Le ministre d’Etat auprès de la présidence du Faso, Simon Compaoré, a exprimé encore hier jeudi, son indignation, par rapport à l’article de presse qui lui attribue la location de bureaux à hauteur de quatre millions de FCFA le mois pour son ministère.

Hier jeudi 17 mai 2018, Simon Compaoré a quitté la session du Conseil national de défense et de sécurité nationale, un peu plus tôt que les autres membres.

Arrivé à la hauteur de son véhicule, il a hésité à partir puis est revenu sur le perron de la salle polyvalente du palais de Kosyam, où les journalistes faisaient le pied de grue depuis plus de quatre heures.

«Vous avez vu la délibération du Conseil des ministres d’hier ? (...) Vous avez relayé que j’ai loué des bureaux à 4 millions de FCFA, le mois. Eh bien, venez rectifier maintenant !», a-t-il lancé, provoquant l’hilarité de l’assistance.

Le conseil des ministres du mercredi 16 mai 2018 «a marqué son accord pour la location de cinq bâtiments» au profit de cinq départements dont le ministère d’Etat auprès de la présidence du Faso, rappelle-t-on.

Selon Simon Compaoré, le coût de location de son bâtiment est de «1 million 7» et non 4 millions de FCFA le mois, tel que avancé par le mensuel ‘’Le Dossier’’ dans son édition d’avril 2018.

«Qu’est-ce qu’il veut à Simon ?», s’est-il-interrogé à trois reprises avant de se livrer à un petit cours de journalisme.

D’après lui, dans le doute, un journaliste se doit de «rester dubitatif».

«Mais si j’étais dans le doute, je m’abstiendrai», a-t-il cependant relevé.

En rappel, Simon Compaoré a été nommé ministre d’Etat auprès de la présidence du Faso en février 2018, après avoir passé deux ans au ministère de la Sécurité.

Depuis plus d’une vingtaine d’années, il fait régulièrement les choux gras de la presse à cause notamment de son engagement politique et de ses propos, pas toujours diplomatiques.

Agence d’Information du Burkina

 

Deux journalistes de nationalité belge accusés de détenir des "visas non valables" ont été interdits d'entrer en territoire congolais, ont annoncé mercredi les autorités de la République démocratique du Congo, qui entretiennent des relations tendues avec la Belgique depuis le début de l'année.

Les deux journalistes "sont de la chaîne Canvas, ils se sont fait octroyer des visas au consulat de la RDC en Anvers qui n'était plus autorisé depuis février à délivrer des visas", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.

Ces journalistes belges "ont tenté de contourner les dispositions mises en place sur des visas d'entrée en RDC qui ne sont délivrés que par notre ambassade de Bruxelles, le consulat d'Anvers étant fermé", a expliqué à l'AFP un conseiller du ministère des Affaires étrangères sous couvert de l'anonymat.

Selon ce conseiller, les deux journalistes "ont pris un vol à partir de Paris avec des visas non valables croyant tromper la vigilance de la direction générale des migrations. Ils ont été démasqués et interdits de franchir la frontière".

Le 30 avril, la Belgique a affirmé qu'elle n'était plus représentée par un ambassadeur en RDC après une série de tensions diplomatiques entre Bruxelles et Kinshasa dues à la crise politique au Congo, ancienne colonie belge, devenue indépendant en 1960.

L'ambassadeur, Bertrand de Combrugghe, avait été rappelé à Bruxelles en février pour consultation, une procédure normale, avait avancé à l'époque la Belgique.

Son départ était intervenu après la décision de Kinshasa de fermer la "maison Schengen", une sorte de consulat européen géré par la Belgique qui instruisait les demandes de visas pour 18 pays européens.

Les Burundais doivent approuver jeudi par référendum une vaste révision constitutionnelle destinée à renforcer le pouvoir du président Pierre Nkurunziza et qui pourrait lui permettre de continuer à occuper ses fonctions jusqu'en 2034.

Quelque 4,8 millions d'électeurs sont attendus entre 06h00 (04h00 GMT) et 16h00 pour s'exprimer sur cette réforme qui consacre définitivement la dérive totalitaire du pouvoir observée ces trois dernières années.

