L'opposant congolais en exil Moïse Katumbi a accusé vendredi le régime du président Joseph Kabila d'"instrumentaliser" les services de l'Etat congolais, après son interpellation à l'aéroport de la capitale belge avec un passeport falsifié.

Moïse Katumbi a été interpellé dans la nuit de mercredi à jeudi par la police de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem alors qu'il revenait en jet privé d'un déplacement en Israël.

Des sources proches du dossier ont confirmé à l'AFP un problème avec la page du passeport où figure son identité, visiblement "rajoutée" au document d'origine selon l'une d'elles.

L'opposant congolais a toutefois été autorisé à rester en Belgique pour y régulariser sa situation.

"Un laissez-passer provisoire de 15 jours lui a été délivré pour qu'il puisse se mettre en ordre", a indiqué une des sources proches du dossier jointes par l'AFP.

Dans un communiqué diffusé à Bruxelles, Moïse Katumbi a dénoncé une "instrumentalisation des institutions de l'Etat par le régime de Kinshasa", et "un acharnement continu du pouvoir" contre sa personne.

La Chambre de première instance de la Cour pénale internationale a ordonné la mise en liberté provisoire de l’ancien chef rebelle et vice-président congolais Jean-Pierre Bemba.

La décision de la Chambre de première instance VII s'accompagne de conditions, "notamment de s'abstenir de faire des déclarations publiques sur cette affaire, de ne pas changer d'adresse sans préavis, de ne contacter aucun témoin dans cette affaire, de se conformer pleinement à toutes les ordonnances dans cette affaire, et de se rendre immédiatement aux autorités compétentes si la Chambre de première instance l'exigeait ", précise la décision.

M. Bemba, initialement condamné à 18 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par les troupes du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), groupe qu’il dirigeait, a été acquitté vendredi dernier en appel.

Mais il devait rester en prison pour une seconde affaire, concernant la subornation de témoins et la sollicitation de faux témoignages pour laquelle l’ancien vice-président congolais a aussi été condamné avec ses collaborateurs.

Pour sa libération provisoire mardi, la Chambre de première instance a considéré que les conditions juridiques d'un maintien en détention ne sont pas remplies.

M. Bemba a purgé plus de 80% de la peine maximale possible.

Pour cette chambre, il est disproportionné de continuer la détention de M. Bemba uniquement pour s'assurer qu'il comparaisse pour le prononcé de la peine.

Ancien riche homme d'affaires devenu chef de guerre puis vice-président, Jean-Pierre Bemba a passé plus d'une décennie en détention après sa condamnation en 2016 en première instance à 18 ans de prison, la peine la plus lourde jamais imposée par la CPI, pour les meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003.

 

Le Premier ministre burkinabè Paul Kaba Thiéba a affirmé mardi, à l’ouverture de la conférence sur la remise à plat des salaires des fonctionnaires, que cette rencontre vise à reformer l’administration publique burkinabè, afin de résoudre les questions d’inégalités et d’injustices entre travailleurs publics de l’Etat.

«L’objectif recherché à travers la conférence des forces vives de la nation sur le système de rémunération des agents publics de l’Etat est de reformer notre fonction publique en s’appuyant sur trois principes majeurs : l’équité et la justice, la soutenabilité des finances publiques et la solidarité », a indiqué, le chef du gouvernement, Paul Kaba Thiéba.

Le Premier ministre s’exprimait mardi à Ouagadougou, à l’occasion de l’ouverture de la conférence des forces vives, sur la rationalisation du système de rémunération des agents publics de l’Etat.

Selon M. Thièba,  cette seconde phase du dialogue entamé le 28 février dernier, a pour enjeu central de refonder le contrat social avec les travailleurs  et d’assurer la pérennité de l’administration publique.

D’après lui, la rencontre de trois jours, (12 au 14 juin 2018) entend également se plancher sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement afin de dégager les ressources nécessaires au financement des investissements productifs.

