Le président nigérian Muhammadu Buhari a interdit samedi à plus de cinquante personnalités nigérianes de quitter le pays.

Une mesure qui entre dans le cadre de la répression de la corruption menée par le gouvernement du Nigeria.

Les transactions financières des personnes qui font l'objet d'enquêtes pour corruption sont également contrôlées par les autorités nigérianes conformément à un décret récemment signé par le président.

Selon la présidence nigériane l'interdiction de voyager imposée à plus de cinquante personnalités haut placées visait à les empêcher d'influer sur des enquêtes et des procès en cours.

Le porte-parole du président Buhari a déclaré dans un communiqué que les affaires en question concernent des avoirs d'une valeur d'au moins 1,3 millions de dollars faisant l'objet d'enquêtes de corruption.

 

Bagarre devant le siège de la Commission électorale indépendante (CEI), tirs de lacrymogènes, cortège de protestation : la tension est montée dimanche à Abidjan où les résultats de l'élection municipale au Plateau  n'ont toujours pas été annoncés officiellement mais font l'objet de contestation.

La CEI a en revanche annoncé dimanche soir une série de résultats dans les grandes villes. A Bouaké, deuxième cité du pays, le maire Nicolas Djibo a été reconduit, sous la bannière du parti au pouvoir, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). A Yamoussoukro, la capitale politique, le maire Kouacou Gnrangbe Kouadio Jean (Parti démocratique de Côte d'Ivoire -PDCI) a été réélu.

A San Pedro, deuxième port ivoirien, le secrétaire d'Etat chargé des PME Félix Anoble a été déclaré vainqueur par la CEI. Ancien du PDCI, il a rejoint le RHDP. A Cocody, une des communes d'Abidjan, c'est le candidat PDCI Jean-Marc Yassé qui l'a empLe Plateau, quartier des affaires d'Abidjan et commune la plus riche du pays, cristallisait une bonne partie des tensions, d'autres incidents ayant eu lieu dans le pays.

Ce scrutin oppose le RHDP Fabrice Sawegnon, spécialiste de la communication qui a orchestré les campagnes de plusieurs chefs d'Etat africains, au discret mais bien implanté Jacques Ehouo, du PDCI. Longtemps allié au RHDP, le PDCI a claqué la porte de la coalition gouvernementale il y a deux mois. Les deux hommes revendiquent la victoire au Plateau.

 

- Gaz lacrymogènes -

Selon des pointages partiels effectués samedi soir par l'AFP ainsi que par des observateurs indépendants, Jacques Ehouo semblait en tête. Mais samedi soir, la CEI du Plateau n'a pas procédé à la compilation des voix en raison de l’absence mystérieuse de ses deux présidents.

Après une nuit de tension entre les partisans des deux camps, les urnes ont été transférées dimanche à la CEI départementale au nord-est d'Abidjan pour tenter de débloquer la situation. Les forces de l'ordre y ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogène.

En début d'après-midi, lors de la compilation, la CEI, sans proclamer de résultats, a semblé donner la victoire à M. Sawegnon, malgré les protestations des représentants de M. Ehouo et sous les regards circonspects d'observateurs de l'Union européenne.

Le litige porte sur le fait que M. Ehouo est en tête dans pratiquement tous les bureaux, où le taux de participation avoisinait les 20%, alors que M. Sawegnon ne remporte qu'un seul lieu de vote, celui de la Chambre de commerce, où le taux de participation avoisine les 90%.

Le numéro deux du PDCI, Maurice Kakou Guikahué, a déploré lors d'une conférence de presse "un braquage éhonté" des résultats des municipales et régionales qui selon lui, se profile à l'horizon. Le PDCI tient pour "seuls responsables la CEI et le gouvernement de tout débordement qu’engendrerait cette situation", a-t-il averti.

Le ministre camerounais de l'Intérieur, Paul Atanga Nji, a déclaré mardi à l'AFP que "marquer un penalty", ce n'est pas "gagner le match", en référence à cette métaphore sportive employée par l'opposant Maurice Kamto pour clamer sa victoire à la présidentielle de dimanche.

"Quand bien même vous marquez un penalty, vous ne gagnez pas forcément le match à la fin", a déclaré M. Atanga Nji dans un entretien accordé à l'AFP à Yaoundé, estimant que la proclamation de sa victoire par Maurice Kamto était un "non-événement".

