mardi, 23 janvier 2018 00:00

Gambie : deux proches de Jammeh arrêtés

La police militaire gambienne a arrêté dimanche un ancien patron de la garde présidentielle du pays, ainsi que le principal agent de protection de l'ancien président Yahya Jammeh.

Umpa Mendy et Ansumana Tamba étaient tous les deux des généraux restés loyaux à l'ancien leader gambien qu'ils ont suivi dans son exil de Malabo en Guinée-Equatoriale.

Recherchés en Gambie, ils ont réussi à franchir les contrôles de l'aéroport international de Banjul avant d'être appréhendés chacun à son domicile.

Les deux généraux ont été appréhendés quelques heures après leur arrivée, dimanche dernier, en Gambie.

Selon le chef d'état-major général des Forces armées gambiennes, Umpa Mendy, et Ansumana Tamba, sont arrivés de Malabo à bord d'un vol de la Royal Air Maroc.

 

Ils venaient tous les deux d'effectuer un séjour d'un an avec Yahya Jammeh à Mongomo, là où l'ancien chef de l'Etat gambien a trouvé refuge après avoir été contraint de quitter le pouvoir à la suite de sa défaite à l'élection présidentielle de 2016, face à Adama Barrow.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a demandé lundi aux autorités congolaises des "enquêtes crédibles" après la mort dimanche d'au moins six personnes, selon l'ONU, dans la dispersion de marches contre le pouvoir en République démocratique du Congo.

Le secrétaire général appelle à "traduire les responsables en justice", dans une déclaration de son porte-parole à New York diffusée par la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) à Kinshasa.

M. Guterres "exhorte les forces de sécurité congolaises à faire preuve de retenue" et en "appelle également au plein respect des lieux de culte".

Au moins six personnes ont été tuées dimanche à Kinshasa lors de la dispersion par les forces de sécurité de marches à l'appel d'un collectif catholique, selon un bilan provisoire de la Monusco.

Les autorités congolaises, qui avaient interdit ces marches, parlent de deux morts par "balles perdues".

Présents dimanche sur le terrain, les observateurs de l'ONU ont enquêté lundi à Kinshasa sur les victimes.

Les marches étaient organisées à la sortie des églises après la messe contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila et l'application d'un accord politique du 31 décembre 2016.

Les organisateurs, un "comité laïc de coordination" proche de l'église, parlent d'un bilan "très lourd, une dizaine de morts".

Ils demandent "au peuple de Dieu de rester mobilisé pour répondre à son prochain appel", dans un communiqué, sans avancer encore de date.

Tout comme les Nations unies, la nonciature apostolique à Kinshasa et la conférence épiscopale donnent un "bilan provisoire" de six morts.

Dans une "note technique", la nonciature affirme avoir répertorié des "tirs à balles réelles" dans six villes: Kinshasa, Kisangani (nord-est), Goma et Bukavu (région du Kivu, est), Lubumbashi (sud-est) et Mbuji-Mayi (centre).

La nonciature fait état de 60 blessés, les Nations unies de 63, et l'épiscopat de 127, "dont certains par balles".

Il y a eu 210 personnes interpellées "dont la plupart ont été libérées quelques heures après", selon la conférence épiscopale.

Dans toute la RDC, 61 paroisses ont été visées, selon la nonciature, dont 40 à Mbuji-Mayi et 13 dans la capitale, Kinshasa, qui en compte environ 160.

L'épiscopat affirme qu'"il y a eu 12 marches encadrées de manière professionnelle par la police", ce qu'un porte-parole du gouvernement joint par l'AFP a démenti.

Le président du  Conseil économique et Social (CES) Moïse Napon  a présenté jeudi, au Premier ministre Paul Kaba Thiéba, les activités menées par son institution  au cours de l’année 2017 et a  demandé  ses conseils.

«Le Conseil économique et Social (CES) a entrepris cette année plusieurs activités dans ses deux sessions, aussi dans le  forum et finalement dans la préparation de son rapport public» a indiqué Moïse Napon, à sa sortie d’audience.

