Le président du Faso Roch Kaboré a assuré samedi, que ''des dispositions urgentes'' seront prises, pour contrer les nombreuses attaques terroristes qui d’après lui, dénotent ''d’une vaste déstabilisation du Burkina Faso''.

«Nous assistons à une vaste déstabilisation du Burkina Faso qui correspond à des opérations de harcèlement de nos Forces de défense et de sécurité (FDS)  sur les différentes frontières», a indiqué Roch Kaboré.

Le président du Faso s’exprimait samedi, à l’issue d’un conseil extraordinaire de défense nationale, tenu dans un contexte marqué par la multiplication des attaques terroristes, notamment dans l’Est du Burkina.

«Je voudrais rassurer la population que des dispositions (urgentes) seront prises pour non seulement éradiquer le fléau (le terrorisme) qui a commencé à sévir à l’Est mais également neutraliser définitivement  ceux qui contribuent tous les jours à tuer des Burkinabè», a déclaré le chef de l’Etat.

On rappelle qu’au moins une vingtaine de personnes, en majorité des FDS, ont été tuées depuis le 9 août 2018, dans plusieurs localités du Burkina Faso dont l’Est.

Pour le président Kaboré, l’objectif visé  est d’atteindre le moral des troupes et de montrer que l’insécurité existe au Burkina.

«Les Forces de défense et de sécurité vont travailler à reprendre en main toute cette zone (Est), tout en continuant de sécuriser  le Sahel et le Sud-ouest qui ont subi un certain nombre d’attaques», a-t-il indiqué.

Le Président Kaboré  qui a montré son  engagement sans faille à défendre la patrie,  a également invité le peuple à soutenir «nos vaillants  combattants  qui se battent chaque jour».

«Pendant que le Burkina Faso est attaqué, on ne peut accepter que des Burkinabè travaillent à saper le moral des troupes. Ce n’est pas patriote», a-t-il  déploré.

Le chef de l’Etat a promis que lors des prochains conseils de ministres, l’exécutif examinera des propositions pour la prise en charge des familles des ayants droit de ceux qui sont décédés et des blessés qui tombent dans les situations d’invalidité.

Agence d’Information du Burkina

 

Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré présidera demain samedi, «un conseil supérieur de la défense», alors que le pays connait depuis un mois, une recrudescence des attaques terroristes qui ont tué une vingtaine de personnes.

Le président Roch Kaboré tiendra demain samedi dans la matinée, «un conseil supérieur de la défense», a-t-on appris vendredi, auprès de la Direction de la Communication de la présidence du Faso.

Depuis le 9 août dernier, plusieurs localités du Burkina Faso, en particulier la région de l’Est, ont été régulièrement frappées par des terroristes, causant la mort de 17 militaires et paramilitaires et de deux civils, selon un décompte de l’AIB.

Notons que l’armée burkinabè a réaffirmé mercredi, son engagement à protéger les personnes et à défendre l’intégrité territoriale.

L’Etat burkinabè a décidé ''de prendre le taureau par les cornes'' pour ramener ''la sérénité'' au sein des populations qui ont ''le sentiment'' ''qu’on ne s’occupe pas de leurs problèmes de sécurité'', avait assuré le 17 mai 2018, Roch Kaboré, à la suite de son premier Conseil national de défense et de sécurité nationale (CDSN).

Agence d’Information du Burkina

 

Le ressortissant chinois tenait des propos à connotation raciste.

Les autorités kenyanes ont arrêté un ressortissant chinois qui a été filmé en train de tenir des propos désobligeants à l'endroit des Kenyans.

Ce chinois du nom de Liu Jiaqi sera expulsé du pays a indiqué le département de l'immigration du Kenya sur Twitter.

L'homme a été enregistré dans la courte vidéo en disant que "tous les Kenyans [sont] comme des singes, même [le président] Uhuru Kenyatta".

La vidéo semble avoir été filmée par un employé de M. Liu qui était sur le point d'être licencié, bien que la raison de ces propos ne soit pas très claire dans la vidéo.

Face aux propos injurieux, l'employé a répliqué en disant à M. Liu que "tout ce que vous faites est extrêmement mauvais".

"Je m'en fiche," a répondu le ressortissant chinois.