Le chef du gouvernement a expliqué que la réforme du système de rémunération des fonctionnaires va permettre d’adapter  la masse salariale liée aux contraintes budgétaires.

« Le sort de la génération actuelle et future va se dessiner au cours de cette conférence avec les forces vives de la nation », a- t-il soutenu.

Il a signalé que  l’équité et la justice étant les principes fondateurs de la fonction publique, les agents recrutés avec un même niveau de qualification, devraient bénéficier de rémunérations égales sinon comparables.

De son avis, au regard des recettes fiscales et de la richesse nationale, la masse salariale doit être maitrisée pour une administration publique efficace et pérenne.

Paul Kaba Thiéba a laissé entendre que le principe de la solidarité se construit autour d’un consensus sur des « inégalités raisonnables » et appelle chaque agent à accepter ou à concéder certains avantages pour la recherche d’une cohésion.

A l’écouter, son gouvernement s’est efforcé à apporter des réponses idoines, au cas par cas, face  à la recrudescence sans précédent des revendications salariales des agents de la fonction publique.

Pour lui, il s’agit de changer de stratégie de gestion du système de rémunération des travailleurs pour une administration efficiente et opérationnelle.

«Notre service public est le reflet de notre histoire. Nous devons à tout prix le préserver, le moderniser et le transmettre aux générations futures », a-t-il soutenu.

S’exprimant au nom des cinq centrales syndicales et de vingt-un syndicats autonomes, Olivier Guy Ouédraogo a salué l’initiative de l’Etat, première du genre et qui contribuera selon, à l’apaisement du climat social au Burkina.

Il a souligné qu’à travers cette rencontre, les décideurs politiques veulent une fois de plus, résoudre les grands défis qui se posent à la nation.

Il a par ailleurs, déploré la non-participation de la coordination des syndicats de la fonction publique  à la conférence, car dit-il, le Burkina doit se construire avec les divergences d’opinions.

«Nous souhaitons une conférence ouverte et sans tabou et qui permettra de résoudre l’épineuse question du traitement salarial des agents publics de l’Etat», a conclu M. Ouédraogo.

Agence d’Information du Burkina

Le ministre de la Santé, Nicolas Méda a qualifié hier, sur le plateau de la télévision nationale burkinabè, d'«illégale et injuste», l’opération ‘’Caisse vide’’ lancée par le  Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA).   

Selon le ministre  Méda, la grève « est illégale » parce qu’elle va à l’encontre du nouveau code pénal.

En effet, le SYNTSHA prévoit au cours de sa grève qui démarre ce lundi  jusqu’au 18 juin prochain, une « opération caisses vides » durant laquelle « les travailleurs doivent offrir gratuitement leurs prestations aux patients ».

Pour le ministre Nicolas Méda, le nouveau code pénal « puni de 5 ans à 10 ans d’emprisonnements » « tout agent public qui donne gratuitement ou vend à vil prix des biens publics » et contraint ce dernier a « rembourser 2 à 10 fois la valeur du bien dissipé c’est-à-dire donné gratuitement ».

Sur le plateau de la télévision nationale Nicolas Méda a rappelé la décision de gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes pris en  2016 par le gouvernement.   

« Cela a un coût de près de 30 milliards de FCFA par an. Le gouvernement rembourse les formations sanitaires de ce coût», a-t-il précisé.

C’est pourquoi, selon le ministre, si le syndicat « déclare la gratuité des soins pour l’ensemble la population », il faut qu’il « rembourse aux formations sanitaires ce que cela va couter ».

« Nous allons calculer ce que ça va couter et nous allons réclamer à travers la justice que le syndicat nous paye cette somme puisque nous sommes dans la légalité»,  a-t-il prévenu. 

Agence d’Information du Burkina

 

 

Dans une interview parue ce lundi dans le journal Sidwaya, le ministre d’Etat Simon Compaoré affirme qu’ «on a franchi le rubicond » avec des appels à «faire chuter le régime (du président du Faso) Kaboré».

