Culture

"J’ai été invité par mail par l’animateur de l’émission le dimanche 29 octobre à 11h03mn. Considérant que j’ai le devoir de m’expliquer devant le peuple j’ai donné mon accord pour participer à l’émission. Ce n’est qu’à la veille de cette émission je crois le samedi que j’ai été appelé par l’animateur pour m’informer que l’émission n’aura plus lieu. Je ne sais pas quelles sont les raisons qui ont guidées la non tenue de cette émission mais si c’est la vérité qu’on veut assassiner qu’il sache qu’on ne peut pas cacher le soleil avec la main quelque soit la puissance d’une personne quelque soit les pouvoirs qui lui sont dévolus. Cette personnes ne pourra jamais empêcher la lumière du jour de s’étaler quelque soit la profondeur de l’obscurité". Tahirou Barry

Le ministre démissionnaire de la Culture, des Arts et du Tourisme Tahirou Barry a invité jeudi, les acteurs du département à «accompagner sans réserve», son successeur Issouf Sawadogo qui l’avait pourtant fustigé en août dernier.

«Je tiens à féliciter monsieur Issouf Sawadogo pour sa nomination en qualité de Ministre de la Culture des Arts et du Tourisme. Tout en marquant ma disponibilité à le soutenir et en lui formulant mes vœux de pleins succès, je voudrais lancer un vibrant appel à tous les travailleurs du département, acteurs et créateurs culturels et touristiques à bien vouloir l' accompagner sans réserve et sans autres considérations subjectives», a écrit jeudi Tahirou Barry sur sa page facebook.

«Si nous l'aidons tous à réussir, la victoire sera celle de notre culture et riche patrimoine touristique et partant de notre fière Nation», a ajouté M. Barry.

En rappel, le président du Faso Roch Kaboré a nommé lundi dernier Issouf Sawadogo, un professeur d’histoire et de géographie depuis 30 ans, au poste de ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme.

La nomination de M. Sawadogo, est intervenue quatre jours après la démission de Tahirou Barry qui dénonçait l’inaction du gouvernement face aux urgences du moment.

Notons également qu’en août dernier, une grave crise a opposé Tahirou Barry (alors président du Parti pour la renaissance nationale-PAREN-) au fondateur du parti Laurent Bado.

Après la désignation par M. Bado, de Michel Béré comme nouveau président du parti, beaucoup d’observateurs avaient prédit le départ de M. Barry, au nom de l’alliance qui lie le PAREN au parti au pouvoir.

Rappelons qu’à l’apogée de la crise, Issouf Sawadogo, alors président du Conseil consultatif (des Sages) et ancien secrétaire général du PAREN, a dans une déclaration, accusé Tahirou Barry d’être le responsable de la situation.

Agence d’Information du Burkina

 

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne dans les termes les plus forts le meurtre d’un casque bleu sénégalais à Bangui par des individus armés non identifiés. L’agression a eu lieu mercredi soir et le casque bleu est décédé quelques heures plus tard à l’Hôpital de la MINUSCA où il avait été transporté d’urgence.

 

La MINUSCA dénonce cet acte ignoble et injustifié et  indique qu’une enquête a immédiatement été ouverte pour faire toute la lumière sur cet horrible incident et déterminer les circonstances exactes de sa survenue.

 

La MINUSCA rappelle que porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre et souligne que tout sera mis en place pour retrouver les auteurs afin qu’ils répondent de leurs forfaits devant la justice.

La MINUSCA présente ses condoléances les plus attristées et émues à la famille de la victime, à son contingent et à son pays, le Sénégal.

 

 

 

Le réalisateur sénégalais, grâce à son Film ‘’Félicité’’, a remporté l’Etalon d’or de Yennega, la plus grande récompense au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) dont la 25eédition vient de refermer ses portes dans la capitale burkinabè.

Le lauréat du Fespaco 2017 a reçu, ce samedi soir,  son trophée des mains des présidents ivoirien Alassane Ouattara et  burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.

Le prix est également composé d’une enveloppe de 20 millions de FCFA.

Le film lauréat ‘’Félicité’’ est un long métrage de 120 minutes qui relate l’histoire d’amour et de musique d’une chanteuse nommée Félicité dans la ville de Kinshasa (RDC) qui va rencontrer des péripéties dans sa vie.

C’est le film ‘’L’Orage africain, un continent sous influence’’ du Béninois Sylvestre Amoussou qui a eu le 2e prix (Etalon d’argent de Yennega), alors que le Marocain Said Khallaf a remporté le 3eprix (Etalon de bronze) avec son long métrage ‘’A mile in my shoes (en français, Un mile dans mes chaussures)’’.

