Une "trêve politique" a été annoncée samedi à Kinshasa lors de la signature d’un accord en vue du rapatriement de la dépouille mortelle du feu leader de l’opposition congolaise Etienne Tshisekedi, entre sa famille, l’Union pour la démocratie et le progrès social UDPS), son parti, et le gouvernement.

"Les parties invitent toutes les forces vives ainsi que toutes les couches sociales politiques de la population congolaise à observer, conformément à nos coutumes en pareilles circonstances, une trêve politique. A cet effet, tous éviteront toute récupération politique par les propos, gestes et actes de nature à perturber l’organisation harmonieuse de ces funérailles", a déclaré Mgr Gerard Mulumba, frère du défunt Etienne Tshisekedi, signataire pour le compte de la famille, lisant le texte de l'accord.

Sans vouloir commenter sur la trêve, Jean-Marc Kabund, secrétaire général démissionnaire du parti, a affirmé qu’il ne fallait "pas encore crier victoire mais attendre la concrétisation du rapatriement de la dépouille".

La trêve est annoncée au moment où Félix Tshisekedi, fils du défunt, a programmé son tout premier rassemblement populaire après son élection comme président de l’UDPS en remplacement de son père, le 24 avril prochain.

"La manifestation du 24 avril est maintenue, d'autant plus qu'elle ne sera pas organisée dans le but de déstabiliser le régime. La critique d'un bilan et la présentation du projet de société du parti n'est pas contre la trêve. Démocratie oblige", a pour sa part précisé Félix Tshisekedi, contacté par VOA Afrique.

Pour beaucoup, la première sortie de Félix Tshisekedi sera un test de popularité. Mais les autorités municipales n’autorisent le meeting que s'il se tient dans un endroit fermé.

Félix Tshisekedi a, en même temps que son élection à la tête de son parti, été désigné comme candidat de l’UDPS à la présidentielle devant se tenir le 23 décembre dans le pays.

Avant l’élection à l’UDPS, une série d’appels à des manifestations lancés par le parti n’avait été pas été suivie depuis le début de l’année. A l'opposé, des foules sont sorties aux appels de l’Eglise catholique.

L’accord entre la famille de Tshisekedi, l’UDPS et le gouvernement ne fixe aucune date pour le retour du corps du défunt.

Selon le texte, les parties ont convenu que la dépouille sera enterrée dans une parcelle familiale dans le faubourg de Kinshasa.

L'ancien président zimbabwéen Robert Mugabe est cité à comparaître devant le parlement le 9 mai pour s'expliquer sur "la disparition de diamants d'une valeur de 15 milliards de dollars", a annoncé vendredi un parlementaire.

"Nous avons fixé au 9 mai la date où il doit venir témoigner"", a déclaré Temba Mliswa, le président du comité parlementaire en charge des Mines et de l'Energie, cité par le journal d'Etat Herald.

"Le comité s'est rencontré aujourd'hui (jeudi) et a décidé d'inviter l'ancien président Mugabe à notre comité pour s'expliquer sur la disparition de diamants d'une valeur de 15 milliards de dollars", a-t-il ajouté.

>> Lire aussi : Le Zimbabwe fête son indépendance sans Mugabe au pouvoir

M. Mugabe, qui dirigeait le Zimbabwe depuis l'indépendance du pays en 1980, a été contraint en novembre de démissionner sous la pression de l'armée, de la rue et de son parti, la Zanu-PF, toujours au pouvoir.

L'ancien homme fort du pays, qui bénéficie d'une retraite dorée, a laissé un Zimbabwe en proie à une profonde crise économique.

Les députés veulent l'interroger sur des propos tenus en 2016, dans lesquels il regrettait que son pays avait perdu 15 milliards de dollars de revenus diamantifères à cause de la corruption et de l'évasion des capitaux pratiquée par les compagnies minières étrangères.

La commission du Parlement chargée de ce dossier a déjà sommé plusieurs anciens ministres, chefs de la police et hauts responsables de l'administration de venir témoigner.

Le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex-parti au pouvoir) Eddie Komboïgo, a affirmé jeudi, qu’il n’a pas lu ''la lettre de démission'' que son camarade Léonce Koné aurait envoyée au président Blaise Compaoré.

''Je l’ai pas encore vue. Je n’en connais pas le contenu. Comment vous-voulez que je réagisse ?'', a rétorqué jeudi Eddie Komboïgo, à l’AIB qui voulait l’entendre à propos de la supposée  lettre de démission de Léonce Koné.

