Rédaction

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Après les anciens combattants, l'opposition et la société civile, les sections régionales du parti au pouvoir au Zimbabwe ont à une écrasante majorité exigé vendredi la démission du président Robert Mugabe, déterminé à rester au pouvoir qu'il détient depuis 1980.

Ceci est un communiqué de l'ex président Blaise Compaoré publié par son avocat.

 

Depuis que j'ai quitté le pouvoir, j’ai observé un devoir de réserve absolu. Cependant, je reste très attentif à l’actualité de mon pays. J'ai souffert lorsqu'il a été l'objet d'attaques terroristes qui ont occasionné de nombreuses pertes en vies humaines.

 

Le peuple burkinabè sait que la sauvegarde de sa sécurité a toujours été ma préoccupation primordiale et il sait que je demeure de cœur et d'esprit à ses côtés, spécialement dans l'épreuve.

 

En matière de terrorisme, la polémique et la division partisane n'ont pas de sens. L'union sacrée est  plus qu’un impératif. C’est une exigence absolue. Je salue à cet égard les efforts effectués par mon successeur, démocratiquement élu, le Président Roch Marc Christian Kaboré, que je respecte. Il s'investit, avec le gouvernement, les Forces de Défense et de Sécurité, sans concession et en synergie avec les chefs d’Etat de la sous-région et des Nations-Unies dans la lutte contre le terrorisme. 

 

Cependant, je ne peux accepter de lire ces derniers temps, sous certaines signatures irresponsables et dévoyées par un combat politique dépassé, que j'aurais pu avoir des liens coupables avec les terroristes d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique, lesquels justifieraient en réaction les attaques subies par mon pays.

 

Ceci est odieux, scandaleux, abject. Et chacun comprendra que cela nécessite qu'aujourd'hui, je brise exceptionnellement le silence et que je quitte mon devoir de réserve pour condamner fermement des allégations formulées avec légèreté qui ne sont que la marque d’une très grave irresponsabilité.

 

La communauté internationale sait que mon action dans cette région ultra-sensible du Sahel et du Sahara, a toujours consisté à rechercher la paix par la médiation et le dialogue -  faits et actes, reconnus, salués partout et par tous -.

 

Protéger mon pays de l'insécurité et des attaques terroristes, tel fut mon devoir. Je crois l’avoir accompli avec un sens élevé de l’Etat et dans l’intérêt majeur du peuple Burkinabè.

 

 

Président Blaise Compaoré

 

 

Attaque à Taouremba, localité située à 47 KM de la commune de Tongomayel dans la province du Soum. Des individus amés ont fait irruption dans le village et ouvert le feu. Bilan 6   morts dont un conseiller municipal du village. Un bar a été également incendié.

 

Dans un tweet, le président Roch Marc Christian Kaboré a condamné "la barbarie et la lâcheté des terroristes" qui  ont semé "la désolation" ce vendredi dans le Soum.
il a exprimé sa compassion et présenté les condoléances de la Nation aux familles des personnes tuées dans cette "attaque ignoble". 

Le ministre burkinabè en charge de la Communication, Rémis Fulgance Dandjinou, estime que les réseaux sociaux ont participé énormément à la construction des opinions au Burkina Faso, jeudi à Ouagadougou, à l’ouverture de la 10e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO).

«Depuis longtemps, les médias classiques étaient difficilement accessibles, en termes de prises de paroles et également en termes de propos contradictoires», a expliqué le ministre Dandjinou, à l’issue de la cérémonie d’ouverture des 10eUACO.

De nos jours, a-t-il poursuivi, les réseaux sociaux sont dans nos vies car il y a un environnement propice qui s’est crééet qui est imprégné de cette réalité.

Et d’ajouterque la première question que l’on doit se poser est de savoir: Comment dans un contexte de forte insécurité que traversent les pays, l’on doit utiliser ces réseaux sociaux?

L’autre inquiétude du ministre réside dans l’adaptation des médias classiques à ces réseaux sociauxde même que la question de la responsabilité civile et pénale.

«Il convient que les uns et les autres sachent que l’espace internet et numérique n’est pas un espace de non-droit», a prévenu Rémis Fulgance Dandjinou, par ailleurs président du comité d’organisation des UACO 2017.

La 10e édition des UACO se déroule du 16 au 18 novembre 2017, autour du thème: «Médias sociaux et formation des opinions en Afrique».

