Un ancien dignitaire du régime Compaoré décharge le général Gilbert Diendéré d'avoir été l'auteur du coup d'Etat manqué de septembre 2015.

Léonce Koné, deuxième vice-président du parti de Blaise Compaoré au moment des faits a expliqué que le coup a été organisé par les hommes de troupe et assumé par le général Gilbert Diendéré.

A la barre Léonce Koné, témoigne avoir rencontré le général Gilbert Diendéré le jour de l'arrestation des autorités de la transition.

Jusque-là les sous-officiers qui ont mené les opérations ont affirmé avoir agi sous les ordres de l'ancien chef d'Etat-major particulier de Blaise Compaoré.

Léonce Koné récuse les chefs d'accusation qui lui ont été notifiés mais reconnaît avoir apporté son soutien à la junte.

Le parquet insiste que son soutien était total car il a reçu 50 millions de francs du général Diendéré, une somme qu'il a lui-même reçue du général ivoirien Vagondo Diomandé chef d'Etat-major particulier de Alassane Ouattara, pour organiser des actions.

"C'est le fruit d'une collecte auprès d'amis en Côte d'Ivoire et dans la sous-région pour le parti", répond Léonce Koné qui ajoute que "15 millions étaient ses propres économies, 15 autres réunis par ses amis et 20 millions revenaient à René Émile Kabore, un autre chef de parti proche de l'ancien régime.

L'accusé refuse qu'on associe les autorités ivoiriennes à la somme reçue. Il reconnaît avoir fait des déclarations de soutien au coup car lui et plusieurs de ses camarades étaient exclus des élections de 2015.

C'est donc une prise de position politique qui ne peut être considérée comme un soutien à un coup d'État.

 

Bbc.Afrique.com

 

Le 20 octobre 2018, le Burkina Faso commémore la journée nationale de la liberté de presse avec comme thème : « Terrorisme et accès à l’information ». Après la commémoration internationale du 3 mai, la célébration de la présente journée s’inscrit dans la constante reconnaissance du pays à l’ensemble de ses hommes et femmes de médias pour le formidable travail abattu au quotidien.  

Cette célébration témoigne de la volonté des différents acteurs du monde des media de notre pays, de faire de la liberté de presse, un facteur primordial de promotion de la démocratie et de l’état de droit.

Une évaluation de l’état de la liberté d’expression, en générale et celle de la presse, en particulier, démontre que le Burkina Faso d’aujourd’hui est bien loin de celui où l’autocensure et autres intimidations altéraient la qualité des productions des médias.

Nous pouvons à ce titre nous féliciter d’un rang enviable en matière de la liberté de la presse occupé par notre pays.

Chers confrères,

Acteurs et promoteurs de la liberté de la presse,

Nous devons cet environnement remarquable aux efforts et au professionnalisme des hommes et femmes de médias. Cependant, il faut reconnaitre que les défis restent nombreux et que la responsabilité des professionnels des médias, des acteurs politiques, des organisations interprofessionnelles et des citoyens, doit être constamment de mise. 

C’est pourquoi le gouvernement ne manque jamais l’occasion d’apporter son soutien au monde de l’information et de la communication dans ses actions visant à consolider les bases de la liberté de presse et d’interpeller lorsque celle-ci est mise à mal ou quand l’usage des libertés s’avère préjudiciable à la paix et à la cohésion sociale. 

 

Chers confrères,

Acteurs et promoteurs de la liberté de la presse,

Cette année, vous avez voulu que la réflexion soit menée autour du thème : « Terrorisme et accès à l’information ». La pertinence et l’actualité du thème de cette Journée nationale de la liberté de presse interpellent à plus d’un titre, au regard du contexte et des défis sécuritaires qui s’imposent au Burkina Faso et à la sous-région.

La problématique se pose avec d’acuité, puisque les agressions répétées subies par le Burkina Faso nous contraignent à plus de responsabilité dans le traitement et la diffusion des informations liées au terrorisme.

Des voix se sont élevées ces dernières années pour relever les lourdes menaces qui pèsent sur le traitement journalistique éprouvé par l’extrémisme violent et sur la profusion des sources d’information douteuses. Ces inquiétudes ont été confirmées par une étude menée en 2017, dans la région du Sahel, confirmant l’enracinement de l’influence de l’extrémisme violent sur les radiodiffusions dans cette zone.

Le Rapport 2017 du Centre de Presse Norbert Zongo sur l’Etat de la liberté de presse et l’étude intitulée « Radiodiffusions et extrémisme violent : autopsie d’un journalisme assiégé » ont bien souligné la prégnance et la permanence des menaces extrémistes sur le personnel de médias enquêtés. Une situation qui interpelle l’ensemble des acteurs.

