Le Burkina Faso a inauguré hier mardi, son plus long pont sur le fleuve Sirba (Est), une infrastructure longtemps réclamée par les populations  souvent endeuillées par le courant d’eau.

«Nous sommes très comblés d’inaugurer le plus long pont du Burkina Faso. Je suis convaincu que cet ouvrage solide conçu pour durer près de cent ans, va désenclaver cette région si riche», a affirmé Paul Kaba Thiéba.

Le Premier ministre burkinabè dont les propos ont été rapportés par le quotidien public Sidwaya, s’exprimait mardi à l’ouverture du pont Sirba, long de 309 m et large de 10m.

Construit sur le fleuve Sirba, entre les communes de Pièla et de Bilanga, dans la province de la Gnagna (région de l’Est), l’infrastructure a été exécutée en neuf mois pour un coût de plus de deux milliards de FCFA.

Selon la même source, le ministre en charge des Infrastructures Eric Bougouma a affirmé que le pont Sirba est un emblème fort du développement économique de la région de l’Est (la plus vaste du pays).

Le quotidien rappelle que l’ancienne infrastructure, surnommée «pont de la mort» a tué une soixantaine de personnes.

Agence d’Information du Burkina

 

La Cour de cassation égyptienne a confirmé lundi la condamnation à la peine capitale prononcée à l'encontre de 20 islamistes, reconnus coupables du meurtre de 13 policiers lors de violences qui avaient suivi la destitution de l'ancien président Mohamed Morsi en 2013.

"Le verdict est définitif et ne peut faire l'objet d'un (autre) appel", a affirmé un responsable judiciaire.

Selon la loi égyptienne, les accusés ont le droit de se pourvoir en cassation à deux reprises uniquement. 

La cour de cassation confirme ainsi le verdict prononcé le 2 juillet 2017 par la Cour criminelle du Caire. 

Les accusés ont été condamnés pour le meurtre de 13 policiers lors des violences survenues le 14 août 2013 après la dispersion par les forces de sécurité de deux sit-in massifs au Caire de partisans de M. Morsi. Plus de 700 manifestants avaient été tués.

Une foule en colère avait alors attaqué un commissariat à Kerdessa, dans la banlieue du Caire, réputé être un fief islamiste.

Dans la même affaire, la Cour de cassation a également confirmé lundi les condamnations à perpétuité --équivalent à 25 ans de prison en Egypte-- à l'encontre de 80 accusés, et à 15 ans de prison contre 34 accusés. Vingt-et-une personnes ont été acquittées. 

Depuis la destitution en juillet 2013 de M. Morsi par l'armée, dirigée alors par Abdel Fattah al-Sissi, des centaines de peines capitales ont été prononcées à l'encontre des partisans du président déchu mais la majorité ont été ensuite annulées par la Cour de cassation. 

Le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la Culture(SYNATIC) a appelé vendredi, ses militants à rester mobiliser pour une mise en œuvre effective, du protocole d’accord pour le passage des médias publics à la société d’Etat signé le 29 décembre 2016 entre le gouvernement et les syndicats.

 Le secrétaire général (SG) du SYNATIC, Sidiki Dramé  a indiqué, vendredi à Ouagadougou, au cours  d’un conseil syndical ordinaire  que,  le gouvernement traine  toujours les pas pour le passage  des médias publics (RTB et Sidwaya) à la société d’Etat.

Pour lui, l’heure est à la mobilisation des militants car selon lui, seul le rapport de force peut conduire à la satisfaction de la plateforme revendicative des syndicats, ayant conduit à la signature d’un protocole d’accord  en 2016  pour le passage des médias publics à la société d’Etat.

 C’est sous la Transition en 2015 que les autorités avaient pris un décret qui devrait être promulgué par le Conseil national de Transition(CNT), qui visait  à renforcer la liberté d’expression au Burkina  et de la  résolution des préoccupations journalistes du public.

M. Dramé a précisé que, ce protocole issu de hautes luttes devant améliorer les conditions de travail et de vie des agents peine à être opérationnel à cause d’un mépris du gouvernement.

Face à ce constat, révèle-t-il, l’ensemble des militants sont déterminés à aller jusqu’au bout pour la défense de leurs intérêts moraux et matériels.