Durant trois jours, environ 500 participants vont échanger sur les différentes facettes du secteur à la lumière du thème choisi pour la biennale.

«Notre objectif étant de contribuer à une amélioration positive de la formation plurielle des opinions causées par les médias sociaux et préparer nos pays à réussir leur insertion dans le nouveau paysage médiatique international», a indiqué M. Dandjinou, dans son discours d’ouverture.

Le programme des UACO 2017 prévoit, entre autres, un colloque académique, une exposition de matériels et équipements de communication et des TIC en rapport avec l’évolution technologique, un forum des grandes écoles de formation en journalisme et communication de la sous-région.

Il est également prévu une rencontre conjointe entre responsables des télévisions de l’espace UEMOA et les opérateurs de la mise en œuvre de la Télévision numérique de terre (TNT) autour des changements que cette option (TNT) va entrainer pour les pays.

Les Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) ont été créées en 2004 par le ministère en charge de la communication avec l’appui de Partenaires techniques et financiers nationaux et internationaux.

La manifestation a été annuelle jusqu’en 2013 où la décision a été prise de la rendre biennale. L’édition de 2015 a été annulée en raison de la situation socio-politique du pays (période de Transition) à l’époque.

 

Agence d’information du Burkina

La quatrième édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique se tient depuis hier, au Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD), en présence de trois chefs d'Etat africains.

Outre le président sénégalais Macky Sall, ses homologues du Rwanda Paul Kagamé et du Mali Ibrahima Boubacar Keïta prennent part à cette rencontre.

Le Premier ministre tchadien Albert Pahimi Padacké, la ministre française de la Défense, Florence Parly, le président de la Commission de l'Union africaine(UA), Moussa Faki Mahamat, entre autres, assistent aussi à ce forum.

Le forum est axé sur les "nouveaux enjeux stratégiques" du continent et autour du thème "Défis sécuritaires actuels en Afrique : pour des solutions intégrées".

Dans son discours à l'ouverture de la quatrième édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité, Macky Sall a déclaré la guerre aux terroristes : « Face aux nouvelles menaces, les missions classiques de maintien de la paix ne sont plus adaptées. C'est le cas notamment avec la MINUSMA au Mali, sans doute l'une des missions de paix les plus meurtrières pour les casques bleus ».

Dans la lutte contre le terrorisme, le président Sall a souligné que « l'échange de renseignement et sa coordination » sont indispensables.

« Nous devons intégrer davantage les risques liés aux Etats faillis. Chaque fois qu'un Etat est affaibli d'une façon ou d'une autre, chaque fois que ses ressorts sont cassés, le vide se crée, le chaos et l'insécurité s'installent. L'Etat failli offre un sanctuaire de rêve pour tous les réseaux mafieux et criminels, y compris ceux de l'émigration clandestine, parce qu'en face, il n'y a plus de loi, ni d'autorité organisée pour combattre et freiner ces groupes », a affirmé le président sénégalais.

 

 

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme s'est dit gravement préoccupé par la forte augmentation du nombre de migrants africains détenus en Libye.

Ces derniers sont retenus pour éviter qu'ils atteignent les côtes européennes.

La souffrance de ces personnes est un outrage à la conscience de l'humanité, estime Zeid Ra'ad al-Hussein.

"La politique de l'Union Européenne consistant à aider les gardes-côtes libyens à intercepter et renvoyer les migrants (est) inhumaine", a-t-il déclaré dans un communiqué.

 

Cet appel survient alors que le groupe de contact sur la route migratoire en Méditerranée, réunissant 13 pays européens et africains dont la Libye, a décidé lundi d'améliorer les conditions des migrants dans les centres de détention libyens.

L’opposition togolaise a appelé dimanche soir à trois nouvelles journées de manifestations contre le pouvoir du président Faure Gnassingbé, qui fait face depuis près de trois mois à une contestation populaire dans tout le pays.

“Travailleurs, étudiants, lycéens, collégiens… Rejoignons très nombreux la contestation nationale du peuple souverain” jeudi, vendredi et samedi dans tout le Togo, a déclaré dans un communiqué Eric Dupuy, porte-parole de la coalition de 14 partis d’opposition à l’initiative des manifestations.

Selon M. Dupuy, les chefs de l’opposition avaient prévu de se rendre à Sokodé, Bafilo et Mango, trois villes du nord qui ont été le théâtre de violents affrontements entre forces de l’ordre et manifestants depuis fin août.

