Un homme a été tué par balle lundi matin à Sokodé, fief de l'un des principaux partis d'opposition dans le centre du Togo, après un weekend de violences entre les forces de sécurité et partisans de l'opposition.

"Il y a eu un mort à Sokodé" lundi matin, a expliqué à l'AFP Aimé Adi, représentant d'Amnesty International pour le Togo. "Il s'agit de Seidou Salissou, 32 ans, électricien dans le bâtiment et père d'un enfant."

çp

"Notre collègue est sur place. Le corps a été envoyé à l'hôpital. On a contacté le procureur pour que le corps soit examiné par un médecin (légiste)", a-t-il précisé, confirmant que c'est au moins la troisième personne à avoir été tuée depuis samedi.

"Ce matin les militaires ont bloqué toutes les rues et ont demandé aux enfants de rentrer chez eux", raconte de son côté Ouro Akpo Tchagnaou, un député de la localité pour l'opposition. "Un jeune a été tué par balle", a-t-il affirmé

Un témoin de la scène a également confirmé à l'AFP que l'homme a été abattu alors qu'il était sorti de chez lui. "La situation est vraiment tendue", raconte cet habitant sous couvert d'anonymat. "Rien ne bouge. Les militaires dispersent tout rassemblement et les jeunes dressent des barricades dans les rues pour empêcher les militaires (de venir) en ville", a-t-il ajouté.

La video d'un homme à terre, le ventre gonflé de sang, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, principal outil de rassemblement des partisans de l'opposition.

Les violences de ce weekend ont déjà fait au moins deux morts selon les autorités, trois selon l'opposition. Quatre membres des forces de l’ordre ont été blessées et 28 manifestants interpellés, a ajouté le gouvernement.

Ces manifestations interviennent après un an de crise politique et l'échec des négociations entre le pouvoir et l'opposition, sous l'égide de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest).

 

Le médecin congolais Denis Mukwege, coléauréat du Nobel de la paix, a appelé la planète à cesser d'ignorer les victimes de violences sexuelles en temps de conflit, estimant que la seule guerre qui vaille est celle "contre l'indifférence".

"Ce ne sont pas seulement les auteurs de violences qui sont responsables de leurs crimes, mais aussi ceux qui choisissent de détourner le regard", a afirmé Denis Mukwege dans son discours de remerciement. "S'il faut faire la guerre, c'est la guerre contre l'indifférence qui ronge nos sociétés".

Surnommé "l'homme qui répare les femmes", le gynécologue de 63 ans soigne depuis deux décennies les victimes de violences sexuelles dans son hôpital de Panzi dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), région déchirée par des violences chroniques.

Dans des propos aux accents politiques à l'approche d'élections prévues le 23 décembre en RDC, ce critique du régime du président Joseph Kabila a dit voir "les conséquences déchirantes de la mauvaise gouvernance".

"Bébés, filles, jeunes femmes, mères, grands-mères, et aussi les hommes et les garçons, violés de façon cruelle, souvent en public et en collectif, en insérant du plastique brûlant ou en introduisant des objets contondants dans leurs parties génitales", a-t-il énoncé.

M. Mukwege a aussi déploré que le sort de la population congolaise passe au second plan derrière l'exploitation sauvage des matières premières.

"Mon pays est systématiquement pillé avec la complicité des gens qui prétendent être nos dirigeants", a-t-il affirmé. "Pillé aux dépens de millions d'hommes, de femmes et d'enfants innocents abandonnés dans une misère extrême tandis que les bénéfices de nos minerais finissent sur les comptes opaques d'une oligarchie prédatrice".

Lui en costume sombre, elle en robe bleue et noire, tous deux ont appelé de leurs vœux une réaction de la communauté internationale.

Pour M. Mukwege, les États doivent mettre fin à l'impunité "des dirigeants qui ont toléré, ou pire, utilisé la violence sexuelle pour accéder au pouvoir", soutenir la création d'un Fonds global de réparation pour les victimes de violences sexuelles, et sortir des tiroirs un rapport de l'ONU cartographiant les crimes de guerre et violations de droits en RDC.

 

Quatre à sept personnes ont été tuées mercredi dans le centre du Mali dans un incident impliquant l'armée, qui affirme qu'elle a été visée par des "terroristes", alors que selon un groupe d'autodéfense et une association, la majorité des victimes sont des Peuls.

"En mission commandée dans le cercle de Bankass, région de Mopti, les Forces armées maliennes (FAMa) ont été la cible d'une attaque terroriste à Sadia, dans la commune de Kany- Bonzo, localité située à 10 km de Bankass ce mercredi", a indiqué jeudi soir dans un communiqué l'armée malienne.

