Le directeur général de l'OMS a déclaré dimanche "pouvoir en finir très bientôt" avec l'épidémie d'Ebola qui a causé la mort de 27 personnes dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, vingt-et-un jours après une vaccination ciblée.

"Je suis prudemment optimiste que nous allons pouvoir en finir très bientôt", avec l'épidémie de la maladie à virus Ebola dans l’Équateur, a déclaré à la presse à l'aéroport de Kinshasa, le Dr Tedros Adhanom, directeur général de l'OMS.

Le Dr Tedros effectue une visite "d'évaluation" de la situation dans la province de l’Équateur (nord-ouest) où l'épidémie a été déclarée le 8 mai par les autorité.

"Je suis revenu pour évaluer la situation et la situation s’améliore. Le dernier cas à Mbandaka était le 20 mai, à Bikoro c’est le 17 mai, et bien sûr nous avons confirmé un cas à Iboko le 2 juin", a indiqué le Dr Tedros.

"Les cas que nous avons (actuellement) sont dans des lieux qui ne sont pas très accessibles" dans un village enclavé, Iboko, situé près de la cité de Bikoro, a-t-il expliqué.

Au 6 juin, un millier de personnes ont été vaccinées contre cette maladie à savoir: le personnel soignant, les contacts des malades et les contacts des contacts.

"Le grand défi c’est la logistique, surtout à Iboko. Nous allons de villages en villages, dans les communautés, et c’est un peu difficile", a-t-il indiqué.

dimanche, 10 juin 2018 00:00

Mali: 13 "terroristes" abattus

Trois militaires maliens et treize "terroristes" ont été tués samedi dans le centre du Mali lors d'une attaque jihadiste repoussée par les soldats, a annoncé le ministère malien de la Défense.

L'armée malienne a "repoussé une attaque terroriste tôt le matin du samedi 9 juin 2018 à Boni, cercle de Douentza, région de Mopti. Les Fama (les forces armées maliennes) ont tué 13 terroristes et récupéré des armes et des munitions", a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué publié sur son site d'informations.

 

"Au cours de cette opération, trois Fama (soldats) ont trouvé la mort, trois autres ont été blessés", indique l'armée dans ce communiqué qui ne donne pas de précisions sur les circonstances de l'attaque.

Des sources militaires avaient auparavant annoncé à l'AFP la mort de deux soldats et de "13 terroristes" dans deux attaques distinctes dans le centre du Mali. "Des terroristes en voitures et à motos ont attaqué des positions de l'armée à Boni (centre). Au moins deux militaires maliens ont été tués, sept autres ont été blessés, dont deux cas graves, et dix terroristes tués". 

Après cette attaque, un véhicule de l'armée malienne, qui avait quitté Douentza pour venir en renfort à Boni, a sauté sur une mine. "Trois autres terroristes poseurs de mines ont été tués" par les soldats, avait indiqué une autre source militaire malienne. Après le passage du véhicule sur la mine sur l'axe Douentza-Boni (région de Mopti, dans le centre), les assaillants ont tiré sur les soldats maliens qui ont riposté et tué "trois terroristes", selon cette autre source militaire.

Des habitants de Boni ont affirmé samedi à l'AFP avoir vu des hélicoptères de l'armée survoler cette localité où "le calme est revenu" dans l'après-midi, selon l'un d'entre eux.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature de l'accord de paix de 2015, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

dimanche, 10 juin 2018 00:00

Le G7 au Canada a tourné au fiasco

Le G7 au Canada a tourné au fiasco samedi: d'un tweet rageur, Donald Trump a retiré son soutien au communiqué commun obtenu dans la douleur, rejetant la faute sur des propos du Premier minisre canadien Justin Trudeau qu'il a qualifié de "très malhonnête" et menaçant de renforcer les droits de douane.

 

Dans l'un de ses revirements spectaculaires, le président américain a tweeté depuis Air Force One, qui l'emmènait vers Singapour: "En raison des fausses déclarations de Justin à sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des taxes massives sur nos agriculteurs, travailleurs et entreprises américains, j'ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des tarifs sur les automobiles qui inondent le marché américain!".

 

Le tweet de Donald Trump fait voler en éclats la tentative du groupe des sept (Etats-Unis, Canada, Italie, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon) de sauver la face en publiant une déclaration commune sur le commerce, qui ne règle pas le conflit actuel sur les droits de douane mais propose de nouvelles négociations.