 Le SG du syndicat a signalé que sa structure envisage donner un calendrier aux autorités afin que la société d’Etat soit fonctionnelle avant fin 2018.

«Le gouvernement refuse de respecter son engagement  et c’est le rapport de force qui va déterminer la suite à venir», a-t-il soutenu.

Sidiki Dramé a souligné que la plateforme revendicative mobilise les syndicats depuis 2013  et que le SYNATIC va toujours se battre pour l’aboutissement de ses revendications.

De son avis, le parti au pouvoir(MPP) est incapable de satisfaire les préoccupations des travailleurs et exhorte les militants à resserrer les rangs  car selon un adage «quand la pluie vous bat, il ne faut pas  vous battre».

Cette rencontre, cinquième du genre,  constitue la première assise après la disparition du journaliste  Justin Coulibaly le 29 septembre 2017, SG d’honneur du SYNATIC.

 Le premier responsable du  syndicat a affirmé  que cette tribune d’échanges est l’occasion pour le bureau national de s’appesantir sur le bilan des activités menées, les défis, les perceptives  et des communications sur le mouvement syndical ainsi que la conférence sur la réforme du système de rémunérations des agents publics.

La rencontre avait pour thème «Travailleurs des médias et de la culture: renforçons le SYNATIC pour faire face aux velléités de remise en cause des libertés syndicales et des acquis des travailleurs»

Au terme, des travaux, un film intitulé «  Justin Coulibaly, un révolutionnaire venu de la «Côte d’Azur» a  été projeté  en son hommage pour magnifier sa vie syndicale.

Agence d’information du Burkina

Environ 200 personnes ont manifesté à Conakry leur soutien au président de la Cour constitutionnelle guinéenne, Kéléfa Sall, désavoué par les autres magistrats de cette instance et notoirement en froid avec le chef de l'Etat Alpha Condé.

M. Condé, dont le second mandat s'achève en 2020, a souvent contesté la pertinence de la limitation du nombre de mandats en Afrique, alors que lors de sa prestation de serment en décembre 2015, M. Sall l'avait mis en garde contre la tentation de toucher à la Constitution.

Ces dissensions au sein de la Cour constitutionnelle apparaissent au grand jour alors que les élections législatives, prévues en septembre ou octobre, "devraient être reportées" au début de l'année prochaine, selon une source du ministère de l'Intérieur.

Des militants guinéens de "Balai Citoyen Guinee" participent à une manifestation devant la cour constitutionnelle de Conakry, le 19 septembre 2018.

Réunis devant la Cour à l'appel de l'association "Balai citoyen", les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire "Ne touche pas à ma Constitution", "Non à la corruption" ou encore "Non à un 3e mandat pour Alpha Condé".

Les huit autres juges de la Cour ont affirmé avoir démis M. Sall de ses fonctions de président début septembre, expliquant dans un communiqué publié lundi qu'il avait "perdu toute légitimité et toute confiance de la Cour".

Des militants guinéens de "Balai Citoyen Guinee" participent à une manifestation devant la cour constitutionnelle de Conakry, le 19 septembre 2018.

Le Conseil de l'Ordre des avocats a dénoncé mardi une "situation très grave pour le pays", estimant que les conseillers de la Cour constitutionnelle n'étaient pas habilités à destituer M. Sall pour les motifs invoqués.

Le coordinateur du Balai citoyen, Sékou Koundouno, a dénoncé lors de la manifestation une "tentative de manipulation de la Constitution par le pouvoir d'Alpha Condé", soupçonnant le chef de l'Etat d'avoir réclamé sa destitution.

"La Guinée n'est pas un royaume", a renchéri un autre membre de l'association, Alpha Soumah.

Le Congrès  pour la démocratie et le progrès (ex parti au pouvoir) a rejeté mercredi avec force, les accusations ‘’voilées’’ de déstabilisation du Burkina Faso par des attaques terroristes, soulevées selon lui, par le pouvoir en place.

''Ceux qui nous gouvernent aujourd’hui sont eux-mêmes la preuve de leur incapacité à diriger ce pays, au point qu’ils voient partout, à la moindre manifestation et à la même occasion, le spectre de la déstabilisation, allant jusqu’à faire des accusations tous azimuts, gratuites et non fondées sur notre parti, le CDP, et ses militants, comme étant une main secrète et discrète derrière les attaques terroristes'', affirmé Achille Tapsoba.

