La police du Zimbabwe est à la recherche de neuf leaders de l'opposition.

La police zimbabwéenne est à la recherche de neuf hauts responsables de l'Alliance MDC, le parti d'opposition.

La police indique qu'ils auraient incité leurs partisans à organiser une manifestation illégale mercredi dernier, selon le journal Herald.

La recherche de ces neuf opposants est le dernier rebondissement dans les lendemains d'une élection contestée au Zimbabwe.

Les résultats ont confirmé la Zanu-PF grand vainqueur des élections lundi dernier, une décision des urnes que conteste l'alliance du MDC.

Le parti d'opposition et des organisations de la société civile accusent les forces de sécurité de lancer une campagne de répression contre les manifestants.

L'Alliance MDC a rejeté la victoire du président Emmerson Mnangagwa au terme d'un scrutin qu'elle qualifie de simulacre.

La commission électorale a déclaré qu'il n'y avait "absolument pas d'intention de falsifier les résultats".

Six personnes sont mortes après que les forces de sécurité et les partisans de l'opposition se soient affrontés mercredi à Harare, la capitale.

Parmi les responsables de l'Alliance MDC, la police recherche Tendai Biti, Morgan Komichi et Happymore Chidziva, rapporte le journal Herald.

Human Rights Watch (HRW) a déclaré que les forces de sécurité et des hommes armés non identifiés avaient effectué une série de raids nocturnes aux domiciles des partisans de l'opposition.

Des hommes masqués ont pris d'assaut la maison de M. Chidziva, le leader de la jeunesse de l'Alliance MDC, à 02h00 (00 h 00 GMT) dimanche, a ajouté le communiqué.

"Une femme dans la maison a déclaré à Human Rights Watch que lorsqu'elle a crié au secours, un des hommes lui a pointé un fusil sur la tête et lui a dit de se taire au risque de se faire tuer. L'un des hommes l'a giflée".

L’Église catholique, garante d'un accord politique majeur en République démocratique du Congo, a demandé aux autorités de Kinshasa de laisser revenir l'opposant Moïse Katumbi, qui veut déposer sa candidature à l'élection présidentielle.

"La conférence des évêques du Congo (Cenco) exhorte vivement les autorités congolaises à revenir sur leur décision en laissant notre compatriote Moïse Katumbi entrer au pays et déposer sa candidature comme tous les autres candidats", écrit la Cenco dans un communiqué publié à 48 heures de la date-butoir mercredi du dépôt des candidatures.

Vendredi et samedi, M. Katumbi s'est présenté à la frontière zambienne de la République démocratique du Congo où il affirme avoir été empêché de traverser la frontière par les autorités congolaises.

Ancien allié du président Joseph Kabila passé à l'opposition fin 2015, l'ex-gouverneur du Katanga, 53 ans, a été autorisé à quitter la RDC en mai 2016 pour des raisons médicales. Il a depuis été condamné à trois ans de prison dans une affaire dont il nie tout fondement.

"Un tel traitement ségrégationniste ne se justifie point et peut inutilement entraîner des conséquences fâcheuses qu'il faut absolument éviter", ajoute la Cenco. "Un tel refus ressemble, à plusieurs égards, à un déni identitaire, qu'aucune société humaine ne peut tolérer".

 

 

lundi, 06 août 2018 00:00

Des pro-Katumbi manifestent en RDC

Des partisans de l'opposant Moïse Katumbi ont manifesté lundi à Lubumbashi pour demander son retour en République démocratique du Congo, où le président Joseph Kabila reste muet à deux jours de la date-butoir du dépôt des candidatures à l'élection présidentielle.

La plate-forme électorale de M. Katumbi, Ensemble, a organisé plusieurs marches qui ont été dispersées par la police, a constaté un correspondant de l'AFP.

La police a tiré en l'air et arrêté des manifestants, dont certains ont été rapidement relâchés. Un avocat partisan de M. Katumbi, Peter Mbala, a aussi affirmé à l'AFP avoir vu des jeunes gens se faire arrêter en centre-ville, "une vingtaine" selon lui.

