L'ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé l'acquittement par la Cour d'assises d'Abidjan de l'ex-première dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo pour crimes contre l'humanité.

Ces crimes ont été commis lors de la crise qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans le pays, après le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire électorale de M. Ouattara.

Selon un communiqué de l'ONG de défense des droits de l'homme, cet acquittement "démontre les nombreuses irrégularités qui ont entaché le procès et laisse de graves questions sans réponse concernant son rôle présumé dans les crimes brutaux perpétrés pendant la crise post-électorale de 2010-2011".

"L'enquête peu approfondie et les preuves ténues présentées lors de son procès souligne l'importance de l'affaire en cours contre Simone Gbagbo à la CPI pour des crimes similaires", déplore l'ONG.

 

 

Les avocats des parties civiles ont estimé, au cours de leurs plaidoiries finales du procès de Simone Gbagbo pour crime contre l’humanité, que l’ex-première dame était coupable, l’accusant d’avoir été "plus calife que le calife" lors de la crise ivoirienne.

Le procureur doit prononcer son réquisitoire mardi. Le verdict pourrait être prononcé dans la foulée.

"Mme Gbagbo a reçu 44 fois le ministre des Finances. Son mari 13 fois. Elle a reçu 37 fois le ministre de la Défense, son mari Laurent Gbagbo huit fois", a lancé Diomande Vafoungbe, avocat de l’Etat ivoirien, qui a épluché et comparé à l’audience les agendas de la première dame et de l’ancien président Gbagbo sur la même période.

"C’est dire toute la place qu’avait Mme Gbagbo auprès de son mari (...). Elle était la cocalife, l’autre calife, plus calife que le calife", a insisté Diomande Vafoungbe, l’accusant de se "comporter comme un chef de l’armée (...). Elle était au coeur du système, les unités venaient lui rendre compte".

"Il y a un prix à payer et ce prix c’est qu’elle soit déclarée coupable", a-t-il conclu, exhibant des factures d’achats d’armes et un courrier de miliciens sur le terrain. "Nous ne l’avons vue sur le terrain en train de tenir une kalach (fusil d’assaut kalachnikov, NDLR) mais du point de vue mental, intellectuel (...) lorsque quelqu’un est l’auteur intellectuel, c’est justement sur la base des responsabilités. (Le Congolais) Jean-Pierre Bemba a pris 18 ans devant la CPI (Cour pénale internationale). C’est la même règle. 

Jean-Pierre Bemba n’était pas sur le terrain avec ses troupes. C’est la même chose pour Mme Gbagbo".

Entrecoupé de nombreuses suspensions depuis son ouverture le 31 mai 2016, le procès est allé de report en report en raison de discussions de procédure.

Les avocat de l’ex-première dame se sont retirés au profit d’avocats commis d’office, qui se sont eux-mêmes retirés la semaine dernière.

Les avocats de Mme Gbagbo estiment dans un communiqué que "les actes, déclarations et décisions de la Cour d’assises et du ministère public contreviennent gravement aux engagements pris par l’Etat de Côte d’Ivoire de garantir à Mme Simone Gbagbo un procès juste et équitable".

"Le gouvernement de Côte d’Ivoire a échoué à organiser sereinement et équitablement un procès aussi historique que celui de Mme Simone Gbagbo pour crime contre l’humanité et crime de guerre. La défense (...) réclame la démission du ministre de la Justice ou à tout le moins son limogeage et la reprise à zéro de ce procès historique (...), et ce avec tous les acteurs des faits et une véritable indépendance et impartialité de la Justice".

Mme Gbagbo, qui risque la prison à vie et dont la dernière apparition au tribunal remonte à fin novembre 2016, ne devrait pas être présente mardi.

Elle est jugée pour son implication présumée dans des tirs d’obus sur le marché d’Abobo, un quartier d’Abidjan favorable à Alassane Ouattara - rival de son mari Laurent Gbagbo à la présidentielle de novembre 2010 - et pour sa participation à une cellule qui organisait des attaques menées par des milices et des militaires proches du régime.

Ces crimes ont été commis lors de la crise qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans le pays, après le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire électorale de M. Ouattara.

Simone Gbagbo purge déjà une peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l’Etat", prononcée en 2015.

Malgré de longues tractations dimanche, la conférence nationale d'entente qui s'ouvre lundi à Bamako se fera sans l'opposition et une partie des groupes armées, qui ont décidé de boycotter.