« Aujourd’hui, les mouvements sociaux dépassent le niveau du syndicalisme pur. Il y en a qui ont dit qu’il faut faire chuter le régime Kaboré», lit-on dans les colonnes du quotidien d’Etat Sidwaya qui a publié, ce lundi, une interview du ministre d’Etat Simon Compaoré.

Le Burkina Faso est secoué depuis l’avènement au pouvoir en fin 2015 du président Roch Marc Christian Kaboré, d’une série de grèves et de sit-in embrassant la quasi-totalité des secteurs d'activité du pays.

Pour Simon Compaoré, « nous avons franchi le rubicond » et « nous assistons a du sabotage à travers les grèves ».

Selon lui, « les grèves à répétition (notamment celle des financiers) compromettent la collecte des fonds qui permettent à l’Etat d’assurer ses charges ».

Après deux semaines de sit in, la coordination des syndicats des finances a annoncé une trêve cette semaine pour montrer leur bonne volonté mais projette déjà une nouvelle grève pour le 18 juin prochain en cas de non signature d’accord avec le gouvernement.

« Le durcissement du mouvement nous mène vers un suicide collectif » prévient Simon Compaoré pour qui  le gouvernement a « déjà fait des concessions sur les sept points (de la revendication des financiers) ».

Face à la fronde sociale, le gouvernement annonce du 12 au 14 juin prochain, une conférence des Forces vives de la Nation sur la rationalisation du système de rémunération des Agents publics de l’Etat.

Une conférence dont la Coordination des syndicats de la Fonction publique se démarque et annonce en retour un « un sit-in d’avertissement » de 72 heures à partir du 12 juin.  

Pour Simon Compaoré, « les absents ont toujours tort » car « la politique de la chaise vide ne sert pas et à la limite, c’est contreproductif ».

De son point de vue, "si nous voulons le bien de ce pays, nous devons nous mettre autour de la table car même dans les guerres, les parties finissent par signer un accord autour de la table".

Agence d’Information du Burkina

 

le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba, a invité lundi,  l’ensemble des forces vives de la Nation à participer,  à la conférence  sur la rationalisation  du système de rémunération  des salaires des agents de la fonction publique qui s’ouvre demain mardi, dans un contexte caractérisé par des manifestations sociales.

«Je voudrais inviter l’ensemble des forces vives  de ce pays à une participation active pour l’élaboration de ce nouveau contrat social pour l’avenir de notre fonction publique», a-t-il indiqué.

Le chef du gouvernement burkinabè  s’exprimait à l'occasion d'une déclaration à la presse sur  l’ouverture de la  rencontre sur le système de rémunération des salaires qui va regrouper, entre autres, des représentants des organisations syndicales, des coutumiers, des religieux, ainsi que des Organisations de la société civile (OSC).

L’objectif recherché, selon lui, est «d’aboutir à une refondation du contrat social avec les travailleurs  du secteur public  sur les principes d’équité,  de solidarité  et  de soutenabilité budgétaire».

La  Coordination des syndicats de la Fonction publique (CSFP) a réaffirmé  vendredi dernier  sa non-participation à  cette  conférence nationale sur le système de rémunération  prévue du 12 au 14 juin à Ouagadougou.

Pour ce faire, les représentants de cette coordination  ont annoncé un sit-in d’avertissement le jour, sur toute l’étendue du territoire national pour réclamer  une transparence dans la gestion des biens publics.

«J’aurais aimé que les six centrales  syndicales soient  là, mais  à  mon grand regret, il y en a pour l’instant qui ne veulent pas  y participer», a  déploré le Premier ministre, avant de rappeler que «le  gouvernement a  toujours la main tendue  à toutes les organisations syndicales  sans exclusive».

A l’en croire, depuis sa  nomination,   son gouvernement  n’ a eu «de cesse  de travailler à mettre en place un dialogue  fécond  avec les organisations syndicales».