"Je n'aime pas ce pays, un peuple de singes. Je n'aime pas parler avec eux. Ça sent mauvais et il y a la pauvreté... et les noirs : qui les aime ?" s'est interrogé M. Liu.

"Alors pourquoi viens-tu faire des affaires ici?" l'employé lui demande.

"Pour de l'argent ... l'argent est important", a-t-il répondu.

Le ressortissant chinois ou son représentant légal n'ont pas encore commenté la vidéo.

La Chine a beaucoup investi au Kenya ces dernières années, notamment dans la nouvelle ligne ferroviaire reliant la capitale Nairobi, à la côte.

jeudi, 06 septembre 2018 00:00

Deux Médias mis en demeure au Sénégal

La chaîne de télévision Sen TV et la radio Zik FM ont été mise en demeure pour "propagandes politiques partisanes" en faveur de leur promoteur candidat à la présidentielle.

La décision de mise en demeure émane du Conseil national de régulation de l'audiovisuel (CNRA) et concerne principalement deux organes.

Il s'agit de Sen TV et Zik Fm du Groupe D-Media appartenant à Bougane Gueye Dany, candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle.

Le CNRA estime que le matraquage médiatique autour de la collecte des "signatures pour le parrainage des candidats à l'élection présidentielle de février 2019 installe une situation de rupture d'égalité des postulants dans certains médias".

Le régulateur met en évidence dans sa décision la violation des principes d'égal accès aux moyens de diffusion audiovisuels, celui du traitement équilibré de l'information et de l'impartialité.

Sen TV et Zik Fm sont tenus de ne plus diffuser le spot publicitaire appelant à parrainer le promoteur du groupe.

Au-delà, ils doivent mettre un terme à l'utilisation du groupe pour la propagande ou la collecte des parrainages en faveur de son promoteur.

La CNRA invite également les deux organes à mettre un terme au détournement de "fonction et d'objectif noté depuis quelques temps".

Le régulateur prévient dans la note publiée sur son site que le non-respect de cette mise en demeure expose Sen TV et Zik Fm à des sanctions conformément à l'article 26 de la loi 2006-04 du 4 janvier 2006.

BbcAfrique.com

L’opposition politique a invité mardi, les Burkinabè à manifester le 29 septembre prochain contre le régime du président Kaboré, coupable à ses yeux, de treize maux dont l’incapacité à juguler le terrorisme, la corruption et la spéculation foncière.

«L’Opposition politique convie l’ensemble des Burkinabè à une journée nationale de protestation contre la gouvernance de la majorité présidentielle, (le 29 septembre 2018)», lit-on dans une déclaration de son chef Zéphirin Diabré, transmise mardi à l’AIB.

Selon M. Diabré, «avec le régime de Roch Marc Christian Kaboré, les maux que les Burkinabè dénonçaient, sont toujours là en pire».

Il a notamment dénoncé, l’incapacité du pouvoir à lutter contre le terrorisme «qui s’étend aujourd’hui, sur le reste du territoire national», et contre «la misère et la précarité (qui) ne font que s’aggraver».

Le chef de file de l’opposition a aussi dénoncé la crise du logement et les promesses non tenues selon lui, de créations d’emplois pour les femmes et les jeunes.

D’après lui, «le régime du Président Kaboré a relancé la machine de la corruption et de la concussion au Burkina Faso», avec des marchés de gré à gré et les ententes directes.

Zéphirin Diabré a également dénoncé la politisation de l’administration et de la justice, le recul des libertés fondamentales et «la perversion de la démocratie».

L’opposant a noté en outre, «un incivisme qui ne recule pas», «une réconciliation nationale en panne» et «une économie qui ne décolle pas».

«Si l’opposition a temporisé à ce jour, c’est parce qu’elle voulait laisser la chance à nos autorités de corriger le tir et de prendre la bonne direction», s’est justifié M. Diabré.

Zéphirin Diabré a été, entre juin 2013 et octobre 2014, au cœur des contestations qui ont fini par mettre fin aux 27 ans de gestion du président Blaise Compaoré.

