mercredi, 19 juillet 2017 00:00

Côte d'Ivoire-CPI : Gbagbo reste en prison

La chambre d'appel de la Cour pénale internationale (CPI) a cassé mercredi une décision refusant de libérer l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo pour le reste de son procès. La chambre d'appel ordonne à la chambre de première instance de réexaminer la situation de Laurent Gbagbo. Il s'agit de savoir si l'ancien chef d'Etat devrait continuer à être détenu ou devrait être libéré avec ou sans conditions. Selon le juge Piotr Hofmanski, il y a eu des "erreurs" lors du premier jugement. L'ancien président, aujourd'hui âgé de 72 ans et Charles Blé Goudé, ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes qui lui étaient fidèles sont accusés de crimes contre l'humanité. Ces crimes auraient commis entre décembre 2010 et avril 2011 lors de la crise post-électorale qui avait fait plus de 3.000 morts en cinq mois. Les deux hommes ont plaidé non coupable.

Le Président de la République Alassane Ouattara a procédé ce mercredi 19 juillet 2017 à un réaménagement du Gouvernement. Le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, chef du Gouvernement se voit adjoindre le Portefeuille de ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat.

Anciennement ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko est nommé ministre d’Etat, ministre de la Défense. Quand Alain Richard Donwahi se voit attribué le portefeuille du ministère des Eaux et Forêts. Le préfet Hors Grade Sidiki Diakité est nommé ministre de l’Intérieur et de la Sécurité.

Anciennement Ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration, Pascal Abinan Kouakou se voit attribuer le ministère de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service public. Il est remplacé dans les fonctions de Ministre de la Fonction Publique par Issa Coulibaly, qui occupait jusqu’ici le portefeuille du ministère des Eaux et Forêts.

Moussa Sanogo est quant à lui nommé Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat.

Au titre de la présidence de la République, Abdourahmane Cissé est nommé Conseiller Spécial auprès du Président de la République.

Ce réaménagement du gouvernement intervient alors qu’un Conseil des ministres est prévu ce mercredi en fin de journée.

 

Source : abidjan.net

Une réunion de haut niveau aura lieu mercredi à Ouagadougou entre les parlementaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays), de la Mauritanie et du Tchad et des partenaires sur la maitrise de la démographie afin d’accélérer la croissance économique, a annoncé le président du parlement burkinabè Salifou Diallo.

 

 ‘’Du 20 au 22 juillet, 17 pays (15 de la Cédéao, la Mauritanie et le Tchad) vont se retrouver à Ouagadougou avec au moins 200 à 300 participants parlementaires et techniciens pour évoquer une question fondamentale de survie et liée à notre développement : la maîtrise de la démographie’’, a déclaré à la presse M. Diallo.

 

‘’Il s’agit pour nous de réfléchir sur le dividende démographique, de voir comment nos états peuvent trouver une opportunité de croissance économique et sociale à travers une maîtrise de la démographie’’, a-t-il expliqué.

 

Selon le président du parlement burkinabè, la situation démographique dans l’espace communautaire est ‘’très inquiétante’’, avec ‘’350 millions d’habitants’’ et une ‘’population jeune de 42 à 52 %, toujours en plein essor sans qu’il y ait des politiques de maîtrise de la démographique’’.

 

Au cours de la rencontre, il s’agira pour les parlementaires des 17 pays, d’envisager des ‘’politiques de santé et de planification familiale à même de favoriser la croissance économique sans pour autant remettre en cause le principe de la croissance démographique lui-même’’, a expliqué M. Diallo.

 

A l’issue de la réunion, les parlementaires établiront une ‘’plateforme qui définira les différentes lois, tant au niveau national que communautaire, pour une maîtrise de la fécondité dans l’espace Cédéao’’, a-t-il révélé.

 

‘’Si des politiques ne sont pas mener au niveau de chaque état et dans l’espace communautaire pour maîtriser la fécondité qui est dans l’ordre de 6 enfants par femme, la croissance économique de nos état (entre 5 et 8%) ne sera pas à même d’endiguer les problèmes sociaux récurrents que sont la santé, l’éducation, le chômage des jeunes’’, a estimé M. Diallo.

