Le sixième président de l'Algérie indépendante a renoncé a briguer un cinquième mandat constitutif et reporté sine die la présidentielle, après deux semaines de manifestations inédites. Atteint depuis 2005 d'un cancer de l'estomac, Abdelaziz Bouteflika, extrêmement affaibli par un AVC qui l'a cloué dans un fauteur roulant depuis 2013 faisait face depuis plusieurs semaines à une contestation d'ampleur débuté le 22 février. « Il n'y aura pas de cinquième mandat et il n'en a jamais été question pour moi, mon état de santé et mon âge ne m'assignant comme ultime devoir envers le peuple algérien que la contribution à l'assise des fondations d'une nouvelle République », écrit Bouteflika dans texte publié par l'agence nationale APS.

Le président Bouteflika avait regagné l'Algérie dimanche, à l'issue de deux semaines d'hospitalisation en Suisse pour des « examens médicaux ». Dans ce message à la nation publié ce lundi 11 mars à trois jours de la publication par le Conseil constitutionnel de la liste définitive des candidats admis, il précise que la présidentielle aura lieu « dans le prolongement » d'une conférence nationale « chargée de réformer le système politique et d'élaborer un projet de Constitution d'ici fin 2019. » En s'engageant dans ce texte « à remettre les charges et les prérogatives de président de la République au successeur que le peuple algérien aura librement élu. »

S'il a profondément marqué l'histoire de l'Algérie, son bilan n'en reste pas moins contrasté. 

 

Les quatre générations de dirigeants qui se sont succédées au Burkina Faso depuis 100 ans, se sont toutes livrées à la course aux postes, a déploré samedi l’historien Domba Jean Marc Palm, invitant les Burkinabè à s’inspirer des idées de Ouézzin Coulibaly et de Nazi Boni sur le sujet.

L’historien Domba Jean Marc Palm a affirmé samedi, qu’en un siècle d’existence, le Burkina Faso a connu quatre générations d’hommes politiques qui se sont succédées à la tête de l’Etat.

«Le sentiment qui domine de nos jours et qui pointait déjà le nez sous la colonisation, est une course aux postes», a-t-il déploré.

Domba Jean Marc Palm animait la conférence inaugurale du colloque sur le centenaire de la création par la France, de la colonie de Haute-Volta, devenue Burkina Faso en août 1984.

Selon M. Palm, la course aux postes avait déjà été dénoncée en 1957 par le premier chef du gouvernement voltaïque Daniel Ouézzin Coulibaly.

«Le souci majeur actuellement semble être la poursuite de privilèges, amasser le plus d’argent, bref la course aux délices(…) du pouvoir. Les valeurs comme le patriotisme, l’esprit de sacrifice, le sens de l’intérêt général apparaissent désuets», déclaré l’historien.

Le conférencier s’est interrogé sur la part de responsabilité de leur génération dans les dérives actuelles que connait «une certaine jeunesse gagnée par le désespoir dû à l’incertitude du lendemain».

«Les partis politiques que nous animons sont-ils véritablement des outils de transformations politiques, économiques, sociales et culturelles du pays ou ne sont-ils que de simples machines électorales pour satisfaire la boulimie de pouvoir de certains hommes politiques ?» a-t-il demandé.

Pr Domba Jean Marc Palm se référant au président Ouézzin Coulibaly, a invité les Burkinabè à la mobilisation générale pour drainer toutes les énergies vers la transformation du pays contre l’inclémence de la nature, l’ignorance et la misère.

«Nous sommes au passage d’un moment crucial de notre histoire. A nous de canaliser la sève bouillonnante de notre jeunesse, de la faire servir aux œuvres fécondes avec toutes nos forces spirituelles et matérielles», a-t-il émis.

Pr Domba Jean Marc Palm a également invité les jeunes Burkinabè à méditer la recommandation du Pr Nazi Boni (premier écrivain du Burkina Faso).

«Avant de quitter l’école, commencez par méditer les responsabilités qui vous attendent, demandez-vous si la science que vous recevez, ne vous livre pas à la vie émasculée sans conviction, sans idéal, désarmés face aux aberrantes tentations du matérialisme», a-t-il cité.

Selon le conférencier, Nazi Boni avait également attiré l’attention sur les conséquences des vices dans la décadence d’une Nation.

