La grande Chancellerie des ordres burkinabè a tenu du 1er au 2 octobre une session de formation au profit des professionnels des médias sur l’usage des symboles de la nation et le processus de décoration au Burkina Faso. Cette rencontre avec la presse avait pour objectif général d’outiller les journalistes afin de renforcer leurs capacités sur ces thématiques pour un traitement médiatique plus éclairé, valorisant et sensibilisant auprès du public.
Pierre Zanré, formateur du jour, par ailleurs secrétaire général de la grande Chancellerie, nous confie que l’objectif a été atteint. Il précise d’ailleurs que la décoration est une récompense et l’on ne décore pas qui on veut.
« Désormais vous êtes outillés pour porter l’information juste à tous ceux qui sont intéressés par cette thématique pour que désormais on puisse en tout cas entendre de moins en moins l’expression courante que on se partage les médailles », dit-Pierre Zanré.
Il estime qu’à travers ces éclairages, tout est codifié au niveau de la grande Chancellerie en termes de distinctions honorifiques au Burkina Faso.
Pierre Zanré a expliqué que rien ne fait en dehors du cadre légal et règlementaire. « Tout est prévu par les textes règlementaires qui donne également la procédure à suivre pour être proposer, quels sont les privilèges et quelles sont les mesures disciplinaires qui accompagnent une fois qu’on est membre de l’ordre ou de la médaille », indique-t-il.
Les deux jours ont permis aux journalistes d’être à l’école de la grande Chancellerie des ordres burkinabè. Harouna Linlingué, journaliste participant salue l’initiative de cette grande institution.
« Nous avons été outillés sur certains aspects, des rappels tels que les couleurs du drapeau national mais aussi on fait une petite correction », raconte ce journaliste d’horizon FM.
Cependant, le journaliste participant relate que « depuis l’école primaire, il a appris que l’étoile jaune des couleurs nationales signifiait la richesse » tout en précisant qu’« au cours de la formation, il a su qu’elle est ce guide éclaireur, cette boussole qui guide le peuple burkinabè. Et que les cinq branches renvoient aux cinq doigts de l’ouvrier qui travaillent ».
Les bénéficiaires affirment repartir dans leurs différentes rédactions avec « un plus ».
« Maintenant, on sait quels sont les termes appropriés qu’on va utiliser prochainement lors des couvertures médiatiques sur les distinctions honorifiques », soutient-il.
Cette formation va donc contribuer à une bonne compréhension et un meilleur traitement journaliste des cérémonies de décorations.