Au totale 20 films de 15 nationalités étaient en compétition dans la catégorie longs métrages.

Ce sacre du réalisateur sénégalais Alain Gomis vient après celui de 2013 où il avait remporté l’Etalon d’or de Yennega, avec son film ‘’Tey’’.

Il fait partie des rares réalisateurs africains à avoir remporté deux fois la plus prestigieuse des récompenses au Fespaco.

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) est une biennale qui se tient (les années impaires) dans la capitale burkinabè depuis 1969.

La 25e  édition s’est déroulée du 25 février au 4 mars 2017, sous le thème «Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel», avec la Côte d’Ivoire comme pays invité d’honneur.

La clôture du festival s’est effectuée en présence des présidents ivoirien et burkinabè. De l’avis des organisateurs, c’est la première fois que deux chefs d’Etat assistent à la clôture de la biennale.

 

 

C’est donc reparti depuis le 25 février 2017 pour la 25e édition du Fespaco, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou.

A bientôt 50 ans, l’âge de la raison, selon le philosophe, le Fespaco reste toujours cet enfant chéri de la culture africaine et burkinabè. Conçue, portée, enfantée, choyée malgré les difficultés et en dépit des vicissitudes inhérentes à un projet de son envergure, la biennale du cinéma africain a su résister au temps et passer les époques.

L’honneur en revient incontestablement à tous : organisateurs, acteurs, réalisateurs, techniciens, cinéphiles, festivaliers dont le dévouement à la cause cinématographique continentale permet de créer une forme de résistance aussi symbolique soit-elle, face à la mondialisation féroce de l’image et du son.

Ne nous y trompons pas. Au-delà de la compétition pour la conquête de l’Etalon d’or de Yennenga, la plus grande distinction de la manifestation, au-delà de savoir si le Burkina pourra accrocher sa troisième couronne 20 ans après la dernière remportée par Gaston Kaboré, le Fespaco demeure bien plus qu’un simple festival. Et tous ceux qui ne le voyaient qu’ainsi ont bien évidemment tort.

 

C’est bien connu, qui tient l’image tient le monde. Et de ce point de vue le Fespaco doit pouvoir tenir sa place sous le feu continu des projecteurs.

Juvénal Somé

samedi, 25 février 2017 00:00

Fespaco : coup d'envoi ce samedi 25 fevrier

La 25 ème édition du FESPACO, le festival panafricain du cinéma de Ouagadougou s'ouvre samedi. Pendant 8 jours le Burkina Faso abritera la plus grande compétions de films africains avec à la clé le prestigieux étalon d'or du Yennenga.

Les réalisateurs expérimentés vont croiser les jeunes talents et les débutants plein d'espoir. Le FESPACO c'est d'abord des rencontres des échanges et des formations.

La complétion reste un temps fort du festival. Les récompenses sont d'autant plus prisées que les places sont de plus en plus chères. L'organisation a reçu prêt de 1000 films. Au bout du compte 150 seront projetés. Seule une vingtaine de longs métrages ont été sélectionnés pour l'étalon d'or.

On fera notamment attention à Félicité d'Alain Gomis qui vient de recevoir le grand prix du jury à la Berlinale. On note que cette année, seuls 3 longs métrages viennent de pays anglophones, le Ghana, la Tanzanie et l'Afrique du Sud.

Le Maghreb comme à son habitude est bien représenté.

Rappelons qu'il y a 2 ans c'est le marocain Hicham Ayouch qui avait remporté le grand prix avec "Fièvres".

La compétition est très ouverte pour les courts métrages qui sont plus de 25 en lice

Cote documentaire le film du sénégalais William Mbaye, "Kemtiyu", sur le parcours de Cheick Anta Diop est très attendu.

Les séries télé ont également leur propre concours. D'ailleurs un marché leur est consacré. Si le festival est la grande fête du cinéma africain il faut juste regretter que de nombreux films ne seront vu que lors de cette semaine.

Depuis des années, le cinéma africain est confronté à un déficit de diffusion notamment sur le continent.

 

 

Plus connu sous le nom de « Ablo ZON », le musicien-batteur, Abdoulaye ZON est décédé ce lundi 8 août 2016 à Ouagadougou.

Ablo est né le 1er juin 1976 de parents musiciens. Très jeune, il intègre la formation ‟des petits chanteurs aux points levés” sous la révolution, avec le feu Capitaine Thomas SANKARA. Après la dislocation de cette formation, son père l’inscrit dans l’orchestre de la police nationale pour continuer à apprendre. Ensuite, il va jouer dans plusieurs groupes Burkinabès tels MKZ, Achille Bass, Benda Band…Il sera aussi appelé à l’international pour remplacer Prospère NIANG, le batteur du mythique groupe sénégalais XALAM.