«Lorsqu’on veut la dégénérescence d’un peuple, il suffit d’insuffler à sa génération montante, le goût des sinécures, des plaisirs faciles et du confort, du discours creux, du mépris inconscient de leur propre raison d’être», avait écrit Nazi Boni.

En rappel le Pr Domba Jean Marc Palm est un enseignant-chercheur en histoire et membre du bureau politique de l’actuel parti au pouvoir.

Il est également le président du Haut conseil du dialogue social (HCDS), une institution créée en 2018 pour prendre en compte la fronde sociale qui subsiste depuis avril 2016.

Agence d’information du Burkina

 

Le vice-ministre du département international du parti communiste chinois (PCC), Yerzhou  Guo, a affirmé jeudi  que la coopération bilatérale entre son pays et le Burkina Faso sera davantage fructueuse avec le rétablissement des liens diplomatiques du 26 mai 2018.

Selon le vice-ministre du département international du PCC, Yerzhou  Guo, le 26 mai 2018,   le Burkina Faso rompait ses relations diplomatiques avec la Chine Taïwan au profit de la grande Chine populaire.

Pour lui, cette nouvelle coopération entre les deux pays sera fructueuse au regard de la volonté deux peuples (chinois et burkinabè) à œuvrer pour le bien-être des populations.

M. Guo qui s’exprimait jeudi à Ouagadougou, à sa sortie d’audience avec le président Kaboré a précisé que des acquis ont été déjà engrangés sur le terrain avec  la reprise des relations diplomatiques.

«Nous avons échangé sur le développement de nos relations entre  nos deux pays  dans le futur avec le président burkinabé», a- t-il  laissé entendre.

Yerzhou  Guo a expliqué que son pays va miser sur les moyens financiers  pour  atteindre les résultats escomptés au Burkina Faso.

De son avis, selon un proverbe chinois, ce sont les arbres  qui poussent lentement qui sont plus solides, toute chose qui signifie que les liens d’amitié entre les deux pays  sont en train de  se consolider pour le bonheur des populations.

Il a  signalé que le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré,  a soutenu que les deux nations doivent compter sur leurs propres forces pour pouvoir se développer davantage.

«Nous n’avons pas peut être  suffisamment de pétrole  et de forêt mais en se basant sur nos forces, nous pouvons avoir meilleur avenir radieux car tous les deux  peuples sont intelligents», a- t-il  poursuivi.

C’est que le 26 mai 2018 que le Burkina  Faso a rétabli ses liens diplomatiques avec la Chine continentale  après trente-cinq ans de divorce.

Agence d’information du Burkina

 

l’opposition politique burkinabè a critiqué mardi, la gestion de la crise sécuritaire au Burkina Faso par le parti au pouvoir.

Au cours de son hebdomadaire point de presse, l’opposition politique burkinabè est revenue sur les propos qu’à tenu le président Roch Marc Christian Kaboré en marge de son séjour à Berlin.

Elle a rappelé que dans une interview accordée le 21 février dernier à la Deutsche Welle, le président Kaboré a avoué avoir reçu des leaders terroristes en 2016, venus réclamer selon le chef de l’Etat, des véhicules commandés auprès de son prédécesseur Blaise Compaoré.

L’opposition a relevé que le 15 janvier 2017, à la cérémonie de commémoration de l’an I de l’attentat de Capuccino et de Splendid Hôtel, le président Kaboré invitait ses concitoyens à collaborer avec les Forces de Défenses et de Sécurités (FDS) pour lutter conséquemment contre ces ennemies.

« Nous pouvons dire que cet appel a été attendu. Des citoyens ont même été assassinés sous prétexte qu’ils auraient fourni des informations permettant de lutter contre le terrorisme.

Aujourd’hui c’est au premier citoyen du Burkina Faso de collaborer pour que l’on mette la main sur des terroristes », a-t-elle déclaré
Par ailleurs, elle a recommandé au président Kaboré de faire publier la liste nominative de ces leaders terroristes avec leurs photos à l’appui (ou à défaut, des portraits robots) afin que n’importe quel Burkinabè ou ami du Burkina qui aurait des informations sur eux puisse les donner aux FDS.
Agence d’Information du Burkina

 

La nation burkinabé  a rendu  hommage samedi,  à l’un de  ses  dignes fils, le  capitaine Thomas Sankara assassiné le 15 octobre 1987 en inaugurant à Ouagadougou, un monument à son nom.  

