Le ministre de la Sécurité fait le point sur le second tour de la présidentielle au Mali.

Au lendemain du scrutin, la centralisation des procès verbaux se poursuit.

2,1 % des bureaux n'ont pas ouvert lors de ce second tour contre, 3, 7 % au premier tour, c'est ce qu'à déclaré lundi, le ministre de la Securité, le Général Salif Traoré.

Selon lui, il y a eu nettement moins d'incident qu'au premier tour d'il y a 15 jours.

 

L'ex-première dame ivoirienne Simone Gbagbo libérée mercredi à Abidjan, va engager une procédure "en annulation" devant la Cour pénale internationale (CPI), qui la poursuit pour "crimes contre l'humanité", a annoncé vendredi son avocat, Me Rodrigue Dadjé.

Mme Gbagbo, condamnée à 20 ans de prison pour atteinte à la sureté de l'Etat, a bénéficié à l'instar de 800 personnes d'une amnistie, décrétée lundi par le président ivoirien Ouattara, afin de favoriser la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire. Mais elle reste poursuivie par la CPI, qui a délivré contre elle un mandat d'arrêt en février 2012.

"En septembre, l'équipe de défense de Mme Simone Gbagbo engagera à la CPI une procédure pour annuler les poursuites contre elle", a déclaré à l'AFP, Me Dadjé.

"Le mandat d'arrêt contre Mme Gbagbo "est toujours en vigueur" a souligné la CPI, dans un communiqué, rappelant "à la Côte d'Ivoire son obligation de remettre sans délai Mme Gbagbo à la Cour".

"Mme Gbagbo doit être arrêtée sur la base de ce mandat et transférée à la CPI pour y être poursuivie. Toute amnistie qui pourrait avoir été accordée n'a aucun impact sur les procédures devant la CPI", a poursuivi la Cour.

Malgré le mandat de la CPI, le président ivoirien Alassane Ouattara avait affirmé en 2016 qu'il "n'enverrait plus d'Ivoiriens" à la CPI, estimant que son pays avait désormais une "justice opérationnelle".

L'ancien président Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé-Goudé sont les deux Ivoiriens actuellement jugés par la CPI à La Haye pour des crimes contre l'humanité présumés lors de la crise de 2010-2011, qui a fait 3.000 morts.

 

Le président de la RDC Joseph Kabila ne se présentera pas à l'élection présidentielle du 23 décembre. Ramazani Shadary, ancien ministre de l'Intérieur, sera le candidat du Front commun pour le Congo.

"M. Ramazani Shadary va déposer son dossier de candidature au siège de la commission électorale", a ajouté le porte-parole La TU.

"Il s'agit du camarade Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD né en 1960 dans la province du Maniema (est de la RDC) marié et père de huit enfants", a déclaré M. Mende en présentant brièvement le "dauphin" du président Kabila, 47 ans, qui ne pouvait pas se représenter d'après la Constitution.

M. Ramazani Shadary "va représenter notre famille politique à l'élection présidentielle", a ajouté M. Mende. C'est le candidat "derrière lequel nous allons tous nous aligner", a-t-il insisté.

M. Mende présentait "la conclusion des consultations que le président Joseph Kabila Kabanga, autorité morale du Front commun pour le Congo, a menées pour dégager le nom de l'oiseau rare".

M. Ramazani Shadary fait partie des personnalités congolaises frappées en 2017 par des sanctions de l'UE pour violations des droits de l'Homme.

 

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a affirmé mercredi qu'il était difficile d'imaginer des négociations avec les Etats-Unis auxquels plus "personne ne fait confiance", au lendemain du rétablissement des sanctions américaines contre Téhéran.

"Imaginez des négociations maintenant, comment pouvons-nous leur faire confiance?", a déclaré M. Zarif à la presse sur la chaîne d'information publique IRINN. "L'Amérique a constamment zigzagué, personne ne peut lui faire confiance", a-t-il affirmé.


Washington, qui s'est retiré en mai de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 avec les grandes puissances, dit vouloir exercer une "pression maximale" sur l'Iran à travers de nouvelles sanctions.