"Au cours de cette opération, un élément des FAMa a trouvé la mort. Côté assaillants, le bilan est de six morts", tandis que "deux motos, de l'armement, des munitions et autres matériels de guerre (ont été) récupérés", selon la même source.

"Ce sont quatre Peuls combattants de notre mouvement qui ont été tués", a toutefois affirmé à l'AFP le président du Ganda Izo, un groupe d'autodéfense à dominante peule, Mohamed Attaib Sidibé.

Alors que les Peuls dénoncent régulièrement des exactions de la part de groupes de chasseurs dogons, tolérées voire encouragées selon eux au nom de la lutte contre les djihadistes par les autorités ou l'armée, des "chasseurs traditionnels" auraient été vus aux côtés des forces armées au cours de l'attaque de mercredi, a affirmé M. Sidibé.

"Nous démentons catégoriquement cette information, nous avons été victimes d'une attaque terroriste et nous avons riposté", a déclaré à l'AFP un officier de l'armée malienne s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

L'association de défense des droits des populations pastorales Kisal a toutefois affirmé sur Facebook que "quatre Peuls ont été tués après l'incursion dans les villages de Djabel et Sadia de miliciens armés prônant l'épuration ethnique contre les Peuls".

"Kisal est extrêmement inquiet du fait que des militaires maliens auraient été aperçus dans la zone. Les récits qui nous reviennent sont inquiétants et font redouter une participations d'agents de l'Etat à des exactions", ajoute l'association.

Depuis l'apparition il y a trois ans dans le centre du Mali du groupe djihadiste du prédicateur peul Amadou Koufa, lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique, les violences intercommunautaires se sont multipliées entre les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l'agriculture.

Ces violences ont fait plus de 500 morts civils depuis le début de l'année, selon l'ONU.

  Le ministre burkinabè en charge de la Justice, René Bagoro a déclaré, mercredi à Ouagadougou, que l’extradition autorisée par la justice française, de François Compaoré, est une victoire pour le Burkina Faso.

«Aujourd’hui, le Burkina a obtenu gain de cause pour la première étape. François Compaoré se retrouve maintenant dans la situation de celui qui doit se battre et nous sommes  dans la situation de ceux qui doivent se défendre», a déclaré le ministre de la justice René Bagoro.

Pour lui, «avec cette victoire d’étape, les décisions sont toujours l’objet de recours au plan interne. Le parquet a requis favorablement l’extradition et le siège a accédé. Toute chose qui montre qu’il n’y a de voix discordantes sur le bien-fondé du dossier».

Au sujet de la date d’extradition du frère cadet de l’ex-président du Faso Blaise Compaoré, le ministre Bagoro a mentionné que «le gouvernement français prendra un décret pour ordonner son extradition et cela peut aller de six mois à cinq ans en matière de procédure judiciaire».

René Bagoro a assuré que «le Burkina va se préparer pour y faire face et il  appartient à M. Compaoré de développer des arguments qu’il estime nécessaires parce que le  dossier est suffisamment solide».

Le ministre de la justice a expliqué que «le  dossier monté par la justice burkinabè a  été fait avec tout le sérieux nécessaire puisqu’il est conforme aux règles de droit contrairement à tous ceux qui estimaient qu’il était vide et politique».

«Lorsqu’en matière de justice, les réquisitions du Procureur sont conformes à une décision prise, cela veut dire sur  toute la ligne des acteurs que les arguments qui ont été évoqués sont fondés»,  a soutenu René Bagoro.

Il a, par ailleurs, félicité la justice burkinabè pour le travail abattu et s’est réjoui de cette «victoire d’étape pour le Burkina Faso».

C’est en mars 2017, qu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre François Compaoré, mis en cause dans l’enquête relative à l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo, le 13 décembre 1998.

Agence d’information du Burkina

 

La justice française a autorisé mercredi l'extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, où ce frère de l'ancien président déchu Blaise Compaoré est mis en cause dans l'enquête sur l'assassinat du journaliste Norbert Zongo en 1998.

La cour d'appel de Paris a donné son feu vert à cette extradition, à laquelle le parquet général s'était déclaré favorable.

La défense de M. Compaoré a indiqué qu'elle allait former un pourvoi en cassation. Pour être effective, une extradition doit aussi faire l'objet d'un décret gouvernemental.

