Le député Louis Armand Ouali qui a été exclu en avril 2016 du principal parti d’opposition (UPC), a été nommé mercredi, «Conseiller spécial du président du Faso, chargé des affaires politiques et diplomatiques».

Louis Armand Ouali a été nommé mercredi en conseil de ministres, «Conseiller spécial du président du Faso, chargé des affaires politiques et diplomatiques».

Ancien ministre de l’Environnement, ex maire de la commune de Gaoua (Sud-ouest) sous le régime du président Blaise Compaoré, Louis Armand Ouali a été la première victime de la loi sur le nomadisme politique, adoptée en 2009.

En juin 2010, saisi par le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Roch Marc Christian Kaboré, le Conseil constitutionnel  a  déchu Armand Ouali de son mandat de député.

L’ex diplomate venait de rejoindre le nouveau parti politique, l’Union pour la démocratie et le progrès (UPC, opposition) de Zéphirin Diabré, au détriment du Rassemblement pour le développement du Burkina (RDB).

Prenant en compte l’insurrection populaire d’octobre 2014 qui a écarté le président Blaise Compaoré du pouvoir,  M. Ouali a violemment critiqué son parti pour n’avoir pas rejoint le camp du président Kaboré, à la suite de sa victoire en novembre 2015.

Il sera suspendu puis exclu en avril 2016.

Agence d’Information du Burkina

 

La Cour constitutionnelle du Mali a validé samedi dix-sept candidatures et en a rejeté treize au cours d'une proclamation provisoire des candidatures à la présidentielle du 29 juillet.

La Cour a retenu les candidatures du président sortant Ibrahim Boubacar Keïta et celle du chef de file de l'opposition, mais celles de l'ancien Premier ministre Cheikh Modibo Diarra et de l'ancien ministre Mountaga Tall, ont été rejetées.

Pour justifier le rejet des treize candidats, la Cour a notamment affirmé que parmi les intéressés, certains n'avaient pas produit un reçu de versement d'une caution de 25 millions de francs CFA ou bien n'avaient pas la liste complète d'élus soutenant leur candidature comme l'exige la loi.

Dans la liste des candidatures acceptées figurent notamment l'ancien ministre Mohamed Ali Bathily et une femme d'affaires, Djeneba N'Diaye.

Tous les candidats recalés disposent de 24 heures pour introduire un recours, selon la loi électorale afin de contester la décision.

La Cour constitutionnelle procédera à la publication officielle définitive de la liste des candidats le 4 juillet.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Malgré un accord de paix signé en mai-juin 2015, les violences ont persisté et se sont propagées du Nord vers le centre et le Sud, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des tensions ou des conflits intercommunautaires.

La campagne officielle pour la présidentielle doit débuter le 7 juillet.

 

Le président Joseph Kabila a dénoncé vendredi des "pesanteurs de tous ordres" visant à maintenir la République démocratique du Congo "dans l'asservissement", sans indiquer s'il quitterait le pouvoir à l'issue des élections prévues le 23 décembre, en vertu de la Constitution.

M. Kabila a dénoncé "les pesanteurs de tous ordres exercées chaque jour sur le droit de notre peuple à l'auto-détermination" dans un discours à la Nations à la veille du 58e anniversaire de l'indépendance de l'ex-Congo belge le 30 juin1960.

"Tout semble être mise en œuvre, en effet, pour promouvoir le révisionnisme et maintenir notre pays dans l'asservissement au mépris de l'évidence qu'implique notre indépendance", a-t-il poursuivi dans ce message télévisé de sept minutes, sa première prise de parole publique depuis le 26 janvier.

Des "partenaires internationaux" de la RDC (Nations unies, Etats-Unis, France, Belgique...) demandent le respect de la Constitution et d'un accord politique signé fin 2016. Ces deux textes prévoient que le président Kabila ne peut pas briguer un troisième mandat.

M. Kabila a "exhorté" les Congolais à "s'accrocher" au processus électoral pour "démontrer s'il en était encore besoin que c'est bien vous le souverain et c'est à vous de décider du sort et de l'avenir de notre cher et beau pays".

 

Le parti historique d'opposition congolaise a mis en garde contre un "chaos électoral en gestation" en République démocratique du Congo deux jours après la convocation de l'électorat et à moins de six mois des scrutins, dans un communique parvenu mardi à l'AFP.

"L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) attire l'attention du peuple congolais et de la communauté internationale sur les risques graves qui pèsent sur le processus électoral" et le "chaos électoral en gestation" au niveau de la commission chargée d'organiser des élections, écrit Félix Tshisekedi son président.

