Le chef d’Etat nigérian Muhammadu Buhari a appelé lundi l’armée a être « sans pitié » envers ceux qui voudraient truquer les élections générales (présidentielle, législative et sénatoriales) de samedi, prévenant qu’ils le feraient « au péril de leur vie ». L’opposition a dénoncé un appel à « tirer sur des innocents ».

La commission électorale indépendante (INEC) a reporté les élections générales (présidentielles, législatives et sénatoriales) du 16 au 23 février, quelques heures avant l'ouverture des bureaux de vote samedi, arguant de graves problèmes logistiques. Et lundi, le président Buhari a prévenu que ceux qui frauderaient le feraient "au péril de leur vie".

"Nous n'allons pas être tenus pour responsables (...) à la place de ceux qui décident de voler des urnes, ou d'utiliser des criminels pour perturber le scrutin" a déclaré le chef de l'Etat, en lice pour un second mandat, lors d'une réunion de son parti retransmise à la télévision nationale.

Le principal parti de l'opposition, le Parti populaire démocratique (PDP) a aussitôt dénoncé des "menaces". "C'est un appel ouvert pour que les gens se fassent eux-mêmes justice", a critiqué Kola Ologbondiyan, porte-parole du PDP, dans un communiqué.

 

 

 

Le Premier ministre (PM) Christophe Marie Joseph Dabiré a appelé, lundi, à une «union sacrée» des Burkinabé pour lutter contre la recrudescence des attaques terroristes dans le pays.

«Face à cette barbarie, d’une autre époque, il faut l’union sacrée de tous les Burkinabè, car l’affirmait feu le président Thomas Sankara, notre peuple uni et mobilisé constitue une force inébranlable, une puissance capable de prendre en main son propre destin», a affirmé le  PM Christophe Dabiré.

Le Premier ministre a souligné que pour relever les défis sécuritaires, le gouvernement doit apporter des «réponses vigoureuses» et diligentes à toutes les attaques dont le Burkina Faso est l’objet, afin de restaurer la paix, la sérénité et la quiétude dans la cité.

Il s’exprimait lundi à Ouagadougou, à l’occasion de sa Déclaration de politique générale(DGP).

Pour lui, le pays doit d’abord compter sur ses propres forces pour ne pas prendre le risque de s’abandonner dans «l’indolence du sommeil sur la natte d’autrui et faire lâchement l’opposition de périr sans gloire» en paraphrasant le Pr Joseph Ki-Zerbo «nan lara, an sara» qui signifie «si nous dormons, nous sommes morts», en langue nationale dioula.

Le chef du gouvernement, devant la représentation nationale a précisé que le combat contre le terrorisme est de longue haleine et a ainsi sollicité l’appui de la communauté internationale pour venir à bout de ce phénomène mondial.

«Tout en apportant des réponses appropriés, en temps et en heure aux actions destructrices de ces criminels, nous devons travailler à construire et à consolider durablement les bases de notre victoire certaine», a- t- il soutenu.

D’après Christophe Marie Joseph Dabiré, le gouvernement apportera toutes les ressources nécessaires à l’amélioration des actions des Forces de défense et de sécurité(FDS) sur le terrain.

Il a, par ailleurs, précisé que la dégradation progressive de la situation sécuritaire dans notre pays a des conséquences néfastes énormes sur notre vivre ensemble qui sape certaines valeurs fondamentales qui sont, entre autres, la tolérance, l’hospitalité et la cohésion pacifique au sein des communautés.

Le PM Dabiré a été  nommé par décret présidentiel à la tête du gouvernent le 21 janvier dernier, suite à la démission de son prédécesseur, Paul Kaba Thiéba, une dizaine de jours plus tôt.

Agence d’information du Burkina

L’ancien Premier ministre burkinabè Kadré Désiré Ouédraogo (KDO), va participer samedi prochain à Bobo Dioulasso, à une assemblée   générale  du   groupe   d’initiative   ‘’KDO   2020’’, au cours de laquelle il devra lever le voile sur sa probable candidature ou non à l’élection présidentielle de 2020, souhaitée par ses sympathisants.

L’ancien Premier ministre du Burkina Faso, Kadré Désiré Ouédraogo participera ce weekend à Bobo-Dioulasso,  à l’assemblée générale du groupe d’initiative KDO 2020, groupe composé entre autres de militants  du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), la Nouvelle alliance du Faso (NAFA).

Depuis novembre 2018, ce groupe a invité plusieurs fois l’ancien Premier ministre à se présenter à l’élection présidentielle de 2020.

Selon nos sources, M. Ouédraogo devrait enfin se prononcer par rapport à ses multiples appels.