Tout ce parcours musical, lui a valu le premier Django d’or africain en 2010.

On se souvient que dans les années 2000, il figurait parmi les musiciens du Festival des Arts dans la Rue (le FAR), une initiative de radio pulsar. Batteur a titré du Djongo System de Bil Aka KORA (ou Djongo Club), il a collaboré avec plusieurs artistes. Le dernier concert auquel il a participé, est celui marquant les 35 ans de carrière musicale de Tall Mountaga, le 05 août 2016 à Ouagadougou. La dernière interview de « Ablo », accordée à nous, cette année, s’est faite dans le cadre de l’émission « voyage voyage » au cœur du Djongo club.

Parents, amis et connaissances sont allés lui dire adieu, ce mercredi 10 août 2016, au cimetière de Nagrin (Ouagadougou).

Repose en paix l’artiste.

Archimède BOEYE

L’équipe de voyage voyage de radio pulsar a rencontré le dimanche 31 juillet 2016, à Bobo-Dioulasso, le groupe ivoirien AKOBO SYSTEM. Cette formation évoluant dans la musique tradi-moderne, était invitée pour la cérémonie officielle d’ouverture de la 17e édition de ‟Fitini Show”.

DJ JOJO et DJ Kokélé sont deux jeunes gens rapprochés par la musique. Ils sont partis de Yamoussoukro, deuxième grande ville de la Cote d’ivoire pour envahir, aujourd’hui, toute la sous région avec leur titre éponyme ‟Akobo poussière”. Une inspiration qui vient tout droit du village ‟baoulé” (ethnie du centre de la Cote d’Ivoire).

DJ JOJO a arrêté ses études en classe de 4e et a décidé de devenir Disc Jockey dans les « maquis » (terme pour designer un Bar ou Bistrot). Suite à cette décision prise en 2008, son père lui demande de quitter la maison familiale. Commence alors, la vie de débrouillardise. C’est dans cette école de la rue qu’il rencontre son acolyte DJ Kokélé en 2013. Ils vont animer en tant que Disc Jockey dans des « maquis » et dans plusieurs manifestations festives.

Une date importante : 24 mai 2014, prémaquette de la chanson ‟Akobo poussière”. Elle est diffusée pêle-mêle et suscite un intérêt. Le manager Charly Parker les prend sous son aile, ils entrent en studio chez Elvis second pour faire la deuxième version de ce titre, puis un clip qui va intéresser la chaine TRACE TV. Un coup d’essai devenu un coup de maître. « Franchement, on ne s’attendait pas à un effet pareil » avoue le lead vocal de AKOBO SYSTEM.

Le clip de leur chanson, réalisé au village, a visiblement influencé la réalisation des clips dans le monde du coupe-décalé ivoirien. Avec ce titre, ces jeunes sortent de leur village et parcourent plusieurs pays dont la France, l’Allemagne, la Belgique, le Cameroun, le Mali, la Guinée, le Togo, le Burkina Faso… « Avant, je voyais avion en haut maintenant quand on me dit que je dois prendre l’avion ça ne me dit plus rien » ironise DJ JOJO.

‟Akobo poussière”, un véritable bal poussière…

Archimède BOEYE.

jeudi, 04 août 2016 00:00

FITINI SHOW 2016 : LE BAL EST OUVERT

Le Dimanche 31 juillet 2016, au théâtre de l’amitié de Bobo-Dioulasso, a eu lieu l’ouverture officielle de la 17e édition de ‟fitini show”. Placée sous le thème « Protégeons les filles du mariage forcé et précoce », cette initiative de l’association Déni Dèmè”, a réuni toutes les autorités de la ville de Sya.

Il est 12h lorsque la file d’attente se dresse devant le théâtre de l’amitié de Bobo-Dioulasso. D’autres, plus futés ont même déposé des pierres pour réserver leurs places. Les éléments de la gendarmerie sont déployés et veillent au grain. Les comités de supporters des groupes devant prester, se font déjà sentir.

A 15h, toutes les autorités locales sont installées. On pouvait voir aux premiers rangs l’ancien maire Salia SANOU et le nouveau Boureima SANOU. 15h30, le show des ‟fitini”  commence. Pendant 3h de temps, les groupes se succèdent dans les différentes disciplines que sont le ballet, le sketch, le slam, la miss traditionnelle, l’imitation d’artistes… Avec pour objectif, passer un message : « Protégeons les filles du mariage forcé et précoce ».