C'est finalement une conférence d'entente nationale dépouillée d'un de ses objectifs majeurs.

En effet, selon nos informations, la rencontre n'aboutira plus à la charte pour la paix, l'unité et la réconciliation nationale, comme prévue dans les termes de référence. L'élaboration de cette charte sera remise à plus tard,.

C'était la condition posée par les groupes armés pour revenir sur les décisions de boycotter la conférence. Fahad Ag Al Mahamoud, responsable des groupes armés loyaliste a indiqué à la BBC que son regroupement sera à la rencontre, tandis qu'Almou Ag Mohamed porte-parole des ex-rebelles a indiqué que la CMA n'y sera pas, ''faute de compromis.''

En plus d'une partie des groupes armés, l'opposition aussi ne devrait pas participer à la rencontre. Elle reproche à la rencontre de ne pas être inclusive.

Naffet Keita, membre de la commission préparatoire de la conférence d'entente nationale nous parle de l'objectif de la rencontre

La conférence d'entente nationale, mesure prévue par l'accord de paix, devrait également permettre d'élucider le terme Azawad sous lequel, certains désignent le nord du Mali, au grand dam partie de l'opinion malienne. Mais les observateurs craignent que la rencontre ne soit un forum de plus avec les boycotts annoncés.

 

 

 

Le procès de l’attaque du dépôt d’armes de Yimdi débutera le 28 mars au tribunal militaire burkinabè, où un groupe de militaires de l’ex-Régiment de Sécurité présidentielle (RSP) comparaitront.

Poursuivis, notamment, pour faits de « complot militaire, désertion à l’étranger en temps de paix, détention et port illégal d’armes et de minutions de guerre », le Sergent Sanou Aly et ses présumés complices « comparaissent le 28 mars 2017 devant le tribunal militaire ».

 

Après l’attaque de la poudrière de Yimdi le 22 janvier 2016, un groupe de personnes suspectées ont été mises aux arrêts.

Une dizaine de personnes détenues pour leur rôle dans le coup d'Etat présumé de décembre 2015 au Niger, dont deux proches de l'opposant Hama Amadou, ont été libérées vendredi.

Ces prisonniers libérés sont des civils dans leur totalité", on compte parmi eux des proches de l'opposant nigérien Hama Amadou : Oumarou Dogari, l'ex-maire de Niamey et Issoufou Issaka, ex-ministre de l'hydraulique.

Oumarou Dogari et Issoufou Issaka ont été élus députés en mars 2016, durant leur incarcération, au titre du Mouvement démocratique nigérien (Moden) de M. Amadou.

Selon un de leurs avocats "il n'y avait pas de charges suffisantes" qui "puissent permettre (...) de continuer à les garder en prison".

Le 17 décembre 2015, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, qui briguait un second mandat, avait affirmé qu'une tentative de coup d'Etat avait été déjouée, justifiant l'arrestation de douze militaires, trois douaniers et une dizaine de civils.

Parmi les militaires arrêtés figuraient le général Souleymane Salou, ancien chef d'état-major, le colonel Idi Abdou Dan Haoua, commandant de la base aérienne de Niamey, et le commandant Naré Maidoka, chef du 1er Bataillon d'Artillerie de Tillabéri.

été "entendu"

Issoufou Oumarou, le commandant d'une force spéciale de lutte antiterroriste logée à la présidence, et le capitaine Amadou Chékaraou, autre responsable d'une unité d'élite antiterroriste basée au nord de la capitale, avaient aussi été écroués.

Hama Amadou, avait lui-même été "entendu" dans le cadre de l'enquête sur ce coup d'Etat présumé. Il était alors incarcéré dans la prison de Filingué, au nord de la capitale, pour son implication présumée dans un trafic de bébés.

Selon les autorités, les putschistes présumés étaient "suivis depuis près d'un mois" et le coup de force a été "conjuré grâce à la loyauté" de certains militaires.

L'opposition avait émis "les plus grandes réserves", et avait réclamé "du président Issoufou des preuves" du coup d'Etat déjoué.

 

 

L'otage français enlevé jeudi dans l'est du Tchad se trouve au Soudan voisin, a déclaré vendredi le ministre tchadien de la Sécurité Ahmat Mahamat Bachir.

M. Bachir avait indiqué la veille que le Français, travaillant pour une compagnie minière, avait été "enlevé dans une localité située à 50 km de Goz Beida", à 200 km au sud d'Abéché.