Il importe que chaque homme et femme de média s’interroge sur sa responsabilité dans la quête de stratégies idoines pour faire face à cette situation où l’exercice de la profession est entravé et où la liberté d’informer et le droit à l’information sont violés.

Il importe également que chaque acteur des médias ou citoyen actif sur les réseaux sociaux, œuvre à ne pas tomber dans le jeu des terroristes dont le funeste projet de déstabilisation des Etats passe par l’apologie de la violence et la démoralisation des populations fin qu’elles perdent confiance en nos valeurs démocratiques.

Il est indéniable que souvent les mots employés, les faits rapportés, les images diffusées, favorisent moins une information saine qu’ils ne servent la quête de sensationnalisme, de course à l’audience comme le souligne l’UNESCO, dans son Manuel des journalistes sur les Médias face au terrorisme.

Le journaliste a en effet, obligation de fournir des informations vérifiables, dans l’intérêt supérieur du public. Les populations ont fondamentalement droit à une information exacte et équilibrée, en particulier lorsqu’il est question de leur sécurité et de leur liberté.

Loin donc d’être un appel à moins informer et j’invite les professionnels des médias à faire prévaloir l’intérêt supérieur de la nation, dans la quête et la divulgation de « l’information sur le terrorisme ».

Pour sa part, le gouvernement continuera à jouer sa partition afin que la sécurité nationale et celle des journalistes, dans l’exercice de leur profession, soient préservées, selon les exigences de la paix et de l’intégrité du territoire burkinabè.

Vive la liberté de presse !

Bonne fête de la liberté de presse à toutes les femmes et à tous les hommes de médias !

 

Remis Fulgance Dandjinou


Ministre de la communication et des Relations avec le Parlement,
Porte –parole du gouvernement

Officier de l’ordre national

Une travailleuse humanitaire enlevée par Boko Haram a été tuée par ce groupe djihadiste dans le nord-est du Nigeria, un mois après qu'une sage-femme, également kidnappée, a été tuée par ces mêmes ravisseurs, a annoncé lundi le gouvernement nigérian.

Le ministre de l'Information Lai Mohammed a qualifié ce meurtre d'"ignoble, inhumain et impie" et appelé à la libération de deux femmes encore aux mains de Boko Haram -une autre humanitaire et une jeune fille de quinze ans-.

Trois travailleuses humanitaires avaient été enlevées le 1er mars au cours d'une attaque du groupe islamiste dans la ville de Rann, dans l'extrême nord-est du Nigeria. Trois travailleurs humanitaires et huit soldats nigérians avaient été tués au cours de cette attaque.

Deux des femmes kidnappées, Hauwa Liman et Saifura Khorsa, travaillaient pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), tandis que la troisième, Alice Loksha, travaillait pour l'Unicef.

Dans un premier temps le ministre de l'Information n'a pas mentionné le nom de la victime, mais a indiqué plus tard dans un tweet qu'il avait "compati avec la famille de Hauwa Liman".

Le CICR a déclaré qu'il n'avait pas de confirmation officielle de l'assassinat. "Nous désirons désespérément ne pas en avoir. Nous en dirons davantage lorsque nous aurons reçu des informations précises".

"Cette situation est déchirante, et nos pensées sont avec sa famille", a ajouté l'organisation.

Le CICR avait annoncé en septembre avoir reçu une vidéo de l'exécution de Saifura Khorsa, l'une des trois otages du groupe Etat islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), une faction de Boko Haram soutenue par l'EI.

Le comédien burkinabè Adama Ouédraogo, plus connu sur le surnom de ‘’Adam Ligdi’’, est décédé à Ouagadougou, a-t-on appris mardi matin, de sources concordantes.

Celui dont la nouvelle de la mort est relayée par les médias locaux et les réseaux sociaux, a joué dans plusieurs films dont la série à succès «Vis-à-vis », une production de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB).

Adam Ligdi était un comédien et humoriste. Dans la plupart des films, il incarnait le rôle de riche commerçant yadga (Ethnie du Nord du Burkina) et parfois celui de chef imperturbable et arrogant.

Sa mort intervient deux jours après celui de l’artiste comédien et écrivain burkinabè Brahima Kéré dit ‘’Kher-Bra’’, décédé dimanche dernier des suites d’un accident de la circulation.

Agence d’information du Burkina

L'ancien international ivoirien Bonaventure Kalou, ancien joueur notamment du Paris SG, d'Auxerre ou de Feyenoord, a été élu maire de la ville de Vavoua (centre-ouest) lors des municipales de samedi en Côte d'Ivoire.