M. Tapsoba dont le parti a été évincé du pouvoir à la suite de l’insurrection d’octobre 2014, s’exprimait mercredi lors d’un point de presse.

En rappel, le Premier ministre burkinabè Paul Kaba Thiéba  a indiqué le 17 septembre devant le Parlement, qu’au vu la multiplication des attaques terroristes, il faut avoir ''la lucidité  de reconnaitre que le Burkina Faso est victime d’une tentative de déstabilisation''.

Avant lui, le 8 septembre, le président du Faso Roch Kaboré a assuré  que ''des dispositions urgentes'' seront prises, pour contrer les nombreuses attaques terroristes qui d’après lui, dénotent  ''d’une vaste déstabilisation du Burkina Faso''.

''Nous avons encore l’obligation, une fois de plus, de réaffirmer que le CDP n’est lié  ni de près ni de loin, ni d’aucune manière avec aucun groupe terroriste. Que ceux qui expriment cette accusation aient l’honnêteté et le courage de traiter cela de façon professionnelle. Mais les médisances à des fins politiciennes, les calculs politiciens liés aux techniques de délations  pré-électorales ne passeront pas'', a  ajouté Achille Tapsoba.

Selon le premier vice-président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), malgré les multiples relances, le gouvernement ''n’a jamais associé'', son parti dans la lutte contre le terrorisme.

Il a assuré que la marche de l’opposition le 29 septembre vise à mettre la pression sur le gouvernement, afin qu’il prenne des mesures idoines.

Achille Tapsoba a aussi invité les Burkinabè à l’unité nationale et à soutenir les Forces armées nationales dans leurs missions de défense et de sécurisation du pays.

Notons que selon le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, les attaques terroristes ont coûté la vie à 118 personnes entre 2015 et le 15 septembre 2018.

Agence d’Information du Burkina

 

Le processus électoral en République démocratique du Congo aborde sa dernière ligne droite avec la publication mercredi de la liste définitive des candidats qui doit officialiser l'exclusion de deux poids lourds de l'opposition, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba.

Deux autres opposants, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, et le "dauphin" du président Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, sont les principales figures de la liste d'une vingtaine de noms que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) doit publier dans la journée, à 94 jours du scrutin.

Cette liste ouvre la voie à la campagne électorale (à partir du 22 novembre) puis aux élections présidentielle, législatives et provinciales prévues le 23 décembre pour désigner le successeur du président Kabila, qui ne pouvait pas constitutionnellement se représenter.

Enjeu: une première transition pacifique dans le plus grand pays d'Afrique sub-saharienne, où les défis politiques et logistiques pour des élections "crédibles, transparentes, apaisées" sont encore immenses.

Le calendrier électoral se déroule toujours au jour près, malgré les tensions suscitées par la mise à l'écart de MM. Katumbi et Bemba.

 

prison

 

Allié du président Kabila passé à l'opposition fin 2015 et qui vit en exil à l'étranger depuis 2016, M. Katumbi affirme avoir été empêché de rentrer en RDC où il est poursuivi par la justice début août quand il s'est présenté au poste-frontière avec la Zambie.

Ex-chef rebelle et vice-président, la candidature de M. Bemba a été invalidée en raison de sa condamnation pour subornation de témoins par la Cour pénale internationale (CPI) qui l'avait acquitté de sa peine pour crimes de guerre et contre l'humanité.

"Kabila a eu peur de moi", a lancé M. Bemba.

Privée de deux de ses leaders, l'opposition cherche un candidat commun pour défier le "dauphin" du président Kabila, mais n'exclue pas le boycott des élections sur fond du refus de "machines à voter" controversées.

Jean-Pierre Bemba a résumé la situation en affirmant que "si l'opposition s'unit derrière un candidat, alors oui, je pourrai faire abstraction de ma personne. Je soutiendrai quelqu'un et je le ferai gagner".

Un boycott des élections "ne serait pas ma décision personnelle, mais celle de l'opposition. Nous n'en sommes pas là", a ajouté le chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC), l'un des principaux partis d'opposition.