"Nous réclamons Katumbi au Congo sans délais", proclamait une pancarte tenue par des femmes en train de marcher par dizaines en chantant, d'après une vidéo diffusée sur internet.

Un partisan de M. Katumbi, Augustin Amundala, a déclaré à l'AFP avoir pris ces images "entre 10 heures et 11 heures (8 heures et 9 heures GMT) en direction du gouvernorat. C'est un mouvement spontané. Les +mamans+ ont appris qu'il y avait des affrontements entre jeunes et policiers dans des quartiers de la ville. Elles ont abandonné le marché et sont arrivées jusqu'au gouvernorat".

Une autre vidéo montre des hommes en train de marcher en chantant leur soutien à "Moïse".

Ni le maire ni la police n'étaient joignables pour confirmer les marches et les échauffourées.

Dans une vidéo diffusée dimanche, Moïse Katumbi a promis qu'il allait "se battre" dans le cadre de la Constitution et des accords de la Saint-Sylvestre, après avoir tenté vendredi et samedi de rentrer en RDC pour déposer sa candidature aux élections prévues le 23 décembre prochain.

L'accord majorité-opposition de la Saint-Sylvestre 2016 légitimait le maintien au pouvoir du président Kabila au-delà de la fin de son second mandat constitutionnel le 20 décembre 2016, moyennant l'organisation d'élections crédibles.

"Je voulais participer à ce grand rendez-vous qui est en train d'être gâché par un seul homme, un homme qui ne veut pas la paix, un homme qui ne veut pas la démocratie dans notre pays, un homme qui veut choisir ses candidats, Joseph Kabila. Nous n'allons pas accepter", a-t-il déclaré.

 

L'opposant congolais en exil Moise Katumbi a renoncé vendredi à atterrir à Lubumbashi pour rentrer en République démocratique du Congo où il veut se présenter à la présidentielle de décembre et va maintenant tenter de regagner son pays par la Zambie, a indiqué à l'AFP sa plate-forme électorale Ensemble.

"Autorisation de survol et d'atterrissage refusée par Kinshasa! Nous décollons en direction de Ndola pour prendre la route de Lubumbashi", a tweeté un porte-parole de M. Katumbi, Olivier Kamitatu.

Au moins deux barrages policiers filtraient vendredi matin l'accès à l'aéroport de Lubumbashi, a constaté l'AFP. Aucun mouvement particulier n'était enregistré à l'aéroport.

La route principale conduisant vers la Zambie est bloquée par un camion placé en travers de la voie juste avant le péage marquant la sortie de Lubumbashi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des partisans de M. Katumbi s'étaient repliés vers un hôtel avant de prendre la route vers la Zambie, à 90 km de Lubumbashi.

"Comme vous pouvez le voir, nous attendons le président (Katumbi) mais le pouvoir ne veut pas qu'il soit là", a déclaré à la presse le frère de M. Katumbi, Abraham Soriano, un des responsables politiques d'Ensemble.

M. Katumbi qui devait partir de Johannesbourg était injoignable dans la matinée. Son entourage ne pouvait pas confirmer qu'il avait bien quitté l'Afrique du sud.

La veille, le parquet avait souligné, dans un communiqué, que M. Katumbi était "inculpé" pour "atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'État" et qu'il serait "en état d'arrestation immédiate" en cas de retour.

Ex-proche du président Joseph Kabila passé à l'opposition en 2015, M. Katumbi a quitté la RDC en mai 2016 pour des raisons médicales et n'est pas rentré depuis.

Il avait annoncé son intention de rentrer en RDC vendredi matin via son ex fief de Lubumbashi pour déposer sa candidature à la présidentielle du23 décembre avant la date-butoir du 8 août.

En son absence, il a été condamné à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière pour laquelle il a fait appel.

Il est également poursuivi pour recrutement de mercenaires présumé. Son procès a été renvoyé au 10 octobre.