M. Koné, président de la Commission ad ’hoc du CDP a démenti mardi dans une interview accordée au journal Le Pays, sa démission  de l’ex-parti au pouvoir.

Pourtant ce jeudi, le même journal a publié in extenso, une correspondance en date du 14 mars 2018,  où Léonce Koné demandait l’accord de Blaise Compaoré pour se retirer du parti, tout en réaffirmant sa disponibilité à accomplir d’autres missions que l’ex-président viendrait à lui confier.

Notons que dans la supposée lettre de démission et dans l’interview, M. Koné a relevé le manque d’engagement de Eddie Komboïgo, surtout au moment où le parti était en difficulté.

Soulignons aussi que le CDP connait présentement une certaine vitalité, a contrario de la traversée du désert qu’il a connu après la chute par la rue, du président Blaise Compaoré, en octobre 2014.

Agence d’Information du Burkina

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi une opératation militaire en cours contre la Syrie, avec la France et le Royaume Uni, pour punir le régime de Bachar al-Assad qu'il accuse d'une attaque à l'arme chimique contre des civils.

"Une opération combinée est en cours avec la France et le Royaume Uni, nous les remercions tous les deux", a dit le président, qui s'exprimait à la Maison Blanche. Il a promis que l'opération durera "aussi longtemps qu'il le faudra".

Il a promis que l'opération durerait "aussi longtemps qu'il le faudra". De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait "pas d'alternative à l'usage de la force"

Emmanuel Macron a annoncé que la France participait à l'opération en cours avec les Etats-Unis et le Royaume Uni en Syrie, en précisant que les frappes étaient "circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques".

"Nous ne pouvons pas tolérer la banalisation de l'emploi d'armes chimiques", a expliqué le président français dans un communiqué

Au moment même où le président s'exprimait, des détonations étaient entendues à Damas.

Plusieurs fortes explosions ont été entendues samedi avant l'aube dans la capitale syrienne survolée par des avions, tandis que la télévision d'Etat dénonçait une "agression américaine" en Syrie "en coopération avec la France et la Grande-Bretagne".

onald Trump a mis en garde l'Iran et la Russie, qui ont déployé des milliers d'hommes et du matériel pour aider Bachar al-Assad à reconquérir le pays, contre leurs liens avec la Syrie.

M. Trump a exhorté Moscou "à quitter la voie sinistre du soutien à Assad", il a affirmé que la Russie "a trahi ses promesses" sur l'élimination des armes chimiques.

Il a estimé que le sort du régime est entre les mains de Syriens.

 

Les partisans de l'ancien président nigérien Ibrahim Baré Maïnassara ont à nouveau réclamé lundi à Niamey "la vérité" sur son assassinat en 1999 à Niamey.

"Nous n'allons jamais baisser les bras dans cette lutte pour découvrir la vérité sur cet assassinat", a réitéré devant la presse Hamid Algabid, président du Parti nigérien pour la démocratie et le progrès, la formation du défunt chef de l'Etat.

Le général Maïnassara a été tué sur une base militaire par des membres de sa propre garde le 9 avril 1999, trois ans après qu'il s'est emparé du pouvoir par la force après des élections contestées.

"Nous pensons que notre lutte progresse, peut-être pas aussi rapidement que les gens le souhaitent", a indiqué M. Algabid. Selon lui, "chaque année qui passe, il y a des progrès" dans la manifestation de "la vérité".

En octobre 2015, la cour de justice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), saisie par onze membres de la famille de l'ancien président, avait demandé que le Niger indemnise à hauteur de 435 millions de francs CFA (663.000 euros) la veuve de l'ancien dirigeant, ses cinq enfants et ses onze frères et soeurs.

La cour, basée à Abuja,avait jugé à l'unanimité que "le droit à la vie du président Ibrahim Bare Maïnassara (avait) été violé". Elle avait également estimé que "le droit des requérants à avoir accès à la justice (avait) été violé par l'Etat du Niger".

 

La coalition de l'opposition au Togo, qui proteste depuis sept mois contre le président Faure Gnassingbé, a appelé à des marches pour la semaine prochaine, des manifestations interdites par le gouvernement.

Les manifestations avaient été suspendues en raison de l'ouverture le 19 février d'un dialogue avec le pouvoir sous la facilitation du président ghanéen Nana Akufo-Addo.

Mais l'opposition a plusieurs fois menacé de rappeler ses partisans dans la rue, accusant le gouvernement de poursuivre unilatéralement le processus devant conduire aux prochaines élections notamment les législatives. Aucune date n'a encore été annoncéepour la tenue de ce scrutin. Les dernières législatives remontent à juin 2013 et les députés sont élus pour un mandat de 5 ans.

