Le Burkina Faso a qualifié jeudi 21 septembre 2017 la lutte contre le terrorisme de « priorité nationale » et a déclaré s'atteler à l'accélération de la mise en opération de la Force conjointe du G-5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad et Mauritanie) pour y faire face.

« Cible depuis quelques temps des forces terroristes et obscurantistes, mon pays a pris la pleine mesure de leur volonté clairement affichée de le déstabiliser », a affirmé le Président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, dans un discours prononcé au débat général de l'Assemblée générale des Nations Unies.

« La lutte contre le terrorisme est donc désormais une priorité nationale », a-t-il dit. « Nous nous attelons à accélérer l'opérationnalisation » du G5-Sahel, « comme en témoigne l'inauguration, le 10 septembre dernier, du Centre de commandement de la Force du G5-Sahel à Sévaré, au Mali ».

Le chef de l'Etat juge que la lutte contre le terrorisme n'aura de succès « que si elle s'inscrit, non seulement dans une approche sous-régionale, mais également et surtout dans une dynamique de développement économique des zones les plus vulnérables » du Burkina Faso.

M. Kaboré pense notamment à la zone nord du pays, frontalière du Mali. « Nous y avons certes enregistré des succès sur le plan opérationnel mais ceux-ci méritent d'être renforcés par un programme d'urgence d'investissement, que nous avons récemment adopté, afin de réduire la vulnérabilité des populations, surtout les jeunes et les femmes ».

Ouagadougou souhaite saisir l'occasion de l'examen du prochain rapport de suivi du Secrétaire général pour renforcer le mandat de la Force G5-Sahel, « en la dotant des moyens nécessaires pour réussir sa mission ».

Le chef de l'Etat burkinabé a enfin applaudi la décision unanime du Conseil de sécurité, le 5 septembre, de créer un régime de sanctions ciblées contre « ceux qui dressent des obstacles » à l'application de l'Accord pour la paix et la réconciliation dans le Mali voisin.

 

 

Centre d’Information des Nations Unies (CINU) Ouagadougou

Au Mali, la coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) et la Plateforme des groupes armés, proches du gouvernement, ont signé mercredi soir à Bamako un cessez-le-feu global et définitif.

Ces deux parties qui se sont violemment affrontées en juillet ont également décidé de libérer des prisonniers.

Un nouveau chronogramme sera fixé pour le retour de l'Etat à Kidal, le fief de la CMA.

 

 

En Guinée, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté mercredi à Conakry pour exiger la tenue des élections locales.

Ils ont répondu à l'appel de l'opposition qui exige l'organisation d'élections locales qui n'ont plus lieu depuis 12 ans.

Les principaux leaders de l'opposition étaient en tête du cortège.

Les manifestants portaient mercredi des pancartes et des banderoles sur lesquelles on pouvait notamment lire "Nous voulons des élections communales maintenant" ou encore "Alpha Condé est un incapable".

Cette marche s'est achevée par un meeting sur l'esplanade du Stade du 28 septembre, le principal terrain sportif de Guinée.

"En refusant d'organiser ces élections, (le président) Alpha Condé fait preuve d'ignorance, d'amateurisme et d'incompétence à la tête de notre pays", a lancé le leader de l'Union des forces du changement (UFC), Aboubacar Sylla.

Depuis 2005, il n'y a pas eu d'élections locales en Guinée.

Un scrutin devrait se tenir en février en vertu d'un accord conclu en octobre 2016 dans le cadre du dialogue politique national entre le pouvoir, l'opposition, la société civile et les partenaires internationaux de la Guinée.

Mais depuis lors, il n'y a eu aucune avancée malgré les manifestations organisées par l'opposition.

 

 

Le maire de Sikasso dans le sud du Mali, a déclaré sa candidature à la présidentielle de 2018.

Kalifa Sanogo, membre de l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), principal allié du RPM le parti du président Ibrahim Boubacar Keita est le premier candidat déclaré à la présidentielle de 2018.

Cette annonce semble sonner la fin de de l'alliance RPM-Adema.