"j'ai un sentiment de fierté et j'ai une pensée émue pour mon père (décédé en 2016) qui aurait voulu être maire de cette commune. je marche dans ses pas", a-t-il déclaré à l'AFP après l'officialisation de sa victoire dimanche.

Footballeur amateur de bon niveau, organisateur de tournois, le père de Bonaventure mais aussi de Salomon Kalou, l'attaquant du Hertha Berlin et anciennement de Chelsea, est à l'origine de la carrière de ses deux fils.

Kalou va prendre les rênes d'une ville de 400.000 habitants selon le recensement de 2014, mais qui en compte sans doute plus de 500.000 aujourd'hui. La cité, située au centre de la principale région cacaoyère de la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, respire la pauvreté avec des routes boueuses parsemées de poubelles, et beaucoup de ses habitants vivent sans eau courante ni électricité.

"Mes premières priorités seront de faire un audit financier de la mairie et de faire des efforts sur la salubrité", affirme Kalou qui "veut améliorer les conditions de vie" de ses concitoyens.

L'ancien footballeur, double vainqueur de la Coupe de France avec le PSG et Auxerre mais aussi du championnat néerlandais et de la C3 avec Feyenoord ou du championnat ivoirien avec l'Asec Mimosas, dit avoir reçu des félicitations de beaucoup d'anciens joueurs.

"Il y a un sentiment de fierté et aussi de soulagement d'avoir été élu contre un appareil électoral", dit Kalou, élu en tant qu'indépendant. "Ce combat était aussi ceux des autres footballeurs. On pense souvent que les footballeurs ne sont bons qu'à taper dans le ballon, on les cantonne dans un rôle. J'ai voulu sortir de ce schéma. On peut être footballeur et faire de la politique ou être un intellectuel", a-t-il ajouté.

Lors de la campagne, le finaliste de la CAN 2006, qui compte une cinquantaine de sélections avec les Elephants, avait notamment évoqué la comparaison avec George Weah élu président du Liberia voisin. "Weah et moi on était tous les deux footballeurs et on fait de la politique. On a tous les deux joué au Paris-Saint-Germain... mais la comparaison s'arrête là!. Il est président, moi je veux devenir maire. On ne jouait pas au même poste! Il a fait une plus belle carrière que moi mais surtout, c'est un modèle d'éthique. Il a des valeurs. Pour le moment, je veux aider ma ville qui n'a pas ce qu'elle mérite", a conclu le joueur membre de l'équipe ivoirienne mondialiste en 2006.

Le président français Emmanuel Macron a respecté son engagement à propos du dossier Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987, a relevé la veuve Mariam Sankara, dans un message à l’occasion du 31eanniversaire de l’assassinat de son mari.

Dans son message parvenu à l’AIB lundi, la veuve Sankara rappelle que la plainte relative à l’assassinat du président Thomas Sankara a été déposée en 1997.

«Après le déni de justice que ce dossier a connu au Burkina Faso sous Blaise Compaoré, il a fallu attendre l’insurrection des 30 et 31 Octobre 2014 pour qu’il soit réellement ouvert en 2015 par les autorités de la transition», souligne-t-elle.

Et d’expliquer qu’un juge, nommé dans le cadre de cette affaire, a procédé à l’identification des corps. «Plusieurs personnes ont été auditionnées : des témoins et des présumés coupables dont certains sont incarcérés. Des personnes ont également été auditionnées en dehors du Burkina», note le message.

Selon la veuve, le juge nommé a demandé à la France, la mise en place d’une commission rogatoire et la levée du secret-défense sur l’assassinat du Président Thomas Sankara.

Mariam Sankara trouve que «le président Macron a respecté son engagement – pris publiquement lors de sa visite officielle au Burkina Faso – en donnant une réponse positive aux requêtes du juge burkinabè».

Elle fait remarquer qu’actuellement, la commission rogatoire a été mise en place en France et un juge a été nommé à cet effet.

«Le secret- défense a été levé en ce qui concerne les archives classifiées sur l’assassinat du Président Sankara. Nous osons espérer que l’ensemble de ces archives seront mis à la disposition du Burkina. Mais surtout, que le juge y trouvera les informations qui lui permettront d’avancer dans son travail », écrit la veuve.

Elle profite de l’occasion pour «remercier toutes les militantes, tous les militants et toutes les personnes au Burkina, en France et ailleurs qui ont contribué à la défense de ces requêtes».

Le capitaine Thomas Sankara président du Faso (1984-1987) a été tué le 15 octobre 1987, lors du coup d’Etat qui a propulsé Blaise Compaoré au pouvoir.

Après 27 ans de règne, le régime Compaoré a été chassé par une insurrection populaire, en fin octobre 2014, alors qu’il s’apprêtait à modifier la Constitution afin de prolonger son mandat présidentiel.