Le prochain président du Conseil national du patronat burkinabè (CNPB) qui sera connu le 11 octobre prochain, aura désormais droit au maximum à deux quinquennats et ne devra pas dépasser 75ans, a appris l’AIB jeudi.  Elie Justin Ouédraogo et de Apollinaire Compaoré seraient actuellement les principaux challengers.

Le Conseil national du patronat burkinabè (CNPB) a rendu public jeudi, les nouveaux textes de la faitière, lors d’une conférence de presse.

Selon le porte-parole du CNPB, Harouna Toguyeni, un nouveau bureau sera élu le 11 octobre 2018, pour remplacer le bureau sortant dont le mandat est arrivé à terme depuis décembre 2017.

Les candidats à la présidence doivent être âgés d’au plus de 75 ans à la date de l’élection et le mandat est désormais limité à deux quinquennats, a ajouté M. Toguyeni.

Selon lui, pour faire acte de candidature à la présidence du CNPB, le candidat doit être de nationalité burkinabè, jouir de ses droits civiques et n’avoir pas été condamné, être ou avoir été membre dirigeant d’une organisation ou entreprise adhérente.

Le candidat doit aussi être proposé par une entreprise ayant deux ans d’ancienneté comme membre du CNPB et être à jour de ses cotisations.

Enfin, le candidat ne doit pas être membre de l’organe dirigeant d’un parti politique, toujours selon  Harouna Toguyeni.

M. Toguyeni a ajouté que l’Assemblée générale a également adopté d’autres textes concernant entre autres : la clarification des conditions d’adhésion des entreprises à caractères patronal avec la prise en compte de l’assujettissement à la législation sociale, la meilleure définition des attributions des organes statutaires.

Il y a également  la hausse du nombre des membres du bureau, la meilleure définition des droits et devoirs des membres, l’extension des attributions du comité statutaire à la conduite des élections, la hausse des droits d’adhésion de 25 000 francs CFA à 200 000 francs CFA.

Notons que depuis plusieurs mois, des partisans de Apollinaire Compaoré et de Elie Justin Ouédraogo (probables candidats) s’affrontent par médias interposés.

Dans un article de mai 2018, l’Economiste du Faso informait que l’élection du nouveau bureau a été reportée une première fois par crainte de troubles.

Agence d’Information du Burkina

 

 

Tout juste acquitté par la Cour pénale internationale (CPI), l'ex-chef de guerre et ex-vice président Jean-Pierre Bemba est rentré mercredi en République démocratique du Congo où il compte s'inscire dès jeudi parmi les candidats à la succession du président Joseph Kabila.

Après onze ans d'absence dont dix en prison, M. Bemba, 55 ans, a atterri en jet privé en provenance de Belgique vers 8h30 GMT à l'aéroport de N'Djili où il a été accueilli par ses partisans du Mouvement de Libération du Congo (MLC).

Au moins un membre du gouvernement de Joseph Kabila, le ministre des Relations avec le Parlement Jean-Pierre Lisanga, se trouvait sur les lieux. M. Lisanga a rappelé que M. Bemba était toujours sénateur, d'où sa présence.

M. Bemba revient en RDC une semaine avant la date-butoir du dépôt des candidatures à l'élection présidentielle prévue le 23 décembre pour organiser le départ du président Kabila.

Le chef de l'Etat ne peut plus se représenter mais n'a toujours pas désigné de "dauphin" au sein de sa majorité présidentielle.

Pour cette élection à un tour, M. Bemba fait jeu égal avec les deux autres ténors de l'opposition, Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi, selon les intentions de vote d'un sondage présenté mardi par les universitaires du Groupe des experts du Congo. Il plaide pour une "candidature unique" de l'opposition.

Très populaire avant son départ dans l'ouest du pays dont la capitale Kinshasa, le sénateur Bemba veut tester sa popularité dans les rues de Kinshasa entre l'aéroport et le centre-ville (25 km). Ses partisans ont dénoncé un dispositif policier qui va l'empêcher selon eux d'aller à la rencontre des Kinois.