 

Élément de réponse avec le maire de Sikasso qui explique tout d'abord les raisons qui ont motivé sa candidature

Le tribunal militaire du Burkina Faso a renvoyé au 6 octobre l'audience de mise en accusation de 107 personnes, dont deux généraux, poursuivis dans le cadre du putsch manqué de septembre 2015, indiquent des sources judiciaires.

L'audience a été renvoyée afin de transmettre le dossier "à tous les conseils et à ceux qui n'ont pas été avisés dans les délais", a déclaré Yacouba Traoré, un avocat de la défense, à l'issue de l'audience à huit-clos.

Cette audience devrait permettre à la chambre de contrôle du tribunal militaire (équivalent de la chambre d'accusation dans les juridictions civiles, ndlr) de "vérifier la régularité de la procédure, annuler ou valider les charges et mettre en accusation les inculpés avant de les renvoyer pour jugement", a expliqué Christophe Birba, un autre avocat de la défense.

Le 16 septembre 2015, des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré, avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute de M. Compaoré, chassé le 31 octobre 2014 par la rue après 27 ans au pouvoir. Le putsch a échoué grâce à une mobilisation populaire soutenue par une partie de l'armée.

Au moins une douzaine de personnes sur 71 incarcérées bénéficient d'une liberté provisoire dans ce dossier.

 

L'ex-chef de la diplomatie de M. Compaoré, le général Djibrill Bassolé, est toujours en prison pour son implication présumée dans ce putsch en compagnie du général Gilbert Diendéré, ancien bras droit de Compaoré qui avait pris la tête du putsch.

L'audience de mise ne accusation des personnes inculpées dans le cadre du putsch du 15 septembre 2015 a été reportée au 6 octobre prochain. Les avocats de la défense estiment qu'il faut attendre le verdict des appels contre l'ordonnance du juge d'instruction.

 

 Les conseils demandent également tout le dossier, c’est-à-dire « l’ordonnance du juge d’instruction de 376 pages ». Les avocats ont également demandé les réquisitoires du Parquet et le fond du dossier d’instruction. Pour cette dernière pièce, les avocats veulent vérifier les déclarations qui y sont contenues afin de voir leur conformité avec les procès-verbaux. 

 Finalement le président de la chambre de contrôle a reporté le procès au 6 octobre prochain, quelques semaines avant le verdict des appels.

 

 

Le Conseil de sécurité des Nations-Unies s'est déclaré mercredi "profondément préoccupé par l'impasse politique" dans laquelle se trouve la Guinée-Bissau. "Le Conseil est profondément préoccupé de l'incapacité de ses dirigeants politiques à trouver une solution consensuelle durable", a-t-il souligné dans une déclaration. Le Conseil de sécurité dénonce à cet égard "le fait que l'Assemblée nationale ne s'est pas réunie en session plénière depuis janvier 2016". L'instance des Nations-Unies a également regretté que "quatre gouvernements successifs ne sont pas parvenus à adopter un programme de travail et un budget national". Le pays a connu pendant plusieurs années des périodes d'instabilité politique et militaire marquées par des coups d'Etat et des mutineries de soldats.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté lundi à l'unanimité et à l'initiative des États-Unis une nouvelle résolution de sanctions contre la Corée du Nord, interdisant notamment ses exportations de textile et réduisant ses approvisionnements en pétrole. Cette huitième série de mesures, approuvée par la Chine et la Russie, les plus proches soutiens de la Corée du Nord, vise à punir ce pays pour son essai nucléaire du 3 septembre. Par ses sanctions, chaque fois plus sévères, l'ONU espère pousser Pyongyang à négocier ses programmes nucléaire et balistique. Pour les États-Unis, le Royaume-Uni, la France ou l'Italie, la résolution adoptée lundi est "très solide", "équilibrée" et permet à l'ONU d'affirmer "unité" et "détermination". "Nous ne cherchons pas la guerre", a assuré l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, qui avait la semaine dernière assuré que Pyongyang "ne demandait que ça". Lundi, elle a admis que la Corée du Nord n'avait "pas franchi un point de non-retour". Séoul a salué l'adoption de cette résolution, la qualifiant "d'avertissement sévère" pour Pyongyang. "La Corée du Nord doit comprendre que la dénucléarisation est la seule voie lui garantissant sécurité et développement économique", ajoute le gouvernement sud-coréen dans un communiqué. A Tokyo, le Premier ministre Shinzo Abe a "hautement apprécié" la résolution "rapide" et "forte". Le premier projet de texte américain était "maximal" sur "absolument tout", selon les termes d'un diplomate. Il prévoyait un embargo total sur le pétrole, les produits pétroliers et le gaz, le renvoi en Corée du Nord de ses expatriés, le gel des avoirs de Kim Jong-Un, l'interdiction d'importer du textile nord-coréen et des inspections par la force de navires en haute mer suspectés de violer les résolutions de l'ONU.