Mais à plusieurs reprises le président américain Donald Trump a laissé la porte ouverte à des pourparlers.

"Au moment où nous maintenons notre pression économique maximale sur le régime iranien, je reste ouvert à un accord plus global qui concernerait l'ensemble de ses activités néfastes, y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme", avait indiqué lundi M. Trump.

Mais pour M. Zarif, "avant, personne ne soutenait l'Iran. Maintenant, tous les pays du monde (le) soutiennent".

Les Européens, eux aussi signataires de l'accord, se sont dit déterminés à sauver le texte et à "protéger les opérateurs économiques européens engagés dans des affaires légitimes avec l'Iran".

Un haut responsable de l'opposition zimbabwéenne, Tendai Biti, a été arrêté mercredi matin à la frontière zambienne alors que son parti conteste les résultats de l'élection présidentielle remportée par le sortant Emmerson Mnangagwa.

"Il a été arrêté à la frontière zambienne", a affirmé à l'AFP son avocat Me Nqobizitha Mlilo, précisant par SMS que l'ancien ministre cherchait "l'asile" politique chez le voisin zambien.

Les autorités zimbabwéennes n'ont pas confirmé l'arrestation de cette figure de l'opposition.

Ancien ministre des Finances du gouvernement d'union nationale (2009-2013), M. Biti est recherché par la justice, accusé d'incitation à la violence, selon le journal pro-gouvernemental The Chronicle. Son entourage avait dénoncé la présence de forces policières autour du domicile de sa mère à Harare.

M. Biti avait annoncé avant la proclamation officielle des résultats par la commission électorale que Nelson Chamisa, le candidat de son parti le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) avait remporté l'élection "au-delà de tout doute raisonnable" , tout en défiant la commission électorale d'annoncer un résultat différent.

Contestation possible

La commission électorale a donné M. Mnangagwa, ancien bras droit de Robert Mugabe, poussé vers la sortie par l'armée en novembre, vainqueur avec 50,8%. Il s'agissait du premier scrutin depuis la chute de M. Mugabe, chef d'Etat autoritaire resté près de quatre décennies au pouvoir.

La répression le 1er août des manifestations contestant le résultats officiels s'est soldée par la mort d'au moins six personnes. Le lendemain, la police avait opéré une vague d'arrestations.

 

Le président congolais Joseph Kabila va dire dans les prochaines heures s'il respecte la Constitution et désigne un dauphin à l'élection présidentielle prévue le 23 décembre en République démocratique du Congo, ou s'il passe outre à l'interdiction de se représenter après deux mandats.

Quel qu'il soit, le candidat de la majorité présidentielle doit déposer son dossier de candidature avant la date-limite mercredi à 15h30 GMT au siège de la commission électorale à Kinshasa. C'est en tous cas ce que prévoit le calendrier électoral.

Si le président en exercice s'engageait à quitter le pouvoir, ce serait une première dans l'histoire de la RDC, immense pays instable gorgé de ressources minérales, où les transitions se sont toujours écrites dans la violence, en 1965, en 1997 et en 2001.

"L'oiseau rare sera connu tôt le matin (mercredi), à l'aurore", a déclaré mardi soir le porte-parole du gouvernement Lambert Mende en sortant mardi soir d'une réunion autour du chef de l'Etat.

Il n'a pas précisé comment l'annonce serait faite aux médias et aux quelque 80 millions de Congolais.

Pendant cette réunion, M. Kabila, 47 ans, n'a donné aucune indication sur son avenir politique aux cadres de la coalition présidentielle Front commun pour le Congo (FCC).

Sur les réseaux sociaux, le nom de l'ex-Premier ministre Augustin Matata Ponyo revenait souvent comme possible dauphin.

Dans la matinée, la candidature d'un ancien soutien fervent du président Kabila, l'ex-ministre Tryphon Kin-Kiey Mulumba, a brouillé les pistes.

Deux fois ministre, M. Kin-Kiey avait lancé en 2014 l'association "Kabila Désir", pour "fédérer" les Congolais autour du président.