Pour l’hôte de la Primature, la première action  a concerné la relance et la compétitivité de l’économie burkinabè  « qui   a perdu un peu de son activité économique», à cause des problèmes (l’insurrection, le coup d’état manqué, les attaques terroristes)  que le pays a traversé.

La deuxième activité a concerné le lotissement et les habitations spontanés. Ce qui  «a permis d’aller  sur le terrain et de constater  ce qui se passe dans notre pays, particulièrement dans la capitale (ndlr Ouagadougou).

«Nous avons vu  que dans plusieurs endroits où il y a des habitations anarchiques. Cela ne donne pas l’aspect d’une ville», a dit M. Napon.

«Nous avons donc conseillé que les  uns et les autres redimensionnent leur ambition et qu’ils acceptent d’avoir non des propriétés mais plutôt des logements décents», a-t-il poursuivi.

Cela veut  dire selon lui, qu’on peut construire des maisons en hauteur, pour gagner de l’espace et qu’on doit accepter de vivre tôt ou tard dans des appartements.

 «Nous avons invité les populations à travailler dans le sens d’établir la sécurité là où ils vivent en essayant de ne pas laisser des personnes qui vont venir créer des problèmes dans leur communauté» indique-t-il.

Un autre point essentiel a été  le problème des fonds nationaux qui ont été mis en place pour encourager le développement des emplois.

A l’entendre, la plus part des fonds nationaux ne fonctionnent  pas bien et le CES a  tenté de comprendre  les problèmes et de pourvoir à  des recommandations.

M.Napon a salué le chef du gouvernement Paul Kaba Thiéba pour ses conseils en l’endroit de son institution.

«Le Premier ministre nous a conseillé de travailler dans un esprit à encourager les populations à avoir une vision  haute de la Nation» a-t-déclaré.

Agence d’Information du Burkina

 

 

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a annoncé vendredi dans un discours être candidat à un deuxième mandat, lors de l'élection présidentielle de mars 2018.

"Je vous annonce en toute honnêteté et transparence (..) et en espérant que vous l'accepterez, ma candidature pour le poste de président de la République", a-t-il dit dans ce discours prononcé lors d'une conférence pour détailler les réalisations de sa présidence et retransmis en direct par la télévision publique.

Les aspirants à la présidentielle ont jusqu'au 29 janvier pour enregistrer leur candidature.

M. Sissi élu en 2014, dirige le pays d'une main de fer. En 2013, alors chef de l'armée, il avait destitué l'islamiste Mohamed Morsi, le premier président démocratiquement élu d'Egypte, avant de lancer une répression contre des centaines de ses partisans.

La campagne présidentielle doit débuter officiellement le 24 février et finir le 23 mars.

Selon l'Autorité nationale des élections, le premier tour de la présidentielle aura lieu du 26 au 28 mars et un second tour se tiendra, si besoin, du 24 au 26 avril.

Il s'agira du troisième scrutin présidentiel depuis la chute en 2011 du régime de Hosni Moubarak, chassé du pouvoir par une révolte populaire.

Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a invité mardi, les acteurs politiques, économiques et ceux de la société civile, à s’investir dans une «gouvernance concertée» au service de l’intérêt général.

Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, a présidé  mardi 16 janvier 2018, en présence de ses homologues du Niger Mahamoudou Issoufou et du Mali Ibrahim Boubacar Kéita, l’ouverture de la conférence internationale «Gouvernance, démocratie et affaires», organisée par les Chambres de commerce des Etats-Unis et du Burkina Faso.

«Mon souhait est que vos échanges permettent de tracer les sillons d’une ‘’gouvernance concertée’’ au service du développement économique et social de nos pays, chaque acteur jouant sa partition dans l’intérêt général», a déclaré le président Roch Kaboré, qui s’adressait aux participants de cette conférence.