Après la Transition (nov.2014-déc.2015), c’est Roch Kaboré, ex Premier ministre de M. Compaoré, entré en dissidence en janvier 2014, qui a été élu au détriment de M. Diabré, ex ministre du Commerce de Blaise Compaoré.

Agence d’information du Burkina

 

Les dernières étapes du processus électoral en République démocratique du Congo ont ravivé les inquiétudes des Etats-Unis, de l'Eglise catholique et de l'ONG Human Rights Watch (HRW), dernière à s'exprimer mardi.

"Nous sommes profondément inquiets de la décision prise par la commission électorale le 24 août de disqualifier certains candidats d'opposition à l'élection présidentielle pour ce qui apparaît être des raisons politiques", a déclaré lundi l'ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley.


Les dossiers de six candidats à la présidentielle sur 25, dont l'ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba, ont été jugés irrecevable. Les six ont saisi la Cour constitutionnelle.

L'ambassadrice des Etats-Unis a aussi jugé "troublant" le fait que le président Joseph Kabila et la commission électorale (Céni) refusent toute aide extérieure pour la logistique des élections prévues le 23 décembre.

"Nous respectons la RDC en tant qu'État membre souverain des Nations unies. Mais cela ne peut qu'éveiller des soupçons lorsque le gouvernement congolais refuse l'aide qui aiderait à matérialiser des élections libres, équitables et crédibles", a déclaré Mme Haley.

Elle s'exprimait lors d'une réunion de suivi du processus électoral en présence de plusieurs membres du Conseil de sécurité, dont la France.

Invitée à cette réunion, la conférence épiscopale nationale du Congo (Cengo) a recommandé au gouvernement congolais et à la commission électorale de faciliter "l'observation des élections aux organisations nationales et internationales", "ce qui est une preuve que l'on a rien à cacher".

Dans un communiqué, l'influente Cengo a annoncé qu'elle comptait déployer elle-même jusqu'à "40.000 observateurs".

L'ambassadrice américaine et l'Eglise congolaise ont salué le retrait du président Joseph Kabila, qui n'avait pas le droit de se représenter.

De son côté, HRW a estimé mardi qu'"une pression permanente des partenaires régionaux et internationaux de la RD Congo est nécessaire pour éviter de nouvelles répressions et de nouveaux bains de sang, et pour que le pays connaisse une véritable transition démocratique".

HRW a accusé les autorités congolaises d'avoir "fermement réprimé l'opposition politique" lors du retour de Jean-Pierre Bemba à Kinshasa le 1er août et lors de la tentative de retour par la Zambie de Moïse Katumbi les 3 et 4 août, au poste-frontière de Kasumbalesa.

HRW donne l'identité d'un jeune homme de 19 ans et affirme qu'il a été "tué par les forces de sécurité à Kasumbalesa le 3 août", et celle d'un enfant de 10 ans "tué par une balle perdue à Lubumbashi le 6 août", lors d'une autre manifestation des partisans de M. Katumbi.

Le communiqué de HRW est signé par sa directrice Afrique, Ida Sawyer, persona non grata en RDC.

 

Au moins deux gendarmes camerounais ont été tués vendredi lors de l'attaque de leur brigade par des séparatistes armés présumés dans une commune de la région anglopohone du Nord-Ouest, a annoncé dimanche le porte-parole de l'armée.

La nouvelle de l'attaque de la brigade de gendarmerie de la localité de Zoa, près de la ville de Wum, a dans un premier temps été donnée par des sympathisants séparatistes qui ont parlé de "neuf gendarmes" tués.

Le colonel Didier Badjeck, porte-parole de l'armée a confirmé cette attaque sur sa page Facebook: "Il y a effectivement eu une attaque de cette brigade où deux gendarmes sont tombés les armes à la main, malgré le nombre élevé d'assaillants".

Vingt-et-un assaillants ont été "neutralisés" et des armes saisies lors de la riposte de l'armée, a-t-il ajouté.

Le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les deux régions anglophones sur les dix que compte le Cameroun, sont confrontées à une grave crise sécuritaire depuis fin 2016 qui a dégénéré en conflit armé il y a près d'un an.

Les combats entre soldats, policiers et séparatistes y sont devenus quasi quotidiens. 109 membres des forces de l'ordre et de sécurité y ont été tués, selon le gouvernement.