"Des actes qui rassurent"

L'opposition en dira plus sur sa stratégie d'ici une réunion publique qu'elle annonce pour le 29 septembre à Kinshasa, après de récents conciliabules à Bruxelles, et une rencontre à Johannesburg avec le parti au pouvoir en Afrique du Sud, l'ANC.

Ce rassemblement sera un test sur le climat politique en RDC où la plupart des manifestations sont interdites sous prétexte que la campagne n'a pas encore commencé.

Les élections ont déjà été reportées deux fois, fin 2016 et fin 2017.

"Après avoir été roulé en décembre 2016 et 2017, le peuple craint de revivre les mêmes travers et les mêmes mésaventures qui éloignent l'alternance au sommet de l’État", écrivait mercredi le quotidien Le Potentiel, à l'unisson de ceux qui craignent un nouveau report.

"Chaque jour qui passe, la commission électorale pose des actes qui rassurent sur la tenue effective des scrutins tant attendus par l’ensemble du peuple congolais", a assuré au contraire mardi la Céni en annonçant l'arrivée d'"un premier lot de 17.944 isoloirs" et "la fin de la production en Corée du Sud des 105.257 machines à voter".

Acheminées vers la RDC via Matadi ou Dar es Salaam, les machines "seront déployées sans attendre la configuration définitive des bulletins de vote", selon la Céni.

Pour cette tâche titanesque, la commission électorale refuse toute aide extérieure, même celle de la Mission des Nations unies (Monusco) présente depuis 20 ans en RDC, au nom de la souveraineté nationale.

L'opposition et la société civile demandent l'abandon de ces machines qu'elles surnomment "machines à tricher, à voler ou à frauder".

Des experts britanniques ont énuméré "quinze risques à atténuer" dans son utilisation.

L'opposition critique également les millions d'électeurs sans empreintes digitales sur le fichiers électoral qui comprend 40 millions de noms et qui a déjà été nettoyé de ses doublons.

A l'instar de l'ANC mardi, les "partenaires" de la RDC redoutent "le chaos, l'instabilité et la violence" en cas d'échec du processus électoral dans cet immense pays au cœur du continent.

L'ancien chef de guerre Jean-Pierre Bemba entendra lundi sa peine infligée par la Cour pénale internationale (CPI) pour une condamnation de subornation de témoins pour laquelle il est exclu de la course à la présidence du RDCongo.

Bemba a été acquitté à la surprise générale en appel en juin devant la CPI de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, mais les ennuis judiciaires continuent d'entraver ses projets politiques.

Dans son procès général, l'ancien riche homme d'affaires de 55 ans avait été condamné à 18 ans de prison en juin 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

En liberté provisoire après avoir passé plus d'une décennie au centre de détention de la CPI à La Haye, où est basée la Cour, l'ancien vice-président congolais traîne avec lui une condamnation connexe qui lui a valu d'être définitivement exclu par la Cour constitutionnelle de la présidentielle du 23 décembre au RDCongo.

Dans une affaire inédite pour la juridiction, M. Bemba a été condamné par la CPI en 2017 à un an de prison et 300.000 euros d'amende pour subornation de témoins dans le cadre de son procès.

Celui qui est surnommé le "Mobutu miniature" avait été reconnu coupable d'avoir corrompu 14 témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages.

L'ex-chef de guerre, ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que le député du parti MLC, Fidèle Babala, et le témoin de la défense, Narcisse Arido, avaient versé de l'argent et donné des cadeaux à des témoins ou leur avaient promis une installation en Europe en échange d'un faux témoignage devant la CPI.

 

Des milliers de Maliens ont manifesté samedi à Bamako à l'appel de l'opposition pour dénoncer la fraude qui a, selon elle, permis la réélection du président Ibrahim Boubacar Keïta et menace d'entacher le prochain scrutin législatif.

M. Keïta a présidé vendredi soir le premier Conseil des ministres de son second mandat, entamé le 4 septembre, donnant notamment instruction au gouvernement, d'après un communiqué officiel, de "poursuivre avec célérité" l'application de l'accord de paix conclu en 2015 avec l'ex-rébellion à dominante touareg, qui accumule les retards.