Le cabinet de Justin Trudeau a répondu samedi de façon laconique au sabordage du sommet du G7 par le président Donald Trump, indiquant dans un communiqué: "Nous nous concentrons sur tout ce que nous avons accompli ici au sommet G7" et ajoutant: "Le premier ministre n’a rien dit qu’il n’avait pas déjà dit auparavant, autant publiquement qu’en conversations privées avec le Président". Les autres pays n'ont fait aucun commentaire.

La coordination des syndicats de la Fonction publique(CSFP) a indiqué vendredi, qu’elle va observer un sit-in d’avertissement le 12 juin prochain sur toute l’étendue du territoire pour protester contre le format de la rencontre sur la remise à plat des salaires des agents publics, prévue du 12 au 14 juin 2018.

Selon le porte-parole du CSFP, Souleymane Badiel, le format doit être bipartite (gouvernement-syndicats) et non tripartite (gouvernement-syndicats et société civile), car les questions de rémunérations concernent des contrats qui se discutent entre employeur et employés.

M. Badiel s’exprimait vendredi à Ouagadougou à l’issue d’une conférence de presse sur le projet de remise à plat des salaires des fonctionnaires.

 Le premier responsable de la coordination des syndicats a souligné que sa structure va entamer un sit-in d’avertissement mardi prochain, pour dire non au format tripartite et exiger du gouvernement, la satisfaction de sa plate-forme minimale.

Cette plateforme comporte dix points qui sont entre autres  la liberté de manifestation, l’arrêt de la conférence sur la remise à plat, l’ouverture d’un dialogue franc, la convocation d’une conférence nationale sur les richesses nationales et de leur gestion, l’harmonisation de la rémunération des agents publics avec celle des responsables étatiques…

Souleymane Badiel a estimé que le processus engagé sans la participation du CSFP et ayant réuni l’Etat, certains syndicats et les forces vives de la nation, ne peut être la bonne voie pour l’objet défini.

«Un tel cadre de discussion nous parait inapproprié et nous suggérons modestement au gouvernement de donner une tribune de concertations sereines aux travailleurs du publics » a- t-il confié.

D’après lui,  le sit-in va se dérouler le mardi 12 juin 2018 de 8h à 11h dans les services  sous toute l’étendue du  territoire national.

«Pourquoi le pouvoir ne veut pas qu’on discute de la richesse nationale et de sa gestion ?», s’interroge-t-il.

Il a signalé que plus de deux mille milliards de FCFA sont dans la nature (détournement, pillage..) et que l’Etat ne cherche pas à les recouvrer.

La CSFP a exhorté que le pouvoir a changé son fusil d’épaule et de revenir à la table de négociation pour un mieux-être des travailleurs burkinabè.

Agence d’Information du Burkina

 

La capitale burkinabè, Ouagadougou, va abriter du 11 au 13 juillet 2018, un Forum national de la diaspora, a-t-on appris à l’issue du conseil des ministres tenu vendredi.

«Ce forum vise à présenter les actions et les projets du gouvernement à l’endroit de la diaspora et les opportunités d’investissement qui lui sont offertes», renseigne le compte-rendu de la réunion gouvernementale, parvenu à l’AIB.

Le même document précise que ce forum est prévu pour se tenir sous le thème: «la contribution des Burkinabè de l’extérieur à la construction nationale» et devrait réunir environ 350 participants.

«Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour la réussite de ce rendez-vous de la diaspora», conclut le compte-rendu du conseil des ministres.

Agence d’information du Burkina

 

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, recommande de redéfinir les priorités de la mission de paix des Nations unies au Mali (Minusma), qui devrait endosser selon lui un rôle politique accru, dans un rapport au Conseil de sécurité.

"La Minusma, avec les partenaires internationaux du Mali et l'équipe des Nations unies dans le pays, devrait redéfinir les priorités de ses actions afin de se focaliser sur les tâches politiques", souligne-t-il dans ce texte diffusé cette semaine dans la perspective du renouvellement fin juin de la mission.

"J'ai l'intention d'explorer les possibilités d'augmenter le rôle politique de la Minusma en soutien du processus de paix, en accord avec l'étude stratégique" indépendante réalisée en début d'année à la demande de l'ONU et qui se prononce pour "l'élaboration d'un +pacte pour la paix+", ajoute-t-il.

L'accord de paix signé pour le Mali en 2015 "reste la pierre angulaire du processus de paix" dans ce pays, fait toutefois valoir Antonio Guterres, en espérant des progrès plus conséquents après l'élection présidentielle prévue cet été.