Lundi, Maurice Kamto, l'un des principaux candidats de l'opposition à l'élection présidentielle camerounaise de dimanche, avait revendiqué la victoire en déclarant: "J'ai reçu mission de tirer le penalty, je l'ai tiré et je l'ai marqué".

Il n'a cependant pas donné de chiffre ni de pourcentage, pas plus qu'il n'a indiqué sur quoi il basait ses affirmations.

Dans la foulée, les autorités ont indiqué que M. Kamto se plaçait "hors-la-loi" par de telles déclarations, le Conseil constitutionnel étant le seul organe habilité à proclamer les résultats au Cameroun, au plus tard 15 jours après le vote.

"J'ai reçu du peuple un mandat clair que j'entends défendre jusqu'au bout", avait encore déclaré M. Kamto.

"C'est une imposture inacceptable. Il dit qu'il va aller jusqu'au bout? Il n'aura même pas le temps de commencer, on ne lui donnera même pas le temps de commencer, et personne ne va le suivre", a rétorqué Paul Atanga Nji.

 

Au Togo, les opérations de recensements pour les législatives du 20 décembre ont démarré.

L'opposition demande à ses électeurs de boycotter l'opération alors qu'elle vient de décider d'envoyer ses représentants siéger a la CENI

La coalition de l'opposition togolaise considère que le fait d'accepter d'envoyer ses représentant siéger au sein de la CENI n'est pas un gage pour renoncer au reste de ses revendication visant à garantir la transparence des prochaines élections législatifs.

A la veille du démarrage des opérations de recensements dans la première zone, les leaders de la Coalition des 14 partis de l'opposition ont en effet appelé les populations à boycotter le recensement.

"Nous avons envoyé les noms pour la constitution d'une CENI paritaire. Nous voulons une CENI inclusive qui élabore son règlement intérieur, élise son bureau et établissent le chronogramme des élections. Les comités liste et carte sont chargés du recensement or nos représentant ne sont pas dans ces comités là. Donc nous ne associons pas à un processus unilatéralement enclenché", indique Jean Pierre Fabre, chef de file de l'opposition.

Le ministre en charge de l'Habitat, Maurice Dieudonné Bonanet a affirmé lundi, qu'un projet d'institution d'une journée mensuelle de salubrité est en vue, dans un contexte où la seule ville de Ouagadougou produit annuellement 500 mille tonnes de déchets solides.

«Nous sommes en train de réfléchir et cela sera pour très bientôt, pour qu’au niveau du gouvernement, nous décidions d’une journée mensuelle de salubrité, comme ce que certains pays ont fait», a déclaré Maurice Dieudonné Bonanet.

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat s’exprimait lundi dans le quartier Samandin (Arrondissement 1) de Ouagadougou, à l’occasion de la 33e journée mondiale de l’Habitat.

«Au niveau de chaque commune, de chaque arrondissement, dans le mois, une journée sera consacrée à la salubrité. Nous espérons avoir l’adhésion de l’ensemble des acteurs et des habitants, de manière à ce qu’à travers cette journée, la culture citoyenne (contre l’insalubrité, ndlr) soit mieux renforcée», a-t-il précisé.

Joignant l’acte à la parole, M. Bonanet, le gouverneur de la région du Centre, Sibiri de Issa Ouédraogo et le maire de l’Arrondissement N°1, Saïba Nikièma, ont donné des coups de pelle dans les caniveaux remplis de détritus, longeant le mur du lycée municipal Bambata.

Selon le ministre, Ouagadougou produit annuellement 500 mille tonnes de déchets solides, composés essentiellement d’ordures produites par les ménages, les institutions et les commerces.

En ce qui concerne les grandes villes, il a désapprouvé les amoncellements de déchets dans les rues, les espaces verts, les réserves ou les parcelles non mises en valeur et les caniveaux obstrués.

«La gestion des déchets solides n’est pas la seule affaire des maires, des conseils municipaux, du gouvernement mais c’est l’affaire de tous», a-t-il recommandé.

Maurice Dieudonné Bonanet a aussi regretté le fait que seules les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso disposent d’un outil de gestion des ordures, le Schéma directeur de gestion des déchets urbains (SDGDU).

Agence d’Information du Burkina

 

Quelque 22.000 candidats seront en lice lors des élections municipales et régionales du 13 octobre dont la campagne commence ce vendredi: mais derrière ce scrutin local c'est la présidentielle de 2020, déjà dans toutes les têtes, qui se dessine.