 

Selon des statistiques du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), à l’horizon 2050, la population de l’espace communautaire de la CEDEAO atteindra un milliard d’habitants, avec une population jeune d’environ 50%.

 

 

‘’Si rien n’est fait, nous allons lentement et surement vers une catastrophe’’, a prévenu M. Diallo, selon qui la "démographie galopante va peser sur les ressources naturelles, aggraver les problèmes de santé, d’éducation et sera porteur à terme de conflits futurs à connotations économiques et sociales’’.

Les travaux de réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou, long de 1260 km, débuteront le 15 septembre prochain, ont convenu mardi à Ouagadougou les deux gouvernements, à l’issue de la 6econférence au sommet du Traité d'amitié et de coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

Les gouvernements burkinabè et ivoirien ainsi que la Société internationale de transport africain par rail (Sitarail), une filiale de Bolloré gérant de la ligne Ouagadougou – Abidjan, ont signé un accord et fixé la date du démarrage des travaux au 15 septembre 2017.

‘’Les travaux vont effectivement démarrer dès le 15 septembre, les commandes de nouveaux matériels également, de nouvelles locomotives (…) vont être en construction, et ça va aller très rapidement’’, a déclaré à la presse le PDG du de Bolloré Railways, Eric Melet.

 

‘’L’aboutissement des négociations avec le groupe Bolloré pour la réhabilitation du chemin de fer va permettre la réalisation du projet d’un montant total de 400 millions d’euros, soit 262 milliards de francs CFA’’, a expliqué le ministre burkinabè des affaires étrangères Alpha Barry.

‘’La première phase de 130 millions d’euros soit environ 85 milliards de francs CFA sera exécutée sur une durée de  4 ans’’, a-t-il précisé.

‘’La croissance économique est dynamique entre le Burkina Faso et la Côte d’ivoire et il y a beaucoup de matériels qui doivent être transporté sur le chemin de fer’’, a souligné Eric Melet.

Selon lui, le prolongement jusqu’à la ville minière de Kaya (nord) de cette ligne qui représente le principal débouché maritime pour le Burkina Faso, va ‘’permettre dans les quatre années à venir de transporter un million de tonnes de minerai’’.

Outre la réhabilitation du chemin de fer, onze accords de coopération ont été signés à l’issue d’un conseil des ministres conjoint présidé par le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara et son homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.

Ces accords touchent notamment à la sécurité et à la défense, la lutte contre la traite transfrontalière des enfants et la création de fonds d’amitié et de coopération dédiées à la promotion de la femme et de la jeunesse.

‘’Nous sommes totalement engagés à rendre plus concrets les réalisations et les résultats des conférences au sommet’’, a affirmé le président Ouattara, donnant rendez-vous pour le prochain sommet prévu en juillet 2018 dans la capitale politique ivoirienne Yamoussoukro, pour ‘’voir les résultats’’ de la mise en œuvre de ces engagements.

‘’Lors du prochain TAC, nous aurons des éléments plus concrets, plus palpables à montrer à nos populations’’, a soutenu de son côté le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, invitant les deux peuples à ‘’densifier leurs échanges et consolider leur économies’’.

 

Agence d’information du Burkina

Le Président ivoirien Alassane  Ouattara est arrivé à Ouagadougou en fin d’après-midi ce 17 juillet 2017 pour participer au sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre le Burkina et la Côte d’Ivoire ."Nous sommes heureux d'être là" a-t-il déclaré à s on arrivée.

Il a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré ainsi que la communauté ivoirienne vivant au Burkina Faso.