Âgé de 64 ans, François Compaoré avait été arrêté à l'aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle en octobre 2017 sur la base d'un mandat d'arrêt émis le 5 mai 2017 par les autorités de Ouagadougou

A ce jour, il n'est pas inculpé dans son pays dans cette affaire. Alors qu'il enquêtait à l'époque sur la mort de David Ouédraogo, chauffeur de François Compaoré, Norbert Zongo et trois personnes qui l'accompagnaient avaient été retrouvés morts calcinés dans leur véhicule le 13 décembre 1998 à Sapouy (sud du Burkina Faso).

Dans l'immédiat, l'avocat du frère de Blaise Compaoré, Me Pierre-Olivier Sur, a insisté sur le fait que la chambre de l'instruction de la cour d'appel, dans son arrêt, lui donnait bon espoir de voir aboutir une autre procédure qu'il a engagée.

En l'occurrence, il s'agit d'une plainte à Paris pour "faux et usage de faux criminel" visant le doyen des juges d'instruction de Ouagadougou. Ce dernier avait transmis des éléments à la justice française pour qu'elle puisse statuer sur la demande d'extradition, dont un témoignage oculaire ancien pour tenter de démontrer l'implication de M. Compaoré dans les assassinats.

"La cour est parfaitement en mesure de se rendre compte que la citation faite par le juge d'instruction du Burkina Faso dans sa note n'est pas correcte", a énoncé Me Sur, lisant l'arrêt de la cour d'appel.

"Par ces mots, la chambre de l'instruction considère que les éléments matériels du faux en écriture criminel sont constitués. C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'autre issue à ce dossier que de passer par la mise en examen du juge du Burkina Faso pour des faits criminels, en vue peut-être d'une audience d'assises. Ce n'est qu'à l'issue de cette procédure que la question de l'extradition et de son exécution se posera, c'est-à-dire pas avant 2020 ou 2021", a-t-il anticipé.

 

Trois gendarmes ont été blessés dans une nouvelle attaque contre une brigade de gendarmerie dans le nord du Burkina Faso attribuée à des jihadistes, a-t-on appris mercredi de sources sécuritaires.

"Des individus armés non identifiés ont attaqué dans la nuit de mardi une brigade de gendarmerie située sur l'axe Dori-Seytenga", à une dizaine de kilomètres de Dori, chef-lieu de la région du Sahel, a déclaré à l'AFP une source sécuritaire.

Cette attaque, qui a eu lieu "aux environs de 22 heures" (locales et GMT), a "fait trois blessés parmi les éléments de la brigade de gendarmerie", a ajouté cette source, précisant que "leur vie n'est pas en danger".

"Les assaillants, probablement des jihadistes, ont également incendié trois véhicules et criblé de balles le bâtiment de la gendarmerie", a rapporté une autre source sécuritaire.

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d'attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015, notamment dans le nord et l'est du pays.

La semaine dernière, une autre brigade de gendarmerie du nord avait été attaquée de nuit par des assaillants lourdement armés, qui ont blessé un gendarme. Cette même gendarmerie de Namssiguia (province du Bam) avait déjà été la cible d'un assaut attribué à des jihadistes début novembre.

Dans l'est du Burkina, cinq personnes dont quatre gendarmes ont été tuées vendredi dernier par l'explosion d'un engin artisanal au passage de leur véhicule à Boungou. Et lundi, six assaillants ont été abattus dans la localité de Bougui lors d'une "attaque terroriste" contre une patrouille de gendarmes, selon des sources sécuritaires.

 

Le gouvernement burkinabè a adopté un nouveau mécanisme de fixation du prix des carburants qui sera arrêté tous les trois mois, a-t-il annoncé vendredi, au lendemain d'une grève générale et d'une manifestation contre une hausse des prix de 12% à la pompe.

La fixation des prix se fera "tous les trois mois" à partir d'une "moyenne de l'évolution du prix du baril sur le marché international, pour ne pas avoir une indexation à la pompe qui soit trop fluctuante", a expliqué le ministre de la Communication Remis Fulgance Dandjinou.

Ce mécanisme devrait "permettre d'avoir une plus grande protection des ménages face aux fluctuations", selon lui.

Depuis le 9 novembre, le prix du litre d'essence et de gasoil au Burkina Faso a connu une hausse de 75 francs CFA (0,11 euro), soit une majoration de 12%.

"Cette hausse est la plus importante jamais faite dans l'histoire du Burkina Faso", a reconnu M. Dandjinou, soulignant que le gouvernement a pris des mesures pour éviter une hausse du coût de la vie.

"Nous avons discuté avec les transporteurs de marchandises et de personnes, et obtenu qu'il n'y ait aucun impact sur le coût des transports". "Nous espérons que le mécanisme va permette d'amoindrir le choc si la tendance à la baisse des derniers jours se confirme", a-t-il souhaité.