Les pro-Bemba du MLC, désormais de sages parlementaires et non plus des miliciens, rêvaient à voix haute d'"un million de personnes".

Dans les faits, ce sont surtout des centaines de policiers avec des camions anti-émeute qui étaient déjà déployés mercredi matin entre le centre-ville et l'aéroport (25 km), ont constaté deux journalistes de l'AFP.

 

Le maire de Dakar Khalifa Sall, condamné pour détournement de fonds publics, a décidé de boycotter son procès en appel pour protester contre la "violation de ses droits" et présentera sa candidature à la présidentielle de 2019, ont affirmé jeudi sa défense et l'intéressé.

Le maire de Dakar était absent jeudi de l'audience de la Cour d'appel de Dakar, après sa condamnation en première instance en mars à cinq ans de prison pour détournement de fonds publics, selon un de ses avocats.

 

"Nous avons écrit hier (mercredi) aux autorités judiciaires et à l'administration pénitentiaire" pour leur signifier "le droit de notre client de ne pas comparaître", a affirmé à l'AFP Me Seydou Diagne, du Collectif de la défense de M. Sall.

"Notre décision est irrévocable et c'est pour protester contre les violations des droits de notre client à un procès équitable et sa détention arbitraire", a dit Me Diagne.

 

La défense du maire de Dakar boycotte depuis mercredi le procès. Elle reproche à la justice sénégalaise de ne pas appliquer un arrêt rendu le 29 juin par une Cour de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

Cette juridiction communautaire a considéré que les droits du maire de Dakar, notamment à la présomption d'innocence et à un procès équitable, "ont été violés" et jugé "arbitraire" sa détention entre la validation en août 2017 de son élection comme député, et la levée de son immunité parlementaire en novembre.

Selon la défense, cet arrêt, qui condamne en outre l'Etat sénégalais à des réparations de 35 millions FCFA (environ 53.000 euros) s'impose à la justice sénégalaise et annule la condamnation. Elle avait présenté, sur la base de cette décision, une demande de "libération" de M. Sall, rejetée par le tribunal.

Le maire de Dakar a par ailleurs annoncé jeudi sa candidature au scrutin présidentiel de 2019 "pour redresser notre cher pays", indique-t-il dans une déclaration.

Il invite les Sénégalais à "refuser que le seul choix qui leur soit donné soit celui de la perpétuation du régime actuel", dirigé par le président Macky Sall, élu en 2012 pour sept ans.

Khalifa Sall, jugé avec sept de ses collaborateurs, a été condamné en première instance pour "escroquerie portant sur des fonds publics" et "faux en écriture", pour le détournement d'environ 2,5 millions d'euros prélevés entre 2011 et 2015 sur les caisses de la Ville de Dakar.

Maire de Dakar depuis 2009, Khalifa Sall, dissident du Parti socialiste (PS) et de la majorité présidentielle, affirme que les poursuites judiciaires à son encontre visent à l'empêcher de se présenter à la présidentielle de 2019, ce que démentent les responsables de la majorité.

 

Plus de huit millions de Maliens sont appelés aux urnes dimanche pour reconduire le président Ibrahim Boubacar Keïta, élu en 2013 après l'intervention internationale contre les jihadistes, ou accorder leur faveur à un de ses 23 concurrents dont le chef de l'opposition, Soumaïla Cissé.

La communauté internationale, présente militairement avec la Mission de l'ONU (Minusma) et la force française Barkhane, attend de cette élection une relance de l'application de l'accord de paix signé en mai-juin 2015 entre le camp gouvernemental et l'ex-rébellion à dominante touareg, application qui accumule les retards.

Malgré cet accord, les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du pays, sous état d'urgence quasiment sans interruption depuis novembre 2015, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

Les premiers résultats sont attendus dans les 48 heures, les résultats officiels provisoires le 3 août au plus tard. Et, le 12 août, un éventuel second tour.