 

Le Parti de l’indépendance, du travail et de la justice (PITJ), a été suspendu jeudi pour trois mois, quelques jours après des violents propos de son président Soumane Touré, contre notamment la chefferie moaga du Centre et des appels à l’armée pour renverser le régime en place.

Dans un communiqué en date du 5 avril 2018, le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation  a suspendu les activités du Parti de l’indépendance, du travail et de la justice (PITJ) pour avoir dit-il, violer les articles 3, 4, 20 et 21 de la loi portant charte des partis et formations politiques au Burkina Faso du 29 novembre 2001.

Depuis onze ans, le secrétaire général du PITJ Soumane Touré, homme politique ayant traversé tous les régimes au Burkina Faso depuis l’indépendance en 1960,  profite de la rentrée politique de son parti (le 30 mars), pour cracher ses ‘’vérités’’.

Le vendredi dernier, il a accusé la chefferie moaga (ethnie dominante) du Centre d'avoir toujours œuvrer à placer ses fils aux postes clés du pays, au détriment des autres ethnies (une soixantaine) et des autres régions.

M. Touré a aussi appelé «des militaires disciplinés» à renverser le régime en place, illégitime selon lui, du fait des entorses faites à la Constitution lors de la chute du président Blaise Compaoré, en octobre 2014.

Sous la Transition en juin 2015, Soumane Touré avait été brièvement interpellé par la gendarmerie pour outrage, dénonciations calomnieuses et appel à la rébellion.

Agence d’Information du Burkina

 

Le candidat du principal parti de l'opposition en Sierra Leone, Julius Maada Bio, a été déclaré mercredi officiellement vainqueur de l'élection présidentielle et retrouve le pouvoir, 22 ans après l'avoir brièvement exercé après un coup d'Etat.

M. Bio, un ancien militaire de 53 ans, l'a emporté lors du second tour du 31 mars avec 51,81% des voix, contre 48,19% pour le candidat du parti au pouvoir, Samura Kamara, a annoncé en milieu de soirée le président de la Commission électorale nationale (NEC), Mohamed Conteh.

Des cris de joie ont immédiatement éclaté à Freetown, parcourue par des milliers de supporteurs du Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP), dans l'opposition depuis 10 ans.

Dans un message télévisé, M. Kamara a indiqué dans la soirée qu'il allait contester les résultats annoncés par la NEC, qui selon lui "ne reflètent pas les nombreuses inquiétudes de son parti concernant des bourrages d'urnes massifs, des votes surnuméraires et d'autres irrégularités".

"Nous contestons les résultats et nous prendrons les actions judiciaires pour les corriger", a déclaré l'ancien ministre, en demandant à ses partisans de rester entre-temps "calmes et pacifiques".

Pendant ce temps, les électeurs du SLPP chantaient et dansaient par milliers dans les rues en pente de la capitale de l'ancienne colonie britannique, indépendante depuis 1961.

Des jeunes, juchés sur des motos, se faufilaient entre les fêtards extatiques, exhibant les posters de campagne du président élu.

Deux heures après l'annonce de sa victoire, M. Bio, habillé d'une longue tunique blanche, a prêté serment dans une salle de conférence, bondée et surexcitée, d'un grand hôtel proche de l'océan où l'attendaient des centaines de proches, représentants des corps de l'Etat et diplomates étrangers.

Il a reçu du plus haut magistrat du pays un long bâton de commandement, symbole de la passation de pouvoir avec son prédécesseur, Ernest Bai Koroma, qui l'avait battu en 2012 mais ne pouvait plus se représenter après deux mandats de cinq ans.

 

Winnie Mandela, l'ex-épouse du premier président sud-africain noir Nelson Mandela, est décédée lundi à l'âge de 81 ans des suites "d'une longue maladie", suscitant une pluie d'hommages pour la "mère de la nation" au parcours toutefois controversé.

"C'est avec une grande tristesse que nous informons le public que Mme Winnie Madikizela Mandela est décédée à l'hôpital Milpark de Johannesburg lundi 2 avril", a déclaré Victor Dlamini dans un communiqué.

"Elle est décédée des suites d'une longue maladie, pour laquelle elle a été hospitalisée à plusieurs reprises depuis le début de l'année. Elle est partie en paix en tout début d'après-midi lundi, entourée de sa famille", a-t-il ajouté.