Plusieurs centaines de civils auraient perdu la vie dans ce conflit, selon des ONG, mais le nombre de victimes enregistrées du côté des séparatistes armés reste inconnu.

Le conflit a en outre contraint environ 200.000 personnes à fuir de chez elles, dont environ 30.000 ont trouvé refuge au Nigeria voisin.

L'ombre de ce conflit plane sur l'organisation en zone anglophone de l'élection présidentielle du 7 octobre à laquelle hui candidats affronteront le président sortant Paul Biya, 85 ans, qui se représente après 35 ans au pouvoir pour briguer un septième mandat consécutif.

 

Le président de la Commission électorale nationale indépendante de la RDC, Corneille Nangaa a déclaré que six de 25 candidats à la présidentielle du 23 décembre sont invalidés. Parmi eux, l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba acquitté et libéré en juin dernier par la Cour pénale internationale.

La candidature de Jean-Pierre Bemba "est déclarée irrecevable suite à sa condamnation par la CPI à un an de prison et au paiement de 300.000 euros pour subornation des témoins; extrait du casier judiciaire produit au dossier et arrêt par la CPI du 8 mars 2018", a déclaré le rapporteur de la Céni, Jean-Pierre Kalamba, lisant le procès-verbal de l’assemblée plénière de la Céni.

Les candidatures de cinq autres personnes ont également été invalidées.

Antoine Gizenga, nonagénaire, ancien Premier ministre et leader du Parti des Lumumbistes unifiés (Palu), allié du président sortant Joseph Kabila, a aussi été disqualifié. Lui, pour défaut de candidature. Un autre membre de son parti, Adolphe Muzito, également ancien Premier ministre mais en dissidence, a été invalidé pour contestation du Palu (son parti).

Le dossier de Samy Badibanga, transfuge de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), également ancien Premier est également rejeté, tout comme deux autres candidats dont une femme, pour défaut de nationalité.

M. Nangaa a précisé que les candidats invalidés ont 48 heures pour faire recours à la cour suprême de la justice.

Avant la publication de la liste provisoire des candidats à la présidentielle et aux législatives du 23 décembre, l’opposition avaient mis en garde contre ce qu’elle qualifiait des manœuvres pour écarter certains opposants.

Les candidats de l'opposition à l’élection présidentielle ont, dans une déclaration commune faite vendredi tard dans la soirée, ont appelé à la mobilisation générale de la population contre contre ces manœuvres et dénoncé les injonctions du pouvoir à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Leur déclaration a été faite alors que la Ceni devait publier la liste des candidats retenus pour après validation de leur dossier pour les élections présidentielle et législatives,

Une certaine tension prévalait le soir dans le centre-ville de Kinshasa. Le périmètre aux alentours de la centrale électorale était quadrillé par des militaires et des policiers comme beaucoup de d’autres places de ville.

"L’opposition politique est ce jour en possession des éléments probants attestant que le pouvoir en place, par l’entremise du ministre de la Justice et ses cadres, a donné des injonctions à la Ceni à travers son président M. (Corneille) Nangaa aux fins d’exclure plusieurs candidats de l’opposition du processus électoral", dénonce l'opposition.

 

Les entraîneurs français Claude Le Roy et Arsène Wenger ont été décorés vendredi de la plus haute distinction du Liberia par le président et légende du foot George Weah, une décision qui a fait grincer des dents dans ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest.

Les deux Français, qui plusieurs fois expliqué qu'il considéraient George Weah comme un "fils", avaient lancé à la fin des années 1980 la carrière de footballeur en Europe de celui qui est devenu président du Liberia au début de l'année.

Sur les conseils de Claude Le Roy, Arsène Wenger avait recruté Weah en 1988 à Monaco, passé ensuite notamment par le PSG (1992-1995) et l'AC Milan (1995-1999). Brillante, sa carrière a été couronnée par l'obtention du Ballon d'Or en 1995, le seul glané par un joueur africain.

"Votre rôle positif a non seulement marqué la carrière et la vie de nombreux joueurs africains, mais aussi celles d'une génération entière de jeunes Libériens qui ont fait du président Weah un exemple", a déclaré un maître de cérémonie pendant que "Mr George" passait autour du cou d'Arsène Wenger la médaille de "Knight Grand Commander of the Humane Order of African Redemption", la plus haute distinction du pays, devant quelques centaines d'invités réunis dans la banlieue de la capitale Monrovia.