Depuis la proclamation le 20 août par la Cour constitutionnelle de sa victoire au second tour le 12 août face au chef de l'opposition Soumaïla Cissé, l'opposition manifeste pratiquement chaque semaine contre la "fraude" électorale.

"Au moins 25.000 personnes ont répondu à l'appel de notre Coalition de l'espoir pour réclamer le respect du vote des Maliens et la souveraineté nationale du peuple", a déclaré lors du rassemblement samedi Tiébilé Dramé, directeur de campagne de M. Cissé.

"Soumaïla Cissé président, IBK dégage!", "A bas le président de fait", pouvait-on lire sur des banderoles brandies par les marcheurs, dont une source policière a estimé le nombre à 12.000.

"La lutte continue, pour la liberté d'expression, contre la fraude, le bourrage des urnes et la falsification des résultats", a déclaré le chef de l'opposition.

 

nouvelle manifestation au Mali

 

"Nous ne pouvons pas continuer à vouloir construire une démocratie sur du mensonge, sur de la fraude, sur des malversations de l'administration", a-t-il ajouté, mettant en garde contre le risque d'une "assemblée monocolore", à l'issue des législatives prévues les 25 novembre et 16 décembre.

"Nous marchons pour sauver la démocratie en disant non à la fraude électorale", a affirmé l'animateur radio vedette "Ras Bath".

"Nous allons nous battre pour l'aboutissement des plaintes introduites contre les membres de la Cour Constitutionnelle", a-t-il indiqué.

"Ce que nous avons vu pendant cette présidentielle tend à prouver que le Mali ne peut organiser d'élections crédibles et transparentes", a dit Mamadou Cissé, un manifestant résidant en France, jugeant inconcevable de tenir un nouveau scrutin dans les mêmes conditions. "On prend les mêmes, on recommence, donc c'est la fraude massive assurée", a-t-il estimé.

 

Le Premier ministre burkinabè Paul Kaba Thiéba a sollicité jeudi et vendredi, le soutien des religieux et des coutumiers pour lutter contre l’insécurité qui s’est singulièrement dégradée ces dernières semaines dans la partie Est du pays.

<span "="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit;font-stretch: inherit">Vendredi matin le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, accompagnée d’une délégation gouvernementale, s’est rendue à la Fédération des églises et missions évangéliques(FEME) à l’Archevêché de Ouagadougou et chez Sa Majesté le Naaba Baongho.

<span "="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit;font-stretch: inherit">Selon lui, sa tournée consiste à demander l’accompagnement des croyants et des garants de la tradition pour la lutte contre l’insécurité grandissante dans le pays.

<span "="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit;font-stretch: inherit">«Ce que je retiens de ma visite, c’est que les Eglises catholique et protestante sont conscientes de cette difficulté et s’engagent à nous soutenir dans la lutte contre le terrorisme au Burkina», a-t-il laissé entendre au terme de sa tournée.

<span "="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit;font-stretch: inherit">M.Thièba a rappelé que sur la situation sécuritaire de la nation s’est «singulièrement» dégradée ces dernières semaines surtout dans sa partie Est.

<span "="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit;font-stretch: inherit">Paul Kaba Thiéba a précisé que lorsque la patrie est attaquée ou est en danger, c’est le rôle des religieux et des coutumiers d’en appeler à l’unité et à la solidarité nationale pour surmonter les difficultés du moment.

<span "="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit;font-stretch: inherit">«Je tiendrai compte de tous les conseils pour gérer la situation sécuritaire dans notre pays et nous espérons tous que cela sera rapidement résolue dans l’intérêt des Burkinabè», a -t-il soutenu.

<span "="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit;font-stretch: inherit">Pour le pasteur Henri Yé de la FEME, l’Eglise protestante entend apporter sa contribution en prière pour lutter contre le terrorisme au Burkina.

<span "="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit;font-stretch: inherit">«Nous croyons que Dieu peut nous aider dans cette situation et nous comptons beaucoup sur l’Eternel», a-t-il déclaré.

<span "="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit;font-stretch: inherit">Pour Sa Majesté Naaba Baongho, la situation sécuritaire du pays nous interpelle tous et appelle à l’union pour défendre le territoire que nous ont légué nos grands-parents.