La campagne qui s'achève vendredi soir a été marquée par une polémique sur les listes électorales, l'opposition dénonçant un risque de fraude.

L'équipe de Soumaïla Cissé, largement battu au second tour par M. Keïta en 2013, dénonce des divergences entre le fichier ayant servi à l'établissement des cartes d'électeurs et celui mis en ligne, qui comprend selon elle des doublons, des électeurs et des bureaux de votes fictifs.

"Il n'y a pas deux fichiers, il y a un seul fichier", a assuré le ministre de l'Administration territoriale, Mohamed Ag Erlaf, expliquant les anomalies par un problème de serveur informatique.

"Une préoccupation, l'insécurité"

Accusé par ses adversaires, dont plusieurs de ses anciens ministres, de mauvaise gouvernance et d'avoir échoué à stabiliser le pays, le président Keïta, souvent désigné par ses initiales, IBK, assure "faire avancer le bateau Mali", dans des circonstances particulièrement difficiles.

Tout au plus reconnaît-il que subsistent "des poches de violence, des résidus de terrorisme".

Le chef de l'opposition, qui a choisi pour slogan "Ensemble restaurons l'espoir", insiste sur "l'urgence à sauver le Mali", que le sortant mène à sa perte, selon lui.

Un autre candidat, le richissime homme d'affaires Aliou Boubacar Diallo, a vu dans une attaque à main armée cette semaine contre un convoi de son équipe de campagne au nord de Bamako la preuve qu'IBK avait "lamentablement échoué" sur le plan de la sécurité, le jugeant "totalement disqualifié pour les cinq prochaines années".

"Partout où nous sommes allés, c'est cette insécurité qui constitue la première préoccupation des Maliens", a souligné dans un communiqué M. Diallo, qui bénéficie du soutien du chérif Bouyé Haïdara, un très influent dirigeant religieux musulman.

Parmi les principaux prétendants figure l'ancien chef de gouvernement de transition, Cheick Modibo Diarra (avril-décembre 2012), un astrophysicien de métier, auquel s'est rallié un ancien Premier ministre.

Sont également en lice, parmi les 24 candidats, dont une seule femme, le maire de Sikasso (sud), Kalifa Sanogo, l'ex-Premier ministre Modibo Sidibé, l'ancien ministre et militaire Moussa Sinko Coulibaly, ainsi que des hauts fonctionnaires internationaux.

Faible participation attendue

Face au risque que le scrutin ne puisse se tenir sur une partie du territoire, plus de 30.000 membres des forces de sécurité et de défense ont été mobilisés pour la protection des candidats en campagne et les opérations de vote, selon le ministère de la Sécurité intérieure.

Dans les régions du nord du pays, où l'Etat est peu ou pas présent, les groupes armés signataires de l'accord de paix doivent également contribuer à la sécurisation du vote.

Les troupes de Barkhane y veilleront également, a indiqué la semaine dernière la ministre française des Armées, Florence Parly, en visite au Niger voisin.

"La sécurisation du Mali pendant l'élection présidentielle, aussi, mobilisera nos forces", a-t-elle dit, jugeant nécessaire de "dissuader ceux qui voudraient entacher le choix des urnes par le sang des hommes et (de) réagir vite en cas d'attaques".

Malgré ces dispositions, le taux de participation est traditionnellement bas au premier tour de l'élection présidentielle au Mali, inférieur à 50%.

Des tensions sont également apparues entre autorités et médias venus couvrir le scrutin. Une équipe de la télévision française TV5 a été violemment interpellée le 22 juillet à la sortie de l'aéroport de Bamako et relâchée au bout de deux heures.

Reporters sans Frontières (RSF) a dénoncé mercredi des actes relevant "de l'intimidation et de l'obstruction", dans un communiqué mercredi, disant avoir reçu des assurances du ministre de la Communication, Arouna Modibo Touré, sur la libre couverture du scrutin.