"Vous êtes président maintenant. Auparavant, vous étiez mon enfant", a déclaré à la fin de la cérémonie l'ancien entraîneur des Gunners d'Arsenal, en souhaitant à son ex-protégé un "avenir de paix et de bonheur".

"Rendez-nous fiers", a ajouté Arsène Wenger. "La vie de ce gars est incroyable, elle ferait un film fantastique", avait déjà jugé Wenger en janvier. "Je me souviens de notre première rencontre à Monaco, il était un peu perdu, il ne connaissait personne, n'était pas considéré. En 1995, il est devenu le meilleur joueur du monde!", avait-il ajouté.

Lui aussi distingué vendredi à Monrovia, Claude Le Roy, actuel sélectionneur du Togo, avait rencontré le jeune Weah lorsqu'il officiait à la tête du Cameroun.

"Il avait signé au Tonnerre Yaoundé et venait à l'entraînement de la sélection du Cameroun, alors qu'il était libérien. J'ai été ébloui par son talent et j'ai appelé Arsène", a récemment expliqué à l'AFP le "Sorcier blanc".

George Weah a succédé en janvier à Ellen Johnson Sirleaf - première femme élue chef de l'Etat en Afrique - à la tête de ce pays en grande précarité financière, après la guerre civile de 1989-2003 et une épidémie d'Ebola meurtrière (2014-2016), et lourdement dépendant de l'aide internationale.

Weah a débuté la politique en 2002 et a échoué aux élections présidentielles de 2005 et 2011 (candidature à la vice-présidence) avant de s'imposer fin 2017.

Sa décision d'accorder la plus haute distinction du pays aux deux entraîneurs français a fait débat au Liberia depuis le début de la semaine, notamment à la radio et dans les journaux.

"Ca n'aurait pas dû être une priorité", estimait George Sackie, un enseignant de 35 ans interrogé par l'AFP, en allusion aux difficultés économiques du pays.

Mais pour le gouvernement, il est certain que les deux hommes, en soutenant George Weah, ont aidé le pays tout entier.

"Si Arsène Wenger et Claude Le Roy n'avaient pas mis George Weah en avant, il ne serait pas la fierté de toute une nation aujourd'hui", a déclaré le vice-ministre des Sports et de la Jeunesse, Andy Quamie.

Le Niger a renforcé la surveillance de sa frontière dans la région de Maradi qui fait actuellement face à un afflux de réfugiés et à des prises d'otages ayant pour origine le Nigeria voisin.

"Nous sommes en train d'enregistrer beaucoup de réfugiés, des familles entières qui viennent vers nous. Nous sommes (également) en train de faire face à une situation nouvelle d'enlèvements avec paiements de rançons", s'est alarmé à la télévision d'Etat, Zakari Oumarou, le gouverneur de la région de Maradi, qui figure parmi les moins agitées du Niger.

"Nous sommes en train de nous investir sur le plan sécuritaire pour surveiller notre frontière. Nous avons déployé beaucoup d'éléments (des forces de sécurité) sur la frontière et nous allons continuer à le faire", a assuré M. Oumarou.

 

Il a souligné que les réfugiés arrivent "notamment de l'Etat (nigérian) de Zamfara", frontalière de Maradi, sans fournir leur nombre et les raisons qui les poussent à fuir au Niger.

Les preneurs d'otages viennent également du Nigeria, a-t-il dénoncé, sans plus de détails.

"Nous allons (continuer à) recevoir les réfugiés mais il y a des mauvaises personnes parmi eux. Il faut donc filtrer et nous sommes en train de le faire", a expliqué le gouverneur Oumarou.

Il a appelé les populations locales "à faire extrêmement attention" et "à la vigilance".

Bien que sous influence d'un islam radical nigérian, Maradi ne connait pas de troubles religieux. Mais dans les années 90, les prêches enflammés de musulmans extrémistes venus du Nigeria avaient fait peser des menaces de déstabilisation, poussant les autorités à accroître la surveillance dans les mosquées.