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Ouagadougou : des maraichers plaident pour un report pour libérer les berges des barrages

Initialement prévue le 14 avril, les maraîchers et horticultures et autre occupant des berges des barrages de Boulmiougou ainsi que des barrages n°1 ,2et3, ont encore 10 jours pour se conformer à la décision. Le délai de déguerpissement réaménagé pour le 25 avril 2026 et des mesures d’accompagnements été annoncées par le Ministère de l’agriculture de l’eau et des ressources animales et halieutiques. Une décision qui suscite des préoccupations chez certains acteurs concernés.

Sur les berges du barrage numéro2 de Boulmiougou, Kadidiatou Targuaodo arrache des mauvaises herbes, autour de son champ de persil « nous venons de semer nos pérsils, amarrante, boulvaka . S’il nous donne un mois et demi pour faire nos récoltes, nous ne viendrons plus ici », nous a-t-elle déclaré.

Ces jeunes plantes à fleurs utilisées en cuisine viennent à peine de sortir de terre. Le moratoire accordé jusqu’au 25 avril 2026 pour la libération effective des sites, selon elle ne les arrange pas.

De l’avis de Ablassé Kabré, jardinier, le délai de déguerpissement fixé par l’autorité est trop court. Il souhaite un délai maximum de deux mois. « S’ils pouvaient nous repousser la date, parce qu’ils avaient donné fin mai. S’ils pouvaient garder cette date, ça serait parfait pour nous. La date du 25 avril est un peu restreinte pour pouvoir faire une récolte », a laissé entendre Ablassé KABRE. « Nous cultivons des persils et choux, et nous avons semé il y a environ deux mois. Pour finir totalement il nous faut au moins quatre mois » a-t-il ajouté.

En cette période de l’année où les maraîchers ont commencé les cultures de contre-saison, sans dédommagement, il serait prématuré d’abandonner cette activité. « D’autre viennent de mettre les salades ça n’a pas encore poussé et en plus nous n’avons pas bénéficié de financement. Ils ne nous ont pas dédommagé », nous relate un maraîcher. « C’est à travers cette action que nous nourrissons nos familles. Si nous quittons ici, nous n’avons nulle part où aller automatiquement nous devenons des chômeurs »

Le Directeur général de l’Agence de l’Eau, Boukaré Sabo, a annoncé la mise en place de mesures d’accompagnement au profit des acteurs impactés. Celles-ci visent à faciliter leur réinstallation et leur permettre de poursuivre leurs activités dans des conditions plus appropriées.   

 

 

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