Si elle est adoptée, la Constitution autorisera M. Nkurunziza, 54 ans et au pouvoir depuis 2005, à briguer deux mandats de sept ans à partir de 2020. L'issue du vote ne fait guère de doute tant les voix discordantes ont été étouffées.

La campagne référendaire a été marquée par des enlèvements, meurtres et arrestations arbitraires, selon des organisations de défense des droits de l'Homme, qui dénoncent également l'absence de réel débat démocratique.

"Le processus n'a réuni aucun des critères permettant de garantir sa crédibilité. Il a été ponctué d'injonctions, de menaces, d'intimidations et de répressions", a déploré Tchérina Jerolon, responsable adjointe du bureau Afrique de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH).

Le projet de révision a été condamné par la communauté internationale, dont l'Union européenne, premier donateur de ce pays, l'un des plus pauvres au monde, les États-Unis et l'Union africaine. Mais ces critiques n'ont pas suffi à infléchir la position du régime burundais.

 

Le président américain Donald Trump a salué lundi le transfert à Jérusalem de l'ambassade des Etats-Unis, y voyant "un grand jour pour Israël".

"La montée en puissance vers la cérémonie qui aura lieu à 9H00 a déjà commencé", s'enthousiasme M. Trump sur Twitter, soulignant que la chaîne de télévision Fox, qu'il regarde assidument tous les matins, retransmettra la cérémonie en direct.


Ivanka Trump et Jared Kushner, la fille aînée et le gendre du président américain qui sont aussi ses conseillers, prendront part à partir de 16H00 locales (13H00 GMT) avec des centaines de dignitaires des deux pays à la cérémonie.


Resté à Washington, Donald Trump va s'exprimer par message vidéo lors de cette cérémonie.

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, et le transfert de l'ambassade installée jusqu'ici à Tel-Aviv, ont été annoncés par le président américain le 6 décembre, conformément à sa promesse de campagne mais en rupture avec des décennies de consensus international.

Ce transfert coïncide avec le 70e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël.

Seize Palestiniens ont été tués lundi dans la bande de Gaza par des tirs de soldats israéliens à la frontière, où des milliers de personnes manifestent contre le transfert à Jérusalem de l'ambassade américaine en Israël, selon le ministère de la Santé local.

 

Le chef de la délégation des ministres de la Défense du G5 Sahel, le ministre nigérien de la Défense, Moutari Kalla, a affirmé dimanche, que la force militaire est  prête à intervenir sur le terrain pour lutter contre  le terrorisme.

«Nous venons d’être reçus par le président du Faso et nous avons saisi cette occasion pour faire le point des travaux sur la mise en place de la force du G5 Sahel», a  indiqué dimanche, M. Kalla, à sa sortie d’audience avec le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Selon lui, la force militaire est sur place et les opérations militaires vont commencer bientôt.

De son avis, les échanges avec le chef de l’Etat burkinabè ont porté également sur la validation des textes juridiques qui encadrant l’action de la force du G5 Sahel.

Le G5 Sahel regroupe cinq pays que sont le Burkina Faso,  le Mali, le Niger, la Mauritanie et le Tchad avec un effectif militaire total de  10 000 hommes.

«Je peux vous affirmer que cette force est  aujourd’hui disponible et il ne reste plus qu’une question  de temps pour le début des opérations militaires», a précisé Moutari Kalla par ailleurs ministre de la Défense nigérienne.

Le chef de la délégation des ministres de la Défense du G5 Sahel a expliqué qu’une composante de cette force est certifiée par le commandement de la force et que les deux autres en seront prochainement (certifiées).

Il s’est réjoui de l’installation du G5 Sahel,  qui traduit la volonté de chaque Etat  à lutter contre le terrorisme.

«Nous sommes prêts à lancer les opérations militaires dans la mesure où toutes les forces sont sur place », a- t-il conclu.

Agence d’information du Burkina

 

Rosine Amane Djibergui, ministre de l'aviation civile, du transport et de la météorologie National a refusé de prêter serment en jurant sur la bible comme le recommandent les dispositions de la nouvelle constitution de la quatrième république.

La ministre souhaitait prononcer un engagement devant la nation et non devant Dieu.