Selon le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré,  l’inauguration de la statue de Thomas Sankara consiste à rendre hommage au leader de la Révolution burkinabé et de ses douze compagnons tombés avec lui le 15 octobre 1987.

Le chef de l’Etat qui avait à ses côtés, le parrain du mémorial Thomas Sankara, l’ex- président du Ghana, Jerry John Rawlings, a souligné qu’à travers cette cérémonie, le père de la Révolution renait au Conseil de l’Entente (au cœur de Ouagadougou), un lieu symbolique  de la capitale burkinabé.

M. Kaboré s’exprimait samedi à Ouagadougou, à l’occasion d’une cérémonie d’inauguration d’une statue de Thomas Sankara.

«Cela fait trente-deux ans que le capitaine Thomas Sankara et ses compagnons sont tombés sur ces lieux et la recherche de la justice est toujours en cours et nous souhaitons que la lumière soit faite sur cette affaire», a-t-il  laissé  entendre.

Le président du Faso a signalé que la statue qui fait partie d’un vaste projet architectural  permettra de préserver et diffuser l’héritage de Thomas Sankara à travers le monde.

Le monument du héros de la Révolution (Thomas Sankara) est une statue géante de cinq mètres le symbolisant, entièrement réalisé en bronze patiné à partir de la technique de la cire perdue.

Elle est montée sur un socle en béton de trois mètres de haut en forme pyramidale, à quatre faces comportant sur chacune de ses quatre faces, trois des douze bustes en «haut relief» symbolisant les douze camarades fauchés avec le père de Révolution burkinabé en bronze patiné et réalisé à partir également de la cire perdue.

De l’avis du président du comité international pour le mémorial Thomas Sankara, le colonel Bernard Sanou,  «l’inauguration de la statue  rend hommage à un digne fils de la nation dont les actions et le leadership politique n’ont duré que quatre ans, mais resteront à jamais gravé dans les pages de l’histoire du pays, de l’Afrique et du monde».

«Bientôt on ne parlera plus  de Conseil de l’entente mais plutôt du site de mémorial de Thomas Sankara», a-t-il confié.

Le colonel Sanou, a expliqué que la statue a été érigée au profit de «l’étoile  montante de la Révolution» tombé au soir  du jeudi 15 octobre 1987 au Conseil de l’Entente.

Le parrain de la cérémonie, Jerry John Rawlings du Ghana, s’est réjoui de l’acte d’immortalisation du  président Sankara par le gouvernement du Burkina Faso.

Il a précisé aussi que les africains doivent s’inspirer des idéaux de Thomas Sankara  pour développer le continent africain.

Le capitaine Thomas Sankara (président du Faso de 1984 à 1987) et ses douze compagnons ont été tués le 15 octobre 1987, lors du coup d’Etat qui a propulsé l’ex-président Blaise Compaoré au pouvoir.

 

Agence d’information du Burkina

 

Les ministres en charge du Commerce Harouna Kaboré et des Mines Oumarou Idani se sont réjouis lundi, des grandes avancées enregistrées en 2018 dans leurs secteurs, malgré un contexte particulièrement difficile.

«Je peux dire que ça été une belle année, une année où nous avons fait avancer les choses et nous comptons après avoir fait le bilan aujourd’hui, tirer les enseignements et faire davantage pour l’année 2019», a déclaré le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat Harouna Kaboré.

M. Kaboré s’exprimait lundi, à l’occasion de la revue annuelle 2019 du Cadre sectoriel de dialogue placé sous le thème transformations industrielles et artisanales.

Selon Harouna Kaboré, cette évaluation a été faite sur la base des Plans d’Actions Prioritaires (PAP) 2018 des quatres (04) départements concernés et sur la programmation de la Matrice de Réformes Stratégiques et des Investissements Structurants (MRSIS) du Plan national de développement économique et social (PNDES).

«L’engagement des acteurs du secteur a permis d’engranger un certain nombre d’acquis en terme d’amélioration du climat des affaires, d’amélioration de l’accès aux services énergétiques, de dynamisation des secteurs de l’industrie et de l’artisanat, d’amélioration de la contribution des industries culturelles à l’économie», a précisé le ministre Kaboré.

