«Nos troupes ont repris du poil de la bête », s’est réjoui jeudi, le ministre en charge de la Défense, Moumouna Chérif Sy, au moment où l’armée mène une vaste opération anti-terroriste, notamment à l’Est et au Centre-est. «Comme vous le savez, nos troupes ont repris du poil de la bête. Donc il faut pouvoir les organiser, pouvoir les doter conséquemment pour qu’ils mènent leur tâche à bien», a indiqué le ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale et des anciens Combattants, Moumouna Cherif Sy. Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, même les stages ont été annulés, « donc autant de choses qui font que aujourd’hui, la priorité c’est de reconstruire notre armée, mettre les troupes aux pas pour que véritablement elles puissent mener la mission qui leur a été confiée», a-t-il expliqué. Le ministre d’Etat a confié que «la grande opération à l’Est dénommée Otapuanou a suffisamment fait bouger les lignes car elle fut une grande opération en terme d’expertise militaire mais surtout en terme de cohésion pour l’armée et surtout en terme de lien armée-nation. Pour le ministre, cela a permis aussi aux populations de reprendre confiance, de se reconnaitre dans leur forte armées et il n’ya pas de raison que l’armée ne continue pas son travail partout où les populations du Burkina Faso sont menacées. M. Sy s’exprimait jeudi à l’issue de l’ouverture du premier conseil d’administration du secteur ministériel de son département qui, deux jours durant, se planchera sur quatre thématiques à savoir, le volet sécurité, l’organisation de l’armée, la présentation des résultats de l’étude sur le domaine militaire et le bilan du budget 2018 et la présentation de celui 2019. Selon lui, son département est dans une logique de l’amélioration de la gouvernance militaire et cette amélioration consiste surtout à donner les moyens aux troupes afin qu’elles puissent faire leur boulot. Agence d’Information du Burkina

Le processus de labellisation du pagne traditionnel tissé burkinabè dénommé ‘’Faso Dan Fani’’ sera achevé en fin mai prochain, a annoncé le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, à travers un communiqué.

Dans le communiqué parvenu à l’AIB mardi, le ministère Kaboré dément les informations faisant état de protection de la marque Faso Dan Fani par une firme asiatique.

Selon Harouna Kaboré, l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) n’a reçu aucune demande de titre provenant d’une firme asiatique

«A notre demande, les recherche menées par les services techniques de l’OAPI dans leurs bases de données IPAS et Gestitres indiquent qu’aucune marque concernant le FASO DAN FANI n’a fait l’objet de dépôt à l’OAPI à la date du 15 avril 2019», note le communiqué.

Le même texte précise qu’un projet pilote de labellisation de quatre produits du terroir burkinabè a été initié en 2018 et est en cours de réalisation.

«Pour le cas précise du Faso Dan Fani, le processus de labellisation sera parachevé d’ici fin mai 2019 avec le dévoilement du logotype du Label Faso Dan Fani (30 avril 2019)…», indique le ministre.

Le communiqué ministériel intervient quelques jours après la diffusion d’une émission radio réalisée dans le cadre de la deuxième édition des Awards de la Marque OAPI.

Au cours de cette émission diffusée sur une chaine internationale, des journalistes présents sur le plateau ont évoqué des affirmations et des questionnements relatifs à l’exportation par une firme asiatique de la marque Faso Dan Fani.

Relayée sur les réseaux sociaux, cette information a suscité de vifs débats au sein des internautes dont certains ont accusé le gouvernement burkinabè d’avoir été «laxiste» sur la protection des produits nationaux comme le Faso Dan Fani.

Depuis janvier 2018, le pagne tissé Faso Dan Fani (FDF) est devenu le pagne officiel des grandes manifestations au Burkina Faso dont la journée internationale de la femme.

Agence d’information du Burkina

Dr Ablassé OUEDRAOGO, Président du Parti Le Faso Autrement réagit au courrier que l’ancien Président Blaise COMPAORE aurait envoyé au Président Rock Marc Christian KABORE

Il est fait échos depuis quelques jours d’un courrier que l’ancien Président du Faso Blaise COMPAORE aurait envoyé à l’actuel Président du Faso Rock Marc Christian KABORE pour entre autres montrer sa compassion et sa solidarité au peuple burkinabè et réaffirmer sa disponibilité à œuvrer et faire tout ce qu’il peut pour que la paix, la sécurité, la stabilité et la cohésion sociale règnent au Burkina Faso.

Connaissant l’homme, son patriotisme, son sens élevé de la responsabilité et son attachement à la préservation de la paix, de la sécurité, de la stabilité et de la cohésion sociale, cette initiative, si elle est avérée, ne nous surprend pas et illustre à suffisance qu’entre burkinabè, la rupture n’est jamais totale.