Abdoulaye Wade ne sera pas présent à la cérémonie d'ouverture solennelle de la session parlementaire le 14 septembre prochain.

L'ancien président sénégalais a démissionné dimanche de son poste de député comme il l'avait promis, une fois la victoire de sa coalition assurée au terme des législatives du 30 juillet dernier.

Dans une lettre adressée au secrétaire général, l'ex-président a indiqué avoir pris part aux dernières législatives dans l'unique but de "soutenir son parti, le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) et sa coalition, Wattù Senegaal, dont il était la tête de liste pendant les élections".

Estimant avoir accompli sa mission en permettant au PDS de disposer du premier groupe parlementaire d'opposition avec 20 députés, l'ex-chef d'Etat a demandé au secrétaire général de prendre en "compte sa démission et de porter à la connaissance des autres députés qu'il ne sera pas présent à la séance d'ouverture solennelle convoquée pour le jeudi 14 septembre 2017".

En attendant l'élection du Président de l'Assemblée nationale, Abdoulaye Wade, étant le doyen des députés devait siéger à la tête de l'hémicycle.

Sa visite auprès de la famille de Khalifa Sall, l'autre grand absent de la rentrée parlementaire du 14 septembre qui avait marqué une alliance tacite entre lui et le maire de Dakar laissait entrevoir la naissance d'une union sacrée entre les groupes parlementaires de ces deux figures de l'opposition.

 

 

Après son élection vendredi matin, le nouveau président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, Bala Alassane Sakandé, s’est engagé à marcher dans les sillons tracés par son prédécesseur, Salifou Diallo, décédé le 19 août dernier.

«Pour ma part, je fais le serment devant vous, mes collègues, de marcher avec vous dans les sillons tracés par notre illustre président Salifou Diallo», a déclaré M. Sakandé,  juste après son élection.

Bala Alassane Sakandé a également pris l’engagement, devant ses collègues députés, de rattacher son action à la vision politique de son devancier.

«La charge qui est désormais la mienne est certes noble, mais ô combien périlleuse», a reconnu le nouveau président du parlement burkinabè.

«Comme un enfant qui apprend à marcher, je trébucherai, je tituberai, je tomberai même peut-être, mais jamais, je ne m’écarterai de la voie ouverte par celui dont le souvenir fondera mon action», a-t-il insisté.

Bien avant, M. Sakandé a avoué qu’il existe des successions dont on aurait voulu s’en passer, ajoutant qu’«il est des hommes politiques dont on admire l’action mais dont on redoute de porter le legs». Et de préciser qu’est de ceux-là, le Dr Salifou Diallo.

Après le décès de Salifou Diallo le 19 août dernier et des hommages rendus au disparu, à Ouagadougou et dans sa ville natale, Ouahigouya, les parlementaires ont procédé à l’élection du nouveau Président de l’Assemblée nationale, lors d’une session extraordinaire ouverte du 31 août au 8 septembre 2017.

Cadre supérieur de banque, Bala Alassane Sakandé, 48 ans, unique candidat à la présidence de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, a été élu ce vendredi matin.

Parmi les 127 députés votants, 104  ont voté en faveur du député Sakandé, 19 se sont abstenus tandis que deux autres ont voté contre lui. Il y a eu deux  bulletins nuls.

Bala Alassane Sakandé occupait depuis le début de la législature en fin décembre 2015, le poste de président du groupe parlementaire MPP (Mouvement du peuple pour le progrès, parti au pouvoir) qui compte 55 députés.

Agence d’information du Burkina

 

 

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