«Nous cherchons à rassembler tous les Burkinabè pour que chacun  donne son idée  afin que nous puisons trouver des solutions aux problèmes», a-t-il souhaité.

Il a expliqué que l’intérêt de cette rencontre est d’aboutir  à une maitrise de la masse salariale en cohérence avec les objectifs d’investissement  dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES).

«La trajectoire d’évolution de notre masse salariale par rapport à la richesse nationale, par rapport aux recettes fiscales  est en train d’atteindre un niveau qui est insoutenable», a-t-il fait remarquer.

Agence d’information du Burkina

Le directeur général de l'OMS a déclaré dimanche "pouvoir en finir très bientôt" avec l'épidémie d'Ebola qui a causé la mort de 27 personnes dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, vingt-et-un jours après une vaccination ciblée.

"Je suis prudemment optimiste que nous allons pouvoir en finir très bientôt", avec l'épidémie de la maladie à virus Ebola dans l’Équateur, a déclaré à la presse à l'aéroport de Kinshasa, le Dr Tedros Adhanom, directeur général de l'OMS.

Le Dr Tedros effectue une visite "d'évaluation" de la situation dans la province de l’Équateur (nord-ouest) où l'épidémie a été déclarée le 8 mai par les autorité.

"Je suis revenu pour évaluer la situation et la situation s’améliore. Le dernier cas à Mbandaka était le 20 mai, à Bikoro c’est le 17 mai, et bien sûr nous avons confirmé un cas à Iboko le 2 juin", a indiqué le Dr Tedros.

"Les cas que nous avons (actuellement) sont dans des lieux qui ne sont pas très accessibles" dans un village enclavé, Iboko, situé près de la cité de Bikoro, a-t-il expliqué.

Au 6 juin, un millier de personnes ont été vaccinées contre cette maladie à savoir: le personnel soignant, les contacts des malades et les contacts des contacts.

"Le grand défi c’est la logistique, surtout à Iboko. Nous allons de villages en villages, dans les communautés, et c’est un peu difficile", a-t-il indiqué.

dimanche, 10 juin 2018 00:00

Mali: 13 "terroristes" abattus

Trois militaires maliens et treize "terroristes" ont été tués samedi dans le centre du Mali lors d'une attaque jihadiste repoussée par les soldats, a annoncé le ministère malien de la Défense.

L'armée malienne a "repoussé une attaque terroriste tôt le matin du samedi 9 juin 2018 à Boni, cercle de Douentza, région de Mopti. Les Fama (les forces armées maliennes) ont tué 13 terroristes et récupéré des armes et des munitions", a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué publié sur son site d'informations.

 

"Au cours de cette opération, trois Fama (soldats) ont trouvé la mort, trois autres ont été blessés", indique l'armée dans ce communiqué qui ne donne pas de précisions sur les circonstances de l'attaque.

Des sources militaires avaient auparavant annoncé à l'AFP la mort de deux soldats et de "13 terroristes" dans deux attaques distinctes dans le centre du Mali. "Des terroristes en voitures et à motos ont attaqué des positions de l'armée à Boni (centre). Au moins deux militaires maliens ont été tués, sept autres ont été blessés, dont deux cas graves, et dix terroristes tués". 

Après cette attaque, un véhicule de l'armée malienne, qui avait quitté Douentza pour venir en renfort à Boni, a sauté sur une mine. "Trois autres terroristes poseurs de mines ont été tués" par les soldats, avait indiqué une autre source militaire malienne. Après le passage du véhicule sur la mine sur l'axe Douentza-Boni (région de Mopti, dans le centre), les assaillants ont tiré sur les soldats maliens qui ont riposté et tué "trois terroristes", selon cette autre source militaire.