Si comme nous l’espérons donc, ce courrier est bien réel, nous saluons son esprit et le considérons comme un acte de grande sagesse et un pas important dans le sens du dialogue national devant aboutir au processus de la réconciliation nationale voulue et demandée aujourd’hui par tous les Burkinabè. Celle-ci doit être inclusive, ouverte, sincère et se réaliser par tous et ensemble.

Cette lettre, si elle est vraie, constitue aussi le meilleur démenti à toutes ces folles rumeurs qui tendaient à faire croire que l’ancien Président du Faso, Blaise COMPAORE soutiendrait des actions de déstabilisation de son pays, de notre pays le Burkina Faso.

En réaffirmant sa disponibilité à soutenir l’action du Président Rock Marc Christian KABORE en vue de réaliser l’unité nationale et la cohésion sociale à travers la réconciliation nationale, le Président Blaise COMPAORE a certainement voulu montrer à ses partisans et à tout son peuple que la seule issue possible pour que notre pays retrouve la quiétude et la croissance partagée est et demeure la réconciliation nationale.

Notre souhait est que d’abord, le Président du Faso, destinataire de ladite lettre, communique sur le sujet et au besoin publie son contenu et qu’au-delà, nous tous, filles et fils du Burkina Faso, emboitons le pas à cet homme d’Etat en mettant en veilleuse nos égos personnels pour aller au pardon et à la tolérance et que tous ensemble nous réalisions, sans délai, la réconciliation nationale sincère et inclusive et ouverte pour que le vivre ensemble des Burkinabè devienne une réalité.

Comme nous l’avons toujours dit, Dieu aime le Burkina Faso et il appartient aux Burkinabè de réapprendre à s’aimer

Le Président du Parti

Dr Ablassé OUEDRAOGO
Commandeur de l’Ordre National

 

Intarissable porte-parole du régime Kabila pendant dix ans en République démocratique du Congo, l’ex-ministre de la Communication Lambert Mende connaît un atterrissage difficile dans sa province du Sankuru (centre) où sa candidature au poste de gouverneur est contestée.

Lundi, M. Mende, candidat unique, n’avait toujours pas été élu par les grands électeurs que sont les députés provinciaux, alors que le vote a eu lieu dans la plupart des 26 provinces que compte le pays.

Le président de la République Félix Tshisekedi a demandé “au président de la Commission électorale de reporter l‘élection”, a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur par intérim, Basile Olongo.

On veut faire croire aux gens qu'une candidature unique est illégale tout simplement

M. Olongo a fait allusion à des risques de troubles en cas d‘élection de M. Mende.

Mi-février, au moins une personne avait été tuée dans des affrontements entre la police et des manifestants qui demandaient le rejet de la candidature de M. Mende, membre de la coalition pro-Kabila du Front commun pour le Congo (FCC) et porte-parole du gouvernement de 2008 à 2018.

Samedi déjà, une majorité des grands électeurs avaient refusé de siéger pour entériner sa candidature unique.

La candidature d’un rival de M. Mende, Stéphane Mukumadi, a été invalidée par la cour d’appel du Sankuru parce qu’il possédait une double nationalité, française et congolaise, interdite par la loi en RDC.

“J’avais un rival qui est en conflit avec la Constitution et les lois de la République du fait de sa nationalité étrangère. Et la cour d’appel a recalé sa candidature pour cette raison-là. Est-ce que je dois m’en excuser ?”, a expliqué M. Mende au site Actualité.cd.

“On veut faire croire aux gens qu’une candidature unique est illégale tout simplement”, a-t-il ajouté.

 

 

L’opposition politique burkinabè a salué mardi, la décision gouvernementale d’authentifier les diplômes des fonctionnaires, tout en souhaitant que cette initiative ne soit pas «un instrument de répression» contre certains groupes de travailleurs.

«L’opposition politique est attachée à la transparence dans le recrutement et la gestion des carrières des fonctionnaires. L’opération d’authentification est en principe, une bonne initiative ; pourvu qu’elle ne soit pas transformée en un instrument de répressions de certains groupes de fonctionnaires», a déclaré mardi Alphonse-Marie Ouédraogo, lors du point de presse hebdomadaire de l’opposition politique.

En rappel, le conseil des ministres a décidé le 12 avril 2019 de lancer en mai, une opération d’authentification des diplômes des fonctionnaires.