"Chacun va se compter, savoir qui est avec qui et qui fait quoi, avant les élections présidentielles de 2020", explique à l'AFP le politologue ivoirien Jean Alabro.

Le scrutin doit aboutir à l'élection de 197 maires et 31 présidents de conseils régionaux, mais le paysage politique ivoirien s'est transformé en quelques mois.

La coalition au pouvoir derrière le président Alassane Ouattara, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), a explosé en raison des multiples ambitions présidentielles.

"Le RHDP est mort", estime Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), le parti de l'ancien président Henri Konan Bédié, enterrant une alliance née en 2005.

Le PDCI a refusé de se maintenir dans le RHDP, estimant que le Rassemblement des républicains (RDR), le parti de Ouattara, tentait en fait de l'assimiler pour pouvoir présenter un candidat à lui à la présidentielle. Le PDCI, qui a soutenu Ouattara en 2010 et 2015, entendait que le parti de Ouattara lui rende la pareille en 2020 en soutenant un candidat PDCI.

Le Burkina Faso a inauguré hier mardi, son plus long pont sur le fleuve Sirba (Est), une infrastructure longtemps réclamée par les populations  souvent endeuillées par le courant d’eau.

«Nous sommes très comblés d’inaugurer le plus long pont du Burkina Faso. Je suis convaincu que cet ouvrage solide conçu pour durer près de cent ans, va désenclaver cette région si riche», a affirmé Paul Kaba Thiéba.

Le Premier ministre burkinabè dont les propos ont été rapportés par le quotidien public Sidwaya, s’exprimait mardi à l’ouverture du pont Sirba, long de 309 m et large de 10m.

Construit sur le fleuve Sirba, entre les communes de Pièla et de Bilanga, dans la province de la Gnagna (région de l’Est), l’infrastructure a été exécutée en neuf mois pour un coût de plus de deux milliards de FCFA.

Selon la même source, le ministre en charge des Infrastructures Eric Bougouma a affirmé que le pont Sirba est un emblème fort du développement économique de la région de l’Est (la plus vaste du pays).

Le quotidien rappelle que l’ancienne infrastructure, surnommée «pont de la mort» a tué une soixantaine de personnes.

Agence d’Information du Burkina

 

La Cour de cassation égyptienne a confirmé lundi la condamnation à la peine capitale prononcée à l'encontre de 20 islamistes, reconnus coupables du meurtre de 13 policiers lors de violences qui avaient suivi la destitution de l'ancien président Mohamed Morsi en 2013.

"Le verdict est définitif et ne peut faire l'objet d'un (autre) appel", a affirmé un responsable judiciaire.

Selon la loi égyptienne, les accusés ont le droit de se pourvoir en cassation à deux reprises uniquement. 

La cour de cassation confirme ainsi le verdict prononcé le 2 juillet 2017 par la Cour criminelle du Caire. 

Les accusés ont été condamnés pour le meurtre de 13 policiers lors des violences survenues le 14 août 2013 après la dispersion par les forces de sécurité de deux sit-in massifs au Caire de partisans de M. Morsi. Plus de 700 manifestants avaient été tués.

Une foule en colère avait alors attaqué un commissariat à Kerdessa, dans la banlieue du Caire, réputé être un fief islamiste.

Dans la même affaire, la Cour de cassation a également confirmé lundi les condamnations à perpétuité --équivalent à 25 ans de prison en Egypte-- à l'encontre de 80 accusés, et à 15 ans de prison contre 34 accusés. Vingt-et-une personnes ont été acquittées. 

Depuis la destitution en juillet 2013 de M. Morsi par l'armée, dirigée alors par Abdel Fattah al-Sissi, des centaines de peines capitales ont été prononcées à l'encontre des partisans du président déchu mais la majorité ont été ensuite annulées par la Cour de cassation. 

Le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la Culture(SYNATIC) a appelé vendredi, ses militants à rester mobiliser pour une mise en œuvre effective, du protocole d’accord pour le passage des médias publics à la société d’Etat signé le 29 décembre 2016 entre le gouvernement et les syndicats.

 Le secrétaire général (SG) du SYNATIC, Sidiki Dramé  a indiqué, vendredi à Ouagadougou, au cours  d’un conseil syndical ordinaire  que,  le gouvernement traine  toujours les pas pour le passage  des médias publics (RTB et Sidwaya) à la société d’Etat.