“Mais le gouvernement nous a notifié qu’il n’acceptera pas qu’on aille dans ces trois villes (…) Nous ne baisserons pas les bras. Ces trois villes sont en état de siège. Nous avons la ferme intention de nous rendre dans ces villes prochainement”, a-t-il expliqué à l’AFP.

Vendredi, le président Gnassingbé a accusé l’opposition d‘être responsable des violences. “Ceux et celles qui organisent ces manifestations portent la lourde responsabilité des victimes que les participants ont faites et des dégâts qu’ils ont causés”, a-t-il déclaré devant des soldats.

L’opposition organise des marches quasi-hebdomadaires pour demander la démission du président Gnassingbé, à la tête du Togo depuis 2005. Il a succédé à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé sans partage le pays pendant 38 ans.

Seize personnes ont été tuées en deux mois, dont des adolescents et deux militaires lynchés par la foule, selon un bilan établi par l’AFP.

 

Le gouvernement a promis d’organiser un référendum pour faire adopter une réforme prévoyant notamment une limitation des mandats présidentiels, mais la mesure n’est pas rétroactive, permettant à M. Gnassingbé de se présenter aux scrutins de 2020 et de 2025.

Le 06 juillet 2017, la commission d’enquête mise en place par le Conseil supérieur de la magistrature pour investiguer sur diverses allégations de manquements aux règles d’éthique et de déontologie qu’auraient commis des magistrats  a remis son rapport audit Conseil. A  l’occasion, les membres du Conseil se sont interdits eux-mêmes d’en prendre copie et ont demandé que le Conseil de discipline puisse être diligemment saisi pour notamment, d’une part, éviter les risques de fuite préjudiciable à la présomption d’innocence, d’autre part, permettre à ceux mis en cause de se défendre pour être situés dans un sens ou dans un autre quant à leur culpabilité.

Malheureusement avant cette saisine, le rapport a connu des fuites suivies de publications ou de commentaires d’acteurs judiciaires ou non judiciaires. Au regard du contenu de certains de ces commentaires ou publications, les syndicats de magistrats qui s’inscrivent dans une dynamique d’apaisement mais également de responsabilité et de redevabilité dans le milieu judiciaire voudraient, pour éviter des amalgames, relever ce qui suit :

1)- la commission d’enquête a été voulue de façon unanime par l’ensemble des syndicats de magistrats. Cette volonté n’a pas varié;

2)- la désignation des membres de la commission d’enquête a été faite de façon unanime suivant un critère jugé des plus objectifs par le Conseil supérieur de la magistrature ;

3)- les éléments résultant de la fuite du rapport d’enquête laissent voir aux syndicats que ceux dont la commission a demandé la traduction en conseil de discipline comprennent des militants de tous les syndicats et des non-syndiqués ;

4)- les éléments ci-dessus devraient obliger à une très grande réserve quant au recours à l’argument de règlement de comptes syndical ;

5)- le Conseil supérieur de la magistrature n’a pas entendu mettre en place une commission dont le travail serait inattaquable et les membres de ladite commission ne peuvent avoir eux-mêmes entendu faire un travail inattaquable ;

6)- Ceux qui auraient des griefs contre le rapport de la commission sont invités à maintenir leur sérénité pour le faire utilement devant le Conseil de discipline sans que l’étiquette ou l’absence d’étiquette syndicale ne puisse ni leur nuire ni leur profiter ;

7)- ceux qui pensent que des faits n’ont pas été pris en compte peuvent toujours user des canaux légalement appropriés pour qu’ils le soient ;

7)- les syndicats maintiennent le souhait que le processus entamé puisse être sereinement et diligemment poursuivi pour permettre aux mis en cause d’être situés sur leur culpabilité ou l’inexistence de cette culpabilité.

 

                                                      

                                             Ouagadougou le 12 novembre  2017                                  

Le Secrétaire Général du Syndicat                       Le Secrétaire Général du Syndicatdes Magistrats du Burkina (SMB)                                        Burkinabè des Magistrats (SBM)

 

     Christophe COMPAORE                                                    Moriba TRAORE

 

Le Secrétaire Général du Syndicat Autonome

des Magistrats du Burkina (SAMAB)

 

 

Antoine KABORE

 

 

 

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