Sur les réseaux sociaux, certains internautes estiment que la mesure vise à briser ‘’la grève déguisée’’ des agents du ministère en charge des Finances, en cours depuis plusieurs mois après la réforme de leur fonds commun (primes).

M. Ouédraogo, par ailleurs président de l’Union pour la Renaissance démocratique / Mouvement sankariste (URD/MS), a invité les membres du gouvernement et les présidents d’institutions à donner d’abord l’exemple.

«Ces personnalités doivent être les premiers à déclarer au peuple, par le canal de la presse et sur l’honneur, les types de diplômes qu’ils ont obtenus avec précision des écoles ou universités qui les ont délivrés, ainsi que les dates, les numéros de références et les mentions», a indiqué Alphonse-Marie Ouédraogo qui était accompagné de Yumanli Lompo du Parti National des Démocrates Sociaux (PNDS).

Agence d’information du Burkina

 

Les forces du Gouvernement d’union nationale (GNA) ont annoncé avoir abattu dimanche un avion de chasse de l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, au sud de la capitale Tripoli.

Une source de l’ANL a confirmé la perte d’un appareil Mig 23, mais elle l’a attribuée à une “panne technique”.

Elle a ajouté que le pilote avait pu s’éjecter avec son parachute et qu’il était “sain et sauf”, démentant ainsi des rumeurs sur la capture du pilote par les forces du GNA.

“Les forces de l’armée libyenne (du GNA) ont abattu un avion ennemi qui se préparait à mener des raids aériens dans la région de Wadi al-Rabie”, a déclaré plus tôt à l’AFP leur porte-parole, le colonel Mohamad Gnounou.

L’ANL, autoproclamée par le maréchal Haftar, a lancé il y a dix jours une offensive en vue de s’emparer de la capitale Tripoli, siège du GNA de Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale.

En plus des combats au sol, les deux camps mènent quotidiennement des raids aériens et s’accusent mutuellement de viser des civils.

 

La Commission nationale des droits humains (CNDH), dans une déclaration rendue publique jeudi, s’est dit préoccupée par «la multiplication des actes de violence intra et intercommunautaire comme moyens de résolutions des conflits» au Burkina Faso.

«Les Communes de Zoaga (province du Boulgou, région du Centre-Est) et Arbinda (province du Soum, région du Sahel) ont été, en début du mois d’avril 2019, les théâtres de violences communautaires ayant occasionné de nombreuses pertes en vies humaines, des déplacements de populations et des destructions de biens», rappelle la déclaration.

Le document daté du 11 avril 2019, est signé de la vice-présidente de la CNDH, Gonta Alida Henriette Da.

Le même texte précise que la Commission nationale des droits humains (CNDH) tout en exprimant sa compassion aux familles éplorées et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés, condamne fermement ces actes de violence et invite les populations à la retenue et au calme.

«La CNDH reste préoccupée par la multiplication des actes de violence intra et intercommunautaire comme moyens de résolutions des conflits avec pour corollaire des atteintes aux droits humains, sans que des sanctions ne soient prises contre leurs auteurs ni des mesures idoines pour éviter la survenue de tels évènements tragiques», note le document.

L’écrit signée de la vice-présidente de la CNDH rappelle au gouvernement «sa responsabilité de protéger toutes les personnes et tous les biens sur l’ensemble du territoire et cela, en toutes circonstances».

«Reconnaissant que l’impunité constitue une menace à la paix et la cohésion sociales, la CNDH invite les autorités compétentes à diligenter des enquêtes indépendantes, approfondies et impartiales pour situer les responsabilités, interpeler et juger les personnes impliquées dans ces évènements et tous les autres évènements de même nature», conclut la déclaration.

Agence d’information du Burkina

 

Ce Jeudi 11 Avril, à l’occasion d’une conférence de presse du    Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP, parti au pouvoir) consacrée à la situation nationale, le Président par intérim dudit parti, Mr  Simon COMPAORE, s’est attaqué aux Organisations Non Gouvernementales (ONG) présentes dans notre pays. A leur endroit il s’est même permis de dire : « si le Burkina est devenu invivable, il faut partir ».

Les propos du premier responsable du MPP étaient une réponse à la déclaration commune publiée le 10 avril 2019 par treize (13) ONG  humanitaires présentes au Burkina Faso. Dans cette déclaration, ces ONG ont  exprimé leur vive inquiétude  quant aux conséquences humanitaires de la  crise sécuritaire qui secoue notre pays. Elles  ont notamment révélé que les acteurs humanitaires éprouvent des difficultés à apporter une assistance appropriée aux populations nécessiteuses, au regard du contexte sécuritaire et des difficultés de mobilisation des ressources financières.