L’ancien président de la Commission de la CEDEAO mettra également à profit son séjour pour rendre visite aux autorités administratives, coutumières et religieuses de Bobo-Dioulasso (365km, Ouest).

Lors de sa visite chez l’Iman de Dioulassoba et chez l’Archevêque de Bobo-Dioulasso, il est prévu des remises de dons symboliques pour les réhabilitations de la vieille mosquée de Dioulassoba et de la cathédrale Notre Dame de Lourdes, ajoutent nos sources.

Kadré Désiré Ouédraogo fera aussi un geste pour la réhabilitation de la mairie de la ville, incendiée lors des journées insurrectionnelles  d’octobre 2014.

Agence d’information du Burkina

Le ministre burkinabè en charge de la Culture Abdoul Karim Sango a rendu compte, mardi, de ses douze mois de gestion, marqués selon lui, par la rigueur budgétaire et la mobilisation des agents autour des objectifs assignés. 

«L’année culturelle, artistique et touristique 2018 a été particulièrement riche en activités. Les acquis engrangés constituent un réel motif de satisfaction, mais les défis restent nombreux», a déclaré, le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango.

Sango s’exprimait mardi, à l’issu d’une conférence de presse, au cours de laquelle, il a rendu comptge de ses douze mois de gestion. «La culture est pour toute société l’élément vital sur lequel doit reposer le développement. Pour s’en convaincre, il suffit de voir comment les colons se sont investis à détruire les structures culturelles et spirituelles des peuples colonisés », a-t-il expliqué. Pour Karim Sango, le degré de performance de toute organisation publique ou privée dépend de la qualité des ressources humaines dont elle dispose. Et de poursuivre : «De tout agent, j’exige le respect strict du devoir de loyauté et de neutralité, principe fondamental du droit public de la fonction publique découlant de ce que l’administration doit être exclusivement au service de l’intérêt général». Il a confié que dès sa prise de fonction, il a attiré l’attention de ses collaborateurs sur la gestion des ressources financières alimentées par le fonds de téléphonie mobile et procéder à un meilleur encadrement de l’utilisation de ces fonds. «Des instructions ont été données pour une gestion plus rationnelle des missions à l’étranger ou à l’intérieur du pays pour tenir compte de la rareté des ressources. Tous les voyages s’effectuent à l’étranger dans les compagnies qui proposent les meilleures offres de prix des billets d’avions », a précisé M. Sango. Selon lui, les priorités 2019-2021 du ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme en lien avec celles du gouvernement (PNDES) consisteront en la mise en œuvre des actions de la Stratégie nationale de la culture et du tourisme (SNCT).

Agence d’information du Burkina

 

Le président tchadien Idriss Déby Itno a entamé mardi une visite à Abéché, la principale ville de l'Est, pour "s'enquérir de la situation sur le terrain" après la percée d'une colonne rebelle début février depuis la Libye, selon une source présidentielle.

"Le président effectue cette visite pour s'enquérir de la situation sur le terrain", a indiqué une source à la présidence tchadienne.

M. Déby, lui-même arrivé par les armes au pouvoir au Tchad en 1990 avec l'aide de la France, a quitté N'Djamena mardi en début d'après-midi, selon la même source.

Il était accompagné du ministre de la Défense, Daoud Yaya, et de celui de la Sécurité, Mahamat Abba Ali Salah.

Mardi, sur les ondes de la radio nationale, un décret présidentiel a annoncé la nomination de plusieurs commandants de légions de gendarmerie, dont ceux des chefs-lieux des trois régions troublées du Nord: Bardai, Faya-Largeau, Fada.

Début février, le groupe armé Union des forces de la résistance (UFR) emmené par le neveu du président Déby, Timan Erdimi, a fait une incursion dans le nord-est du Tchad, depuis la Libye.

A la demande de N'Djamena, la France a annoncé avoir procédé à trois reprises à des frappes de Mirage 2000 contre la colonne de pick-up.

Samedi, l'armée tchadienne avait annoncé avoir capturé "plus de 250 terroristes, dont quatre principaux chefs", saisi plus de quarante véhicules et "plusieurs centaines" d'armes.

Selon l'UFR, ce bilan est "fantaisiste" et seuls une "trentaine" de combattants de l'UFR ont été faits prisonniers par l'armée après s'être réfugiés dans une grotte à la suite des bombardements français.

 

Au Sénégal, trois personnes ont perdu la vie dans la région de Tambacounda, 500km au sud-est de Dakar, dans des affrontements entre des militants de la majorité présidentielle "Benno Bokk Yaakar" et ceux du candidat Issa Sall du Parti de l'unité et du Rassemblement.

Dimanche, une querelle d'affichages a éclaté entre militants du Parti de l'unité et du Rassemblement du candidat Issa Sall et ceux de la coalition Benno Bokk Yaakar du président sortant Macky Sall.

