Rédaction

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L'ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé l'acquittement par la Cour d'assises d'Abidjan de l'ex-première dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo pour crimes contre l'humanité.

Ces crimes ont été commis lors de la crise qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans le pays, après le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire électorale de M. Ouattara.

Selon un communiqué de l'ONG de défense des droits de l'homme, cet acquittement "démontre les nombreuses irrégularités qui ont entaché le procès et laisse de graves questions sans réponse concernant son rôle présumé dans les crimes brutaux perpétrés pendant la crise post-électorale de 2010-2011".

"L'enquête peu approfondie et les preuves ténues présentées lors de son procès souligne l'importance de l'affaire en cours contre Simone Gbagbo à la CPI pour des crimes similaires", déplore l'ONG.

 

 

Les patrons de boulangers qui avaient renoncé le 1ermars, au grand dam de la population burkinabè, à la production du pain de 180g (130FCFA) au profit du pain de 200g (150FCFA), se sont engagés à poursuivre la production simultanée des deux types de pain pendant une période de deux à mois, a-t-on appris.

Les boulangers se sont engagés «à continuer la production simultanée des deux types de pain (pain de 180g et de 200g) respectivement au prix de 130F et 150F, assortie de leur ferme volonté à sensibiliser tous les boulangers dans le sens du respect de cette décision», lit-on dans un communiqué du Service d’information du gouvernement (SIG), transmis mercredi à l’AIB.

 «Cette mesure fera l’objet d’une application pendant une période de deux à trois mois à l’issue de laquelle, on en procéderait à une évaluation», poursuit le communiqué.

Cette décision émane des conclusions des travaux du Cadre de Concertation Tripartite qui se sont déroulées du 14 au 22 mars 2017.

On rappelle que la décision unilatérale, le 1ermars 2017, des boulangers de supprimer la production du pain de 180g (130FCFA) avait suscité la désapprobation de l’opinion nationale.

Selon le SIG, «pendant la période indiquée, le ministère en charge du Commerce s’engage à intensifier les contrôles en ce qui concerne le poids et la qualité du pain».

L’Etat, à travers le département du Commerce s’engage aussi «à examiner avec beaucoup d’attention les doléances à lui soumises par les boulangers, par lettre en date du 15 mars 2017», poursuit la même source.

Agence d’Information du Burkina

 

 

Le caporal Nébié Abdoul Nafion, un soldat  de l’ex-RSP, accusé d’avoir participé à l’attaque de la poudrière de Yimdi (sortie ouest de Ouagadougou) en janvier 2016, a rejeté mardi  devant le tribunal militaire, les  infractions à lui reprochées avant de charger la gendarmerie.

M. Nébié est accusé, entre autres, de complot militaire,  de désertion à l’étranger en temps de paix, de détention illégal d’armes à feu ou de munitions.

«Monsieur le président (du Tribunal), je reconnais seulement le fait d’avoir quitté  la frontière qui a été qualifié de désertion à l’étranger en temps de paix», a indiqué le caporal Nébié qui rejette  les autres chefs d’accusations.

Il  dit  craindre pour sa vie, raison pour laquelle  il a décidé de traverser  la frontière.

A la question du parquet de savoir qui le pourchassait, il a signifié que des obus tombaient sur le camp «Naaba Koom».

En rappel, des soldats loyalistes ont attaqué le 29 septembre 2015 pour déloger des putschistes du défunt Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

«Avant  l’attaque du camp Naaba Koom  vous n’avez pas entendu un communiquer  du commandement qui invitait les ex-éléments du RSP à rejoindre le camp Lamizana et que leur intégrité physique sera assurée ?», lui a lancé le président du tribunal Seydou Ouédraogo.

Le caporal Nébié a répondu par la négative, affirmant  ne pas avoir reçu une lettre  ou une ordonnance  lui annonçant une quelconque dissolution  du RSP, ni une lettre  d’affectation.

L’accusé  dit avoir été maltraité par la gendarmerie et ne  se reconnait pas  dans  certaines informations  du procès-verbal.

Selon  le commissaire du gouvernement,  dans l’enquête préliminaire le caporal Nébié  a reconnu sa participation à l’attaque de Yimdi, en déclarant ceci : «Notre équipe est partie par la droite et l’autre a abordé par la gauche, nous avons immobilisé les éléments du poste  et avons récupéré  les kalachnikovs dont je ne connais pas le nombre plus une caisse en munitions ».

«J’ai signé beaucoup de dossiers à la gendarmerie sous la force», s’est défendu le soldat.

 L’avocat  de l’accusé, Olivier Yelkouni s’est  dit serein, car son client a su apporter des réponses idoines. Cependant, il a lui aussi remis en cause les enquêtes de police et de gendarmerie.