Tout en réaffirmant leur disponibilité à accompagner le Burkina en ces temps difficiles, les signataires de la déclaration ont exhorté l’Etat burkinabè et les autres acteurs à prévenir les crises communautaires par le dialogue.

Les propos de cette déclaration sont d’une justesse qui ne souffre d’aucune contestation. C’est pourquoi l’’Opposition politique burkinabè condamne fermement les déclarations irresponsables du MPP et s’en démarque énergiquement.

Les ONG signataires de la déclaration accompagnent et soutiennent  depuis toujours le Burkina Faso dans divers secteurs du développement, et, ce, sous tous les régimes politiques qui se sont succédés.

Les Burkinabè apprécient leur action, qui vient en complément des efforts qu’eux-mêmes et les pouvoirs publics déploient. Tout en reconnaissant que nous devons d’abord compter sur nos propres forces, l’Opposition les  remercie sincèrement pour leur soutien. Ce soutien est encore plus utile en ces temps de crise où des Burkinabè sont devenus refugiés sur leurs propres terres, et où l’action des humanitaires est salutaire pour sauver des vies et aider à redonner espoir.

Les propos du premier responsable du MPP traduisent tout le mépris que ce parti et son gouvernement ont, non seulement pour les amis du Burkina Faso, mais aussi pour les millions de Burkinabè victimes de la manière désastreuse dont le gouvernement gère leur sécurité et notre vivre ensemble.

L’Opposition politique demande à ces partenaires de nos populations  d’ignorer royalement ces propos du pouvoir et de continuer leur travail.

L’Opposition a pris bonne note des problèmes évoqués dans leur  déclaration du 10 Avril. Elle  demandera incessamment à les rencontrer pour les encourager à poursuivre leurs actions humanitaires auprès des Burkinabè victimes de l’insécurité, mais aussi pour les écouter et mieux comprendre leurs préoccupations.

le président soudanais Omar el-Béchir, 75 ans, visé depuis une décennie par deux mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), a été renversé par l’armée jeudi, après une contestation populaire inédite qui met fin à 30 ans de règne sans partage.

Durant ces trois décennies, Omar el-Béchir aura tenu son pays d’une main de fer après être lui-même parvenu au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat en 1989.

La mobilisation de milliers de Soudanais, déclenchée par la décision du gouvernement d’augmenter le prix du pain le 19 décembre dans un pays en plein marasme économique, constituait toutefois son plus grand défi depuis son arrivée au pouvoir.

Refusant de démissionner, ce militaire de carrière –qui était l’un des plus anciens dirigeants d’Afrique– avait décrété l’état d’urgence le 22 février sur l’ensemble du territoire après avoir tenté de réprimer le mouvement par la force.

L’ampleur de la contestation avait alors fortement baissé avant un net regain de mobilisation samedi 6 avril, lorsqu’une foule de manifestants s’est rassemblée devant le QG de l’armée à Khartoum pour demander aux militaires de la soutenir.

Les milliers de manifestants ont campé jour et nuit pendant six jours devant ce siège de l’armée, qui a finalement destitué Omar el-Béchir jeudi.

Selon un bilan officiel, au moins 49 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement provoqué par la hausse du prix du pain, dans une économie dévastée par la crise. L’ONG Human Rights Watch avait fait état d’au moins 51 morts, dont des enfants.

 Mandats d’arrêt –

Omar el-Béchir défiait déjà de longue date la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye. En 2009, celle-ci a lancé un mandat d’arrêt pour « crimes de guerre et contre l’humanité » au Darfour, région de l’ouest du Soudan meurtrie par les violences sanglantes, avant d’ajouter en 2010 l’accusation de « génocide » 

Le conflit au Darfour a fait plus de 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés, selon l’ONU 

Ces mandats d’arrêt ne l’ont cependant pas empêché de voyager à l’étranger, principalement dans des pays de la région.

En décembre 2018, il s’était notamment rendu à Damas pour y rencontrer Bachar al-Assad, devenant le premier chef d’Etat arabe à aller en Syrie après l’éruption du conflit syrien en 2011.

Sous sa présidence, le Soudan a par ailleurs rejoint la coalition menée par l’Arabie saoudite qui intervient depuis 2015 au Yémen contre les rebelles Houthis, contribuant à renforcer ses liens avec le Golfe.

 

vendredi, 05 avril 2019 00:00

Algerie: la contestation continue

Le processus d’intérim prévu par la Constitution qui se met en place en Algérie après la démission du président Abdelaziz Bouteflika est contesté par les Algériens qui promettent de continuer à défiler en masse pour obtenir la chute totale du « système ».

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