 

 "Nous sommes la pour la sixième réunion du traité d'amitié et de coopération qui est une forme achevée de coopération sud -sud" a fait savoir le chef d'état ivoirien. le président Roch Marc Christian Kaboré et son  homologue ivoiriens, échangeront sur les différents projets en cours entre les deux pays ce mardi 18 juillet. "Nous aurons des dossiers importants à examiner et à valider. nous devons faire davantage et aller plus vite. nous ferons en sorte qu'il ai une matérialisation des engagements qui ont été pris par les deux gouvernement et que   les populations puissent bénéficier des progrès qui sont en cours dans les deux états" a laissé entendre Alassane Ouattara.

Le Président ivoirien Alassane Ouattara est attendu demain Lundi, à Ouagadougou, dans le cadre de la conférence au sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, a-t-on appris auprès de la présidence du Faso.

Selon cette source, l’arrivée du chef de l’Etat ivoirien est prévue dans la matinée, aux environs de 8 heures, à l’aéroport international de Ouagadougou où il devrait être accueilli par son homologue burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré.

Le président Ouattara a été devancé dans la capitale burkinabè, par le Premier ministre (PM) ivoirien Mamadou Gon Coulibaly qui a atterri  à Ouagadougou, dimanche après-midi.

Les deux personnalités vont prendre part au sixième sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, les 17 et 18 juillet prochain dans la capitale burkinabè.

Il y aura d’abord, la réunion des membres de gouvernement des deux pays le lundi 17 juillet, suivie, le lendemain (Mardi 18 juillet), du sommet à proprement dit, en présence des présidents ivoirien Alassane Ouattara et burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.

En prélude à cette importante rencontre bilatérale, le Premier ministre (PM) ivoirien, Mamadou Gon Coulibaly, a effectué une visite de travail, le vendredi 7 juillet dernier à Ouagadougou.

Le TAC est un cadre de concertation né depuis 2008 et qui rassemble annuellement les exécutifs des deux pays.

Il a vu le jour sous l’impulsion des ex-présidents ivoirien Laurent Koudou Gbagbo et burkinabè Blaise Compaoré qui avaient voulu par cet acte, renforcer l’axe Ouagadougou-Yamoussoukro.

Les réunions se tiennent alternativement dans les capitales politiques des deux Etats et permettent d’évoquer des sujets de développement concernant les deux pays.

Ainsi, les travaux du 5e TAC se sont déroulés les 28 et 29 juillet 2016 à Yamoussoukro, dans la capitale ivoirienne.

Les secteurs de coopération dans le cadre du TAC concernent l’économie, les infrastructures routières et ferroviaires, la défense, la sécurité, la libre circulation des personnes et des biens, l’intégration, l’agriculture, l’eau, l’élevage, la culture, etc.

 

Agence d’information du Burkina

vendredi, 14 juillet 2017 00:00

Rwanda : la campagne présidentielle lancée

Trois candidats sont en lice pour la présidentielle rwandaise dont le président Kagamé au pouvoir depuis 17 ans.

Le président sortant Paul Kagamé du Front Patriotique Rwandais (FPR), Frank Habineza du Parti démocratique vert du Rwanda et Philippe Mpayimana, candidat indépendant, ont 19 jours pour convaincre les électeurs.

Ils vont sillonner les différentes régions du pays pour dévoiler leurs programmes politiques

Franck Habineza, candidat du Parti démocratique vert est convaincu de ses chances.

"Nous ne mettons pas en doute nos chances de gagner. Nous savons que beaucoup de gens en ont marre de ce même gouvernement depuis 23 ans. Mais ils ne le disent pas parce qu'il y a un climat de peur. Depuis longtemps les gens ont peur de s'exprimer", a-t-il déclaré.

A son avis, il est possible de voir des gens qui vous supportent sans oser l'exprimer.

 

Il révèle avoir reçu des menaces de mort : "j'ai reçu beaucoup de menaces de mort. Et après la mort de mon vice-président, c'était devenu trop compliqué. J'ai dû quitter le pays pour m'exiler en Suède pendant deux ans."

Au moins quinze personnes ont été tuées dans un quadruple attentat suicide perpétré par des femmes à Maiduguri, principale ville du nord-est du Nigeria, régulièrement visée par le groupe jihadiste Boko Haram, a annoncé mercredi la police.