Des forces mixtes tchadiennes et soudanaises recherchent l'otage français, selon le ministre qui n'a donné aucun autre détail sur le dossier.

"Nous faisons tout ce qui est notre possible en liaison avec les autorités tchadiennes pour obtenir sa libération", avait déclaré vendredi à Paris le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, interrogé par l'AFP.

"Cela montre que la situation dans les pays du Sahel reste instable. Nous menons à l'égard de cet otage les mêmes actions que nous avons menées antérieurement pour d'autres otages. On suit cela de très près", a également indiqué le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian sur la chaîne d'information continue CNews.

Le dernier enlèvement d'un Français au Tchad remonte au 9 novembre 2009. Laurent Meurice, un agronome français travaillant pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), avait été kidnappé dans l'est du pays, une prise d'otage revendiquée par un groupe soudanais du Darfour, les "Aigles de libération de l'Afrique". Il avait été libéré le 6 février 2010, après 89 jours de détention.

Le Darfour, en proie à la guerre civile depuis 2003, est une province du Soudan frontalière du Tchad.

Le Tchad est un des principaux alliés de la France dans la lutte contre le terrorisme. Il héberge à N'Djamena le QG de la force antiterroriste française Barkhane, qui mène avec 4.000 hommes des opérations dans cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso).

Le président de l'Assemblée nationale française Claude Bartolone a déclaré jeudi à Ouagadougou que la France "aidera le peuple burkinabè à connaitre tout de son passé", notamment sur l'affaire Thomas Sankara, l'ancien président burkinabè tué lors d'un putsch le 15 octobre 1987.

En octobre dernier, la justice burkinabè a transmis une commission rogatoire à la justice française pour l'audition d'un certain nombre de personnes, mais aussi pour demander la levée du secret-défense, afin de déterminer le rôle éventuel que la France, l'ancienne puissance coloniale, aurait pu jouer dans l'assassinat du "père de la révolution burkinabé".

"Ce dossier (Sankara) est un dossier qui concerne le Burkina Faso. Je comprends très bien que le peuple burkinabè souhaite faire la lumière sur cette affaire (...) Nous sommes aux cotés de la justice française pour qu'elle permette au peuple burkinabè de connaitre la vérité", a déclaré M. Bartolone, à l'issue d'une audience avec le chef du parlement burkinabè Salifou Diallo.

"La France aidera le peuple burkinabè à connaitre tout de son passé et de son histoire" a insisté le député socialiste.

De nombreux partisans du président Sankara pensent que la France a ourdi ou a pris part au coup d'Etat au cours duquel Thomas Sankara a été tué et qui porta au pouvoir l'ex-président Blaise Compaoré.

Des députés burkinabè et la veuve de Thomas Sankara, Mariam, ont réclamé en vain en 2015 à la France la levée du secret-défense et une enquête parlementaire.

Arrivé mercredi à Ouagadougou, M. Bartolone s'est dit "favorable à ce que la justice française puisse répondre à toutes les demandes qui émaneront de la justice du Burkina Faso pour qu'il n'y ait (pas) le moindre doute sur les relations qui doivent exister, y compris sur ce dossier, entre la France et le Burkina Faso".

"La justice doit faire son travail et la vérité doit triompher", a-t-il dit.

La semaine dernière, un député représentant les Français de l'étranger, Pouria Amirshahi, avait adressé une lettre au président François Hollande lui demandant d'ouvrir les archives françaises sur ce dossier.

Au total, quatorze personnes ont été inculpées pour leur rôle présumé dans l'assassinat du président Sankara. Blaise Compaoré, chassé par la rue le 31 octobre 2014 après 27 ans au pouvoir, s'est réfugié en Côte d'Ivoire où il est visé par un mandat d'arrêt après son inculpation pour "assassinat, recel de cadavre et attentat à la sûreté de l'Etat".

 

Agence d’Information du Burkina

Le Kenya lance des emprunts publics qui seront vendus dans des plateformes de transactions bancaires via mobile.

Ce service crée une nouvelle manière d'une nouvelle manière pour les Kenyans aux moyens modestes de prêter de l'argent au gouvernement au lieu de le garder dans une banque.

Le but est d'amener des millions de personnes à percevoir des intérêts sur des sommes qu'ils gardent généralement dans leurs portables dans leurs comptes de monnaie mobiles.