La querelle a dégénéré en affrontement et un jeune militant de la coalition au pouvoir a été mortellement poignardé par la garde rapprochée du candidat Issa Sall.

A l'annonce de sa mort, des jeunes de Tambabacounda ont manifesté leur mécontentement en mettant en place des barricades. Certains militants de Benno Bokk Yaakar barrent la route nationale avec leurs motos et attaquent le convoi du candidat du Parti de l'unité et du Rassemblement.

Un des chauffeurs du convoi a foncé sur les jeunes conducteurs de motos, entrainant la mort de deux d'entre eux, portant ainsi le bilan à trois morts. Plusieurs blessés ont aussi été enregistrés, dont deux graves, parmi les journalistes.

 

Les ministres en charge de la défense des pays du G5 Sahel ont tenu samedi une réunion à Ouagadougou dans le cadre des travaux du 5e sommet du G5 Sahel afin d'examiner le bilan de la présidence en exercice du Niger, en vue de préparer la conférence des chefs d'Etat, a rapporté un communiqué de la présidence du Burkina Faso.

"Beaucoup d'acquis ont été enregistrés par le G5 Sahel sous la présidence du Niger, selon son ministre de la Défense nationale, Kalla Moutari, président en exercice de la réunion des ministres en charge de la défense des pays du G5 Sahel", lit-on dans le communiqué.

Il s'agit, entre autres, du déploiement des personnels au niveau des postes de commandement, du démarrage des opérations de la Force conjointe, et du début de l'opérationnalisation de l'académie de police du G5 Sahel.

Selon le communiqué, au moment où le Niger s'apprête à céder la présidence en exercice au Burkina Faso, le ministre Moutari a reconnu que des défis immenses restent à relever pour faire du G5 Sahel un espace sécurisé, développé et viable. Il a donc appelé à la solidarité de tous les partenaires, pour relever tous les défis qui se posent au G5 Sahel.

Le ministre d'Etat, ministre burkinabè de la Défense nationale et des Anciens combattants, Cheriff Sy, a apprécié l'initiative de cette rencontre qui permettra à son pays de mieux se préparer pour réussir sa présidence en exercice.

Pour lui, développement et sécurité étant intimement liés, les différents pays du G5 Sahel doivent multiplier les efforts pour mieux assurer une lutte efficace contre le terrorisme qui entrave les efforts de développement au sein des pays membres.

"L'année 2018 a été particulièrement difficile pour notre espace sur le plan sécuritaire avec l'évolution des modes d'action des groupes armés terroristes, et leur impact sur le développement économique et social de nos nations", a indiqué le ministre burkinabè.

Convaincu que la coopération entre les Etats reste la meilleure option pour vaincre le terrorisme, le Burkina Faso entend inscrire son mandat dans la continuité et le renforcement des actions déjà entreprises, a-t-il ajouté.

 

Les experts du G5 Sahel ont ouvert jeudi les activités préparatoires du sommet du G5 Sahel qui doit réunir mardi à Ouagadougou, les chefs d’Etat des cinq pays membres.
La rencontre de deux jours (31 janvier et 1er février) au Burkina, des experts du G5 Sahel se veut être un cadre de réponse à l’insécurité grandissante entre les pays membres.
Selon le secrétaire permanent du G5 Sahel, Maman Sambo Sidiki, sa structure est confrontée à de nombreux défis d’une «grande acuité» sur le plan sécuritaire et du développement.
M.Sidiki s’exprimait jeudi, à l’occasion d’une rencontre des experts du G5 Sahel, en prélude à la session ordinaire de la conférence des chefs d’Etats, qui se tiendra du 31 janvier au 5 février 2019 à Ouagadougou.
Pour lui, le volet sécuritaire et le développement sont les deux piliers de l’existence de l’action du G5 Sahel, car estime-t-il, «nos populations attendent impatiemment des résultats palpables de notre part».
Il a expliqué que, le bon fonctionnement de l’institution relève en grande partie du travail de fond effectué par les experts et leurs collègues du secrétariat permanent et qu’ils se concertent afin de mieux préparer le terrain aux ministres et aux chefs d’Etats.