<span "="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit;font-stretch: inherit">Il a affirmé vouloir se concerter dans les prochains jours, avec l’ensemble des autres chefs coutumiers sur cette problématique qui freine le développement du pays.

<span "="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit;font-stretch: inherit">Le Premier ministre a débuté ses concertations hier jeudi, avec la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB).

<span "="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit;font-stretch: inherit">La FAIB a aussi réaffirmé son engagement aux côtés du gouvernement afin d’apporter sa contribution à l’unité nationale et contre l’insécurité sous toutes ses formes au Burkina Faso.

<span "="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit;font-stretch: inherit">En rappel, une vingtaine de soldats ont été tués ces dernières semaines dans plusieurs localités du Burkina Faso, en majorité à l’Est, par des assaillants qui usent souvent de mines.

Agence d’Information du Burkina

 

Le ministre en charge de l’Education nationale, le Pr Stanislas Ouaro a déclaré mercredi soir à la Télévision nationale qu’«aucun établissement non conventionnel ne va recevoir des élèves affectés de l’Etat» pour la rentrée scolaire 2018/2019.

Le ministre Stanislas Ouaro s’exprimait mercredi soir au cours de l’émission interactive de la Télévision nationale du Burkina présenté par le journaliste Simon Gongo et permettant des échanges directs entre les citoyens et le gouvernement.

Cette mesure vise d’une part, selon le Pr Stanislas Ouaro, à «respecter la commission qui délivre les conventions» et d’autre part, parce que «la convention à un rôle fondamental».

«Pour déposer la demande de convention, vous devez remplir un certain nombre de critères notamment celui d’ancienneté et celui d’avoir présenté des élèves au BEPC pendant un certain nombre d’années», a-t-il affirmé.

Le ministère de l’éducation nationale vient de publier il y a quelques jours, la liste de 649 établissements privés qui ne remplissent pas les conditions de création pour certains et les conditions d’ouvertures pour d’autres.

Sur les 649 établissements identifiés,  il y a 423 qui remplissent les conditions en termes de ressources humaines et d’infrastructures.

A ces établissements, le ministre Stanislas Ouaro précise qu’il a été donné 6 mois pour se mettre en règle.

«Si après ces 6 mois, ils n'ont pas les différentes autorisations, on ne va pas fermer parce que (d’une part), ils auront déjà commencé l’année scolaire et (d’autre part), parce que la commission qui doit se réunir pour délivrer les autorisations d’ouvertures doit siéger avant que la mission ne se redéploye sur le terrain l’année prochaine pour identifier des établissements dits pirates», a affirmé le Pr Stanislas Ouaro.

Quant aux 226 établissements restants, ils ne remplissent aucune condition selon le ministre Stanislas Ouaro.

Parmi ces derniers, «il y a des établissements du primaire où des enseignants n’ont que le CEP, au post-primaire et secondaire, il y a des enseignants qui n’ont que le BEPC», a déploré le Pr Stanislas Ouaro.

C’est pourquoi, il a été demandé aux fondateurs de ces établissements, «de ne pas recruter cette année».

Malheureusement, constate le ministre Stanislas Ouaro, il y a l’un de ces établissements, qui « a reçu des élèves affectés par l’Etat » l’année dernière.

Situation que dit assumer le premier responsable du département de l’éducation nationale avec l’engagement ferme que cela ne se répètera plus.

Pour ce cas précis, le ministre Stanislas Ouaro dit avoir demandé au directeur régional de l’éducation de la localité de faire le point des élèves affectés dans ledit établissement avec le fondateur afin que le ministère puisse les redéployer ailleurs.

«C’est une situation que nous contrôlons que nous allons travailler à régulariser» a rassuré le Pr Stanislas Ouaro.

Le Pr Stanislas Ouaro a estimé que dans le cadre du renforcement de la qualité de l’éducation, «il est bon que le gouvernement puisse travailler au contrôle des établissements».

«Nous sommes interpellés sur la nécessité de la qualité de la formation», a-t-il déclaré car de son avis, il serait grave, si l’on a «un chirurgien mal formé qui peut ouvrir mais qui ne peut pas fermer, un pilote mal formé qui peut décoller et qui ne peut pas atterrir ».

Agence d’Information du Burkina