Il y a deux jours, il se demandait sur Twitter comment la désignation d'un "dauphin" "pourrait se faire sans frustrations nouvelles voire fracture au sein" de la majorité présidentielle. Un signe que le processus serait enclenché, selon des experts.

La police du Zimbabwe est à la recherche de neuf leaders de l'opposition.

La police zimbabwéenne est à la recherche de neuf hauts responsables de l'Alliance MDC, le parti d'opposition.

La police indique qu'ils auraient incité leurs partisans à organiser une manifestation illégale mercredi dernier, selon le journal Herald.

La recherche de ces neuf opposants est le dernier rebondissement dans les lendemains d'une élection contestée au Zimbabwe.

Les résultats ont confirmé la Zanu-PF grand vainqueur des élections lundi dernier, une décision des urnes que conteste l'alliance du MDC.

Le parti d'opposition et des organisations de la société civile accusent les forces de sécurité de lancer une campagne de répression contre les manifestants.

L'Alliance MDC a rejeté la victoire du président Emmerson Mnangagwa au terme d'un scrutin qu'elle qualifie de simulacre.

La commission électorale a déclaré qu'il n'y avait "absolument pas d'intention de falsifier les résultats".

Six personnes sont mortes après que les forces de sécurité et les partisans de l'opposition se soient affrontés mercredi à Harare, la capitale.

Parmi les responsables de l'Alliance MDC, la police recherche Tendai Biti, Morgan Komichi et Happymore Chidziva, rapporte le journal Herald.

Human Rights Watch (HRW) a déclaré que les forces de sécurité et des hommes armés non identifiés avaient effectué une série de raids nocturnes aux domiciles des partisans de l'opposition.

Des hommes masqués ont pris d'assaut la maison de M. Chidziva, le leader de la jeunesse de l'Alliance MDC, à 02h00 (00 h 00 GMT) dimanche, a ajouté le communiqué.

"Une femme dans la maison a déclaré à Human Rights Watch que lorsqu'elle a crié au secours, un des hommes lui a pointé un fusil sur la tête et lui a dit de se taire au risque de se faire tuer. L'un des hommes l'a giflée".

L’Église catholique, garante d'un accord politique majeur en République démocratique du Congo, a demandé aux autorités de Kinshasa de laisser revenir l'opposant Moïse Katumbi, qui veut déposer sa candidature à l'élection présidentielle.

"La conférence des évêques du Congo (Cenco) exhorte vivement les autorités congolaises à revenir sur leur décision en laissant notre compatriote Moïse Katumbi entrer au pays et déposer sa candidature comme tous les autres candidats", écrit la Cenco dans un communiqué publié à 48 heures de la date-butoir mercredi du dépôt des candidatures.

Vendredi et samedi, M. Katumbi s'est présenté à la frontière zambienne de la République démocratique du Congo où il affirme avoir été empêché de traverser la frontière par les autorités congolaises.

Ancien allié du président Joseph Kabila passé à l'opposition fin 2015, l'ex-gouverneur du Katanga, 53 ans, a été autorisé à quitter la RDC en mai 2016 pour des raisons médicales. Il a depuis été condamné à trois ans de prison dans une affaire dont il nie tout fondement.

"Un tel traitement ségrégationniste ne se justifie point et peut inutilement entraîner des conséquences fâcheuses qu'il faut absolument éviter", ajoute la Cenco. "Un tel refus ressemble, à plusieurs égards, à un déni identitaire, qu'aucune société humaine ne peut tolérer".

 

 

lundi, 06 août 2018 00:00

Des pro-Katumbi manifestent en RDC

Des partisans de l'opposant Moïse Katumbi ont manifesté lundi à Lubumbashi pour demander son retour en République démocratique du Congo, où le président Joseph Kabila reste muet à deux jours de la date-butoir du dépôt des candidatures à l'élection présidentielle.

La plate-forme électorale de M. Katumbi, Ensemble, a organisé plusieurs marches qui ont été dispersées par la police, a constaté un correspondant de l'AFP.

