Sous une chaleur écrasante, Hussein Idris, sixty ans, courbé sous le poids d’un équipement de protection, balaye méthodiquement le sol du parc Al-Mugran avec son détecteur de métaux.
Ce lieu, autrefois un havre de paix pour les familles de Khartoum, est aujourd’hui transformé en un champ de mines mortel, héritage de la guerre qui a déchiré la capitale soudanaise. Depuis août dernier, Idris et son équipe du Conseil danois pour les réfugiés (DRC) et de l’organisation locale JASMAR s’emploient à déminer ce parc stratégique de 4,5 kilomètres carrés, situé à l’entrée ouest du centre-ville. « C’est un travail difficile, mais nous sommes encore en vie, et le parc renaîtra plus beau qu’avant », confie-t-il, la sueur traçant des sillons sur son gilet pare-éclats. Autour de lui, des panneaux rouges ornés d’une tête de mort rappellent aux civils le danger omniprésent.