"L'UDPS souligne que la machine à voter affiche un risque élevé de manipulation des résultats et que chercher à l'imposer à tout prix relève du cynisme politique", explique M. Tshisekedi. "L'UDPS réitère donc le rejet de celle-ci", ajoute-t-il.

Les élections présidentielle, législatives et provinciales sont prévues le 23 décembre. La commission électorale a convoqué l'électorat samedi, rendant "irréversible" la tenue des scrutins, selon son président, et a ouvert le lendemain des bureaux de réception des candidatures aux provinciales.

La commission électorale présente la machine à voter comme une imprimante des bulletins dans le bureau de vote le jour des scrutins.

L'UDPS relève que "le rejet de la machine à voter est systématique et unanime" au sein de la classe politique.

Fabriquée par la société sud-coréenne Miru System, cette "machine à voter" a été désavouée par la commission électorale sud-coréenne et l'ambassade de Corée du Sud à Kinshasa.

Le 08 juin, l'opposant en exil Moïse Katumbi avait invité ses partisans "à s'opposer à l'utilisation de la machine à votre" lors des élections du 23 décembre.

Mi avril, les cinq principaux partis d'opposition avaient insisté sur l'urgence d'abandonner le projet d'utilisation de la machine à voter parce que "porteur des germes de conflits".

La présidentielle en RDC est supposée désigner un successeur au président Joseph Kabila le 23 décembre 2018.

La Constitution interdit à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001 et dont le mandat a expiré le 20 décembre 2016, de se représenter. Ses détracteurs l'accusent de chercher des solutions pour rester au pouvoir.

Réagissant dimanche, au cours d’une interview, sur le rapport de l’ONG Human Rights Watch publié en mai dernier à propos des exactions dans la partie septentrionale du pays, le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a estimé qu’«il y a plus de dramatisation que de réalité».

«Nous pensons qu’il y a plus de dramatisation que de réalité. C’est pourquoi, nous attendons toujours que les preuves soient établies et qu’on nous les montre», a affirmé le président Roch Marc Christian Kabore sur le rapport de l’ONG Humain Rights Watchpublié le lundi 21 mai dernier.

Le chef de l’Etat s’exprimait au cours d’une interview retransmit en direct sur les antennes de la télévision nationale et de deux télévisions privées (BF1 et Burkina info).

Selon le chef de l’Etat, il a toujours insisté, à toutes les réunions qu’il a  eues avec l’État-major général des Armées sur la nécessité d’être respectueux envers les populations.

Il a aussi déclaré qu’«un travail est fait également au niveau des FDS (Forces de défense et de sécurité, Ndlr) sur toutes ces questions relatives aux Droits de l’Homme».

A en croire M. Kaboré, «partout où il y a eu des problèmes particuliers qui ont été évoqués, les dispositions ont été prises en termes d’enquêtes, en termes de sanctions».

Pour autant, il a invité l’ONG  à venir rencontrer le ministre en charge de la Défense afin qu’ils aillent ensemble sur le terrain pour voir.

«Nous avons ouvert une enquête pour situer les responsabilités sur l’ensemble de ces questions», a-t-il fait remarquer.

Roch Marc Christian Kabore, se dit plutôt «satisfait de l’action de nos forces qui, au fur et à mesure, montrent que nous montons en puissance» tant «au niveau du renseignement que du travail sur le terrain».

 

Agence d’Information du Burkina

 

Le Burkina Faso a rompu ses relations diplomatiques avec la Chine Taïwan parce qu’avec Taipeh, Ouagadougou «n’avait pas assez de ressources pour financer des programmes structurants», a déclaré le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, dimanche dans la soirée, lors d’un entretien en direct sur trois chaines de télévision.

Selon le président du Faso, Roch Kaboré, les liens avec Taïwan constituait un blocage pour le financement de certains projets structurants par l’autre Chine, c’est ce qui explique le revirement de la situation.

 Le chef de l’Etat burkinabè a expliqué lors de l’entretien télévisé (sur la RTB, BF1 et Burkina info) que la décision  d’arrêter la coopération diplomatique avec Taïwan, est d’abord motivée par les intérêts supérieurs du Burkina Faso.

«Nous avons besoin de rentrer dans des programmes qui sont structurants pour l’économie et pour le développement de notre pays (infrastructures, agriculture, industrialisation, électrification, etc.) », a-t-il dit.

 «Le constat que nous faisons c’est qu’avec Taïwan nous n’avions pas suffisamment de ressources pour permettre de faire ces investissements productifs», a soutenu le Président du Faso, reconnaissant néanmoins les apports de Taïwan.

