Trois rues de Ouagadougou portent les noms de personnalités du monde des médias, de la culture et de médecine à partir de ce jeudi 5 mars 2026. Moustapha Laabli Thiombiano, Professeur Amadou Sanou et François Bassolet sont des noms qui ont marqué l’histoire du Burkina Faso. Des personnes ayant promu des valeurs que la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou entend promouvoir à travers les baptêmes de rues en leur noms.
La délégation spéciale de la commune de Ouagadougou a rendu hommages à des illustres disparus. Ils sont trois profils différents, mais des noms ayant marqué l’histoire du Burkina Faso. Le premier Moustapha Thiombiano est considéré comme « l’homme aux milles idées ». Il est le promoteur de la première radio privée d’Afrique francophone, créée en 1991 et qui s’est transformée en un groupe de 11 stations à travers le pays ainsi que la chaine de télé TVZ Africa créée en 2009. Au-delà il est à la base plusieurs initiatives dont Miss Burkina, le rallye des mobylettes de Ouagadougou (RAMO) ; la course des pirogues et fédération Aviron sur le barrage n°3 de Tanghin, Ouaga Plage et la rue marchande du FESPACO et par la suite du SIAO, entre autres.
A ce titre, le Conseil de la Délégation Spéciale de la Commune de Ouagadougou, a décidé d’affecter son nom à une dos avenues de la ville. « Désormais, la voirie urbaine longeant le Parc Urbain Bangr Weoogo (côté Ouest) débutant au Sud par le Pont Intendant militaire Mamadou SANFO et finissant au Nord par la Place de l’Union Africaine est dénommée « Avenue Moustapha Laabli THIOMBIANO » en souvenir de l’homme et de ses œuvres au profit de la nation entière », a déclaré Dieudonné Ouédraogo, premier vice-président, représentant le président de la délégation spéciale Maurice Konaté.
Après cet homme de médias et de culture, un acteur du monde la médecine a été honoré. Il s’agit du professeur Amadou Sanou. Il est le premier Professeur de chirurgie générale au Burkina Faso. Membre fondateur et premier Président de l’Ordre unique des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Burkina Faso et promoteur d’une des premières cliniques privées du pays, le Professeur Amadou Sanou a été également, membre du Conseil Economique et Social du Burkina Faso ; membre de la Chambre des Représentants ; recteur de l’Université de Ouagadougou de 1984 à 1986 ; membre de plusieurs sociétés savantes dont la Société médicale du Burkina Faso ; membre du Collège Ouest Africain des Chirurgiens, entre autres. Du point de vue pratique, le professeur Amadou Sanou a exercé autant au Burkina Faso qu’en Côte d’ivoire et au Gabon. Il fut Chef de service de chirurgie générale, digestive et d’urologie du Centre Hospitalier Universitaire Yalgado de 1990 à 2003. Désormais, « Les rues précédemment identifiées par les numéros 44.90 et 44.270, sises au secteur 44 dans l’Arrondissement 10, porteront désormais le nom « Rue Professeur Amadou SANOU » d’après la déclaration du représentant du président de la délégation spéciale et ce « Pour ses contributions multiples et multiformes dans le domaine de la santé humaine, la formation de plusieurs promotions de médecins et de chirurgiens ».
Le dernier baptême de cette journée d’hommage est celui de la rue portant désormais le nom de Djoby François BASSOLET. Djoby Fançois BASSOLET est né en 1933 à Réo. Après ses études primaires et secondaires suivies respectivement à Koudougou et à Ouahigouya, il embrasse en 1951 le métier d’enseignant qu’il exercera dans les localités de Banfora puis de Bobo-Dioulasso jusqu’en 1956. Ensuite il s’inscrit au Centre de Formation des Journalistes Professionnels de Paris où il sort nanti du diplôme de Conseiller de Presse et Technique de l’Information. De 1966 à 1971, il est promu Directeur de l’Information et de Publication du Bulletin Quotidien d’Informations (ancêtre de l’actuel édition SIDWAYA) et co-initiateur en 1967 de l’hebdomadaire Carrefour Africain. Au regard de la passion qu’il nourrissait pour l’Information et la Communication, Djoby François BASSOLET est élevé au poste de premier Directeur de l’Agence Voltaïque de Presse (actuelle Agence d’Informations du Burkina (AIB). Il occupera ce poste de 1978 à 1981.
« Aux côtés d’illustres contemporains tels Alimata SALAMBERE, Ousmane SEMBENE du Sénégal, Oumarou GANDA et Moustapha ALASSANE du Niger, Timité BASSORY de la Côte d’Ivoire, Odette SANOGO, Mamadou SIMPORE et Claude PRIEUX (ancien Directeur du Centre Culturel Franco-Voltaïque), ont été les initiateurs, les pères fondateurs en mars 1969 de la Semaine du Cinéma Africain de Ouagadougou qui deviendra le Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO) » a fait savoir le vice-président de la délégation spéciale. La voirie urbaine précédemment identifiée sous le numéro 53.04 débutant à l’Ouest par l’Avenue Mouammar KHADAFI et finissant à l’Est par l’Avenue Sotigui KOUYATE porte désormais son nom.
Au regard de ce qu’ont été tous ces illustres disparus, Dieudonné Ouédraogo invite les Burkinabè s’inspirer de chacun d’eux. Pour l’ensemble des familles c’est une satisfaction, mais aussi des remerciements à la commune pour ces reconnaissance. Elles estiment pour certains que cela représente une justice rendue à ces hommes qui ont porté le pays dans leur domaine.