« La femme doit choisir la personne avec qui elle veut vivre. Il y a trop de femmes, de jeunes filles qui souffrent dans leurs chairs parce qu’elles ont été mariées et ont des enfants très tôt. Et leur avenir est complètement bafoué. C’est pour cela que nous allons partir de notre tribune pour sensibiliser le maximum de personnes pour combattre ce fléau », tels sont les propos de Moussa Dembélé président de l’association ‟Déni Dème”, pour justifier le thème de cette 17e édition.

Ce dernier annonce, par ailleurs, les grandes ambitions de sa structure : la production de jeunes talents en musique, l’organisation des visites touristiques, la formation à une bonne utilisation de l’outil internet… Notons que l’innovation majeure de cette année, dans la catégorie Imitation d’artistes, est l’interprétation en live des artistes à la finale de la compétition.

Pour ce top départ, le rappeur smarty (Burkina Faso) et le groupe AKOBO Système (Cote d’Ivoire) ont aussi égayés les enfants venus nombreux dans ce théâtre de l’amitié. Au vue de cette effervescence, Moussa Dembélé, promoteur de l’événement à laisser entendre : « Nous le disons avec modestie, Fitini show, il faut le reconnaître, est la plus grande manifestation culturelle pendant les vacances scolaires en termes d’engouement et de mobilisation sociale ».

Jusqu’au 25 septembre prochain, les enfants de plusieurs localités du Burkina Faso, vont vibrer au rythme de ‟Fitini Show”.

Archimède BOEYE.

Le vendredi 8 juillet dernier à Ouagadougou, le comité de soutien financier aux activités cinématographiques et audiovisuelles a présenté la liste des projets retenus pour financement.

Ce sont des projets de films réalisés par des cinéastes burkinabè et qui feront l’objet de sélection en vue de représenter le pays des hommes intègres au prochain festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO). Il est prévu pour se dérouler du 25 février au 4 mars 2017.

Ils sont nombreux à avoir bénéficié du soutien financier dudit comité. Parmi eux, figure le réalisateur Adama ROAMBA avec son long-métrage « la forêt du niolo ». « Je pense qu’être retenu parmi une vingtaine de projets, c’est déjà un encouragement. C’est un appel à faire plus d’efforts pour préparer le tournage de ce projet ». Cinquante millions de francs (50.000.000FCFA), c’est le montant, à lui, octroyé pour ce film. « La forêt du niolo, c’est l’histoire d’une forêt dont le sous-sol est riche en minerais dont le gaz de schiste. Un ex-ministre détenteur du permis d’exploitation va employer tous les moyens pour dégager les habitants du village se trouvant sur ce site.  Et une bataille est engagée… » C’est en ces mots que Adama ROAMBA livre le contenu de cette œuvre cinématographique qui touche les questions de protection de notre environnement.

Tous les projets retenus par le comité de soutien financier, passeront, une fois terminés, devant un comité de selection. Et c’est la qu’on saura qui représentera le Burkina Faso au FESPACO 2017.

Archimède BOEYE

Du 30 juin au 03 juillet 2016, s’est tenue à Ouagadougou, la rencontre des écoles de formations professionnelles en arts vivants. Un évènement organisé par Kuilga Kulture en collaboration avec l’Atelier Théâtre Burkinabè (ATB). Durant quatre (04) jours, les professionnels des arts vivants se sont retrouvés pour partager leurs expériences à travers des panels, et offrir aussi des spectacles en danse et théâtre au public. Selon Simplice NIKIEMA, le coordonateur de l’évènement, « cette idée est partie d’un constat. J’ai remarqué, en tant que formateur, que les élèves que j’ai encadré de 1998 à ce jour, beaucoup n’arrivent pas à se frayer un chemin, à vivre de ce qu’ils ont appris ». Ce qui justifie le thème choisi pour cette première édition « quel avenir pour l’élève en formation en arts vivants ». « Aujourd’hui le maître-mot de l’état burkinabè, c’est l’insertion professionnelle des jeunes mais nombreux sont les apprenants en arts vivants qui n’arrivent pas à s’insérer professionnellement » soutient Simplice NIKIEMA. Et c’est la raison pour laquelle « Le comité d’organisation de cette rencontre s’est donné pour objectif, d’inscrire la formation professionnelle en arts vivants dans les priorités de l’état burkinabè pour une équité des financements au profit de l’auto emploi des jeunes » conclut-il. Les spectacles suivis au cours de ces 96h, sont entre autres : « Etranger » qui aborde l’immigration clandestine avec l’école Théâtrale de l’ATB ; « l’ombre de ma lumière », des fous qui racontent leur vie avec la troupe Laafi ; « plus rien ne sera comme avant » inspiré de l’insurrection populaire d’octobre dernier, avec la troupe théâtre de l’avenir de l’université de Ouagadougou. Archimède BOEYE Radio Pulsar

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