L’autre raison de la rupture, à en croire Roch Marc Christian Kaboré, est  que «tous les projets sous régionaux où nous sommes avec les autres, ont des difficultés».

«Quand nous parlons de financer le G5 Sahel ou la boucle ferroviaire, on dit, +nous n’avons de relations avec le Burkina Faso+» a soutenu Roch Kaboré, faisant allusion à la Chine continentale.

Et de renchérir : «Au plan national ainsi qu’au plan sous régional, nous avons décidé qu’il était important que nous puissions aller dans le sens de l’histoire. Car quoi qu’on dise, la Chine est un des pays les plus puissants de ce monde».

Burkina Faso a rétabli ses relations diplomatiques et de coopération avec la Chine populaire, en fin mai dernier, après avoir rompu quelques jours plus tôt, 25 ans de coopération avec Taïwan.

 

Agence d’information du Burkina

 

L'attentat à l'explosif inédit qui a visé une réunion de campagne du président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa a plongé dimanche le pays dans l'incertitude à un mois de ses premières élections de l'ère post-Robert Mugabe.

L'engin non identifié a explosé juste après un discours prononcé par le chef de l'Etat et candidat à la présidentielle - sorti indemne - devant des milliers de ses partisans réunis dans un stade de la grande ville du sud Bulawayo, un fief de l'opposition.

Au moins 49 personnes ont été blessées, certaines grièvement, selon un nouveau bilan donné dimanche par la police.

Parmi elles figurent les deux vice-présidents du pays, Constantino Chiwenga et Kembo Mohadi, ainsi que plusieurs hauts dirigeants du parti au pouvoir, la Zanu-PF, pour la plupart superficiellement atteints.

L'attaque n'a pas encore été revendiquée mais le président a dénoncé un "acte lâche" qui le visait personnellement.

"C'est l'oeuvre de mes ennemis mortels, il y a déjà eu de nombreuses tentatives", a-t-il déclaré samedi soir à la télévision nationale, sans autre détail. "J'ai l'habitude. On est rentré par effraction dans mon bureau à six reprises. On a tant de fois mis du cyanure dans mon bureau... Mais je continue".

Dans une interview parue mercredi dans le quotidien d’Etat Sidwaya, le ministre en charge de l’Intégration africaine Paul Robert Tiendrebéogo confirme « l’opérationnalisation du vote des Burkinabè de l’étranger» qui « tient à cœur» le président du Faso, d’après lui.

« L’opérationnalisation du vote des Burkinabè de l’étranger est un engagement pris par le président du Faso, Roch Marc Christian Kabore et qui lui tient à cœur» affirme Paul Robert Tiendrebéogo dans une interview accordée au quotidien  d’Etat Sidwaya parue mercredi. 

Selon lui, « Il suffit de l’écouter (le président du Faso) pour s’en rendre compte ».

«Le président a dit que cela va se faire et nous travaillons pour que sa promesse soit tenue. Il n’y a donc pas de raison que certains en doutent » a-t-il rassuré.

Cependant, Paul Robert Tiendrebéogo précise que son département, « n’a pas la charge de l’organisation des élections (2020) ».

Cette mission, précise-t-il, « revient à la Commission électorale indépendante (CENI) et au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ».  

La mission de son département en collaboration avec celui des Affaires étrangères consiste, selon lui, à accompagner « la CENI dans la mise en œuvre de la mesure au profit de la diaspora burkinabè ».

Cela passe « évidemment », note-t-il, par la mise en place par le gouvernement, d’un « dispositif juridique » et d’un « cadre légal », ce qui, selon ses dires, est en train d’être fait.

Le ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur a vu le jour après la scission avec le ministère des Affaires étrangères, lors de la formation du gouvernement Thiéba 3 en février dernier.

Quant à ces tâches, elles « sont très claires » estime ce dernier.

«Nous sommes spécifiquement chargés de suivre les activités de l’intégration africaine, les efforts du Burkina en la matière, et en retour, l’action des organisations interafricaines dans notre pays » a-t-il expliqué.

Pour ce qui concerne les Burkinabé de l’extérieur, il affirme qu’il « s’agit de faire en sorte que cette grande communauté puisse se sentir pleinement engagée comme une partie entière de la communauté nationale et faire la promotion de l’expertise nationale à l’étranger».

Et de préciser que « cela se fait en collaboration avec les ambassadeurs, les consulats qui relèvent toujours du ministère des Affaires étrangères».

Pour une meilleure intégration des burkinabè de l’extérieur, le gouvernement prévoit l’organisation du  Forum de la diaspora du 11 au 13 juillet prochain à Ouagadougou. 