"Concernant la situation politique, l'étude relève que l'accord de paix n'a pas donné lieu à suffisamment de progrès significatifs sur le terrain, trois ans après sa signature", note Antonio Guterres. L'insécurité s'est même aggravée depuis 2015, précise-t-il.

"La situation humanitaire continue aussi à empirer en raison de l'insécurité croissante dans le nord et le centre", estime le secrétaire général en évoquant par ailleurs sa préoccupation face à la crise alimentaire dans le pays.

L'étude stratégique, rapporte enfin le patron de l'ONU, montre que la force de Casques bleus au Mali (12.500 militaires et policiers) "fait face à un dilemme entre la nécessité de réformer et de reconstituer les forces de défense et de sécurité maliennes tout en soutenant simultanément les forces existantes face à l'instabilité actuelle".

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières.

<span "="" style="font-style:inherit;font-variant:inherit;font-weight:inherit; font-stretch: inherit">

 

Le ministre marocain des Affaires générales de la gouvernance Lahcen Daoudi a présenté mercredi soir sa démission, après avoir été vivement critiqué pour avoir pris ostensiblement parti contre une campagne de boycott notamment de Danone au Maroc.

Le Parti justice et développement (PJD, islamiste), qui dirige la coalition gouvernementale, a annoncé que M. Daoudi, une figure de cette formation, a présenté sa démission lors d'une réunion d'urgence du secrétariat général du PJD tenue mercredi au soir.

Dans un communiqué diffusé à l'issue de cette réunion, présidée par le chef du gouvernement et patron du PJD Saad Eddine El Othmani, la formation islamiste a pris acte de "la demande" de M. Daoudi d'être "relevé de ses fonctions", après sa "participation inappropriée (...) à un sit-in mardi soir devant le Parlement".

Le ministre marocain, 71 ans, s'était publiquement affiché dans les rangs des salariés de la filiale marocaine de Danone, qui manifestaient mardi soir pour exprimer leurs craintes de perdre leurs emplois, alors que le groupe fait face à une campagne de boycott inédite au Maroc.

Lancée anonymement sur les réseaux sociaux contre la "cherté de la vie", cette campagne cible également les stations-service Afriquia et l'eau minérale Sidi Ali. Leurs promoteurs affirment vouloir obtenir une baisse des prix en s'attaquant aux "leaders du marché" marocain.

La présence de M. Daoudi à ce rassemblement a suscité une vive polémique tout au long de la journée de mercredi dans les médias du royaume et sur les réseaux sociaux. Le chef du gouvernement doit soumettre la demande de démission au roi afin qu'elle soit validée.

Le Burkina Faso va organiser en fin novembre, son premier salon exclusivement dédié à l’élevage, afin d’offrir une vitrine pour le soutien et le financement de ce secteur qui contribue à 12% de son PIB.

Le premier salon dédié entièrement à l’élevage aura lieu en novembre prochain à Ouagadougou, avec pour thème : «Place des productions animales et halieutiques dans le développement des bases productives et de compétitivité de l’économie nationale».

L’annonce a été faite le mardi 05 juin 2018 par le ministre des Ressources animales et halieutiques Sommanogo Koutou, lors d’un point de presse.

M. Koutou a insisté sur le fait qu’il ne s’agira pas d’une foire (avec possibilité de vente ou d’achat),  mais d’une exposition des différentes potentialités du Burkina Faso en matière de ressources animales.

Pour le ministre, c’est un cadre de rencontre entre les acteurs  de tous les maillons (producteurs, les transformateurs, commerçants) dans le domaine de l’élevage pour échanger des expériences et constater les potentialités.

Il a également indiqué qu’il est prévu des rencontres B to B, des renforcements de capacités et des conférences dans le but de montrer au peuple burkinabè, ce qui est produit.

Selon Sommanogo Koutou, le budget prévisionnel est de 572 millions de FCFA, devant notamment servir à convoyer les animaux, à les nourrir et à primer les meilleurs producteurs.

Le secrétaire général du ministère des Ressources animales et halieutiques Charles Ouédraogo a assuré qu’il ne s’agira pas d’une tribune pour faciliter l’exportation sur pieds, des animaux burkinabè.

Il a précisé que son département travaille depuis plusieurs années à la transformation sur place, des ressources animales et halieutiques.

A ce sujet, le ministre a annoncé que des abattoirs répondant aux normes internationales, seront construits dans plusieurs villes du Burkina Faso, dans le cadre de partenariats publics-privés.

Sommanogo Koutou a précisé que le Salon de l’élevage sera biannuel et son organisation sera confiée dans un proche avenir, au privé.