Pour le ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie, Idani Oumarou, ce cadre de concertation est la poursuite d’un processus.

«En 2016, nous étions à 38 tonnes de production d’or. En 2017, nous avons produit 45,5 t. Cette année nous sommes passés à 53 t avec un taux d’accroissement de l’ordre de 18%. Nous avons pu exporter 1540 milliards de F CFA, avec une contribution directe au budget de l’Etat, de l’ordre de 266 milliards de F CFA», a précisé M. Idani.

Agence d’Information du Burkina

 

Le Burkina Faso et l’Union Européenne ont convenu lundi, d’établir une cartographie de vulnérabilité afin de mieux cibler, les interventions sécuritaire et de développement dans la lutte contre le terrorisme.

 «Les terroriste frappent  précisément là où  il y a la vulnérabilité. Fort de constat, on a décidé d’établir ensemble mais c’est surtout la tâche du gouvernement, une sorte de carte de vulnérabilité dans lesquelles on devrait cibler mieux, les interventions sécuritaires et les intervention de développement », a déclaré le Directeur général de la Coopération internationale et du développement de l’Union Européenne Stefano Manservisi.

M.Manservisi s’exprimait à l’issue d’une séance de travail entre l’Union Européenne et une délégation du gouvernement burkinabè dont le premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré, le ministre en charge de la Défense Moumina Cheriff Sy et celui délégué chargé de l’Aménagement du territoire Pauline Zouré.

«Nous voulons aider de manière plus efficace en ayant un plan intégré qui lie l’intervention sécuritaire à court terme, mobilité sur le territoire, et développement », a indiqué le Directeur général.

Pour ce faire, M. Manservisi a promis un appui financier supplémentaire qui sera consolidé dans des plans stratégiques à mettre en œuvre le plus rapidement possible, car selon lui, « face à l’urgence rien ne suffit jamais».

Il a ajouté que l’objectif de la réunion a été d’analyser, partager et définir les lignes d’action pour pouvoir être plus efficace à aider le Burkina Faso  à faire face non seulement  aux attaques terroristes mais d’être équipé pour y faire face.

Il s’est agi également toujours de l’avis du Directeur général de se   réunir pour « intégrer sécurité développement, intervention sur le plan social et sur le plan de l’efficacité des forces de sécurité et de défense ».

Quant à la ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du développement, chargée de l’aménagement du territoire, madame Pauline Zouré, elle a indiqué qu’au cours de la séance, une vue d’ensemble a été convenue entre les deux parties afin d’accroitre l’impact des interventions du gouvernement ou celles des partenaires sur les territoires fragiles.

«Nous avons aussi parlé de la nécessité de la mise en cohérence de toutes les actions sectorielles ou des partenaires pour que nous puissions assurer un maping efficace des questions de vulnérabilités sur notre territoire », a confié Madame Zouré.

En rappel, le Burkina Faso subit depuis avril 2015 des attaques terroristes croissantes que l’armée s’attelle à enrayer à travers des vastes opérations, notamment à l’Est et au Nord.

Agence d’information du Burkina

 

Les Sénégalais se rendent aux urnes le 24 février pour élire leur prochain président entre les cinq candidats en lice. Le débat électoral a donné l'idée à la population de celui qui a un programme pour résoudre ses problèmes. Une chose est sûre, c'est la continuité ou la rupture avec Macky Sall.

D'après Ibrahima Kane, analyste politique, le Sénégal connaît presque une transition vers une nouvelle génération de politiciens, un élément de taille, dit-il.

Perceptions de la réalité sénégalaise

Les cinq candidats qui se sont lancés dans la course à la présidentielle n'ont pas la même perception de la réalité sénégalaise, affirme M. Kane. "L'enjeu de ce scrutin, c'est la continuité avec le programme que Macky Sall a dévéloppé depuis sa prise de pouvoir il y a sept ans ou une rupture qui pourrait annoncer une autre façon d'engager le dévéloppement du Sénégal".

Selon les partis en compétition (pouvoir et opposition) ou l'âge des candidats, émergent deux visions opposées, libérale et nationalisme économique, précise Ibrahima Kane. "Les libéraux défendant une économie libérale centrée sur les infrastructures et les investissements d'une part. De l'autre, un novice en politique qui propose moins d’impôts, préconise la sortie du Sénégal du CFA et veut donner la place aux Sénégalais".