«Ce forum sera l’occasion pour nous de leur (la diaspora) présenter toutes les opportunités que présente le pays dans les divers domaines d’activités et qui peuvent susciter des investissements de leur part » explique le ministre en charge de l’intégration.

L’un des temps forts de ce forum sera « le dialogue direct avec le chef de l’Etat » qui sera l’occasion pour ce dernier, « de réaffirmer ses engagements vis-à-vis des Burkinabè de la diaspora mais aussi d’écouter leurs préoccupations notamment celles en lien avec les lois de leurs pays d’accueil » nous fait cas également le quotidien gouvernemental, citant le ministre.

Agence d’Information du Burkina

 

L'opposant nigérien Hama Amadou, qui vit en exil en France, a été déchu mercredi de son poste de député, après sa condamnation à un an de prison pour un trafic de bébé au Niger, a-t-on appris de source judiciaire.

"La Cour constitutionnelle nigérienne constate la déchéance de Monsieur Hama Amadou de sa qualité de membre de l'Assemblée nationale. Dit qu'il est remplacé d'office par son suppléant", indique la Cour dans un arrêt rendu mercredi et dont l'AFP a reçu une copie.

L'arrêt de la Cour, qui est sans appel, s'est notamment appuyé sur "l'article 147 du code électoral" qui stipule que "tout député (...) frappé par une condamnation emportant déchéance, est déchu de plein droit de sa qualité de membre de l'Assemblée nationale".

Hama Amadou, ancien Premier ministre et ex-président du Parlement, arrivé deuxième à la présidentielle de 2016, avait été condamné par contumace à un an de prison en mars 2017 pour "recel d'enfant" dans une affaire de trafic international de bébés.

En avril dernier, la cour de cassation du Niger a rejeté son pourvoi, rendant sa condamnation définitive.

Un autre député, Abdou Labo, condamné à un an de prison dans la même affaire, a également été déchu de son siège. Une vingtaine d'autres personnes impliquées dans cette affaire, dont une des épouses de M. Amadou, avaient également été condamnées à la même peine. Elles étaient poursuivies pour "supposition d'enfants", un délit consistant à attribuer la maternité d'un enfant à une femme qui ne l'a pas mis au monde. Toutes ont été condamnées pour avoir participé à un trafic de bébés qui auraient été conçus au Nigeria puis amenés au Niger via le Bénin.

Ecroué durant quatre mois à son retour d'exil le 14 novembre 2015, Hama Amadou avait été évacué d'urgence pour raisons de santé le 16 mars 2016 en France, quelques jours avant le second tour de la présidentielle remportée par le sortant Mahamadou Issoufou. L'opposant dénonce un procès "politique" dans cette affaire qui a empoisonné le climat politique nigérien depuis trois ans.

L'assemblée nationale et le sénat congolais sont convoqués en session extraordinaire mercredi pour examiner, à la demande du président Joseph Kabila, une loi sur "le statut et la protection d'anciens présidents" de la République démocratique du Congo, selon la télévision d'État.

"L'Assemblée nationale est convoquée en session extraordinaire" du 20 juin au 19 juillet, a écrit Aubin Minaku, président de l Assemblée nationale dans un communiqué lu a la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC) tard la nuit.

Six points seront débattus lors de cette session extraordinaire dont "la loi portant statut des anciens présidents de la République élus" à six mois de la présidentielle censée élire un successeur au président Kabila, dont le dernier mandat a expiré le 20 décembre 2016.

Le bureau de l'Assemblée nationale a convoqué une plénière mercredi à 12 heures (11 heures GMT). Un message envoyé aux sénateurs les convoque eux aussi pour une plénière mercredi.

La proposition de loi portant statut d'anciens présidents traine depuis trois ans sans être examinée. Cette loi est une initiative du sénateur Modeste Mutinga du groupe de sept partis frondeurs (G7) qui avaient quitté la majorité en septembre 2015.

La RDC a connu quatre chefs d'État depuis son indépendance de la Belgique le 30 juin 1960. Les trois premiers sont déjà décédés, Joseph Kabila - à qui la Constitution interdit de briguer un autre mandat - est le seul en vie.

Depuis 1960, la RDC n'a jamais connu de passation pacifique de pouvoir.

L'Assemblée nationale compte examiner aussi le rapport annuel de la commission chargée d'organiser des élections en RDC et le dossier relatif au remplacement de certains membres de cette commission.

Députés et sénateurs examineront aussi la loi sur la protection et la responsabilité du défenseur des droits humains.