Le président de la Cour suprême l'a immédiatement remplacé par un haut cadre de l'armée, le Général Mahamat Tahir Rozi qui lui, a aussitôt prêté serment.

 

Le chercheur et politologue Evariste Ngarlem Toldé estime que la sanction infligée à la ministre Amane Rosine Djibergui compromet la laicité de l'Etat tchadien.

On peut dire que la ministre a été sanctionné pour ses croyances religieuses et ceci est un précédent dangereux pour notre pays. Cela pose un problème sur la séparation de l'église et l'étatEvariste Ngarlem Toldé, Politologue

Rosine Amane Djibergui a été plusieurs fois ministre avant de devenir membre active du présidium du forum national tenu 19 au 27 mars ayant abouti à la mise en place de la quatrième république voulu par le président Tchadien.

La constitution exige des membres du gouvernement de prêter serment devant le président sur le coran au nom d'Allah pour les musulmans et sur la bible au nom de Dieu pour les chrétiens.

Peu avant, au cours de la même cérémonie, la ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Madeline Allingue avait refuser de "jurer" au nom de Dieu mais "promettre"au nom de Dieu, jurer étant un blasphème pour les chrétiens.

Elle avait momentanément été suspendue mais le président de la Cour suprême était revenue sur sa décision de la suspendre quelques minutes après.

 

Les procédures judiciaires sur les crimes de la crise post-électorale de 2010-2011 en Côte d'Ivoire ont abouti à la condamnation de 149 personnes, à l'issue de 30 procès, a annoncé la justice ivoirienne, donnant pour la première fois un bilan.

"La Cour d’appel d'Abidjan a organisé, de 2012 à 2018, 30 procès concernant 182 accusés, dont 149 ont été condamnés à des peines allant de cinq ans de prison à l’emprisonnement à vie". "33 personnes ont été acquittées", précise un communiqué du procureur général Léonard Lebry.

C'est la première fois que la justice ivoirienne dresse un bilan de l'action judiciaire sur les crimes de la crise post-électorale qui a fait 3.000 morts et de nombreuses atrocités parmi les civils en cinq mois de combats après les résultats contestés de la présidentielle de 2010.

Mardi, dix organisations ivoiriennes et internationales de défense des droits de l'homme avaient publié une lettre ouverte au président ivoirien Alassane Ouattara, fustigeant "une justice à l'arrêt" sur ces crimes.

"Sept ans après les graves crimes commis en Côte d’Ivoire, les victimes attendent toujours que justice leur soit rendue", ont plaidé les ONG.

Selon le procureur général, "la Commission nationale d’enquête spécialement créée pour l'instruction de ces infractions, a inculpé des centaines de personnes parmi les protagonistes de la crise, procédé à des milliers d’auditions et interrogatoires (...), procédé à des exhumations de corps humains".

"Les quelques procédures, encore pendantes devant les juges d’instruction(...) sont sur le point d’être achevées, pour être passées en jugement, le cas échéant, à la prochaine session de la Cour d’assises d’Abidjan (...) avant la fin de l’année judiciaire et qui permettra d’apurer définitivement le passif des dossiers dits de la crise postélectorale", assure M. Lebry.

 

L’opposant Me Herman Yaméogo a affirmé lundi, que le régime du président Roch Kaboré a fait de la consolidation de son pouvoir et des élections de 2020,  ses priorités, au détriment de la situation sécuritaire au Nord du Burkina, où ont lieu régulièrement des attaques terroristes.

''Ce pouvoir cherche à se renforcer, à se consolider et n’a  pour vision, que 2020 (élections présidentielles et législatives, ndlr). Le Nord n’est pas la préoccupation'', a déclaré lundi Me Herman Yaméogo devant des journalistes invités à son domicile.

''Bon Dieu, imaginez-vous depuis Maurice Yaméogo (premier président du Burkina Faso en 1960 et père de Me Yaméogo, ndlr)  à nos jours en passant par Thomas Sankara et Blaise Compaoré, qui aurait supporté qu’une seule portion de son territoire soit occupée comme ça ?'', a-t-il- ajouté.

Le Nord du Burkina Faso près de la frontière malienne, essuie régulièrement depuis 2015, des attaques contre les positions des Forces armées et des assassinats ciblés contre des civils, considérés comme leurs collaborateurs, rappelle –t-on.