La satisfaction des revendications des magistrats en avril 2016, «n’est pas le péché» à l’origine de la multiplication des grèves dans la Fonction publique burkinabè, a affirmé le président du Faso Roch Kaboré, prenant ainsi en contrepied certains analystes.

Dans une interview publiée mardi par les quotidiens Sidwaya (public) et Le Pays (privé), le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré s’est prononcé notamment sur la multiplication des grèves dans l’administration publique burkinabè.

«Avec le recul et dans votre for intérieur, n’avez-vous pas le sentiment que le pouvoir a commis un péché originel en accédant aux revendications des magistrats ?», ont lancé les journalistes au chef de l’Etat.

«Je reste convaincu que ce n’est pas un péché originel. Je considère que l’Etat est une continuité», a répondu Roch Kaboré.

En rappel, en avril 2016, soit à peine un trimestre après son arrivée aux affaires, le pouvoir de M. Kaboré a mis en application des avantages, arrêtés sous la Transition (nov. 2014-déc.2015) au profit des magistrats.

De nombreux analystes s’accordent à dire que ces avantages, jugés faramineux au regard du salaire moyen du Burkinabè, est l’élément déclencheur de la multiplication des grèves dans la Fonction publique.

«Nous avons respecté ces engagements parce que l’Etat doit respecter ses engagements vis-à-vis des citoyens quels que soient les changements. On nous reproche aussi cet état de fait en arguant que si on ne l’avait pas fait, cela n’aurait pas déclenché cette vague de revendications. Je reste sceptique par rapport à cette analyse», a expliqué le président du Faso.

Par ailleurs, il a  indiqué que son régime a également mis en application (à partir du second semestre de 2016), la loi 081, adoptée sous la Transition mais non budgétisée à l’époque.

Cette loi est censée mettre fin aux disparités salariales entre «Fonctionnaires titulaires» (moins payés) et «Fonctionnaires contractuels», note-t-on.

«Il faudra qu’à un moment donné, nous puissions tous avoir à l’esprit que le Burkina Faso doit vivre et se développer. (…) Si ses filles et fils ne mettent pas cela au centre de leurs préoccupations, ils auront toujours un pays, qui au lieu d’avancer, va vivoter en payant seulement les salaires», a exhorté le chef de l’Etat.

Agence d’Information du Burkina

 

 

Battre son ennemi par troupes amies interposées: la conquête de Mossoul par les troupes irakiennes est une victoire par procuration pour les Etats-Unis, qu'ils espèrent parvenir à dupliquer ailleurs, notamment en Afghanistan.

Lorsque le président Barack Obama décide mi-2014 de combattre militairement le groupe Etat islamique en Irak, il impose au Pentagone un principe simple: l'armée américaine ne doit pas être impliquée dans les combats terrestres ("no boots on the ground").

L'aviation américaine apporte un soutien aux forces irakiennes, et des formateurs et conseillers militaires viennent les équiper et les aider au sol.

Mais il revient aux forces irakiennes, et seulement à celles-ci, de reconquérir le terrain perdu sur les jihadistes. 

Près de trois ans après, la chute de la deuxième ville d'Irak démontre la validité de la stratégie.

Les protégés de l'armée américaine ont réussi à conquérir une grande ville de deux millions d'habitants, après des combats urbains complexes et meurtriers.

Et si leurs pertes sont très importantes, celles de l'armée américaine sont minimes: 11 tués en action depuis 2014 en Irak, bien loin des pertes subies dans ce même pays lors de la décennie précédente, soit plus de 3.500 morts. 

"Mossoul, c'est l'achèvement ultime dans le processus consistant à construire une armée, une police, et une force anti-terroriste capable de se battre, que vous ne renforcez qu'avec quelques centaines de conseillers militaires et un appui aérien", indique le major John Spencer, professeur à l'académie militaire de West Point.

"Nous verrons beaucoup ce modèle de guerre par procuration" dans le futur, prédit-il.

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