« Ce n’est pas moi-même qui le dit  c’est la loi, j’ai cité la disposition notamment l’article 30 du Code de procédure pénale qui dit que les enquêtes de police ne valent qu’à titre de simples renseignements», a-t-il souligné.

«Il ne suffit pas de brandir un procès-verbal d’enquête de police pour dire que voilà ce que tu as dit dans ce procès, si c’était une preuve ou un aveu, on n’avait pas besoin que le prévenu ou l’accusé comparaisse. Il aurait suffi de lire ces procès-verbaux et prendre une décision», a ajouté  l’avocat commis d’office.

Le tribunal militaire a entamé mardi le procès sur l’attaque de la poudrière de  Yimdi. Comparaissent le sergent Sanou Aly et 21 autres, auteurs de plusieurs chefs d’accusations.

Parmi les accusés, figurent un civil, Sabkou Yago,  le soldat de première classe Albert Gounabou est lui en fuite.

Agence d’Information du Burkina

 

 

Les avocats des parties civiles ont estimé, au cours de leurs plaidoiries finales du procès de Simone Gbagbo pour crime contre l’humanité, que l’ex-première dame était coupable, l’accusant d’avoir été "plus calife que le calife" lors de la crise ivoirienne.

Le procureur doit prononcer son réquisitoire mardi. Le verdict pourrait être prononcé dans la foulée.

"Mme Gbagbo a reçu 44 fois le ministre des Finances. Son mari 13 fois. Elle a reçu 37 fois le ministre de la Défense, son mari Laurent Gbagbo huit fois", a lancé Diomande Vafoungbe, avocat de l’Etat ivoirien, qui a épluché et comparé à l’audience les agendas de la première dame et de l’ancien président Gbagbo sur la même période.

"C’est dire toute la place qu’avait Mme Gbagbo auprès de son mari (...). Elle était la cocalife, l’autre calife, plus calife que le calife", a insisté Diomande Vafoungbe, l’accusant de se "comporter comme un chef de l’armée (...). Elle était au coeur du système, les unités venaient lui rendre compte".

"Il y a un prix à payer et ce prix c’est qu’elle soit déclarée coupable", a-t-il conclu, exhibant des factures d’achats d’armes et un courrier de miliciens sur le terrain. "Nous ne l’avons vue sur le terrain en train de tenir une kalach (fusil d’assaut kalachnikov, NDLR) mais du point de vue mental, intellectuel (...) lorsque quelqu’un est l’auteur intellectuel, c’est justement sur la base des responsabilités. (Le Congolais) Jean-Pierre Bemba a pris 18 ans devant la CPI (Cour pénale internationale). C’est la même règle. 

Jean-Pierre Bemba n’était pas sur le terrain avec ses troupes. C’est la même chose pour Mme Gbagbo".

Entrecoupé de nombreuses suspensions depuis son ouverture le 31 mai 2016, le procès est allé de report en report en raison de discussions de procédure.

Les avocat de l’ex-première dame se sont retirés au profit d’avocats commis d’office, qui se sont eux-mêmes retirés la semaine dernière.

Les avocats de Mme Gbagbo estiment dans un communiqué que "les actes, déclarations et décisions de la Cour d’assises et du ministère public contreviennent gravement aux engagements pris par l’Etat de Côte d’Ivoire de garantir à Mme Simone Gbagbo un procès juste et équitable".

"Le gouvernement de Côte d’Ivoire a échoué à organiser sereinement et équitablement un procès aussi historique que celui de Mme Simone Gbagbo pour crime contre l’humanité et crime de guerre. La défense (...) réclame la démission du ministre de la Justice ou à tout le moins son limogeage et la reprise à zéro de ce procès historique (...), et ce avec tous les acteurs des faits et une véritable indépendance et impartialité de la Justice".

Mme Gbagbo, qui risque la prison à vie et dont la dernière apparition au tribunal remonte à fin novembre 2016, ne devrait pas être présente mardi.

Elle est jugée pour son implication présumée dans des tirs d’obus sur le marché d’Abobo, un quartier d’Abidjan favorable à Alassane Ouattara - rival de son mari Laurent Gbagbo à la présidentielle de novembre 2010 - et pour sa participation à une cellule qui organisait des attaques menées par des milices et des militaires proches du régime.

Ces crimes ont été commis lors de la crise qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans le pays, après le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire électorale de M. Ouattara.

Simone Gbagbo purge déjà une peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l’Etat", prononcée en 2015.

Des individus armés non identifiés ont encerclé le QG des Koglweogo à Kerboulé et tiré des coups de feu en l’air

Réforme constitutionnelle au Bénin: démission du ministre de la Défense (ministre)

Malgré de longues tractations dimanche, la conférence nationale d'entente qui s'ouvre lundi à Bamako se fera sans l'opposition et une partie des groupes armées, qui ont décidé de boycotter.

