguimdé, Alain Juppé (homme politique français, Ndlr) a fait la prison mais cela ne l’a pas empêché de revenir ministre et de chercher même à briguer la magistrature suprême de son pays.  Nelson Mandela a été considéré comme terroriste et a fait la prison. Le général De Gaulle a été considéré comme terroriste… a-t-il cité en exemple pour dire qu’il ne voyait pas de rapport en le fait qu’il ait eu des problèmes avec la justice et ses capacités à pouvoir gérer ce ministère. « Tant que je peux être utile à mon pays, je ne vois pas pourquoi je refuserai ».

 

Avec Fasozine

vendredi, 26 décembre 2014 11:56

Longues nuits

Un espace clos. Le monologue d’une femme. 
Création 2015.

Une mère en proie à l’inextinguible peur de la mort de son enfant. Un flot sans fin qui s’écoulera le temps d’une nuit. Avec une grande clarté et sans souci de logique, à travers ses angoisses, c’est la violence de la société contemporaine qu’elle dénonce. 
Ainsi, des thèmes on ne peut plus d’actualité seront abordés, grossesse non désirée, mari aux abonnés absents, maladies sans argent… Une parole vengeresse, impudique à la limite de la démence contre tous ceux qui ont fait de sa vie un enfer. 
Halima Nikiema qui incarne la femme mythique nous embarque avec force et conviction.

 

Texte et mise en scène Faustin Keoua Leturmy
Comédienne Halima Nikiema 
Musicien Jules Mouanga
Scénographe Dao Sada

vendredi, 26 décembre 2014 11:13

Hors Pistes

Expostion "Hors Pistes"

Hors pistes est un projet collaboratif visant à explorer de nouveaux modes de création entre design et artisanat. Il valorise les savoir-faire et leur transmission, promeut la richesse des échanges culturels tout en questionnant le devenir des techniques artisanales traditionnelles.

Après le vif succès de sa première édition à Ouagadougou en automne 2013, Hors Pistes est revenu au Burkina Faso pour une nouvelle résidence de création. Les ateliers se sont tenus cette année du 6 octobre au 6 novembre 2014 à Banfora et ont impliqué six designers français et suisses, un bijoutier touareg et son équipe ainsi qu’une association burkinabè de tisseuses de fibres de rônier. Ces 30 jours d’échanges ont été documentés par une graphiste et une photographe.

L’exposition présentée à l’Institut français rassemble les objets issus de la collaboration entre designers et artisans, ainsi que les photographies retraçant ces instants de création et de rencontre.

 

Co-fondatrices et directrices artistiques Amandine David & Marie Douel
Coordinatrice des expositions et de la communication Cécile Vulliemin
Designer graphique Gwendoline Lémeret
Photographe Émile Barret
Designers invités Antoine Boudin, Béatrice Durandard, Micael Filipe, Lola Mercier, Annie Sibert & Laurence Stoffel
Artisans invités L’Association de femmes tisseuses de fibres de rônier Benkadi Gouafo présidée par Aoua Coulibaly alias Tantie Rebecca avec Nougue Hilou, Sita Kone, Zele Ouattara, Awa Sirima, Tesseme Soma, Fanitta Sontie, Mariam Sontie, Awa Souratie, Maimouna Traore, Natogoma Traore

vendredi, 26 décembre 2014 11:09

CAN 2015: l'AJB refuse l'aide du DG d'EBOMAF

Depuis la commémoration du 54e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso à Dédougou, chef- lieu de la Boucle du Mouhoun, le 11 décembre 2014, des journalistes partis couvrir l’évènement défraient la chronique. Certains d’entre eux étaient aux petits soins du PDG du groupe EBOMAF, spécialisé dans  le bâtiment et les travaux publics (BTP).

Nous faisons abstraction de certaines des largesses du PDG du groupe EBOMAF à l’endroit de  journalistes sur place dans la cité de Bankuy à la faveur de cette célébration et nous nous arrêtons sur sa promesse de prendre en charge le  séjour de 50 journalistes burkinabè, sportifs ou non,  en Guinée Equatoriale pour la phase finale de la CAN 2015.

Plus qu’une promesse, il s’agit  d’une réponse à une doléance d’un  journaliste exprimée à la cérémonie de remise de chèque d’une valeur de 200 millions de F CFA à la Fédération burkinabè de football (FBF) comme cela peut être vérifié sur le site web du groupe EBOMAF (www.ebomaf.com).

L’Association  des Journalistes du Burkina (AJB) rappelle, à toutes fins utiles, qu’il ne sied pas qu’un journaliste quémande une prise en charge ou toute autre chose pouvant l’aliéner dans son travail.

 En effet, la prérogative de solliciter des prises en charge pour la couverture d’événements comme la CAN appartient à l’organe de presse et à la personne dûment mandatée à cet effet comme le responsable du service commercial. L’organe de presse fait, à l’occasion, appelle  à des sponsors ou des mécènes. Ce genre de partenariat est bâti  sur une convention qui spécifie clairement les termes  du contrat, les attentes, les droits et les devoirs des parties contractantes.

En dehors d’un tel cadre à même de permettre de protéger la ligne éditoriale du média et l’indépendance du journaliste, une sollicitation directe du journaliste le met dans une situation délicate vis-à-vis de l’éthique et de la déontologie.

En tout état de cause, l’article 10 de la Charte des journalistes du Burkina le stipule clairement : « Le journaliste s’interdit toute forme de rémunération illicite directe ou indirecte, tout avantage proposé en vue d’orienter le traitement de l’information ».

Même supposé  dénué  d’arrière-pensées, un tel geste ne saurait être conciliable avec l’éthique et la déontologie du métier de journaliste.

Aussi, l’AJB interpelle les journalistes et les responsables de presse à prendre leur responsabilité face à ce déni de l’éthique et de la déontologie.

Pour le bureau de l’AJB

Le président

 

Guézouma SANOGO