Selon Me Hermann Yaméogo, si le président Roch Kaboré, ''tenait réellement au Burkina Faso'', il allait prôner ''l’union sacrée'' et faire appel aux militaires du Régiment de sécurité présidentielle (dissout en 2015) et aux officiers en détention, pour leur implication présumée dans le putsch déjoué de septembre 2015.

''Le Nord ce n’est pas leur tasse de thé. On peut prendre le Nord, peut-être d’autres portions, Mais (pas) le Burkina utile qui vient vers Ouagadougou, vers le Centre… L’essentiel c’est d’aller en 2020'', a encore dit Me Yaméogo.

L’opposant s’exprimait en marge de la présentation de son deuxième œuvre contre la justice militaire : «Solutions d’hier, problèmes d’aujourd’hui».

Il devrait se présenter à nouveau, à partir de mercredi,  devant cette juridiction qui souhaite l’entendre sur sa présumée implication dans l’organisation du putsch.

Agence d’Information du Burkina

L'ex-président burkinabè Blaise Compaoré, renversé par la rue en 2014 après 27 ans au pouvoir et qui vit aujourd'hui en exil en Côte d'Ivoire, a été fait dimanche président d'honneur de son parti le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP).

Lors du congrès, l'ancien président fondateur du parti s'est même vu attribué des pouvoirs par une motion faisant de lui le "garant de l'unité et des orientations politiques du CDP".

A ce titre, Compaoré "arbitre en dernier ressort les décisions du parti, valide le choix du candidat à l'élection présidentielle et valide les propositions d'union ou de fusion avec d'autres partis", indique la motion adoptée par acclamation.

Compaoré a été acclamé par les congressistes qui ont notamment brandi des posters géants à son effigie de l'ancien président.

Le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) Eddie Komboïgo a déclaré dimanche soir après sa reconduction à la tête du parti, que son objectif est de «reconquérir le pouvoir d’Etat» perdu depuis l’insurrection populaire qui a renversé Blaise Compaoré en 2014.

«Nous-nous sommes dotés d’outils et d’instruments nécessaires pour notre fonctionnement efficace. Reconquérir le pouvoir d’Etat est maintenant notre objectif», a déclaré le président du CDP après son installation avec tout le Bureau exécutif national (BEN).

Selon lui, «aucun obstacle ne nous empêche désormais d’assumer pleinement notre rôle dans l’évolution socio-politique de notre pays, le Burkina Faso», ajoutant qu’«avec les partis de l’opposition, le CDP jouera pleinement sa partition dans la défense intrinsèque et sans exclusive d’intérêts de notre peuple».

Pour réussir la lutte, Eddie Komboïgo demande aux «camarades» d’être «animés de l’esprit CDP, l’esprit de combat, de la solidarité nationale, de courage, de vigilance, de tolérance mais aussi de compétition démocratique».

Le président Komboïgo s’est dit surpris de la succession des moments difficiles que son parti a vécu jusque-là : « qui aurait parié que le CDP se reconstruirait après les événements de 2014 et de 2015 ? Qui aurait parié il y a trois mois que le CDP tiendrait un congrès ? Qui aurait parié hier encore que le CDP sortirait uni de son 7e congrès ?», s’est-il interrogé.

Il mentionne que «tous les oiseaux de mauvaises augures ont été déjoués parce qu’en vérité ils ont oublié ou ils ignorent l’histoire de ce parti et de sa dynamique interne».

Après avoir demandé un standing ovation pour Blaise Compaoré à toute la salle, Eddie Komboïgo a souligné que «grâce à l’inspiration de notre fondateur, nous venons d’administrer une véritable leçon de démocratie à la face du monde, en procédant pour la première fois dans l’histoire de notre pays, à l’élection du président d’un grand parti politique par vote à bulletin secret».

Dans cette élection où il y a eu 19 candidats, 7 ont désisté et 10 ont fait consensus pour observer le duel Eddie Komboïgo-Boureima Badini. Le premier cité, sur les 72 votants, a obtenu 39 voix, laissant les 33 voix à son challenger.

«L’innovation a toujours été notre marque», a conclu l’heureux élu.

Agence d’information du Burkina