Agence d’information du Burkina

Après l'épisode judiciaire de l'été, le boss du rap français a retrouvé la scène et son public surchauffé, samedi soir à Paris La Défense Arena, rempli de 32.000 fans...

« Merci d’être venus nombreux, vous ne m’avez pas lâché » : après la bagarre et le procès, le boss du rap français Booba retrouvé la scène et son public surchauffé, samedi soir à Paris La Défense Arena, rempli de 32.000 fans.

Despacito résiste encore, mais pour combien de temps ? Shape of you, la chanson d’Ed Sheeran est devenue la deuxième vidéo la plus regardée sur YouTube avec bientôt 3,9 milliards de visionnages… Le tube date de janvier 2017 mais continue de grimper inlassablement. A tel point que les 5,6 milliards de vues de Despacito semblent à la portée d’Ed Sheeran.

Le président nigérian Muhammadu Buhari a interdit samedi à plus de cinquante personnalités nigérianes de quitter le pays.

Une mesure qui entre dans le cadre de la répression de la corruption menée par le gouvernement du Nigeria.

Les transactions financières des personnes qui font l'objet d'enquêtes pour corruption sont également contrôlées par les autorités nigérianes conformément à un décret récemment signé par le président.

Selon la présidence nigériane l'interdiction de voyager imposée à plus de cinquante personnalités haut placées visait à les empêcher d'influer sur des enquêtes et des procès en cours.

Le porte-parole du président Buhari a déclaré dans un communiqué que les affaires en question concernent des avoirs d'une valeur d'au moins 1,3 millions de dollars faisant l'objet d'enquêtes de corruption.

 

Bagarre devant le siège de la Commission électorale indépendante (CEI), tirs de lacrymogènes, cortège de protestation : la tension est montée dimanche à Abidjan où les résultats de l'élection municipale au Plateau  n'ont toujours pas été annoncés officiellement mais font l'objet de contestation.

La CEI a en revanche annoncé dimanche soir une série de résultats dans les grandes villes. A Bouaké, deuxième cité du pays, le maire Nicolas Djibo a été reconduit, sous la bannière du parti au pouvoir, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). A Yamoussoukro, la capitale politique, le maire Kouacou Gnrangbe Kouadio Jean (Parti démocratique de Côte d'Ivoire -PDCI) a été réélu.

A San Pedro, deuxième port ivoirien, le secrétaire d'Etat chargé des PME Félix Anoble a été déclaré vainqueur par la CEI. Ancien du PDCI, il a rejoint le RHDP. A Cocody, une des communes d'Abidjan, c'est le candidat PDCI Jean-Marc Yassé qui l'a empLe Plateau, quartier des affaires d'Abidjan et commune la plus riche du pays, cristallisait une bonne partie des tensions, d'autres incidents ayant eu lieu dans le pays.

Ce scrutin oppose le RHDP Fabrice Sawegnon, spécialiste de la communication qui a orchestré les campagnes de plusieurs chefs d'Etat africains, au discret mais bien implanté Jacques Ehouo, du PDCI. Longtemps allié au RHDP, le PDCI a claqué la porte de la coalition gouvernementale il y a deux mois. Les deux hommes revendiquent la victoire au Plateau.

 

- Gaz lacrymogènes -

Selon des pointages partiels effectués samedi soir par l'AFP ainsi que par des observateurs indépendants, Jacques Ehouo semblait en tête. Mais samedi soir, la CEI du Plateau n'a pas procédé à la compilation des voix en raison de l’absence mystérieuse de ses deux présidents.

Après une nuit de tension entre les partisans des deux camps, les urnes ont été transférées dimanche à la CEI départementale au nord-est d'Abidjan pour tenter de débloquer la situation. Les forces de l'ordre y ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogène.

En début d'après-midi, lors de la compilation, la CEI, sans proclamer de résultats, a semblé donner la victoire à M. Sawegnon, malgré les protestations des représentants de M. Ehouo et sous les regards circonspects d'observateurs de l'Union européenne.

Le litige porte sur le fait que M. Ehouo est en tête dans pratiquement tous les bureaux, où le taux de participation avoisinait les 20%, alors que M. Sawegnon ne remporte qu'un seul lieu de vote, celui de la Chambre de commerce, où le taux de participation avoisine les 90%.

Le numéro deux du PDCI, Maurice Kakou Guikahué, a déploré lors d'une conférence de presse "un braquage éhonté" des résultats des municipales et régionales qui selon lui, se profile à l'horizon. Le PDCI tient pour "seuls responsables la CEI et le gouvernement de tout débordement qu’engendrerait cette situation", a-t-il averti.

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