Winnie Madikizela Mandela, qui "était l'une des plus grandes icônes de la lutte contre l'apartheid, s'est battue vaillamment contre le régime de l'apartheid et a sacrifié sa vie pour la liberté de l'Afrique du Sud", a-t-il souligné. 

Le Congrès national africain (ANC, au pouvoir), fer de lance de la lutte contre le régime ségrégationniste, a salué, par la voix de l'un de ses responsables Mbalula Fikile, une femme qui "symbolisait la force, la résistance et une âme éternelle de la liberté". 

"Elle s'est battue sans relâche pour que nous ayons une société juste et égalitaire. Elle a consacré sa vie au service du peuple africain", a-t-il insisté.

Le prix Nobel de la paix Desmond Tutu a salué un "symbole majeur" de la lutte anti-apartheid.

"Elle a refusé de céder face à l'incarcération de son mari, le harcèlement perpétuel de sa famille par les forces de sécurité, les détentions, les interdictions et son bannissement. Son attitude de défi m'a profondément inspiré, ainsi que des générations de militants", a déclaré l'ancien archevêque anglican sud-africain, ami proche de feu Nelson Mandela.

C'est en 1958 que celle que l'on surnomme affectueusement "Winnie", une flamboyante jeune femme au caractère trempé, épouse Nelson Mandela. 

Mais très vite le couple est séparé par les activités politiques croissantes de Nelson Mandela, qui est condamné en 1964 à la prison à perpétuité.

- 'Pasionaria des townships' -

Pendant les 27 années d'emprisonnement de Nelson Mandela, libéré en 1990, "Winnie" résiste aux persécutions du régime raciste et devient l'égérie de la lutte anti-apartheid. Elle ne plie pas devant les astreintes à domicile, les attaques à la bombe, les pressions incessantes.

A la sortie de prison de Nelson Mandela en 1990, la "mère de la nation" marche main dans la main aux côtés de son époux. Le couple est accueilli en héros par des dizaines de milliers de ses partisans, l'image fait le tour du monde.

Les lois d'apartheid sont ensuite abolies et, en 1994, Nelson Mandela devient le premier président noir d'Afrique du Sud, au cours des premières élections démocratiques dans ce pays, son épouse entre dans le gouvernement.

Mais les années de détention ont porté un coup fatal à leur relation. Pendant les années de détention de son mari, Winnie est devenue la pasionaria des townships. Elle encourage la violence pour lutter contre le régime ségrégationniste.

Winnie Mandela est reconnue coupable de complicité dans l'enlèvement d'un adolescent, soupçonné d'être un agent du régime blanc et tué par ses gardes du corps.

Les frasques de cette femme de caractère, son discours violent et des accusations de meurtre portées contre ses gardes du corps l'éloignent de son époux. Le couple se déchire et le divorce est prononcé en 1996.

A sa mort en 2013, Nelson Mandela qui s'était entre temps remarié avec Graça Machel ne lui a rien légué. Winnie est amère. Elle saisit la justice, en vain.

L'une de ses dernières apparitions publiques remonte à la dernière conférence de l'ANC en décembre à Johannesburg, où elle avait été saluée par des applaudissements nourris. 

Quelques semaines plus tard, elle était hospitalisée pour une infection rénale et épuisement. Elle en était sortie une dizaine de jours plus tard, avant d'y être de nouveau admise ce week-end.

Abdel Fattah Al-Sissi a été réélu président de l'Egypte avec plus de 90% des voix, selon les premières estimations publiées jeudi par la presse d'Etat, lors d'un scrutin sans surprise dont l'unique véritable enjeu était le taux de participation, estimé à environ 40%.

Selon le quotidien Al-Ahram, M. Sissi a obtenu 92% des voix, et environ 23 millions de personnes ont participé au scrutin, sur quelque 60 millions d'électeurs. Le quotidien d'Etat Akhbar al-Yaoum et l'agence officielle Mena fournissent des chiffres similaires.

 

Les résultats officiels seront proclamés lundi.

Selon le quotidien Al-Ahram, M. Sissi a obtenu 92% des voix, représentant quelque 23 millions d'électeurs. Le quotidien d'Etat Akhbar al-Youm et l'agence officielle Mena fournissent des chiffres similaires.

Selon Al-Ahram, 25 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes, sur près de 60 millions de personnes inscrites sur les listes.

Elu avec 96,9% des voix en 2014, le président Sissi était assuré de sa réélection lors de ce nouveau scrutin qui s'est tenu de lundi à mercredi face à un seul adversaire, Moussa Mostafa Moussa.

 

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