La police a tiré en l'air et arrêté des manifestants, dont certains ont été rapidement relâchés. Un avocat partisan de M. Katumbi, Peter Mbala, a aussi affirmé à l'AFP avoir vu des jeunes gens se faire arrêter en centre-ville, "une vingtaine" selon lui.

"Nous réclamons Katumbi au Congo sans délais", proclamait une pancarte tenue par des femmes en train de marcher par dizaines en chantant, d'après une vidéo diffusée sur internet.

Un partisan de M. Katumbi, Augustin Amundala, a déclaré à l'AFP avoir pris ces images "entre 10 heures et 11 heures (8 heures et 9 heures GMT) en direction du gouvernorat. C'est un mouvement spontané. Les +mamans+ ont appris qu'il y avait des affrontements entre jeunes et policiers dans des quartiers de la ville. Elles ont abandonné le marché et sont arrivées jusqu'au gouvernorat".

Une autre vidéo montre des hommes en train de marcher en chantant leur soutien à "Moïse".

Ni le maire ni la police n'étaient joignables pour confirmer les marches et les échauffourées.

Dans une vidéo diffusée dimanche, Moïse Katumbi a promis qu'il allait "se battre" dans le cadre de la Constitution et des accords de la Saint-Sylvestre, après avoir tenté vendredi et samedi de rentrer en RDC pour déposer sa candidature aux élections prévues le 23 décembre prochain.

L'accord majorité-opposition de la Saint-Sylvestre 2016 légitimait le maintien au pouvoir du président Kabila au-delà de la fin de son second mandat constitutionnel le 20 décembre 2016, moyennant l'organisation d'élections crédibles.

"Je voulais participer à ce grand rendez-vous qui est en train d'être gâché par un seul homme, un homme qui ne veut pas la paix, un homme qui ne veut pas la démocratie dans notre pays, un homme qui veut choisir ses candidats, Joseph Kabila. Nous n'allons pas accepter", a-t-il déclaré.

 

L'opposant congolais en exil Moise Katumbi a renoncé vendredi à atterrir à Lubumbashi pour rentrer en République démocratique du Congo où il veut se présenter à la présidentielle de décembre et va maintenant tenter de regagner son pays par la Zambie, a indiqué à l'AFP sa plate-forme électorale Ensemble.

"Autorisation de survol et d'atterrissage refusée par Kinshasa! Nous décollons en direction de Ndola pour prendre la route de Lubumbashi", a tweeté un porte-parole de M. Katumbi, Olivier Kamitatu.

Au moins deux barrages policiers filtraient vendredi matin l'accès à l'aéroport de Lubumbashi, a constaté l'AFP. Aucun mouvement particulier n'était enregistré à l'aéroport.

La route principale conduisant vers la Zambie est bloquée par un camion placé en travers de la voie juste avant le péage marquant la sortie de Lubumbashi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des partisans de M. Katumbi s'étaient repliés vers un hôtel avant de prendre la route vers la Zambie, à 90 km de Lubumbashi.

"Comme vous pouvez le voir, nous attendons le président (Katumbi) mais le pouvoir ne veut pas qu'il soit là", a déclaré à la presse le frère de M. Katumbi, Abraham Soriano, un des responsables politiques d'Ensemble.

M. Katumbi qui devait partir de Johannesbourg était injoignable dans la matinée. Son entourage ne pouvait pas confirmer qu'il avait bien quitté l'Afrique du sud.

La veille, le parquet avait souligné, dans un communiqué, que M. Katumbi était "inculpé" pour "atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'État" et qu'il serait "en état d'arrestation immédiate" en cas de retour.

Ex-proche du président Joseph Kabila passé à l'opposition en 2015, M. Katumbi a quitté la RDC en mai 2016 pour des raisons médicales et n'est pas rentré depuis.

Il avait annoncé son intention de rentrer en RDC vendredi matin via son ex fief de Lubumbashi pour déposer sa candidature à la présidentielle du23 décembre avant la date-butoir du 8 août.

En son absence, il a été condamné à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière pour laquelle il a fait appel.

Il est également poursuivi pour recrutement de mercenaires présumé. Son procès a été renvoyé au 10 octobre.

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