Agence d’Information du Burkina

 

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a annoncé, mardi 05 juin 2018, à l’ouverture des 12è Journées européennes du développement (JED) à Bruxelles, des concertations avec la classe politique burkinabè pour une révision de la loi sur le «quota genre» avant 2020.

 

S’exprimant devant un parterre de personnalités venues prendre part aux 12è Journées européennes du développement (JED) qui se déroulent cette année sous le thème : «Les femmes et les filles au premier plan du développement : protéger, autonomiser, investir», le chef de l’Etat a décrit minutieusement une situation mi-figue mi-raisin de la femme et de la fille burkinabè.

D’abord sur le plan de la protection juridique des femmes, le président Roch Marc Christian Kaboré a indiqué que le Burkina Faso qui compte 52% de femmes a ratifié l’ensemble des instruments juridiques internationaux afin de promouvoir les droits des femmes et des filles sur tous les plans.

Il a rappelé que le pays a mis en place une politique nationale volontariste, consacrée au genredont l’objectif est d’instaurer une société débarrassée de toutes formes d’inégalités et d’iniquités, et qui assure à l’ensemble de ses citoyens et citoyennes les sécurités essentielles pour leur épanouissement social, culturel, politique et économique.

«L’élaboration de cette politique nationale du genre qui associe la société civile, les notabilités coutumières et les autorités religieuses vise à bâtir un partenariat fort avec l’ensemble des composantes de la Nation pour donner à la femme toute la place qu’elle mérite dans la société», a dit le président Kaboré.

Concernant les mesures prises dans le cadre de la Politique nationale genre, le président du Faso a salué des progrès importants réalisés dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’accès à la terre et de la participation des femmes à la vie politique.

«Aujourd’hui, presqu’autant de filles que de garçons sont scolarisés dans le primaire avec un taux brut de scolarisation de 86,4% pour les jeunes filles», s’est-il félicité.  A ce niveau, le Président du Faso a noté les insuffisances de la scolarisation des filles au niveau du secondaire et du supérieur, car, a-t-il relevé «l’éducation reste un vecteur incontournable de la transformation de la vie des jeunes filles dans tous les secteurs de la vie d’une Nation». 

Mieux, elle constitue une arme efficace de lutte contre les mariages précoces et toutes les autres pratiques qui relèvent d’une autre époque. 

«Au plan de la santé, nous avons pris en 2016 la décision d’accorder la gratuité des soins aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 5 ans, ainsi que celle du dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus afin de réduire le taux de mortalité maternelle», a indiqué le président Kaboré. 

Concernant l’accès des femmes au foncier, le président du Faso a affirmé que la politique nationale de sécurisation foncière qui accorde 30% de terres aménagées par l’Etat aux femmes est bien mise en œuvre. En 2016 par exemple, 38% de terres nouvellement aménagées par l’Etat sont allées aux femmes.

Quant à l’autonomisation économique des femmes et des jeunes filles, le président a cité la mise en place de mécanismes appropriés de financement de leurs activités rémunératrices et d’appui à la formation professionnelle qui ont permis la création de nombreux emplois en leur faveur.

 

Toutefois, a regretté le chef de l’Etat, toutes les politiques adoptées par le gouvernement n’ont pas toujours eu les effets escomptés. Par exemple, la loi sur le «quota genre» adoptée  en 2009 qui visait à accorder 30% des postes de représentativité de femmes sur les listes électorales n’a pas été véritablement appliquée. A ce niveau, le Président du Faso, garant de l’unité nationale souhaite l’ouverture de discussions avec la classe politique au regard de la modeste représentation des femmes dans les sphères de décision malgré l’existence de cette loi.

 «…Des discussions seront engagées, avec les partis politiques, avant les prochaines échéances électorales en vue de réviser cette loi pour renforcer la participation des femmes aux instances de gouvernance», a annoncé le chef de l’Etat.

Autres difficultés qui entravent l’épanouissement des femmes au Burkina Faso,  les nouveaux défis sécuritaires auxquels le pays est confronté, notamment les attaques terroristes.

Ces attaques qui touchent quasiment tous les pays du Sahel dont le Burkina Faso sont des «facteurs» de dégradation de la condition des femmes sahéliennes qui paient un lourd tribut.

«C’est pourquoi il est important de développer des actions qui allient à la fois les problématiques de développement et de sécurité», a plaidé le président Kaboré.