«En nous se retrouvant ce jeudi à Ouagadougou pour préparer le conseil des ministres ainsi que la conférence des Chefs d’Etats du G5 Sahel, un moment fort qui marque le passage de témoin entre la présidence en exercice sortant et la nouvelle en occurrence le Niger et le Burkina. », a- t-il soutenu.
Maman Sambo Sidiki, a souligné que les ministres et chefs d’Etats du Burkina Faso, du Mali du Niger, du Tchad et de la Mauritanie devront impulser la dynamique pour la réussite de l’exécution de la feuille de route de la présidence du Faso en 2019.
Il s’est réjoui de quelques avancées telles que le début de l’opérationnalisation de la force du G5 Sahel, la mise en orbite du volet développement du G5 Sahel, la sélection de 40 projets pour la phase 1 et l’intensification de la coopération internationale avec les différents partenariats.
Il s’est dit satisfait de la qualité des travaux lors du 1er conseil des ministres en fin octobre à Niamey et du succès de la conférence de coordination des partenaires et des bailleurs de fonds du G5 Sahel le 6 décembre dernier à Nouachchot, pour le financement de programme d’investissement prioritaire(PIP) du G5 Sahel.
Pour le SP du G5 Sahel, les échanges vont se porter sur la mise en œuvre des recommandations et instructions des sessions précédentes des conseils des ministres, de l’examen et la validation du rapport d’activités 2018 du secrétariat permanent du GS Sahel, du rapport d’audit organisationnel et l’ordre du jour du conseil des ministres.

«Nous sommes tous pleinement conscients de notre rôle dans ce contexte particulièrement caractérisé par diverses attentes des populations auxquelles nous devons répondre judicieusement », a- t-il ajouté.

A cette cinquième session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat du Sahel à Ouagadougou, le Burkina sera désigné pour assurer la présidence de l’institution au titre de l’année 2019.
Agence d’Information du Burkina

 

La ministre sortante de l’Economie Hadizatou Rosine Coulibaly a estimé lundi, que «l’histoire qui est le seul juge infaillible» avisera de ses trois ans de gestion, alors que son bilan divise encore les observateurs.

«Quel résultat puis-je mettre en avant quant à la réalisation de cette mission. L’avons-nous réussi ? Je pense que c’est la question qu’on peut se poser. Il ne m’appartient pas d’en juger. L’histoire qui est le seul juge infaillible avisera», a affirmé Hadizatou Rosine Coulibaly, lundi lors de sa passation de charges avec Lassané Kaboré.

La ministre sortante de l’Economie a indiqué que malgré la persistance des attaques terroristes et la poursuite des revendications sociales, l’activité économique nationale au plan macroéconomique, a connu une bonne orientation de 2016 à 2018, avec la croissance du PIB qui est passé de 5,9% en 2016 à 6,3 % en 2017 et à 6,6% estimé en 2018.

Elle s’est aussi félicitée de la réussite de la conférence des partenaires pour le financement du Programme national de développement économique (PNDES), à Paris en décembre 2016.

La non reconduction de Hadizatou Rosine Coulibaly, le 24 janvier dernier dans le gouvernement du nouveau Premier ministre Christophe Dabiré, a suscité de vives débats dans les médias et sur les réseaux sociaux.

 

Beaucoup de ses admirateurs saluent sa rigueur et la fermeté qu’elle a opposée aux agents de son département, malgré leur colère contre le plafonnement du Fonds commun (primes substantiels).

Mais pour ses détracteurs, Mme Coulibaly a créé un climat hostile à la mobilisation des taxes et a contribué à augmenter exponentiellement la dette intérieure, par le truchement des marchés gré à gré, élaborés dans le cadre des partenariats public-privés (Loi PPP).

«Je ne ménagerai aucun effort pour qu’ensemble, nous puissions dégager par les vertus du dialogue et de la concentration, les voies et moyens à promouvoir pour instaurer le dialogue, un climat social apaisé et propice à la poursuite de notre mission dans l’intérêt supérieur de la Nation», a réagi son successeur Lassané Kaboré.

Agence d’information du Burkina

Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a nommé ce jour, Monsieur Christophe Joseph Marie Dabiré au poste de premier Ministre.

Homme de sérail et de terrain, plusieurs fois ministre et député président de la Commission des Finances et du Budget de l'Assemblée nationale, c'est un économiste chevronné et un politique averti qui prend les rênes du gouvernement, à un moment où le dialogue social, la relance économique et les défis sécuritaires s'imposent comme challenges.                          
La poursuite de la mise en œuvre du PNDES dont les indicateurs positifs doivent être consolidés, sera également une des missions du chef du gouvernement.
Le nouveau premier Ministre est attendu aussi sur le chantier de l'intégration sous-régionale, et son background de commissaire pendant 10 ans à l'Union Économique et Monétaire Ouest-africaine fait de Christophe Joseph Marie Dabiré un manager à même de bien remplir la feuille de route assignée par le président       du       Faso.
Pétri de compétences, le nouveau premier Ministre aura besoin de la mobilisation et de la solidarité de l'ensemble de ses compatriotes, dans la co-construction du Faso.

Service d’informations du gouvernement

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