Les utilisateurs de téléphones ayant au moins 30 dollars américains au Kenya seront capables de prêter de l'argent à leur gouvernement.

 

Les intérêts seront de 10 pourcents tous les six mois et sans taxes

Communiqué de la NAFA sur la situation de Djibrill Bassolé

Le président de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA) porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que dans la soirée du 21 mars 2017, des éléments sur instruction du juge militaire chargé du dossier de Djibrill Bassolé ont fait irruption dans la clinique où ce dernier est interné depuis peu dans le but de le reconduire à la MACA cela, en l’absence d’une notification de son médecin traitant.

Face au refus opposé par ce dernier, nous apprenons ce jour même que le juge militaire a décidé vaille que vaille de procéder à son transfert à la MACA aujourd’hui 22 mars 2017.

Il est à noter aussi que Djibrill Bassolé a été l’objet d’une tentative d’assassinat dans la nuit du samedi 18 mars 2017 par 2 individus armés qui se sont présentés à la clinique où il est hospitalisé.

Ainsi, le refus de son évacuation sanitaire ajouté à son transfert précipité voulu par la justice militaire de la clinique où il est présentement sous soins à la MACA traduit logiquement une volonté d’accélérer la dégradation de son état de santé.  Ce comportement adopté par la justice a fini de prouver que Djibrill Bassolé est incarcéré non pas parce qu’il a commis un délit mais parce qu’on veut l’écarter politiquement et de manière définitive.

La NAFA prend à témoins l’opinion nationale et internationale de cette intention inavouée des puissants du moment de procéder à l’exécution physique programmée sans jugement de Djibrill Bassolépar le biais de lui refuser le droit de se soigner. 

Face à cette situation où les calculs politiques ont pris le pas sur le droit et le respect de la vie humaine, la NAFA:

  • exprime sa totale désapprobation et son opposition farouche au transfert du patient Djibrill Bassolé de la Clinique à la MACA ;
  • réitère sa demande d’évacuation, sans délai,du patient et prisonnier politique Djibrill Bassolé  pour des soins médicaux appropriés ;
  • demande aux autorités coutumières et religieuses, aux organisations de défense des droits de l’Homme, aux Chefs d’Etats de la Sous- Région, à la CEDEAO, à l’Union Africaine, à l’OIF, à l’OACI, aux représentations et missions diplomatiques accréditées au Burkina Faso et à l’ONU de se saisir du cas du patient et prisonnier politique Djibrill BASSOLE avant qu’il ne soit trop tard ;
  • tient le pouvoir Roch KABORE et Salif DIALLO responsable de ce qui adviendra de la santé mais surtout de la vie du patient et prisonnier politique Djibrill BASSOLE ;

·         appelle le président du Faso à prendre ses responsabilités au vue des prérogatives dont il dispose sur la justice militaire pour préserver la vie de Djibrill Bassolé seule condition pour la tenue de son procès et la restitution de la vérité.  

 

  • demande à ses militants et sympathisants de se tenir prêts pour les éventuels mots d’ordre que le parti ne manquera de donner selon l’évolution de la situation. 

L'interdiction pour raisons de sécurité d'ordinateur portable ou de tablette en cabine sur les vols en provenance de six pays et à destination du Royaume-Uni devra être effective "d'ici samedi", a déclaré mercredi à l'AFP un porte-parole du gouvernement britannique.

Les voyageurs en provenance des six pays concernés et à destination du Royaume-Uni doivent partir du principe que les mesures sont effectives dès maintenant pour éviter toute déconvenue, a-t-il précisé.

"Nous faisons face à une menace en terme de sécurité qui évolue", a relevé le ministre des Transports Chris Grayling devant les députés, alors que Washington a pris une mesure similaire en faisant état d'une menace d'attentats. "Nous espérons tous qu'il s'agit d'une mesure temporaire", a-t-il dit, mais nous allons "la maintenir tant que cela sera nécessaire".

Les 14 compagnies aériennes concernées ont été immédiatement prévenues mais la mise en place de cette mesure pourrait prendre plusieurs jours.

La compagnie à bas coût EasyJet, concernée par ces mesures, a annoncé mercredi qu'elle les mettait en application "dès aujourd'hui". "EasyJet va contacter les passagers avant leur vol pour les informer des changements", a précisé la compagnie dans un communiqué. Elle les appelle à venir en avance dans les aéroports concernés et leur recommande de ne pas emporter d'équipement électronique plus grand qu'un téléphone portable.

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