Des habitants de Boni ont affirmé samedi à l'AFP avoir vu des hélicoptères de l'armée survoler cette localité où "le calme est revenu" dans l'après-midi, selon l'un d'entre eux.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature de l'accord de paix de 2015, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

dimanche, 10 juin 2018 00:00

Le G7 au Canada a tourné au fiasco

Le G7 au Canada a tourné au fiasco samedi: d'un tweet rageur, Donald Trump a retiré son soutien au communiqué commun obtenu dans la douleur, rejetant la faute sur des propos du Premier minisre canadien Justin Trudeau qu'il a qualifié de "très malhonnête" et menaçant de renforcer les droits de douane.

 

Dans l'un de ses revirements spectaculaires, le président américain a tweeté depuis Air Force One, qui l'emmènait vers Singapour: "En raison des fausses déclarations de Justin à sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des taxes massives sur nos agriculteurs, travailleurs et entreprises américains, j'ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des tarifs sur les automobiles qui inondent le marché américain!".

 

Le tweet de Donald Trump fait voler en éclats la tentative du groupe des sept (Etats-Unis, Canada, Italie, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon) de sauver la face en publiant une déclaration commune sur le commerce, qui ne règle pas le conflit actuel sur les droits de douane mais propose de nouvelles négociations.

Le cabinet de Justin Trudeau a répondu samedi de façon laconique au sabordage du sommet du G7 par le président Donald Trump, indiquant dans un communiqué: "Nous nous concentrons sur tout ce que nous avons accompli ici au sommet G7" et ajoutant: "Le premier ministre n’a rien dit qu’il n’avait pas déjà dit auparavant, autant publiquement qu’en conversations privées avec le Président". Les autres pays n'ont fait aucun commentaire.

La coordination des syndicats de la Fonction publique(CSFP) a indiqué vendredi, qu’elle va observer un sit-in d’avertissement le 12 juin prochain sur toute l’étendue du territoire pour protester contre le format de la rencontre sur la remise à plat des salaires des agents publics, prévue du 12 au 14 juin 2018.

Selon le porte-parole du CSFP, Souleymane Badiel, le format doit être bipartite (gouvernement-syndicats) et non tripartite (gouvernement-syndicats et société civile), car les questions de rémunérations concernent des contrats qui se discutent entre employeur et employés.

M. Badiel s’exprimait vendredi à Ouagadougou à l’issue d’une conférence de presse sur le projet de remise à plat des salaires des fonctionnaires.

 Le premier responsable de la coordination des syndicats a souligné que sa structure va entamer un sit-in d’avertissement mardi prochain, pour dire non au format tripartite et exiger du gouvernement, la satisfaction de sa plate-forme minimale.

Cette plateforme comporte dix points qui sont entre autres  la liberté de manifestation, l’arrêt de la conférence sur la remise à plat, l’ouverture d’un dialogue franc, la convocation d’une conférence nationale sur les richesses nationales et de leur gestion, l’harmonisation de la rémunération des agents publics avec celle des responsables étatiques…

Souleymane Badiel a estimé que le processus engagé sans la participation du CSFP et ayant réuni l’Etat, certains syndicats et les forces vives de la nation, ne peut être la bonne voie pour l’objet défini.

«Un tel cadre de discussion nous parait inapproprié et nous suggérons modestement au gouvernement de donner une tribune de concertations sereines aux travailleurs du publics » a- t-il confié.

D’après lui,  le sit-in va se dérouler le mardi 12 juin 2018 de 8h à 11h dans les services  sous toute l’étendue du  territoire national.

«Pourquoi le pouvoir ne veut pas qu’on discute de la richesse nationale et de sa gestion ?», s’interroge-t-il.

Il a signalé que plus de deux mille milliards de FCFA sont dans la nature (détournement, pillage..) et que l’Etat ne cherche pas à les recouvrer.

La CSFP a exhorté que le pouvoir a changé son fusil d’épaule et de revenir à la table de négociation pour un mieux-être des travailleurs burkinabè.

Agence d’Information du Burkina