En effet, la problématique de la gouvernance est devenue une préoccupation commune en Afrique et ailleurs et n’est plus aujourd’hui considérée comme l’apanage des seuls Hommes politiques.

Et, Roch March Christian Kaboré de préciser : «La société civile, le monde des affaires et les partenaires sociaux se sont aussi progressivement investis dans la promotion et la défense de la bonne gouvernance, lui donnant ainsi un caractère véritablement démocratique».

Dès lors, se pose la question du «comment créer une interaction dynamique entre les pouvoirs publics, le secteur privé, la société civile et les partenaires sociaux, acteurs différents mais  complémentaires, pour faire de la bonne gouvernance le socle d’un développement économique et social durable, au profit de tous», a relevé le chef de l’Etat burkinabè.

Il est évident que la gouvernance et la démocratie, tout comme les affaires ne peuvent prospérer que dans un environ de paix et de sécurité.

C’est pour cela et au regard du contexte actuel, que le président du Faso a rappelé les mesures prises au niveau national et de la sous-région pour lutter contre l’insécurité, instaurer un système de sécurité efficace et créer un environnement propice aux affaires.

Et, pour l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Andrew Young, le Burkina Faso présente des opportunités d’affaires, à saisir.

Il  a ajouté que l’insurrection du peuple (oct. 2014) et les élections démocratiques intervenues (nov. 2015) dans le pays ont donné de l’espoir et montré au continent un exemple.

 

 

 Les présidents du Mali, Ibrahim Boubacar Kéita, et du Niger, Mahamoudou Issoufou, sont arrivés mardi à Ouagadougou pour une conférence internationale sur la gouvernance, organisée conjointement par le Burkina Faso et les Etats-Unis.


Cette conférence internationale de deux jours est placée sous le thème “gouvernance, démocratie et affaires”, à l’initiative du gouvernement burkinabé, de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, de la Chambre de commerce américaine et d’une société civile américaine.

Dans une nouvelle vidéo diffusée lundi par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, 14 présumées lycéennes de Chibok (nord-est) déclarent refuser de rentrer chez elles.

Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré et le Prince Albert II de Monaco ont inauguré vendredi à Loumbila (23 kms de Ouagadougou), un centre de formation polyvalent, destiné à renforcer l’efficacité de la Croix rouge burkinabè dans l’assistance humanitaire.

«Le Centre est un important moyen mis à la disposition de la Croix rouge burkinabè pour optimiser son efficacité dans l’assistance humanitaire», a déclaré  vendredi à Loumbila Roch Marc Christian Kabore.

Le président du Faso s’exprimait à la cérémonie d’inauguration du centre polyvalent de la Croix rouge,  financé à hauteur de trois milliards de FCFA par la Principauté de Monaco.  

Bâti sur une superficie de 6,5 hectares, le centre comprend un pavillon central réalisé en containers R+3,-disposant d’un restaurant/bar-, d’une salle de réunion/formation de 160 places modulables et de 19 chambres dont 3 suites entièrement équipées.

Il comprend également 48 chambres bungalows entièrement équipées, d’un espace piscine/centre de sauvetage aquatique (avec restaurant/bar), qui permettra de sensibiliser enfants et adultes aux risques liés au milieu aquatique, d’un champ photovoltaïque de 56 kWh et de forages hydrauliques.

On y trouve aussi, une zone de maraichage grâce à un partenariat avec l’ONG TAMAT sur un espace d’environ 1 hectare de terrain situé dans l’enceinte du centre, d’une zone sportive permettant une parfaite intégration communautaire et environnementale des infrastructures.

Le président de la Croix-Rouge du Burkina, Denis Bakyono a salué les bonnes volontés qui ont œuvré à réunir les ressources nécessaires pour l’aboutissement du projet, notamment Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco.

«L’objectif recherché en définitive, c’est de renforcer la capacité d’intervention de la Croix-Rouge burkinabè en générant des ressources à même de lui permettre de financer des projets humanitaires et faire face aux nombreux défis qui se présentent à elle» a-t-il affirmé. 

Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco a déclaré que ce centre s’inscrit dans l’histoire de la Croix-Rouge monégaste qui célèbre cette année, ses 70 ans d’existence et sera le témoignage de son activité internationale.

«Nous voulons que ce centre soit un succès qui puisse servir d’exemple et qu’il soit repiqué ailleurs » a-t-il déclaré. Selon celui, la Croix-Rouge burkinabè a la grande responsabilité de le faire fonctionner.

Le centre de formation polyvalent permettra de renforcer le tissu économique local et national grâce aux emplois directs et indirects, au tourisme, au sport, à la culture maraichère, choses dont se réjoui le maire de Loumbila Paul Taryam Ilboudo.

Pour ce dernier, ce projet va offrir aux organisations de producteurs et productrices maraichers, une activité de subsistance grâce à la production de légumes bio dont une partie sera achetée par le complexe et l’autre sera commercialisée sur une plate-forme de vente.

Dans la même journée, Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco et le Président du Faso ont procédé dans la zone industrielle de Kossodo, à Ouagadougou, au lancement des activités de la maïserie Agroserv.

La société Agroserv Industrie SA est une entreprise agro-industrielle en développement, intervenant dans la filière maïs et disposant actuellement d’une capacité de transformation  de 100 tonnes de maïs par jour.

Elle a été créée à l’initiative de Siaka Sanon avec pour mission de fournir des débouchés aux petits et moyens producteurs au Burkina Faso en mettant sur le marchés de l’alimentation humaine et animale, des produits transformés à haute valeur ajoutée. 

Agence d’Information du Burkina

 

 

vendredi, 12 janvier 2018 00:00

Trump nie avoir parlé de "pays de merde"

"Le langage que j'ai utilisé lors de la réunion était dur, mais ce ne sont pas les mots utilisés", a réagi le président américain sur Twitter, niant ainsi avoir utilisé le langage qui lui est prêté.

"Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ?" a-t-il demandé lors d'une réunion sur l'immigration, jeudi, rapporte le "Washington Post", qui cite plusieurs sources anonymes.

Qu'ils soient de lui ou pas, les propos prêtés à Donald Trump ont suscité une vague d'indignation dans plusieurs pays.

Rupert Colville, le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme, a dénoncé les propos "racistes" du dirigeant américain.

Le porte-parole de l'Union africaine, Ebba Kalondo, a dit au journal britannique "The Independent" que les propos de M. Trump étaient d'autant plus "surprenants" que "les Etats-Unis d'Amérique restent un exemple de la façon dont la migration a donné naissance à une nation fondée sur les valeurs…"

Le gouvernement du Botswana a publié un communiqué dans lequel il dénonce des propos "irresponsables, répréhensibles et racistes".

 

 

 

vendredi, 12 janvier 2018 00:00

De nouveaux heurts à Kinshasa

Deux personnes ont été blessées, rapporte le correspondant de BBC Afrique en RDC, citant la police.

Les heurts ont eu lieu en marge d'une messe dite en mémoire des personnes tuées le 31 décembre lors d'une manifestation pour le départ de Joseph Kabila du pouvoir.

Des centaines de personnes ont pris part à la messe, y compris des ambassadeurs de pays occidentaux, qui ont quitté la cathédrale à l'arrivée des policiers.

La messe dirigée par le cardinal Laurent Monsengwo était dédiée à cinq personnes au moins, qui ont été tuées le soir du Nouvel An, lorsque la police a fait irruption dans plusieurs églises de Kinshasa, lançant des gaz lacrymogènes.

La tension est vive en RDC depuis que l'élection présidentielle initialement prévue fin 2016 est reportée à la fin de l'année en cours.

Joseph Kabila, qui devait quitter le pouvoir depuis fin 2016, selon la Constitution du pays, a été vivement critiqué lors du service religieux.

BBCAFRIQUE.COM

 

 

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