Au Burkina Faso, l'État subventionnait à hauteur de 8 milliards (12 millions d'euros) par mois les hydrocarbures.

Les nouveaux prix pratiqués permettent de réduire la subvention de l'État, qui reste cependant supérieure à 50 FCFA sur le litre, a souligné le ministre. Les subventions sur le gaz butane et des éléments pour le fonctionnement des centrales thermiques n'ont pas été levées, a-t-il précisé.

"Aujourd'hui, on demande de ramener ce taux à un niveau acceptable pour notre État afin de pouvoir faire autre chose pour le développement du pays et aider à la lutte sécuritaire", a argumenté M. Dandjinou.

Jeudi, des milliers de personnes avaient manifesté dans l'ensemble du pays pour exiger le retour aux anciens prix des hydrocarbures, à l'appel de la Coalition nationale contre la vie chère (CCVC).

Le Burkina, pays sahélien parmi les plus pauvres du monde, fait face à des attaques jihadistes récurrentes qui ont fait 229 morts depuis 2015, selon un bilan officiel publié fin septembre.

 

Le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila a promis que les élections du 23 décembre en République démocratique du Congo vont "très bien se passer", dans un rare entretien où il dénonce les sanctions de l'Union européenne frappant le candidat de sa majorité.

"Pour les élections, tout va très bien se passer, et cela ne dépendra pas des sanctions. Ce seront les meilleures élections que ce pays aura connues depuis 1959", (date marquant le déclenchement de la conquête de l'indépendance du Congo belge qui aboutira sur la naissance de la République du Congo en 1960), a déclaré M. Kabila dans un entretien au quotidien belge Le Soir.

Deux fois élu en 2006 et 2011 sur fond de violences et de contestation, M. Kabila n'a pas brigué de troisième mandat interdit par la Constitution, comme l'espérait une frange de ses partisans au sein du parti présidentiel PPRD.

"Ce qui me surprend, c’est que ma décision ait pu surprendre: j’ai fait ce que j’avais toujours dit", a déclaré M. Kabila, qui a investi un "dauphin" à l'élection présidentielle pour sa succession, son ex-ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary.

M. Ramazani Shadary est l'une des 15 personnalités congolaises visées depuis début 2017 par les sanctions de l'Union européenne (UE) pour atteinte aux droits de l'homme et au processus électoral.

Il a été ministre de l'Intérieur de décembre 2016 à février 2018, au plus fort de la contestation contre le maintien au pouvoir du président Kabila au-delà de la fin de son deuxième et dernier mandat en décembre 2016.

"Ces sanctions sont tout à fait illégales, injustes, arbitraires, orientées politiquement", a déclaré M. Kabila.

Cinq personnes, quatre gendarmes et un civil, sont décédées dans une explosion d’un engin artisanal, vendredi à Bougnou. Le véhicule des gendarmes a sauté sur un engin artisanal.

Cinq personnes dont quatre gendarmes ont été tuées dans l’explosion d’un engin artisanal (IED) au passage de leur véhicule vendredi à Boungou, localité de l’est du Burkina Faso, en proie à des attaques similaires attribuées aux djihadistes, ont indiqué samedi des sources sécuritaires à l’AFP. « Un véhicule de la gendarmerie, en mission d’escorte, a sauté sur un engin artisanal à Boungou, tuant quatre gendarmes », a déclaré à l’AFP une source sécuritaire.

Une autre source sécuritaire a confirmé cette information, précisant qu’un « civil a également péri, portant le bilan à cinq morts ». L’équipe de gendarmerie effectuait une mission d’escorte de travailleurs du site aurifère de Boungou, selon cette source. Mi-août, cinq gendarmes avaient été tués dans des conditions semblables sur le même axe qui relie Boungou à Fada N'Gourma, chef-lieu de la région de l’Est.

Ils ont été tués dans une opération contre les bandes criminelles lancée dans l'Etat de Zamfara à la suite d'une augmentation du nombre d'enlèvements et de vols de bétail.

Les forces de sécurité ont "repoussé des attaques de bandits en embuscade" à Mahanga Forest jeudi et "tué 104" d'entre eux, a affirmé le porte-parole de la police nationale Jimoh Moshood dans un communiqué, précisant qu'il s'agissait de "bandits armés qui terrorisaient (la population) et tuaient des innocents".

Plus d'un millier de policiers avaient été déployés début novembre dans l'Etat de Zamfara, frontalier du Niger, et 85 personnes ont été arrêtées depuis, soupçonnées de kidnappings et de vols de bétail, selon le communiqué.

L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International a souligné qu'il était difficile d'évaluer le succès des opérations menées dans cette région reculée.

 

Page 1 sur 213