C'est finalement une conférence d'entente nationale dépouillée d'un de ses objectifs majeurs.

En effet, selon nos informations, la rencontre n'aboutira plus à la charte pour la paix, l'unité et la réconciliation nationale, comme prévue dans les termes de référence. L'élaboration de cette charte sera remise à plus tard,.

C'était la condition posée par les groupes armés pour revenir sur les décisions de boycotter la conférence. Fahad Ag Al Mahamoud, responsable des groupes armés loyaliste a indiqué à la BBC que son regroupement sera à la rencontre, tandis qu'Almou Ag Mohamed porte-parole des ex-rebelles a indiqué que la CMA n'y sera pas, ''faute de compromis.''

En plus d'une partie des groupes armés, l'opposition aussi ne devrait pas participer à la rencontre. Elle reproche à la rencontre de ne pas être inclusive.

Naffet Keita, membre de la commission préparatoire de la conférence d'entente nationale nous parle de l'objectif de la rencontre

La conférence d'entente nationale, mesure prévue par l'accord de paix, devrait également permettre d'élucider le terme Azawad sous lequel, certains désignent le nord du Mali, au grand dam partie de l'opinion malienne. Mais les observateurs craignent que la rencontre ne soit un forum de plus avec les boycotts annoncés.

 

 

 

Le procès de l’attaque du dépôt d’armes de Yimdi débutera le 28 mars au tribunal militaire burkinabè, où un groupe de militaires de l’ex-Régiment de Sécurité présidentielle (RSP) comparaitront.

Poursuivis, notamment, pour faits de « complot militaire, désertion à l’étranger en temps de paix, détention et port illégal d’armes et de minutions de guerre », le Sergent Sanou Aly et ses présumés complices « comparaissent le 28 mars 2017 devant le tribunal militaire ».

 

Après l’attaque de la poudrière de Yimdi le 22 janvier 2016, un groupe de personnes suspectées ont été mises aux arrêts.

Le « meurtre odieux » s'est produit samedi d'après Eugene Owusu, responsable des affaires humanitaires dans le Soudan du Sud.

L'ONU n'a pas dit qui étaient les victimes ni pour quelle agence elles travaillaient.

Ces agents humanitaires voyageaient entre la capitale Juba et la ville de Pibor dans l'Ouest du pays.

Au moins 79 humanitaires ont été tués au Soudan du Sud depuis le début du conflit en décembre 2013 d'après l'ONU.

Deux autres attaques ont visées des travailleurs humanitaires ce mois-ci d'après l'ONU.

Le 14 mars, un convoi humanitaire a été attaqué alors qu'il se rendait à Yirol dans l'Est pour faire face à une épidémie de choléra.

Et le 10 mars, le personnel local d'une organisation humanitaire internationale a été détenu par des rebelles armés lors de combats dans la ville de Mayendit avant d'être relâchés quatre jours plus tard.

Pour Eugene Owusu, ces attaques « mettent non seulement en danger la vie des humanitaires, mais elles menacent également les vies de milliers de personnes qui ont besoin de notre aide pour survivre.

Les violences ethniques ont dominés la crise dans le Soudan du Sud qui est devenu indépendant en 2011.

La guerre civile a commencé suite à une mésentente entre le président Salva Kiir et l'ancien Vice-Président Riek Machar.

 

 

 

L'attaque de vendredi visait un convoi de police sur la route entre Tshikapa et Kananga.

D'après les autorités locales, la milice de Kamuina Nsapu est responsable de de cette embuscade meurtrière.

Le président de l'Assemblée provinciale du Kasaï indique que 6 officiers ont eu la vie sauve car ils parlaient la langue de la région à savoir le tshiluba.

Les troubles dans la région ont commencé en août dernier après que les forces de sécurité aient tué le chef traditionnel Kamuina Nsapu.

Le gouverneur du Kasaï Alexis Nkande Myopompa affirme que des enquêtes sont en cours.

D'après l'ONU, 400 personnes ont été tuées et 200 000 déplacées dans la région depuis la mort du chef traditionnel Kamuina Nsapu.

Deux experts de l'ONU, un américain et un suédois ont par ailleurs disparus dans la zone il y a deux semaines, l'organisation n'a aucune nouvelle d'eux, ni des quatre congolais qui les accompagnaient.

La RDC est confrontée à un climat d'instabilité politique alors que le président Joseph Kabila s'est maintenu au pouvoir au-delà de son mandat expiré en décembre dernier.

Des élections doivent être organisées à la fin de l'année mais aucune date n'a été arrêtée pour l'instant.

 

 

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