Qui croire?

La campagne est une "période de promesses électorales parfois intéressantes, parfois farfelues et parfois irréalistes", dit Ibrahima Kane. "Quelqu'un défend un bilan qu'il a mis en oeuvre et veut poursuivre (le plan Sénégal émergent) marqué par le développement des infrastructures". Les autres attirent l'attention des électeurs sur "la réforme institutionnelle, l'agriculture qui doit être le levier du développement, la construction des zones franches …".

 

Le chef d’Etat nigérian Muhammadu Buhari a appelé lundi l’armée a être « sans pitié » envers ceux qui voudraient truquer les élections générales (présidentielle, législative et sénatoriales) de samedi, prévenant qu’ils le feraient « au péril de leur vie ». L’opposition a dénoncé un appel à « tirer sur des innocents ».

La commission électorale indépendante (INEC) a reporté les élections générales (présidentielles, législatives et sénatoriales) du 16 au 23 février, quelques heures avant l'ouverture des bureaux de vote samedi, arguant de graves problèmes logistiques. Et lundi, le président Buhari a prévenu que ceux qui frauderaient le feraient "au péril de leur vie".

"Nous n'allons pas être tenus pour responsables (...) à la place de ceux qui décident de voler des urnes, ou d'utiliser des criminels pour perturber le scrutin" a déclaré le chef de l'Etat, en lice pour un second mandat, lors d'une réunion de son parti retransmise à la télévision nationale.

Le principal parti de l'opposition, le Parti populaire démocratique (PDP) a aussitôt dénoncé des "menaces". "C'est un appel ouvert pour que les gens se fassent eux-mêmes justice", a critiqué Kola Ologbondiyan, porte-parole du PDP, dans un communiqué.

 

 

 

Le Premier ministre (PM) Christophe Marie Joseph Dabiré a appelé, lundi, à une «union sacrée» des Burkinabé pour lutter contre la recrudescence des attaques terroristes dans le pays.

«Face à cette barbarie, d’une autre époque, il faut l’union sacrée de tous les Burkinabè, car l’affirmait feu le président Thomas Sankara, notre peuple uni et mobilisé constitue une force inébranlable, une puissance capable de prendre en main son propre destin», a affirmé le  PM Christophe Dabiré.

Le Premier ministre a souligné que pour relever les défis sécuritaires, le gouvernement doit apporter des «réponses vigoureuses» et diligentes à toutes les attaques dont le Burkina Faso est l’objet, afin de restaurer la paix, la sérénité et la quiétude dans la cité.

Il s’exprimait lundi à Ouagadougou, à l’occasion de sa Déclaration de politique générale(DGP).

Pour lui, le pays doit d’abord compter sur ses propres forces pour ne pas prendre le risque de s’abandonner dans «l’indolence du sommeil sur la natte d’autrui et faire lâchement l’opposition de périr sans gloire» en paraphrasant le Pr Joseph Ki-Zerbo «nan lara, an sara» qui signifie «si nous dormons, nous sommes morts», en langue nationale dioula.

Le chef du gouvernement, devant la représentation nationale a précisé que le combat contre le terrorisme est de longue haleine et a ainsi sollicité l’appui de la communauté internationale pour venir à bout de ce phénomène mondial.

«Tout en apportant des réponses appropriés, en temps et en heure aux actions destructrices de ces criminels, nous devons travailler à construire et à consolider durablement les bases de notre victoire certaine», a- t- il soutenu.

D’après Christophe Marie Joseph Dabiré, le gouvernement apportera toutes les ressources nécessaires à l’amélioration des actions des Forces de défense et de sécurité(FDS) sur le terrain.

Il a, par ailleurs, précisé que la dégradation progressive de la situation sécuritaire dans notre pays a des conséquences néfastes énormes sur notre vivre ensemble qui sape certaines valeurs fondamentales qui sont, entre autres, la tolérance, l’hospitalité et la cohésion pacifique au sein des communautés.

Le PM Dabiré a été  nommé par décret présidentiel à la tête du gouvernent le 21 janvier dernier, suite à la démission de son prédécesseur, Paul Kaba Thiéba, une dizaine de jours plus tôt.

Agence d’information du Burkina