 

50 millions d’euros pour le PUS

 

Afin justement d’aider le Burkina Faso à faire face à la situation au Sahel, l’Union européenne a accordé une aide budgétaire de 50 millions d’euros à notre pays. La Convention de financement a été signée la veille de l’ouverture des JED par le chef de la diplomatie burkinabè Alpha Barry et le commissaire européen à la Coopération internationale et au Développement Neven Mimica en présence du chef de l’Etat. Cet appui entre dans le cadre du financement du Programme d’Urgence pour le Sahel (PUS).

Par ce financement, l’Union européenne veut saluer l’action du gouvernement burkinabè, seul Etat parmi les pays du sahel touchés par le terrorisme, a avoir une politique d’urgence de développement régional. En effet, on admet au Burkina Faso que la lutte contre le terrorisme n’est pas que militaire. Il faut aussi rendre accessibles les services sociaux de base aux populations locales notamment l’eau, les routes, les centres de santé et d’éducation, mettre en place des activités rémunératrices afin d’essayer de réduire le taux de sous-emploi pour protéger la population jeune surtout, contre les tentations de s’engager dans des réseaux terroristes et de criminalité transfrontalière. Le PUS du Burkina Faso d’un montant de 694 millions d’euros couvre la période 2017-2020 et reçoit donc le soutien de partenaires comme l’Union européenne.

En marge de sa participation aux Journées européennes du développement, le président Kaboré a également eu des entretiens avec de nombreuses personnalités notamment avec la Première ministre néerlandaise Erna Solberg. Les deux personnalités ont évoqué les questions de lutte contre le paludisme et de santé de façon globale, et les possibilités de coopération entre les deux pays.  

Les échanges avec le Premier ministre belge Charles Michel ont aussi porté sur la lutte anti-terroriste. Touchée par les attaques terroristes, la Belgique partage avec le Burkina Faso  les mêmes douleurs mais surtout, la même détermination de vaincre l’hydre. Il s’est agi donc pour les deux pays de partager leurs expériences surtout que la Belgique a une expérience en matière de renseignements sur le retour des combattants terroristes.

La Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la Politique sécuritaire, Federica Mogherini a également eu un riche entretien avec le chef de l’Etat pour évoquer encore et justement la lutte contre le terrorisme dans le Sahel et l’opération rapide de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) à laquelle l’UE apporte un soutien de 100 millions d’euros. Il a été question du soutien au Programme d’investissement prioritaire (PIP) du G5Sahel destiné au développement de cette région.

Romaric Ollo HIEN

Ambassade du Burkina Faso à Bruxelles

Mission auprès de l’Union européenne

Le président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, Alassane Bala Sakandé a invité  lundi, le gouvernement  burkinabè à «poursuivre et à renforcer» la coopération  avec les pays de la zone sahélienne en vue l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 sahel dans les «meilleurs  délais».

«La clôture de cette session ordinaire intervient dans un contexte national marqué par le harcèlement du terrorisme et l’insécurité alimentaire dont les effets conjugués affectent  nos efforts de développement et de bien-être de nos populations» a indiqué Alassane Bala Sakandé. 

Le  chef du parlement burkinabè s’exprimant  à l’occasion de la clôture de la première session ordinaire de l’année 2018, a réitéré  le soutien «indéfectible» des élus  de la nation aux forces de défense et de sécurité(FDS).

«L’opération  de ratissage d’envergure menée par nos forces armées dans les parties Nord et Est du territoire sont des faits encourageants qui emportent notre adhésion» a indiqué  le président Sakandé.

On rappelle  que les FDS  ont procédé dans la nuit du 21 au 22 mai dernier  au démantèlement  d’un réseau de quatre  terroristes à Ragnongo(quartier de Ouagadougou).

Au cours de cette intervention, l’Unité spéciale d’Intervention de la gendarmerie nationale a perdu un de ses hommes.

Aussi  le 14 mai à Oursi dans la province de l’Oudalan un préfet en service  a été assassiné par des individus non identifiés ainsi qu’un maire  de la commune de Koutougou (Soum) le 08   avril.

«Nous invitons le gouvernement à maintenir ses efforts  de renforcement des capacités opérationnelles de nos forces de défense et de sécurité »a-t-il souhaité.

M.Sakandé a par ailleurs exprimé la satisfaction de l’Assemblée  à l’endroit du gouvernement qui a réagi face au déficit céréalier en disponibilisant  95 mille tonnes de vivres, vendu à prix social dans les provinces déficitaires.

«Cette mesure ajouté à celle du contrôle des prix des produits de première nécessité devrait permettre de mettre les populations à l’abri de la famine qui pourrait sévir en cette période», a-t-il souligné.

Agence d’Information du Burkina