L'Union européenne (UE) a déployé plusieurs dizaines d'observateurs, dont les effectifs doivent atteindre 80 pour le jour du vote.

Le président de l'Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré, a été reconduit dimanche à la tête du principal parti d'opposition burkinabè en vue de l'élection présidentielle de 2020.

Chef de file de l'opposition politique, Zéphirin Diabré, 58 ans, a fondé en 2010 l'UPC, parti avec lequel il avait terminé deuxième lors des élections législatives et présidentielle en 2015, derrière l'actuel président Roch Marc Christian Kaboré.

"J'ai entendu votre appel (...) Je suis prêt à conduire encore quelques années la destinée du parti", a déclaré M. Diabré sous les acclamations des militants réunis depuis vendredi au Palais des sports de Ouagadougou, la capitale burkinabè.

M. Diabré s'est félicité de la "mobilisation" et de la "vitalité" des militants lors de ce deuxième congrès de l'UPC.

Il a plaidé pour que "le vrai changement soit une réalité au Burkina Faso en 2020", alors que bon nombre de Burkinabè se disent déçus par le manque d'avancées économiques et sociales, notamment, depuis la chute du régime de Blaise Compaoré en 2014.

M. Diabré a fixé le cap: "que notre parti soit installé à Kossyam (nom du palais présidentiel) en 2020".

L'UPC estime que les dirigeants actuels, qui ont rejoint l'opposition un an avant la chute de Compaoré, ne font que perpétuer les "mêmes pratiques" apprises auprès de l'ancien président.

M. Diabré est lui-même un ancien baron du régime Compaoré. Plusieurs fois ministre, il avait démissionné du gouvernement pour le secteur privé, travaillant notamment pour le groupe nucléaire français Areva.

Principal parti d'opposition, l'UPC compte 33 députés, dont treize ont claqué la porte du groupe parlementaire, dénonçant un manque de démocratie en interne.

Huit cadres du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), dont sept ministres, favorables au "parti unifié" lancé par le président ivoirien Alassane Ouattara, ont été radiés du secrétariat exécutif du PDCI, selon un communiqué.

Le PDCI, présidé par Henri Konan Bédié (ancien président de la République de 1993 à 1999), s'était prononcé contre l'adhésion au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), lancé en grande pompe lundi, et qui ambitionnait initialement de réunir le PDCI et le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paixs (RDR), la formation du président Ouattara.

Désobéissant aux consignes expresses de M. Bédié, réitérées juste avant le lancement du RHDP, tous les ministres PDCI du nouveau gouvernement formé la semaine dernière, ainsi que des élus de ce parti, se sont déclarés favorables au parti unifié et ont assisté à son lancement.

En conséquence, le PDCI a remanié jeudi soir son secrétariat exécutif - sorte de gouvernement interne-, le faisant passer de 30 à 24 membres. Parmi les limogés figurent notamment le ministre des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani, qui avait lancé début juillet au sein du PDCI un mouvement dissident, favorable au RHDP, ainsi que les ministres Thierry Tanoh (Pétrole et énergie) et Alain-Richard Donwahi (Eaux et forêts).

"Ce n'est pas une sanction, ils ont d'autres choses à faire. Le président Bédié estime que leur présence (au secrétariat exécutif) n'est pas utile", a commenté pour l'AFP une source proche de la présidence du PDCI.

Tous les médias ivoiriens estimaient néanmoins vendredi qu'il s'agissait bel et bien d'une sanction.

Les instances dirigeantes du PDCI ont refusé de fondre leur parti dans le RHDP tant que le RDR ne s'engagera pas à soutenir un candidat unique issu du PDCI en 2020. En effet le PDCI a soutenu deux fois la candidature victorieuse d'Alassane Ouattara, aux élections présidentielles de 2010 et 2015, et il exige maintenant la réciprocité.

Mais le RDR rechigne. Et Alassane Ouattara laisse même planer depuis quelques mois l'idée qu'il pourrait se représenter pour un troisième mandat.