Pour lui, l’heure est à la mobilisation des militants car selon lui, seul le rapport de force peut conduire à la satisfaction de la plateforme revendicative des syndicats, ayant conduit à la signature d’un protocole d’accord  en 2016  pour le passage des médias publics à la société d’Etat.

 C’est sous la Transition en 2015 que les autorités avaient pris un décret qui devrait être promulgué par le Conseil national de Transition(CNT), qui visait  à renforcer la liberté d’expression au Burkina  et de la  résolution des préoccupations journalistes du public.

M. Dramé a précisé que, ce protocole issu de hautes luttes devant améliorer les conditions de travail et de vie des agents peine à être opérationnel à cause d’un mépris du gouvernement.

Face à ce constat, révèle-t-il, l’ensemble des militants sont déterminés à aller jusqu’au bout pour la défense de leurs intérêts moraux et matériels.

 Le SG du syndicat a signalé que sa structure envisage donner un calendrier aux autorités afin que la société d’Etat soit fonctionnelle avant fin 2018.

«Le gouvernement refuse de respecter son engagement  et c’est le rapport de force qui va déterminer la suite à venir», a-t-il soutenu.

Sidiki Dramé a souligné que la plateforme revendicative mobilise les syndicats depuis 2013  et que le SYNATIC va toujours se battre pour l’aboutissement de ses revendications.

De son avis, le parti au pouvoir(MPP) est incapable de satisfaire les préoccupations des travailleurs et exhorte les militants à resserrer les rangs  car selon un adage «quand la pluie vous bat, il ne faut pas  vous battre».

Cette rencontre, cinquième du genre,  constitue la première assise après la disparition du journaliste  Justin Coulibaly le 29 septembre 2017, SG d’honneur du SYNATIC.

 Le premier responsable du  syndicat a affirmé  que cette tribune d’échanges est l’occasion pour le bureau national de s’appesantir sur le bilan des activités menées, les défis, les perceptives  et des communications sur le mouvement syndical ainsi que la conférence sur la réforme du système de rémunérations des agents publics.

La rencontre avait pour thème «Travailleurs des médias et de la culture: renforçons le SYNATIC pour faire face aux velléités de remise en cause des libertés syndicales et des acquis des travailleurs»

Au terme, des travaux, un film intitulé «  Justin Coulibaly, un révolutionnaire venu de la «Côte d’Azur» a  été projeté  en son hommage pour magnifier sa vie syndicale.

Agence d’information du Burkina

Environ 200 personnes ont manifesté à Conakry leur soutien au président de la Cour constitutionnelle guinéenne, Kéléfa Sall, désavoué par les autres magistrats de cette instance et notoirement en froid avec le chef de l'Etat Alpha Condé.

M. Condé, dont le second mandat s'achève en 2020, a souvent contesté la pertinence de la limitation du nombre de mandats en Afrique, alors que lors de sa prestation de serment en décembre 2015, M. Sall l'avait mis en garde contre la tentation de toucher à la Constitution.

Ces dissensions au sein de la Cour constitutionnelle apparaissent au grand jour alors que les élections législatives, prévues en septembre ou octobre, "devraient être reportées" au début de l'année prochaine, selon une source du ministère de l'Intérieur.

Des militants guinéens de "Balai Citoyen Guinee" participent à une manifestation devant la cour constitutionnelle de Conakry, le 19 septembre 2018.

Réunis devant la Cour à l'appel de l'association "Balai citoyen", les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire "Ne touche pas à ma Constitution", "Non à la corruption" ou encore "Non à un 3e mandat pour Alpha Condé".

Les huit autres juges de la Cour ont affirmé avoir démis M. Sall de ses fonctions de président début septembre, expliquant dans un communiqué publié lundi qu'il avait "perdu toute légitimité et toute confiance de la Cour".

Des militants guinéens de "Balai Citoyen Guinee" participent à une manifestation devant la cour constitutionnelle de Conakry, le 19 septembre 2018.

Le Conseil de l'Ordre des avocats a dénoncé mardi une "situation très grave pour le pays", estimant que les conseillers de la Cour constitutionnelle n'étaient pas habilités à destituer M. Sall pour les motifs invoqués.

Le coordinateur du Balai citoyen, Sékou Koundouno, a dénoncé lors de la manifestation une "tentative de manipulation de la Constitution par le pouvoir d'Alpha Condé", soupçonnant le chef de l'Etat d'avoir réclamé sa destitution.

"La Guinée n'est pas un royaume", a renchéri un autre membre de l'association, Alpha Soumah.