lundi, 19 juin 2017 00:00

Mali: deux morts, 30 civils sauvés dans une attaque jihadiste près de Bamako

Une attaque jihadiste contre un lieu de villégiature proche de Bamako fréquenté par des étrangers a fait deux morts dimanche, dont une Franco-Gabonaise, mais une trentaine de civils ont réchappé de ce premier attentat anti-occidental depuis plus d'un an dans la capitale malienne.


Le nombre des assaillants n'a pas été précisé, mais au moins quatre ont été tués, a affirmé dans la soirée le ministre malien de la Sécurité, Salif Traoré.

La cible, le campement Kangaba, un agréable "ecolodge" et site de détente situé à la périphérie de Bamako prisé des expatriés, fondé par un Français, évoque d'autres sites attaqués par les groupes jihadistes du Sahel ces dernières années, notamment la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam (mars 2016, 19 morts, dont huit étrangers).

"C'est une attaque jihadiste. Les forces spéciales maliennes sont intervenues", a déclaré le ministre malien de la Sécurité, Salif Traoré. Elles ont été appuyées dans leur assaut par les militaires de l'opération française antijihadiste Barkhane et de la mission de l'ONU (Minusma).

Après de longues heures de traque, "nous avons récupéré les corps de deux assaillants abattus", a déclaré le ministre à la presse, ajoutant que pour "deux autres", les troupes étaient "en train de ratisser pour retrouver les corps", sans préciser s'il en restait encore en fuite.

"Nous avons pu extraire ou exfiltrer près de 36 clients ou travailleurs du campement", a-t-il ajouté, dont une quinzaine de Français et environ autant de Maliens.

Une cliente franco-gabonaise est décédée à l'hôpital, et une autre personne, en cours d'identification, a été tuée, selon le ministère.

Parmi les personnes évacuées, dont plusieurs se trouvaient en maillot de bain, certaines ont affirmé que les assaillants avaient crié "Allah akbar" (Dieu est le plus grand).

Un témoin a expliqué aux journalistes avoir vu arriver un homme à moto qui a ensuite commencé à tirer sur la foule, puis "deux ou trois personnes" venues avec un autre véhicule.

Des riverains ont dit à l'AFP avoir entendu dans l'après-midi des coups de feu en provenance du lieu attaqué. Une fumée s'élevait au-dessus du site, a constaté un journaliste de l'AFP.